Trek du Circuit de l’Annapurna, du camp de base et de Poon Hill

Le trek du Circuit de l’Annapurna, celui du camp de base de l’Annapurna et le Poon Hill Trek au Népal peuvent s’enchaîner les uns après les autres pour former une sorte de grande boucle (plus bas, tu trouveras toutes les infos nécessaires), mais ce sont trois parcours bien distincts qui peuvent aussi se faire séparément.

Avec le camp de base de l’Everest, ce sont sans aucun doute parmi les treks les plus populaires et les plus spectaculaires de tout l’Himalaya. J’ai personnellement fait tous ces treks, en autonomie, sans guide ni porteurs, en compagnie de mon père, qui n’est plus tout jeune ! Ici, tu trouves la vidéo du trek (en italien, mais tu peux activer les sous-titres).

Que tu sois un voyageur indépendant qui aime se débrouiller seul ou que tu sois simplement en train de te renseigner pour ensuite t’en remettre à une agence ou à un guide local, sur ce blog tu trouveras toutes les infos et tous les conseils pour le faire et pour organiser au mieux ton voyage au Népal, mais d’abord, comme promis, on va clarifier un peu les choses.

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Lever du soleil à Manang.

Dans ce guide, les prix sont exprimés dans la monnaie locale, appelée « roupie népalaise » et souvent abrégée simplement en « NPR ». Le taux de change est d’environ 1€ = 170 NPR. Pour connaître le taux actuel, je te conseille de jeter un œil à cette page.

Différence entre le Circuit de l’Annapurna, le camp de base de l’Annapurna et Poon Hill

Comme je l’ai déjà dit, ces trois treks sont souvent confondus, certains pensent même qu’il s’agit de la même chose puisque beaucoup de gens (moi y compris) finissent par les enchaîner en les combinant en gros en un seul trek, mais en réalité ce n’est pas le cas, et la carte ci-dessous devrait être assez parlante sur ce point.

Il faut aussi tenir compte du fait que depuis 1977 – quand la zone a été officiellement ouverte au tourisme – jusqu’à aujourd’hui, les parcours considérés comme « standard », ou en tout cas imposés vu l’absence de routes, surtout quand on parle du Circuit de l’Annapurna, ont changé, et pas qu’un peu.

Aujourd’hui, la route qui a remplacé en grande partie le sentier d’origine permet en gros une infinité de points de départ et d’arrivée le long du circuit. Les deux autres treks (camp de base et Poon Hill) offrent eux aussi plusieurs variantes et peuvent être combinés entre eux, en entier ou par morceaux, comme tu veux.

Voici une brève présentation des trois parcours qui, j’espère, clarifiera un peu les choses.

Trek du Circuit de l’Annapurna (Annapurna Circuit Trek)

Tout d’abord, même si c’est un circuit et qu’on pourrait penser le faire dans les deux sens, 99 % des gens le font dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, car le dénivelé quotidien est ainsi plus progressif et on a plus de temps pour s’acclimater avant d’affronter le col de Thorung à 5416 mètres.

Le circuit d’origine partait du village de Dumre et se terminait à Beni, et il se faisait en 23 jours environ. Aujourd’hui, sur ces 23 jours, seuls 5 nécessitent vraiment de marcher ; le reste du parcours peut, si on le souhaite, se faire en bus et en jeep là où les bus ne passent pas, mais le faire en cinq jours reste de toute façon irréaliste pour une question d’acclimatation, et absurde puisqu’on passerait à côté d’une grande partie du parcours.

Il faut dire cependant que, heureusement, en 2010 est né un projet baptisé NATT (New Annapurna Trekking Trail) qui prévoit en gros un parcours alternatif permettant d’éviter en grande partie de marcher le long de la route. Certains tronçons du parcours d’origine n’ont toutefois pas encore d’alternative et sont donc sautés purement et simplement, ce qui raccourcit considérablement l’ensemble du parcours, qui se fait ainsi en 10-15 jours environ, selon l’itinéraire choisi.

Si tu veux faire le NATT, ici tu trouves un super guide (en anglais), de Besisahar à Nayapul, avec des instructions précises pour éviter la route, là où c’est possible. Le temps de parcours est dans ce cas d’environ 15 – 20 jours.

Comme tu l’as sans doute compris, plus personne ne part de Dumre, le nouveau point de départ est considéré comme étant le village de Besisahar, où beaucoup de gens (moi y compris) finissent quand même par prendre un bus/une jeep vers l’un des villages situés plus haut dans la vallée. Dans mon cas, jusqu’au village de Ngadi, 13 km plus haut, parce que ce tronçon (Besisahar – Ngadi) n’est vraiment pas spectaculaire et qu’il se fait forcément le long de la route poussiéreuse et assez fréquentée ; plus loin dans le guide, tu trouves toutes les infos sur les points de départ possibles.

La montée vers le col de Thorong.

Le point d’arrivée, fixé à l’origine à Beni, a lui aussi pas mal changé au fil des années. Aujourd’hui, la grande majorité des gens termine son circuit au village de Muktinath, juste après avoir passé le col de Thorung. De là, il est en effet possible de prendre un bus/une jeep qui te ramène jusqu’à Pokhara, mais là encore les options sont vraiment nombreuses et je ferai de mon mieux pour toutes les énumérer.

Avec ça, j’espère que tu as une idée assez claire de ce qu’on appelle le Circuit de l’Annapurna ; il est maintenant temps de parler brièvement des deux autres treks.

Le Circuit de l’Annapurna en bref :

De 10 à 20 jours selon l’itinéraire choisi et ton propre rythme.

Côté difficulté, c’est sans aucun doute le plus dur des trois parcours, surtout si on monte trop vite et qu’on n’est pas vraiment en forme : l’altitude peut se faire clairement sentir et le col de Thorung à 5416 mètres pourrait devenir un obstacle infranchissable.

Ça reste malgré tout un trek qu’énormément de gens peuvent mener à bien ; certains auront peut-être besoin de quelques jours de plus ou de l’aide d’un porteur, mais si tu es capable de marcher au moins 4-5 heures par jour pendant plusieurs jours d’affilée, alors tu as de très bonnes chances d’y arriver !

Camp de base de l’Annapurna ou Sanctuaire de l’Annapurna (Annapurna Base Camp ou Annapurna Sanctuary Trek, souvent abrégé simplement en ABC)

Tout d’abord, tous les noms que je viens de citer désignent en gros le même parcours. Le trek, comme son nom l’indique, mène au camp de base de l’Annapurna (4130 mètres). Ce n’est pas un circuit : on monte et on redescend en gros par le même sentier, et les variantes possibles se trouvent seulement en bas de la vallée. Pour faire court, à partir de Chomrong il n’y a qu’un seul sentier, et cette fois il n’y a pas de routes à éviter.

Tout le trek peut se faire en seulement 5 jours au départ de Pokhara, et le fait qu’on atteigne « seulement » les 4130 mètres du camp de base en fait un parcours bien plus populaire et relativement facile par rapport au Circuit. Le sentier qui mène au camp de base de l’Annapurna est sans aucun doute le plus fréquenté de tout le pays : marcher sans aucun autre trekkeur en vue en automne et au printemps est pratiquement impossible.

Le massif de l’Annapurna.

Le trek du camp de base de l’Annapurna en bref :

De 5 à 8 jours selon le parcours choisi en bas de la vallée et, bien sûr, ton propre rythme. Le niveau de difficulté n’est pas élevé, le sentier est extrêmement fréquenté et la prochaine lodge n’est jamais trop loin, mais il faut évidemment marcher. J’ai vu plusieurs personnes clairement pas en forme arriver jusqu’au camp de base, donc avec un peu de patience et de ténacité, c’est un parcours faisable pour beaucoup de monde.

Poon Hill trek ou Ghorepani Poon Hill Trek

Poon Hill est le plus facile des trois treks et, pour être honnête, même s’il peut être considéré comme un trek à part entière, il peut en réalité être vu comme la dernière partie de l’actuel Circuit de l’Annapurna fait à l’envers. Le point le plus haut atteint pendant le parcours est Poon Hill à 3210m, une colline qui se dresse à côté du village de Ghorepani et offre des vues fantastiques sur le massif de l’Annapurna.

Le parcours peut se faire sous forme de boucle, ce qui le rend moins monotone que le sentier qui mène au camp de base. Au départ de Pokhara, 4 jours suffisent en gros, ce qui, avec la faible altitude moyenne, en fait sans aucun doute le plus facile des trois treks ; en termes de popularité, il est comparable au camp de base de l’Annapurna, avec la différence que sur ce parcours il y a beaucoup de touristes locaux.

Lever du soleil à Poon Hill.

Poon Hill trek en bref :

De 4 à 5 jours, c’est largement suffisant. Côté difficulté, c’est sans aucun doute le parcours le plus facile des trois. Si tu es capable de marcher 4-5 heures par jour, tu n’auras aucun problème à le terminer, l’altitude ne devrait absolument pas être un problème.

Pour conclure cette brève présentation, comme tu le verras plus bas, il est possible de combiner les trois treks et de faire tout le parcours en 20/30 jours.

Circuit de l’Annapurna ou camp de base de l’Everest ?

Si tu lis cet article, tu as probablement déjà pris ta décision, mais au cas où tu hésiterais encore, je veux dire deux mots sur ce qui est pour beaucoup un choix difficile quand on n’a peut-être que deux semaines devant soi pour un trek au Népal : Circuit de l’Annapurna ou camp de base de l’Everest ?

Tout d’abord, ce sont deux treks magnifiques, mais si je dois vraiment dire ma préférence, je choisirais le Circuit, parce que le décor y est beaucoup plus varié. On part d’un climat presque tropical pour arriver aux 5416 mètres du col ; en plus, comme c’est un circuit, chaque jour est différent et on n’est pas obligé de monter et de descendre par le même sentier.

Deux autres choses me font pencher pour le circuit : d’abord, il est beaucoup moins fréquenté/populaire que le trek du camp de base de l’Everest. Pour reprendre une expression de mon père après être tombé sur un vrai embouteillage près d’un pont suspendu : « On se croirait sur le sentier qui mène aux Tre Cime di Lavaredo ! » Et notre expérience date du printemps, je n’ose pas imaginer comment c’est en automne.

Une autre raison pour laquelle j’ai envie de conseiller le circuit, ce sont les coûts. La nourriture et l’hébergement coûtent en moyenne 30 % de moins que sur le camp de base de l’Everest et, surtout si on décide de faire ce dernier avec un vol vers Lukla (choix pratiquement imposé quand on n’a que deux semaines devant soi), alors le circuit te coûtera pratiquement la moitié du camp de base de l’Everest.

Tout bien considéré, le camp de base de l’Everest a quand même son charme et le choix final t’appartient évidemment ; ce que je viens de dire n’est que ma modeste opinion.

Juste à la sortie du village de Churi Letdar.

Permis et visas nécessaires pour faire les treks et entrer au Népal

Le visa pour entrer au Népal

Commençons par le visa pour entrer dans le pays. Le visa est obligatoire, mais heureusement les détenteurs d’un passeport italien (valable plus de 6 mois) reçoivent un visa appelé Visa On Arrival (VOA) au moment où ils entrent dans le pays. Le processus est extrêmement simple et linéaire, mais malheureusement il n’est pas gratuit. Les règles changent selon ta nationalité, vérifie la tienne.

Il y a trois options :

15 jours – 30 USD.

30 jours – 50 USD.

90 jours – 125 USD.

Le visa peut facilement être prolongé jusqu’à un maximum de 150 jours par année civile (1er janvier – 31 décembre), même si ce n’est pas vraiment donné. Ici tu trouves les tarifs ; il est probablement préférable de sortir du pays et d’y rentrer avec un nouveau visa, mais de toute façon, avec un visa touristique, il n’est pas possible de rester dans le pays plus de 150 jours par année civile.

Deux photos d’identité (format passeport) sont en outre officiellement demandées pour finaliser la délivrance du visa une fois arrivé à l’aéroport/au poste-frontière terrestre, mais si tu remplis le formulaire en ligne, elles ne sont pas nécessaires et tu gagneras très probablement pas mal de temps à ton arrivée, surtout à l’aéroport de Katmandou où tu peux aller directement à l’immigration sans rester là à remplir le formulaire. Je te conseille de le faire.

Le visa à l’aéroport Tribhuvan peut en théorie être payé par carte de crédit, mais en pratique, d’après ce que j’ai lu, ça dépend un peu des jours ! J’ai essayé et on m’a dit que ce n’était pas possible ; toutes les principales devises (euros compris) sont de toute façon acceptées, et pour éviter un change défavorable, l’idéal serait de payer en dollars américains, mais je ne me casserais pas trop la tête avec ça, à moins que tu n’en aies déjà.

Pour ce qui est des frontières terrestres (ici tu trouves la liste complète), à ce qu’il paraît seuls les dollars américains sont acceptés, donc organise-toi en conséquence.

Le Népal n’exige aucun vaccin obligatoire, mais les hépatites A et B sont recommandées.

Le sommet de l’Annapurna II vu depuis Upper Pisang.

Permis pour les treks de la région de l’Annapurna

Pour faire les trois parcours dont je parle dans ce guide (circuit, camp de base, Poon Hill), deux permis sont nécessaires :

TIMS (Trekker’s Information Management System)

Le TIMS est en gros un organisme qui s’occupe de recueillir les informations générales sur les différents trekkeurs, y compris leurs itinéraires, afin de faciliter et de financer d’éventuelles opérations de secours, en plus de réglementer les activités de trek dans le pays. Le permis est valable un an et il est exigé aussi pour d’autres treks (pas l’Everest).

Le coût est de 2000 roupies, environ 15€.

N.b. Malheureusement, à partir du 1er avril 2023, il n’est plus possible d’obtenir le TIMS si on n’est pas accompagné d’un guide. En gros, faire un trek quel qu’il soit dans la région de l’Annapurna sans guide n’est plus autorisé. Je trouve que c’est une vraie honte, une énième décision dictée par la cupidité qui se cache derrière des « questions de sécurité ». J’espère que le gouvernement népalais pourra revenir sur cette décision à l’avenir, mais pour le moment c’est la réalité.

Mise à jour d’octobre 2023 :

Une lectrice du blog m’a signalé que pour le moment ils ne sont pas du tout tatillons. Je rapporte ce qu’elle m’a dit : « Aux checkpoints, ils demandent si on est accompagné de guides ou de porters, mais même si tu réponds que non, ils te mettent le tampon et bon voyage, pour l’instant c’est comme ça. »

Mise à jour d’avril 2024 :

J’ai rencontré un voyageur qui m’a confirmé ce que je viens de dire.

Mise à jour de mai 2024 :

Il est toujours possible d’obtenir le TIMS sans être accompagné d’un guide.

Mise à jour d’octobre 2024 :

Il paraît que le TIMS n’est plus nécessaire pour faire du trek dans la région de l’Annapurna.

ACAP (Annapurna Conservation Area Project)

L’ACAP est en gros le parc national qui englobe le massif de l’Annapurna, à l’intérieur duquel se trouvent les trois parcours décrits dans ce guide ; c’est le premier parc national et aussi la plus grande aire protégée du pays.

Le permis n’est valable que pour une seule entrée, donc si tu fais les trois parcours à la suite, il n’y a aucun problème. Si en revanche tu fais par exemple le circuit, que tu rentres à Pokhara (en quittant donc le parc) et que tu veux ensuite faire le camp de base ou Poon Hill, tu devras payer de nouveau.

Le coût est de 3000 roupies, environ 20€.

Je te conseille d’obtenir les deux permis à Katmandou ou à Pokhara ; en théorie, c’est aussi possible à Besisahar (à un prix majoré de 6000 roupies pour l’ACAP ; pour le TIMS, apparemment, ce n’est pas possible à Besisahar).

C’est vraiment simple : à Katmandou, il suffit de se présenter au Tourism Board, qui se trouve à environ 2 km de la principale zone touristique de Thamel (on peut tranquillement y aller à pied) ; le bureau est ouvert de 10:00 à 17:00, et je te conseille d’y aller dès l’ouverture pour éviter une queue inutile.

Quant au bureau du tourisme de Pokhara, il se trouve à deux pas de la gare routière, lui aussi ouvert de 10:00 à 17:00.

Évidemment, pour obtenir les permis, tu pourrais aussi t’adresser à une agence locale, mais les coûts grimpent et je ne crois absolument pas que ce soit nécessaire : le processus est en gros rapide, simple, et tout est délivré sur place.

Les deux permis nécessitent deux photos d’identité (quatre en tout), mais au moins pour le bureau de Katmandou, elles sont prises gratuitement sur place, donc je ne m’en préoccuperais pas trop ; j’imagine que c’est pareil à Pokhara.

N.b. Pendant que tu remplis les formulaires, entre autres informations (numéro de passeport, itinéraires, etc. etc.), on te demandera aussi le numéro de ton assurance voyage. Les trois seules assurances qui couvrent cette activité (à ma connaissance) sont World Nomads, qui permet d’assurer les treks jusqu’à 6000 mètres en l’ajoutant comme activité supplémentaire, TrueTraveller, qui offre avec le pack « Extreme Pack » une couverture pour les treks au-dessus de 4600m, et enfin SafetyWing, qui couvre les treks jusqu’à 6000 mètres avec le pack « Adventure Sports ». Comme je l’ai dit plus haut, la plupart des autres assurances s’arrêtent à 3500 mètres, certaines même avant.

Mise à jour d’octobre 2024 :

Il paraît qu’il n’est plus obligatoire de prouver qu’on a une assurance voyage, mais je te conseille quand même d’en prendre une.

Pour conclure, le Népal n’exige aucun vaccin obligatoire, mais les hépatites A et B sont recommandées.

Manang vue d’en haut.

Météo, températures et meilleure période

Disons-le tout de suite : avec la bonne préparation physique et le bon équipement, les trois parcours pourraient techniquement se faire toute l’année. Le printemps et l’automne sont cependant sans aucun doute la meilleure période pour faire du trek dans la région de l’Annapurna.

En résumé :

Printemps (mars, avril et mai)

Les températures sont agréables et les journées sont en grande partie dégagées, à l’exception de quelques rares jours et de la fin d’après-midi, quand les sommets commencent à se couvrir de nuages.

C’est en outre la saison de la floraison des rhododendrons jaunes, rouges et roses, qui à basse altitude offrent un festival de couleurs. Après l’automne, c’est la deuxième haute saison et aussi la deuxième meilleure période (d’un point de vue climatique) pour faire du trek. Je crois que c’est le bon compromis entre météo et affluence sur les sentiers ; à haute altitude et tôt dans la saison, selon l’année, tu pourrais trouver beaucoup de neige.

Si ça t’intéresse, mai est aussi la période du Tiji Festival à Lo-Manthang, dans la région de l’Upper Mustang. Le festival dure trois jours et se déroule à l’intérieur du palais du roi.

Été (juin, juillet et août)

L’été est au Népal la saison des moussons ; surtout à basse altitude, il peut faire vraiment chaud, mais plus on monte, plus les températures deviennent agréables. Une grande partie de la région reçoit pas mal de pluie, avec des sangsues et des moustiques. Il y a quand même une énorme différence entre le versant sud du massif (camp de base et Poon Hill), où il pleut vraiment beaucoup, et la partie nord (Manang, Upper Pisang, Muktinath), où les précipitations sont nettement moindres.

La végétation est particulièrement luxuriante à cette période et on peut admirer la floraison des fleurs sauvages, tandis que les rivières et les cascades sont à leur meilleur.

En gros, l’été peut être une bonne période pour faire le circuit ou en tout cas se consacrer à la région au nord du massif, alors que c’est une très mauvaise période pour Poon Hill et le camp de base de l’Annapurna ; les sentiers sont vraiment peu fréquentés et les prix, par conséquent, bas.

Si ça t’intéresse, pendant la pleine lune d’août, tu peux participer au festival Yarlung mela à Muktinath.

Lever du soleil à Muktinath.

Automne (septembre, octobre et novembre)

C’est considéré comme la saison parfaite pour faire du trek au Népal : après les moussons, les journées sont limpides, les températures excellentes et la neige, même à haute altitude, est pratiquement absente.

Il va de soi que c’est aussi, de loin, la période la plus fréquentée et la plus chère de l’année, surtout le mois d’octobre, car septembre peut être légèrement pluvieux, surtout à basse altitude, alors qu’en novembre les températures commencent à baisser tout en restant agréables.

Si ça t’intéresse, l’automne est aussi la saison des festivals au Népal : deux des plus importants festivals hindous ont lieu à cette période, Dashain et Tihar.

Hiver (décembre, janvier et février)

En hiver, il peut faire vraiment froid et, surtout à haute altitude, il n’est pas conseillé de faire du trek vu la neige probablement abondante. Tout compte fait, ça reste une bonne saison, surtout à basse altitude : les précipitations ne sont pas fréquentes et les journées sont plutôt dégagées.

Le Circuit de l’Annapurna n’est cependant absolument pas conseillé (le col de Thorong reste fermé à cause de la neige parfois jusqu’en mars), mais le camp de base et surtout Poon Hill peuvent se faire sans trop de difficultés.

Si ça t’intéresse, les festivals de cette période sont : Tamu Loshar, Gyalpo Losar et Mageshangrati, et on y célèbre aussi Noël.

Trek du Circuit de l’Annapurna

Avant de parler des différents points de départ, voici une carte complète du circuit et un tableau récapitulatif de ce que sont, en gros, les itinéraires les plus populaires.

Les itinéraires les plus populaires du Circuit de l’Annapurna

Nous, on a opté pour une sorte d’itinéraire standard, mais sans le tronçon de Muktinath à Jomsom, en préférant ajouter le trek de Poon Hill et celui du camp de base de l’Annapurna. Bien sûr, chaque option reste valable ; la seule que j’ai envie de déconseiller est l’Itinéraire court : réduire le trek en gros au seul col de Thorong serait vraiment dommage, sans compter que monter si haut et si vite pourrait te causer des problèmes d’altitude.

Avec le recul, j’aurais probablement choisi d’aller jusqu’à Jomsom, car, d’après le bus comme d’après le récit d’autres voyageurs, le parcours est vraiment spectaculaire, alors qu’à partir de Jomsom vers le bas, le paysage ressemble à la première partie du circuit. Si tu n’as donc pas beaucoup de temps, tu pourrais la sauter complètement ou alors prendre le bus Jomsom – Tatopani et continuer à partir de là.

Les différents points de départ du Circuit de l’Annapurna

En gros, il est possible de commencer son trek n’importe où entre Besisahar et Manang, mais en bus on ne peut aller que jusqu’à Ngadi ; de là, soit on continue à pied, soit on prend une jeep. Là encore, chaque option reste valable, mais je te déconseille fortement de marcher de Besisahar à Ngadi, car il n’y a pas d’alternative à la route, qui sur ce tronçon est vraiment fréquentée et poussiéreuse ; pratiquement personne ne le fait.

Les deux points de départ les plus populaires sont Syange et Jagat, et on les rejoint en jeep, le second étant généralement préféré au premier. Nous, on a opté pour le bus jusqu’à Ngadi, respectivement 10 et 14 kilomètres plus bas, ce qui se traduit grosso modo par un jour de marche en plus. Si tu as le temps, je te le conseille, parce que le sentier est vraiment agréable et que le bus est moins cher que la jeep.

Chame et Tal, un peu plus haut, sont deux autres options valables si on n’a pas beaucoup de temps ; au-delà de Tal, personnellement, je ne crois pas que ça ait beaucoup de sens.

Les différents points d’arrivée du Circuit de l’Annapurna

Comme pour les points de départ, il y a plusieurs possibilités, une fois le col de Thorong passé, pour les points d’arrivée aussi. Comme je l’ai dit plus haut, nous avons opté pour Muktinath ; de là, on a ensuite pris un bus vers Tatopani et on a commencé le trek vers Poon Hill. Beaucoup de gens, une fois arrivés à Muktinath, rentrent directement à Pokhara.

Un autre point d’arrivée vraiment populaire est Jomsom, d’où l’on peut, si on le souhaite et si le budget le permet, prendre un vol vers Pokhara. L’alternative est de prendre un bus Jomsom – Tatopani (choix populaire, car beaucoup pensent qu’il faut marcher le long de la route alors qu’en réalité, en suivant le NATT, ce n’est pas nécessaire) ou un bus Jomsom – Pokhara, ou bien de faire le circuit en entier jusqu’à Nayapul.

Là encore, bien sûr, le choix t’appartient entièrement, mais je crois que les deux options les plus valables, surtout si on n’a pas beaucoup de temps, sont Muktinath et Jomsom.

Itinéraire jour par jour et étapes conseillées pour le Circuit de l’Annapurna

L’itinéraire qui suit est pensé pour qu’on marche seulement du matin jusqu’au début d’après-midi (sauf rares exceptions), pour un total de 5-6 heures par jour, et qu’on ne déjeune qu’une fois arrivé à destination. En gros, le départ se fait vers 7 h/7 h 30 et l’arrivée vers 13/14 heures au plus tard. On est probablement un peu plus rapides que la moyenne, donc si après les premiers jours les comptes ne sont pas bons, adapte-toi en conséquence.

Il y a au moins trois bonnes raisons d’adopter cette stratégie :

  • Le temps, toute l’année, est généralement meilleur le matin, donc de plus belles vues et moins de risques de pluie.
  • Éviter de faire la pause : ça ne casse pas ton rythme et surtout tu évites de marcher le ventre plein, avec le sang qui part vers l’appareil digestif, ce qui, surtout en altitude, est une très mauvaise idée. Une fois arrivé à destination, tu auras tout le temps nécessaire pour te détendre et récupérer.
  • Arriver à destination et déjeuner ensuite te fera souvent économiser le prix de la chambre. 99 % des lodges, surtout à basse altitude, sont plus que disposées à offrir la chambre gratuitement en échange des trois repas ; en revanche, si tu t’arrêtes pour manger en chemin, les repas deviennent deux et la lodge pourrait être plus réticente à te donner la chambre gratis.

Une autre chose à garder en tête, c’est qu’en réalité on peut s’arrêter pratiquement n’importe où le long du parcours. Surtout à basse altitude, les villages sont tous à courte distance les uns des autres et les étapes conseillées peuvent tranquillement être remplacées par le village suivant. De plus, les lodges/tea houses entre un village et l’autre sont vraiment nombreuses, ce qui donne en gros des possibilités infinies de s’arrêter si tu es fatigué ou si tu as simplement envie de continuer à marcher un peu après être arrivé à la destination prévue.

Enfin, je te conseille de télécharger Organic Maps ; l’application fonctionne aussi hors ligne une fois les cartes téléchargées et je crois que c’est un outil fantastique pour faire les treks.

N.b. Tout le tracé est balisé en blanc et rouge, mais je crois que, surtout sur la première partie (en gros de Ngadi à Timang), il y a des tronçons où il est plus pratique de marcher le long de la route plutôt que de suivre ce balisage, qui te fait souvent faire un gros dénivelé pour te faire redescendre sur la route un kilomètre plus loin. Jette toujours un œil à Organic Maps et vois si ça en vaut vraiment la peine.

Profil altimétrique du Circuit de l’Annapurna.

Jour 1. Bus Pokhara – Besisahar (4 heures, 108km) ou bus Katmandou – Besisahar (7 heures, 184 km) / Bus Besisahar – Ngadi (1 heure, 13km) / Marche Ngadi – Ghermu (2:45 heures, 9.3 km)

Besisahar (760m) – Ngadi (840m) – Lampata (1017m) – Bahundanda (1223m) – Ghermu (1108m)

Nous, on est passés par Pokhara, parce qu’on avait le temps et qu’on s’était dit que couper le trajet était une bonne idée, mais ce n’est absolument pas nécessaire, au contraire, avec le recul j’aurais peut-être pris le bus direct depuis Katmandou.

Depuis Katmandou, le bus part de la gare routière de Gongabu (Gongabu Bus Park) et coûte 500/600 roupies. Il y a plusieurs départs par jour, mais je te conseille de partir tôt le matin (le premier bus devrait être à 6:45) : va à la gare routière la veille, achète le billet et confirme l’heure de départ.

Si en revanche tu veux passer par Pokhara, le bus Katmandou – Pokhara part de cet endroit ; presque tous les hébergements/agences demandent 700 roupies, mais nous avons réussi à avoir deux billets pour 1300. Le bus Pokhara – Besisahar part quant à lui du Tourist Bus Park (point d’arrivée du bus Katmandou – Pokhara), premier départ à 7:00 ; nous avons payé 500 roupies chacun via l’hôtel, mais apparemment on peut payer moins.

Depuis le dernier arrêt de Besisahar (où tout le monde descend), il est possible d’organiser le transport en jeep vers n’importe quelle destination le long du parcours ; je te conseille cependant d’attendre le bus local qui passe souvent et de continuer jusqu’à Ngadi (dernier arrêt), pour 300 roupies. Si tu veux, tu pourrais descendre à Bhulbhule (200 roupies) et continuer à pied, mais tu marcherais le long de la route et, franchement, tu ne rates rien. Si en revanche tu n’as pas le temps, ou si tu veux simplement partir plus haut, c’est le moment de prendre une jeep vers l’un des autres points de départ.

En gros, si tu décides de rejoindre Syange ou Jagat en jeep au cours de cette journée, tu peux quand même suivre l’itinéraire à la lettre en modifiant uniquement le point de départ du jour 2. Dans tous les cas, garde tes permis à portée de main, car à Bhulbhule il y a le premier checkpoint ; je ne le savais pas et j’ai dû grimper sur le toit du bus pour les récupérer dans mon sac à dos.

Depuis Ngadi, le sentier qui mène à Ghermu est vraiment agréable et je te le conseille. Nous avons passé la nuit à la lodge Crystal, chambre, wifi et douche chaude gratuits en payant le dîner et le petit-déjeuner. Le garçon, par contre, nous a fait payer le lendemain matin 10 % du total au titre du service ; c’était la première nuit et on ne le savait pas, mais ce n’est absolument pas la norme, personne d’autre le long du parcours n’a même essayé ; il y a probablement de meilleures options dans le village.

Le sentier qui mène à Ghermu.

Jour 2. Marche Ghermu – Tal (5 heures, 15 km)

Ghermu (1108m) – Jagat (1250m) – Chyamch (1367m) – Tal (1633m)

Si tu pars de Syange/Jagat, c’est respectivement 1 km et 4 km environ en moins, donc probablement 4 heures/4 heures et demie pour rejoindre Tal.

Depuis Ngadi, tu pourrais, si tu veux, rester en altitude et prendre un sentier supérieur qui évite complètement la route, mais il est beaucoup plus dur et allonge le parcours de 3km ; ou alors descendre vers le village de Syange en traversant la rivière et suivre la route jusqu’à Chamje, d’où l’on traverse de nouveau la rivière pour s’engager sur le sentier qui mène à Tal.

Nous avons opté pour la route et, franchement, ça n’a pas du tout été un problème ; c’est peut-être parce que tôt le matin il y a encore peu de circulation, mais sur les 7 km environ de route entre Syange et Chamje, il n’est pas passé plus de 10 jeeps. Sur ces 7km, il est en outre possible de prendre de petites déviations qui t’emmènent sur des sentiers parallèles à la route, mais ce n’est qu’un monte-et-descend globalement inutile ; après avoir fait le premier, on en a eu marre et on a marché le long de la route.

À Chamje, on traverse de nouveau la rivière et on marche quelques kilomètres sur un sentier vraiment agréable avant la rampe finale qui mène au village de Tal.

À Tal, nous avons passé la nuit à la River View Guest House ; là aussi, nous avons eu la chambre (avec salle de bain et eau chaude) gratuitement en échange du prix des repas, mais pas de wifi.

Le village de Jagat.

Jour 3. Marche Tal – Timang (5 heures et demie, 13 km)

Tal (1633m) – Karte (1781m) – Dharapani (1844m) – Odar (2131m) – Bagarchhapad (2059m) – Danque (2139m) – Timang (2578m)

Depuis Tal, je te conseille fortement de marcher sur le sentier qui, en tournant le dos au village, longe le côté droit de la vallée (alors que la route longe le côté gauche, de l’autre côté de la rivière) jusqu’au village de Dharapani, où route et sentier se rejoignent. Le sentier est un peu plus dur que la route, mais les vues en valent la peine et, tout compte fait, c’est un tronçon vraiment agréable.

De Dharapani à Timang, je te conseille de marcher le long de la route ; il y a quelques raccourcis balisés qui valent la peine d’être pris, mais pour la plupart, suis la route.

Timang est un village vraiment mignon entouré de montagnes ; nous avons dormi à l’Hotel Manaslu, jolies chambres, excellente douche chaude et wifi, le tout gratuitement, nous n’avons payé que les repas.

Le village de Chame.

Jour 4. Timang – Dhikur Pokhari (6 heures, 20 km)

Timang (2578m) – Chhitepu (2636m) – Koto (2656m) – Chame (2726m) – Talekhu (2838m) – Bratan (2932m) – Dhikur Pokhari (3211m)

Ce jour-là, on marche pratiquement tout le temps le long de la route, mais je dois dire que, là encore, ça n’a absolument pas été un problème : circulation pratiquement absente et, de temps en temps, il y a la possibilité de prendre le sentier qui longe la route.

Jusqu’à Brathang, le parcours est relativement facile, par moments plat, puis commence une montée constante jusqu’au village de Dhikur Pokhari.

Nous avons dormi à l’Hotel Kamala et là aussi j’ai envie de le conseiller : jolie chambre et wifi gratuit en payant les repas, douche chaude payante.

Lever du soleil à Dhikur Pokhari.

Jour 5. Dhikur Pokhari – Ngawal (5 heures et demie, 14 km)

Dhikur Pokhari (3211m) – Upper Pisang (3303m) – Ghyaru (3695m) – Ngawal (3669m)

Depuis Dhikur Pokhari, tu as deux options : suivre les indications vers Lower Pisang et marcher le long de la route jusqu’à Manang, ou bien viser Upper Pisang et prendre le sentier qui court en altitude (on atteint presque 4000m) de l’autre côté de la vallée. Je te conseille fortement la seconde option, le sentier est vraiment spectaculaire, mais si tu ne te sens pas en forme, il vaut probablement mieux éviter d’en faire trop et continuer vers Lower Pisang.

Une autre chose que tu pourrais faire, c’est viser Upper Pisang (d’où il y a de fantastiques vues sur l’Annapurna II), puis redescendre vers Lower Pisang et continuer le long de la route jusqu’à Manang.

De Dhikur Pokhari à Upper Pisang, le sentier est presque plat et vraiment agréable, mais une fois sorti du village, il y a une belle rampe (400 mètres de dénivelé) vers le village de Ghyaru. Ce dernier est un bourg vraiment mignon, toutes les constructions sont entièrement en pierre et ça vaut la peine de l’explorer brièvement.

Dans les rues de Ghyaru.

De Ghyaru à Ngawal, le sentier est en gros un faux plat extrêmement agréable à marcher, avec des vues spectaculaires sur le massif de l’Annapurna ; c’est le tronçon que j’ai préféré de tout le circuit.

À Ngawal, nous avons dormi à la première (littéralement) lodge à l’entrée du village, là aussi wifi et chambre gratuits en payant seulement les repas, douche chaude payante. La famille a été vraiment gentille et la nourriture était excellente, mais le bâtiment n’était pas des meilleurs, surtout comparé à ceux qu’on a vus ensuite, le lendemain.

N.b. Ce jour-là, beaucoup préfèrent tout faire d’une traite et arriver à Manang, mais ça devient alors une journée vraiment longue. Si tu n’es pas serré par le temps, je te le déconseille, mais si tu décides de le faire, saute simplement le jour 6 et passe directement au jour 7. Évidemment, c’est la même chose si tu décides de ne pas prendre le sentier supérieur : rejoins Manang dans la journée et passe directement au jour 7.

Le village de Ngawal.

Jour 6. Ngawal – Manang (2:45 heures, 9 km)

Ngawal (3669m) – Munchi (3500m) – Braga (3519m) – Manang (3560m)

C’est une journée de semi-repos. Depuis le village de Ngawal, on a deux options : prendre le sentier qui, juste à la sortie du village, descend vers la vallée et rejoint la route à Mungii, ou bien rester en altitude un peu plus longtemps et descendre à Braka.

Le premier sentier est mieux balisé, plus fréquenté et plus court, et la plupart des gens choisissent cette option (nous compris), alors que l’idée était de faire l’autre. On s’est laissés guider par les trekkeurs devant nous, mais si tu fais attention et que tu jettes un œil à Organic Maps, le second est probablement plus spectaculaire ; de toute façon, ça change peu.

Arrivés au fond de la vallée, on marche le long de la route plate jusqu’à Manang. Là, avant de trouver un hébergement gratuit en payant seulement les repas, on a dû demander dans deux ou trois endroits, mais au final on a trouvé un accord avec l’Himalayan Singi Hotel, chambre avec salle de bain, douche chaude (solaire) et wifi gratuits, en ne payant donc que les six repas (on est restés deux nuits pour s’acclimater, ce qui est extrêmement conseillé).

Vu la courte journée de marche, l’après-midi on a exploré la ville et le lac Gangapurna tout proche.

La ville de Manang.

Jour 7. Manang (jour de repos / acclimatation)

Même si tu te sens bien physiquement, il est absolument conseillé de passer la journée à Manang et de ne pas monter plus haut, afin d’éviter des problèmes les jours suivants. Il est toutefois conseillé de faire une petite excursion dans les environs, aussi bien pour tuer le temps que pour faciliter le processus d’acclimatation. Comme le dit le fameux dicton anglais « climb high sleep low » (monte haut, dors bas), la meilleure façon de s’adapter à l’altitude est de faire du dénivelé pendant la journée, puis de redescendre pour laisser au corps le temps de récupérer.

Pour cela, il y a plusieurs options autour de Manang (ci-dessous tu vois une carte vraiment sympa) ; les deux que j’ai envie de te conseiller sont : le point de vue de ChongKor et la Praken Gompa. Ce sont deux excursions de 2-3 heures aller-retour, parfaites pour gagner quelques centaines de mètres d’altitude et passer ensuite le reste de la journée à se reposer.

Carte des excursions à Manang.

Nous avons opté pour ChongKor et nous avons été satisfaits du panorama (la vue sur le glacier est superbe), mais la Praken Gompa, de l’autre côté de la vallée, semble elle aussi être une excellente option ; les deux sont à environ 3900 mètres. Un autre choix populaire, mais nettement plus exigeant, est la visite de l’Ice Lake à 4200m d’altitude.

Enfin, depuis Manang, on peut décider de monter au Tilicho Lake, le plus haut lac au monde (de cette taille), qui ne fait toutefois pas partie du parcours officiel du Circuit de l’Annapurna. Si tu as deux jours de plus devant toi, avant de monter vers le col tu pourrais rejoindre le camp de base du Tilicho Lake en une journée, puis le lendemain, après avoir visité le lac, reprendre l’itinéraire du circuit. Si tu veux, tu pourrais aussi continuer vers Jomsom sans revenir sur tes pas, par une variante nettement peu fréquentée qui coupe en gros le tronçon Manang – Jomsom.

Nous voulions faire la variante de deux jours, mais mi-avril le sentier était encore fermé à cause de la neige, ce qui est anormal mais absolument possible.

N.b. Si tu ne te sens pas particulièrement en forme à cause de l’altitude, je pense que Manang est l’endroit idéal où passer éventuellement quelques jours de plus pour récupérer avant de continuer le trek ; plus d’une personne y passe même une troisième nuit. Manang est en outre l’endroit idéal où acheter l’équipement qui te manquerait : la route s’arrête ici et les prix sont encore compétitifs, une fois la ville quittée, c’est une autre histoire.

Le point de vue de ChongKor.

Jour 8. Manang – Churi Letdar (4:30 heures, 11 km)

Manang (3560m) – Tengi (3719m) – Ghunsang (3947m) – Yak Kharka (4050m) – Churi Letdar (4248m)

La montée vers Churi Letdar est vraiment agréable ; le premier tronçon offre de très belles vues sur Manang au fond de la vallée, tandis que le second (par moments plat) nous a offert d’excellentes vues sur les sommets alentour et de nombreux aigles avant d’arriver à Yak Kharka, où se trouve la dernière montée.

Churi Letdar se trouve à 4200m contre 3500m pour Manang ; à cette altitude, il est recommandé de ne pas gagner plus de 500 mètres par jour, nous n’avons eu aucun problème. Mais si tu ne te sens pas particulièrement en forme, une autre étape populaire est le village de Yak Kharka, à environ 4100 m, un kilomètre avant d’arriver à Churi Letdar. Parfois, même 100 mètres peuvent faire la différence !

Ici, nous avons dormi à la SnowLand lodge, chambre et wifi gratuits en payant les repas ; le bâtiment n’est pas vraiment neuf, mais la vue est fantastique et le personnel gentil.

L’entrée du village de Churi Letdar.

Jour 9. Churi Letdar – High Camp (3:45 heures, 6 km)

Churi Letdar (4248m) – Deurali Tea House (4440m) – Thorung Phedi (4548m) – High Camp (4884m)

Le premier tronçon, en légère montée, est vraiment agréable, avec d’excellentes vues ; ensuite on descend pour traverser la rivière, on reprend de l’altitude (pas amusant à cette hauteur) et on marche sur un faux plat jusqu’à Thorung Pedi.

De Thorung Pedi au High Camp, la montée est courte mais costaude, vas-y doucement ! Je te conseille de partir tôt le matin. Surtout en haute saison, le risque de se retrouver sans chambre et de devoir dormir dans la salle commune du High Camp est élevé si on arrive tard, car il n’y a qu’un seul bâtiment qui, bien que grand, a un nombre limité de chambres. Ici, dormir gratuitement en ne payant que la nourriture est impossible ; notre chambre double nous a coûté 350 roupies chacun.

Dans l’après-midi, si tu en as envie, tu peux monter au point de vue tout proche, qui offre une excellente vue à 360 degrés sur la vallée ; c’est à une dizaine de minutes à pied seulement et il est particulièrement prisé pour voir le lever du soleil, mais nous n’avons pas eu la volonté de sortir du sac de couchage à cette heure-là.

Une alternative qui semble assez populaire est de dormir à Thorung Pedi, mais franchement je ne crois pas que ce soit une très bonne idée, car cela rendrait le lendemain, qui est déjà la journée la plus dure et la plus longue de tout le circuit, encore plus difficile.

Il faut dire pourtant que dormir à une altitude plus basse avant d’affronter le col pourrait être bénéfique à quelqu’un qui a des problèmes avec l’altitude et ne se sent pas particulièrement en forme. Certains passent même une nuit à Thorung Pedi et une au High Camp avant d’affronter le col ; en gros, écoute ce que te dit ton corps, mais si tu te sens bien, je crois qu’il vaut mieux passer la nuit du jour 9 au High Camp.

Lever du soleil au High Camp.

Jour 10. High Camp – Muktinath (7 heures, 13 km)

High Camp (4884m) – Thorong La Pass (5416m) – Chambar Bir (4200m) – Muktinath (3611m)

À 3 h 30, j’ai entendu les premières personnes se préparer pour la montée vers le col, mais nous avions décidé d’attendre le lever du soleil. On a commencé à marcher à 6 h 15 et au High Camp, il n’y avait presque plus personne. Le premier tronçon n’a pas été vraiment agréable, avec le sentier encore en partie gelé et un précipice sur notre droite.

Arriver au col n’a pas été facile, et souvent on avait l’impression d’être sur le point de passer le sommet alors qu’on se retrouvait devant une autre montée. Lors de l’un de ces épisodes, j’ai même cassé un bâton. Quand nous sommes enfin arrivés au col, c’était vraiment une sensation magnifique.

La photo de rigueur au col de Thorong.

Les photos de rigueur faites, la partie la plus difficile de la journée a commencé, la longue descente vers Muktinath, 1600 mètres de dénivelé en descente pas vraiment agréables, surtout à cause de la neige et de la boue qui ont rendu le sentier extrêmement glissant.

Quand nous sommes enfin arrivés à destination, nous avons trouvé une excellente chambre à l’Hotel The Paths of Dream, là aussi douche chaude, wifi et chambre gratuits en ne payant que les repas.

N.b. C’est la seule journée où une paire de crampons ne m’aurait sûrement pas fait de mal, mais il faut dire que ce fut une année vraiment anormale et que, d’après ce qu’on m’a dit, normalement en avril/mai il n’y a pas beaucoup de neige.

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Comme je l’ai dit au début du guide, arrivé à ce point il y a plusieurs options ; nous, nous avons décidé de prendre le bus vers Tatopani et de commencer le trek vers Poon Hill, mais par souci d’exhaustivité, je décris l’itinéraire conseillé si on veut faire le circuit à pied.

Si tu décides de prendre le bus, voici en gros les prix pour les principales destinations (pour les jeeps, attends-toi à payer au moins le double)

Jomsom – 350 roupies – 2 heures

Tatopani – 1200 roupies – 7 heures

Pokhara – 1450 roupies – 12 heures

Upper Pisang.

Jour 11. Muktinath – New Jomsom via Lupra (6 heures, 22 km)

Muktinath (3611m) – Lupra (2983m) – Jomsom (2784m)

Ici, tu as deux options : si tu veux éviter complètement la route, tu dois passer par le village de Lupra au sud ; l’alternative est de passer par Kagbeni (il paraît que c’est un très beau village et on m’avait conseillé de le visiter) au nord, en marchant par moments le long de la route. Le décor (même vu depuis le bus) est vraiment impressionnant et j’imagine qu’il l’est encore plus vu depuis le sentier qui passe plus haut.

Arrivé à Lupra, tu as de nouveau deux options : rester en altitude et marcher le long du flanc de la montagne, ou descendre dans la vallée et marcher le long de la rivière ; les deux sentiers se rejoignent à environ 5km de Jomsom, où l’on est obligé de marcher au bord de la route.

Bus depuis New Jomsom :

Tatopani 880 roupies – 5 heures

Pokhara 1110 roupies – 10 heures

Katmandou 1700 roupies – 20 heures

Il est aussi possible de prendre l’avion vers Pokhara.

Jour 12. New Jomsom – Tukuche (4 heures et demie, 15.5 km)

Jomsom (2784m) – Thini (2836m) – Chhario (2704m) – Tukuche (2615m)

À environ 500 mètres du village, on prend ce qui était la route principale avant la construction de la nouvelle. En pratique, on traverse la rivière et on marche toute la journée sur le côté opposé de la vallée par rapport à la route fréquentée.

Le sentier/la route n’est qu’un monte-et-descend jusqu’au village de Chhario, d’où le parcours s’aplanit en un faux plat qui mène au village de Tukuche.

Jour 13. Tukuche – Ghasa (8 heures, 30km)

Tukuche (2615m) – Sauru (2570m) – Kokhethanti (2533m) – Konjo (2700m) – Titi Lake (2700m) – Chhoya Deurali (2505m) – Ghasa (2072m)

Ici, il y a au moins trois options différentes : si tu veux éviter complètement la route et passer par le lac Titi, ça fait environ 30km et presque 8 heures de marche ; si, une fois arrivé à Kokhethanti, tu suis la rivière au lieu de viser le lac, ça fait environ 25km ; la dernière alternative est de suivre la route (fréquentée) jusqu’à Larjung et de continuer par le parcours le plus court indiqué par Organic Maps, auquel cas ça fait environ 20km, dont une bonne partie le long de la route.

La montée qui mène à Ghorepani.

Jour 14. Ghasa – Tatopani (17km, 5 heures)

Ghasa (2072m) – Pairothapla (1937m) – Kopchepani (1765m) – Narchyang (1448m) – Tatopani (1362m)

Là encore, on marche la plupart du temps de l’autre côté de la rivière par rapport à la route principale, sauf le dernier kilomètre avant d’arriver à Tatopani, quand on traverse la rivière et qu’on doit marcher le long de la route fréquentée.

Le village est vraiment touristique et bondé, car il sert de point de départ/d’arrivée pour de nombreux treks de la zone. Nous sommes arrivés en bus depuis Muktinath et, contrairement à ce que nous pensions (vu la basse altitude), trouver une chambre gratuite en ne payant que la nourriture a été impossible, et nous avons fini par payer 200 roupies pour une chambre double à l’Hotel Himalaya, un hébergement modeste mais avec un excellent wifi et une bonne cuisine.

L’après-midi, nous avons visité les sources chaudes toutes proches, rien d’impressionnant mais c’était quand même agréable de passer une petite heure à tremper, surtout après ce qui représentait pour nous 10 jours de trek. L’entrée coûte 150 roupies.

Jour 15. Tatopani – Ghorepani (6 heures, 17km)

Tatopani (1362m) – Ghara (1745m) – Shikha (1934m) – Phalate (2272m) – Chitre (2370m) – Ghorepani (2800m)

C’est une sacrée corvée : il y a en effet 1600 mètres de dénivelé et un nombre infini de marches qui, ajoutés à la chaleur, ont fait de cette journée l’une des plus dures de tout le circuit. Malgré tout, nous sommes arrivés à destination vers 2 h et nous nous sommes installés à la Lodge Mountain View où, après un peu de négociation, nous avons réussi à avoir la chambre et la douche chaude gratuites en échange du déjeuner, du dîner et du petit-déjeuner.

Après avoir marché environ 1km le long de la route principale, il faut traverser le pont qui mène de l’autre côté de la rivière. À partir de là, le sentier est bien balisé et alterne avec une route secondaire pratiquement sans circulation pendant pas mal de kilomètres ; ensuite, tu trouveras une série infinie de marches jusqu’au village de Ghorepani, où nous avons continué vers le camp de base de l’Annapurna alors que le parcours du circuit vise Nayapul, où se termine le trek.

Si marcher 17 kilomètres avec 1600 mètres de dénivelé te paraît trop, je te conseille de passer la nuit à Shikha, qui se trouve littéralement à mi-chemin.

Ghyaru à gauche et l’Annapurna II sur la droite.

Jour 16. Ghorepani – Poon Hill – Nayapul – Bus Pokhara (6 heures et demie, 22km)

Ghorepani (2800m) – Poon Hill (3200m) – Ghorepani (2800m) – Nangethanti (2524m) – Banthanti (2306m) – Ulleri (2110m) – Tikhedhunga (1536m) – Hile (1554m) – Birethanti (1120m) – Nayapul (1117m)

La première partie de la journée consiste à monter à Poon Hill pour voir le lever du soleil ; de Ghorepani au sommet de Poon Hill, il n’y a qu’un kilomètre et demi, mais presque 400 mètres de dénivelé, donc ce n’est pas vraiment une promenade. Nous, on y a mis environ 40 minutes, donc si tu veux voir le lever du soleil, adapte-toi à la période de l’année. Évidemment, je te conseille de partir avec une lampe frontale ou au moins la lampe de ton téléphone, mais n’aie pas peur, se perdre est impossible, tout le monde monte pour voir le lever du soleil et le sentier est extrêmement facile à suivre. Au début du sentier, il faut payer une entrée pour Poon Hill, 100 roupies.

Une fois revenu à Ghorepani, prends ton petit-déjeuner et commence la descente vers Nayapul, où se termine le circuit. Si en revanche tu veux faire comme nous et faire aussi le trek du camp de base de l’Annapurna, alors vise Tadapani.

Si tu veux couper cette journée en deux, le mieux est probablement de t’arrêter à Ulleri et de marcher jusqu’à Nayapul le lendemain. Depuis Nayapul, il y a des bus fréquents vers Pokhara, deux heures, environ 200-300 roupies. C’est ici que se termine le Circuit de l’Annapurna.

Monastère à l’entrée de Manang.

Trek du camp de base de l’Annapurna

Avant de parler des points de départ, voici une carte complète du circuit avec les différents parcours et un tableau récapitulatif de ce que sont, en gros, les trois itinéraires les plus populaires, qui ne diffèrent en gros que par le point de départ.

Les itinéraires les plus populaires du trek du camp de base de l’Annapurna

En gros, si tu as du temps devant toi, je te conseille de partir de Nayapul et d’intégrer le trek de Poon Hill, ou bien de Phedi en passant par les sources chaudes de Jhinu Danda. Si en revanche tu es serré par le temps, la meilleure option est de commencer à Siwai.

Dans tous les cas, les trois points de départ peuvent aussi servir de points d’arrivée, en les combinant comme tu veux. Par exemple, tu pourrais partir de Nayapul et rentrer à Pokhara depuis Siwai, ou partir de Phedi et rentrer à Pokhara depuis Nayapul, etc. Le choix est absolument à ta discrétion et dépend en gros du temps dont tu disposes.

Itinéraire jour par jour et étapes conseillées pour le camp de base de l’Annapurna

Par souci de praticité, je décris jour par jour les trois itinéraires les plus populaires, en ne détaillant que dans le premier itinéraire le trajet de Chomrong au camp de base, un tronçon identique dans les trois parcours.

La gare routière pour les trois points de départ est elle aussi la même, et dans tous les cas je te conseille de commencer tôt le matin en prenant un taxi jusqu’au Baglung Bus Park. Depuis le lakeside de Pokhara (la zone touristique le long du lac où se trouvent tous les hôtels/auberges de jeunesse), après avoir marchandé, nous sommes descendus à 300 roupies la course ; si tu veux, il est aussi possible d’y aller en transports en commun en payant une fraction de notre prix, mais on nous a dit qu’il faut changer deux fois de bus et nous n’en avions pas envie ! Il est aussi possible de prendre une jeep vers toutes les destinations, mais attends-toi à payer au moins le double.

Une autre chose à garder en tête, c’est qu’en réalité on peut s’arrêter pratiquement n’importe où le long du parcours. Les villages sont tous à courte distance les uns des autres et les étapes conseillées peuvent tranquillement être remplacées par le village suivant. Sans compter que les lodges/tea houses entre un village et l’autre sont vraiment nombreuses et offrent en gros des possibilités infinies de s’arrêter si tu es fatigué, ou si tu as simplement envie de continuer à marcher un peu après être arrivé à la destination prévue. Les étapes sont toutefois plus imposées en altitude.

Profil altimétrique du trek du camp de base de l’Annapurna.

N.b. Toutes les lodges qui se trouvaient au camp de base de l’Annapurna ont été détruites par une avalanche début 2019 ; pour le moment, le point le plus haut où il est possible de dormir est le camp de base de Machhapuchhre, quelques kilomètres plus bas.

Bien qu’il y ait là 5 lodges et que nous soyons arrivés en fin de matinée (bien avant la plupart des autres trekkeurs), il ne nous a pas été possible de passer la nuit parce que tout était complet et que mon père ne voulait pas dormir dans la salle commune. C’était en avril, qui n’est même pas la très haute saison ; donc, si tu veux être sûr d’avoir une chambre privée où dormir, je te conseille fortement de réserver dans les jours qui précèdent, n’importe quelle lodge peut le faire pour toi ; si tu fais partie d’un tour organisé, il ne devrait évidemment pas y avoir de problème.

Trek du camp de base de l’Annapurna au départ de Siwai en 5 jours

Cet itinéraire est pensé pour faire le trek en un minimum de temps ; si tu n’es pas particulièrement en forme, si tu souffres de l’altitude ou si tu préfères simplement prendre ton temps, n’hésite pas à couper la montée vers le camp de base en ajoutant 1-2 étapes supplémentaires.

Jour 1. Bus Pokhara – Siwai (3 heures et demie, 50km) / Marche Siwai – Chomrong (4 heures et demie, 11 km)

Siwai (1250m) – Chomrong (2170m)

De Pokhara à Siwai, il y a environ 3 heures et demie, billet à 300-400 roupies. Arrivé à Siwai, on marche brièvement le long de la route qui se termine en gros dans ce village, puis on commence à marcher sur un faux plat vraiment agréable qui traverse de nombreux villages typiques.

Arrivé à Samrung, on traverse un long pont suspendu et commence une belle montée costaude qui se termine à Chomrong. Pendant le trajet en bus, essaie de garder tes permis à portée de main, car il y a un checkpoint sur la route.

Nous avons fait le parcours à l’envers en modifiant légèrement les étapes, donc je n’ai aucune recommandation pour l’hébergement à Chomrong, mais je t’assure que les options ici sont vraiment nombreuses.

Le village de Chomrong.

Jour 2. Chomrong – Himalaya (6 heures, 12 km)

Chomrong (2170m) – Himalaya (2950m)

La journée commence par une grande descente jusqu’au fond de la vallée, d’où commence ensuite une montée assez régulière jusqu’au village de Himalaya. Le parcours est composé en grande partie d’escaliers qui traversent la forêt ; les vues ne sont pas spectaculaires sur ce tronçon, mais au moins le sentier est surtout à l’ombre.

Si tu n’as pas envie de marcher aussi longtemps, deux arrêts alternatifs possibles sont le village de Bamboo ou Dovan. Ici, il n’est pas possible de marchander le prix de la chambre, 500 roupies pour une double.

Jour 3. Himalaya – Camp de base de l’Annapurna – Camp de base de Machhapuchhre (6 heures et demie, 12 km)

Himalaya (2950m) – Camp de base de l’Annapurna (4130m) – Camp de base de Machhapuchhre (3700m)

C’est de loin la plus belle journée du trek : à la hauteur de Himalaya, on sort de la forêt et on commence à voir clairement les sommets qui entourent la vallée ; arrivés à Deurali, on descend sur quelques centaines de mètres, puis commence une montée constante jusqu’au camp de base de Machhapuchhre. Ici, je te conseille de laisser ton sac à dos et de continuer vers le camp de base de l’Annapurna pour profiter des vues spectaculaires et prendre les photos de rigueur avant de revenir au camp de base de Machhapuchhre pour y passer la nuit.

Certains décident de monter au camp de base de l’Annapurna le matin suivant, mais si la visibilité est bonne, je crois qu’il vaut mieux le faire ce jour-là et éviter ainsi d’allonger le lendemain, même si les chances d’avoir une meilleure météo sont plus élevées le matin. De toute façon, le sommet est aussi visible depuis le camp de base de Machhapuchhre, à toi de choisir !

Ici, il n’est pas possible de marchander le prix de la chambre, 500 roupies pour une double.

Le camp de base de l’Annapurna.

Jour 4. Camp de base de Machhapuchhre – Bamboo (4 heures et demie, 11 km)

Camp de base de Machhapuchhre (3700m) – Bamboo (2345m)

Comme je viens de le dire, tu pourrais commencer la journée en montant au camp de base de l’Annapurna ou, si tu l’as déjà fait la veille, tu peux commencer à descendre vers Bamboo.

En gros, on marche toute la journée en descente sur le sentier emprunté à la montée ; si, arrivé à Bamboo, tu en as encore envie, tu peux décider de descendre encore jusqu’à Sinuwa ou Bhanuwa pour raccourcir le lendemain, qui est assez long.

Jour 5. Bamboo – Siwai (6 heures et demie, 17 km) / Bus Siwai – Pokhara (3 heures et demie, 50km)

Bamboo (2345m) – Siwai (1250m)

La descente vers Chomrong est vraiment rapide, mais l’escalier pour remonter est interminable et il peut faire vraiment chaud, donc je te conseille de partir tôt le matin, aussi parce que le dernier bus vers Pokhara est à 16:00.

Le parcours est là encore le même qu’à l’aller, donc une fois arrivé à Chomrong, il ne t’attend pratiquement plus que de la descente jusqu’à Siwai, où tu peux prendre le bus/la jeep ou même un taxi pour rentrer à Pokhara. Là encore, n’oublie pas de garder les permis à portée de main, car on s’arrête au même checkpoint qu’à l’aller.

À Bamboo, il est possible d’avoir une chambre gratuite en ne payant que les repas ; The Buddha Guest House n’est pas mal et la sympathique dame est plus que disposée à marchander.

Pont suspendu entre Bamboo et Siwai.

Trek du camp de base de l’Annapurna plus Poon Hill au départ de Nayapul en 8 jours

Cet itinéraire est en gros pensé pour combiner d’abord le trek de Poon Hill, puis celui du camp de base de l’Annapurna. Si tu veux, il est aussi possible de viser directement le camp de base de l’Annapurna depuis Nayapul en faisant ce qui est en pratique l’itinéraire qu’on vient de décrire au départ de Siwai avec un jour de marche en plus, mais personnellement je ne crois pas que ça ait beaucoup de sens, car on marche le long de la route et le paysage n’est certainement pas spectaculaire.

Jour 1. Bus Pokhara – Nayapul (2 heures et quart, 40km) / Marche Nayapul – Ulleri (4 heures, 12 km)

Nayapul (1117m) – Birethanti (1120m) – Hile (1554m) – Ulleri (2110m)

Le bus du Baglung Bus Park à Nayapul coûte 200 roupies. Une fois arrivé à destination, traverse le village puis le pont en direction de Birethanti, où se trouvent les deux premiers check points où tu dois montrer tes permis.

À partir de là, le parcours à suivre est assez évident, mais tu peux toujours t’aider d’Organic Maps ; la première partie longe la route, puis c’est du sentier jusqu’au village de Hile, où tu pourrais passer la nuit si tu veux. Je te conseille de continuer jusqu’à Ulleri, parce que le tronçon Hile – Ulleri est bien dur et demande environ 2 heures.

Jour 2. Ulleri – Ghorepani (3 heures, 8 km)

Ulleri (2110m) – Banthanti (2210m) – Nangethani (2430m) – Ghorepani (2780m)

C’est une journée assez courte, donc tu peux partir tranquillement, à moins que tu ne te sois arrêté plus bas dans la vallée. Le sentier traverse la forêt et passe par plusieurs villages, cascades et torrents. Tout le trajet est en gros en montée.

À la Lodge Mountain View, après un peu de négociation, nous avons réussi à avoir la chambre et la douche chaude gratuites en prenant le déjeuner, le dîner et le petit-déjeuner.

L’aigle de l’Himalaya.

Jour 3. Ghorepani – Poon Hill – Tadapani (3 heures, 8.3 km)

Ghorepani (2780m) – Poon Hill (3200m) – Ghorepani (2780m) – Tadapani (2630m)

La première partie de la journée consiste à monter à Poon Hill pour voir le lever du soleil ; de Ghorepani au sommet de Poon Hill, il n’y a qu’un kilomètre et demi, mais presque 400 mètres de dénivelé, donc ce n’est pas vraiment une promenade. Nous, on y a mis environ 40 minutes, donc si tu veux voir le lever du soleil, adapte-toi à la période de l’année.

Évidemment, je te conseille de partir avec une lampe frontale ou au moins la lampe de ton téléphone, mais n’aie pas peur, se perdre est impossible, tout le monde monte pour voir le lever du soleil et le sentier est extrêmement facile à suivre. Pratiquement au début du sentier, il faut payer une entrée pour Poon Hill, 100 roupies.

Une fois revenu à Ghorepani, prends ton petit-déjeuner et commence la montée vers le col d’où l’on a de fantastiques vues sur le massif de l’Annapurna, puis t’attend un enchaînement continu de montées et de descentes jusqu’à Tadapani. Le lendemain, on rejoint Chomrong, d’où tu peux suivre l’itinéraire qu’on vient de décrire et rentrer à Pokhara depuis Siwai en faisant en gros ce qui suit.

Jour 4. Tadapani – Chomrong (3 heures et demie, 9.3 km)

Tadapani (2630m) – Chomrong (2170m)

La distance est courte mais ce n’est qu’un monte-et-descend assez fatigant ; au moins, on marche la plupart du temps à l’ombre de la forêt. Si tu veux, tu pourrais combiner les jours 3 et 4 en une seule longue journée de marche, ce qui ramènerait l’itinéraire à 7 jours, mais si tu as du temps devant toi, je ne vois pas la nécessité de le faire.

Jour 5. Chomrong – Himalaya (6 heures, 12 km)

Chomrong (2170m) – Himalaya (2950m)

Jour 6. Himalaya – Camp de base de l’Annapurna – Camp de base de Machhapuchhre (6 heures et demie, 12 km)

Himalaya (2950m) – Camp de base de l’Annapurna (4130m) – Camp de base de Machhapuchhre (3700m)

Jour 7. Camp de base de Machhapuchhre – Bamboo (4 heures et demie, 11 km)

Camp de base de Machhapuchhre (3700m) – Bamboo (2345m)

Jour 8. Bamboo – Siwai (6 heures et demie, 17 km) / Bus Siwai – Pokhara (3 heures et demie, 50km)

Bamboo (2345m) – Siwai (1250m)

Le sommet de l’Annapurna.

Trek du camp de base de l’Annapurna au départ de Phedi en 7 jours

Cet itinéraire est probablement l’itinéraire/point de départ le moins populaire des trois, mais il se prête vraiment bien à la visite des sources chaudes de Jhinu Danda.

Jour 1. Bus Pokhara – Phedi (environ 1 heure, 18km) / Marche Phedi – Photana (environ 3 heures, 7 km)

Phedi (1130m) – Photana (1990m)

Le bus du Baglung Bus Park à Phedi coûte 100/200 roupies. Une fois arrivé à destination, marche en direction de Dhampus puis continue à travers la forêt jusqu’à Pothana. Tout le tronçon est en légère montée.

Jour 2. Photana – Jhinu Danda (environ 5 heures, 13 km)

Photana (1990m) – Jhinu Danda (1720m)

Le premier tronçon est en montée jusqu’au village de Pittam Deurali, puis vient une descente jusqu’au fond de la vallée, avant de remonter vers Jhinu Danda, où tu peux passer l’après-midi à te détendre aux sources chaudes.

Comme je n’ai pas fait cet itinéraire personnellement, préférant la voie vers Siwai, je ne sais pas si ça vaut vraiment la peine de visiter les sources chaudes, mais en tout cas les avis n’ont pas l’air mauvais.

Sur le sentier qui mène au camp de base.

Jour 3. Jhinu Danda – Bamboo (environ 5 heures, 9.4km)

Jhinu Danda (1720m) – Bamboo (2345m)

Depuis Jhinu Danda, on vise Chomrong et on rejoint l’itinéraire standard vers le camp de base de l’Annapurna. Au retour, il est probablement préférable d’aller à Siwai pour économiser un jour de marche, mais évidemment tu pourrais refaire le même sentier qu’à l’aller et rentrer à Pokhara depuis Phedi ; de toute façon, l’itinéraire peut ressembler à quelque chose comme ça.

Jour 4. Bamboo – Deurali (3 heures et demie, 7km)

Bamboo (2345m) – Deurali (3220m)

Jour 5. Deurali – Camp de base de l’Annapurna – Camp de base de Machhapuchhre (5 heures et demie, 12 km)

Deurali (3220m) – Camp de base de l’Annapurna (4130m) – Camp de base de Machhapuchhre (3700m)

Jour 6. Camp de base de Machhapuchhre – Bamboo (4 heures et demie, 11 km)

Camp de base de Machhapuchhre (3700m) – Bamboo (2345m)

Jour 7. Bamboo – Siwai (6 heures et demie, 17 km) / Bus Siwai – Pokhara (3 heures et demie, 50km)

Bamboo (2345m) – Siwai (1250m)

Le sentier de Ghorepani à Tadapani.

Trek de Poon Hill Ghorepani

Certains commencent à Kimche (près de Siwai) et terminent à Nayapul, mais l’itinéraire classique est celui fait à l’envers, qui est en gros en grande partie le même itinéraire que celui décrit plus haut : « Trek du camp de base de l’Annapurna plus Poon Hill au départ de Nayapul en 8 jours ».

De toute façon, que tu décides de partir de Kimche ou de Nayapul, je te conseille de commencer le premier jour du trek tôt le matin avec un taxi jusqu’au Baglung Bus Park ; depuis le lakeside de Pokhara (la zone touristique le long du lac où se trouvent tous les hôtels/auberges de jeunesse), il y a environ 10 minutes et 300 roupies ; si tu veux, il est aussi possible d’y aller avec les transports en commun, mais il faut faire un ou deux changements et nous n’en avions pas envie.

Itinéraire jour par jour et étapes conseillées

Jour 1. Bus Pokhara – Nayapul (2 heures et quart, 40km) / Marche Nayapul – Ulleri (4 heures, 12 km)

Nayapul (1117m) – Birethanti (1120m) – Hile (1554m) – Ulleri (2110m)

Le bus du Baglung Bus Park à Nayapul coûte 200 roupies. Une fois arrivé à destination, traverse le village puis le pont en direction de Birethanti, où se trouvent les deux premiers check points où tu dois montrer tes permis.

À partir de maintenant, le parcours est assez évident à suivre, mais tu peux toujours t’aider d’Organic Maps. La première partie longe la route, puis c’est du sentier jusqu’au village de Hile, où tu pourrais passer la nuit si tu veux. Je te conseille de continuer jusqu’à Ulleri, le tronçon de Hile à Ulleri est bien dur et demande environ 2 heures.

Jour 2. Ulleri – Ghorepani (3 heures, 8 km)

Ulleri (2110m) – Banthanti (2210m) – Nangethani (2430m) – Ghorepani (2780m)

C’est une journée assez courte, donc tu peux partir tranquillement, à moins que tu ne te sois arrêté plus bas dans la vallée. Le sentier traverse la forêt et passe par pas mal de villages, de cascades et de torrents. Tout le trajet est en gros en montée.

À la Lodge Mountain View, après un peu de négociation, nous avons réussi à avoir la chambre et la douche chaude gratuites en prenant le déjeuner, le dîner et le petit-déjeuner.

Jour 3. Ghorepani – Poon Hill – Tadapani (3 heures, 8.3 km)

Ghorepani (2780m) – Poon Hill (3200m) – Ghorepani (2780m) – Tadapani (2630m)

La journée est en gros coupée en deux ; la première partie consiste à monter à Poon Hill pour voir le lever du soleil, de Ghorepani au sommet de Poon Hill il n’y a qu’un kilomètre et demi, mais presque 400 mètres de dénivelé, donc ce n’est pas vraiment une promenade. Nous, on y a mis environ 40 minutes, donc si tu veux voir le lever du soleil, adapte-toi à la période de l’année.

Évidemment, je te conseille de partir avec une lampe frontale ou au moins la lampe de ton téléphone, mais n’aie pas peur, se perdre est impossible, tout le monde monte pour voir le lever du soleil et le sentier est extrêmement facile à suivre. Pratiquement au début du sentier, il faut payer une entrée pour Poon Hill, 100 roupies.

Une fois revenu à Ghorepani, prends ton petit-déjeuner et commence la montée vers le col d’où l’on a de fantastiques vues sur le massif de l’Annapurna, puis il t’attend un enchaînement continu de montées et de descentes jusqu’à Tadapani ; le lendemain, on rejoint Chomrong, d’où tu peux suivre l’itinéraire qu’on vient de décrire et rentrer à Pokhara depuis Siwai en faisant en gros ce qui suit.

La vue depuis Poon Hill.

Jour 4. Tadapani – Kimche (3 heures, 9 km)

Tadapani (2630m) – Kimche (1550m)

La distance est courte et on ne marche en gros qu’en descente à travers la forêt ; arrivé à Ghandruk, tu peux déjeuner, profiter du panorama et ensuite descendre à Kimche, d’où il est possible de prendre une jeep/un bus et de rentrer à Pokhara.

Si tu n’as pas lu ce qui précède, tu peux très bien, si tu veux, combiner le trek de Poon Hill avec celui du camp de base de l’Annapurna ; tu trouves l’itinéraire dans la section prévue à cet effet.

Quoi emporter pour le trek du Circuit de l’Annapurna, du camp de base et de Poon Hill

Les trois treks demandent en gros le même équipement et, comme il n’est pas nécessaire de camper, il n’en faut pas beaucoup. Voici la liste complète du matériel et des vêtements.

Sac à dos – 50 litres sont largement suffisants, mais si tu décides de ne pas emporter de sac de couchage, 40 suffisent probablement. Mon père a utilisé son Berghaus TrailHead 50 et moi mon sac à dos de voyage Kelty Redwing 50 ; ce sont tous les deux d’excellents sacs, le premier spécifiquement pour le trek, le second est un hybride.

Smartphone – Les sentiers sont bien balisés, mais avoir Organic Maps sous la main peut clairement aider dans certaines situations.

LifeStraw, filtre à eau ou gourde filtrante – Les trois sont des options valables qui te feront économiser pas mal d’argent. En altitude, une bouteille d’eau peut coûter jusqu’à 300 roupies. Je déconseille les pastilles, car à mon avis elles sont peu pratiques et, à la longue, coûteuses.

Lampe frontale – La plupart des lodges ont la lumière dans la chambre et tu t’en sortirais probablement avec ton seul téléphone, mais avoir une lampe frontale est plus pratique, surtout si tu veux voir le lever du soleil à Poon Hill ou si tu commences à marcher tôt, par exemple le jour du col de Thorong.

Sac de couchage – Nous l’avons tous les deux emporté et nous ne l’avons pas regretté, mais tu pourrais potentiellement t’en passer, surtout si tu comptes faire uniquement le trek de Poon Hill. Les lodges fournissent toujours au moins une couverture et il est souvent possible d’en avoir une seconde gratuitement, ce qui suffit dans la plupart des situations, mais moi, j’emporterais quand même un sac de couchage léger, ne serait-ce que pour une question d’hygiène.

Tour de cou – Utile aussi bien pour se protéger du froid que du soleil ; personnellement, je ne pars jamais sans mon buff en laine mérinos, que j’utilise aussi contre la poussière/le smog. Si tu n’es pas fan du buff, je te conseille d’emporter un chapeau, le soleil peut vraiment faire des dégâts.

Sous-vêtements thermiques – Jamais utilisés pendant la journée, mais vraiment utiles le soir dans les lodges et comme pyjama pour dormir, légers et peu encombrants.

Serviette synthétique – Pratique, légère et elle sèche vite.

Pochette étanche – Garde tes papiers et tes permis à l’abri de l’eau.

Kindle paperwhite – Évidemment ce n’est pas nécessaire, mais mon père et moi étions plus que ravis de l’avoir pendant les après-midi passés à se détendre dans les lodges.

Lunettes de soleil – De préférence polarisées.

Carte – Nous avons fait tous les treks sans carte papier, mais ça pourrait être utile ; à Pokhara/Katmandou, ça ne coûte pas plus de 400 roupies.

Batterie externe – Tu peux presque toujours recharger gratuitement dans les lodges, mais en haute altitude il faut payer, et avoir une batterie externe peut te faire économiser pas mal d’argent ; 10000mah sont largement suffisants si tu as seulement ton téléphone à recharger.

Trousse de premiers secours – Achètes-en une déjà toute prête ou prépare-la toi-même.

Chaussures de randonnée – Une paire de chaussures de randonnée est largement suffisante pour faire tous les parcours, mais si tu préfères les chaussures montantes, choisis-en une paire légère. J’ai utilisé une paire de Columbia Peakfreak, tandis que mon père une paire de Salomon LTR GTX.

Claquettes – Vraiment pratiques le soir pour faire respirer un peu les pieds et pour prendre la douche ; je déconseille les tongs, car elles sont inconfortables à porter avec les chaussettes qui sont nécessaires en altitude.

Chaussettes en laine mérinos – Rien ne bat la laine mérinos quand il s’agit de chaussettes de trek. Nous avons opté tous les deux pour une paire de Danish Endurance et nous avons été satisfaits. Au moins 2 – 3 paires, pour pouvoir les laver.

Crampons légers – Nous n’en avions pas, mais le jour du col de Thorong et celui du camp de base de l’Annapurna, ils auraient été utiles ; il faut dire cependant qu’en général en avril (quand nous avons fait le trek) il ne devrait déjà plus y avoir de neige. En gros, ça dépend de l’année et de la période de l’année à laquelle tu décides de faire les treks ; en automne et à la fin du printemps, je crois qu’ils sont toujours inutiles.

Bâtons de randonnée – Je crois qu’il n’est pas nécessaire de dépenser une fortune, ceux-ci d’AdventureAustria nous ont bien servi et sont vraiment économiques. Si tu es sceptique envers les bâtons de randonnée, je t’invite à changer d’avis, surtout sur les longues distances, ils aident énormément.

Doudoune – Si tu fais le circuit / camp de base à une période pas vraiment chaude, ces vestes sont vraiment pratiques, elles prennent peu de place et tiennent vraiment chaud.

Polaire – Le soir, mais aussi quand on marche au-dessus d’une certaine altitude, il ne fait pas vraiment chaud et avoir une polaire est vraiment pratique. J’ai porté la mienne pratiquement tous les soirs.

Veste imperméable ou poncho – En plus de 20 jours, nous n’avons pris la pluie qu’une seule fois, mais mieux vaut prévenir que guérir.

Trousse de toilette – Crème solaire, baume à lèvres, savonnette avec boîte et peut-être un morceau de savon de Marseille pour laver le linge, brosse à dents, dentifrice, déodorant et papier toilette (jamais fourni par les lodges).

À tout ça, j’ajouterais 2-3 t-shirts synthétiques qui sèchent vraiment vite une fois lavés, un pantalon léger convertible (les filles pourraient opter pour un legging) et un pantalon plus épais à porter le soir ou les jours plus froids en altitude, et enfin 3 paires de sous-vêtements.

C’est en gros tout ce dont tu as besoin pour le trek, mais tu peux toujours jeter un œil à ma liste complète des choses à emporter en voyage pour ne vraiment rien oublier.

Évidemment, ce n’est absolument pas nécessaire, mais personnellement j’essaie toujours de mettre mon corps dans les meilleures conditions possibles, et avoir des sels minéraux sous la main (à basse altitude, il peut faire vraiment chaud et on transpire beaucoup), du magnésium à prendre le soir pour détendre les muscles et peut-être des oméga 3 pour lutter contre les inflammations, surtout après 10 – 20 jours de trek, ne ferait pas de mal du tout.

Moments du quotidien.

Guide, porteur ou en indépendant : trek du Circuit de l’Annapurna, du camp de base et de Poon Hill

N.b. Malheureusement, à partir du 1er avril 2023, il n’est plus possible d’obtenir le TIMS si on n’est pas accompagné d’un guide. En gros, faire un trek quel qu’il soit dans la région de l’Annapurna sans guide n’est plus autorisé. Je trouve que c’est une vraie honte, une énième décision dictée par la cupidité qui se cache derrière des « questions de sécurité ». J’espère que le gouvernement népalais pourra revenir sur cette décision à l’avenir, mais pour le moment c’est la réalité.

Ceux qui me connaissent savent que je suis un énorme fan de l’indépendance et que je ne m’en remets à des tours organisés / des guides que quand c’est absolument nécessaire. Je préfère ça parce que, premièrement, j’aime vraiment le processus d’organisation et, deuxièmement, c’est presque toujours l’option la moins chère. De toute façon, je comprends parfaitement ceux qui veulent passer leurs vacances de façon plus relax sans trop se casser la tête.

Pour faire les treks, il n’est absolument pas nécessaire d’avoir un guide, le parcours est bien balisé, se perdre est pratiquement impossible et dans les rares occasions où tu pourrais avoir un doute (surtout sur la seconde partie du circuit, qui est moins fréquentée), avoir Organic Maps sous la main devrait lever tous tes doutes.

Si tu veux opter pour un tour organisé, GetYourGuide propose quelques options que tu peux réserver directement depuis chez toi, mais l’alternative est de passer par une agence locale une fois arrivé à Katmandou, où tu économiserais sûrement un peu ; de toute façon, attends-toi à payer au moins le double par rapport à une organisation en indépendant.

Un bon compromis pourrait être de te trouver un porteur / guide en demandant aux différentes agences de Pokhara et de Katmandou, ou même en chemin, où l’on voit souvent dans les lodges des panneaux du genre « Porters and guides available » ; cette solution est probablement encore plus économique.

De toute façon, j’ai vu vraiment pas mal de couples s’en remettre à une seule personne qui, en gros, te donne un coup de main en portant la plus grande partie du poids et fait en même temps office de guide. Le coût est d’environ 20 dollars par jour et ils peuvent porter jusqu’à 20-25 kilos, ce qui, je pense, est parfait même pour 3 personnes. Le prix inclut normalement aussi leur nourriture et leur hébergement.

Manang et ses fumées.

Aperçu de la nourriture et de l’hébergement sur les treks du Circuit de l’Annapurna, du camp de base et de Poon Hill

Commençons par parler des lodges (parfois appelées teahouses) que l’on rencontre sur le parcours, dont j’ai été agréablement surpris. Pratiquement chaque établissement où nous avons séjourné avait du wifi, de l’eau chaude et de l’électricité et, même si en altitude ces services sont souvent payants, le fait qu’ils soient presque toujours présents a été une vraie surprise.

On fournit en outre toujours au moins une couverture (bien épaisse) et on peut en demander une seconde sans frais supplémentaires ; comme nous avions le sac de couchage, nous n’en avons jamais eu besoin, et la seule fois où j’ai vu un panneau indiquant que la couverture supplémentaire serait payante, c’est au High Camp, qui est aussi le seul endroit où les toilettes étaient une latrine, mais à 4900 mètres, je pense que c’est acceptable ! Dans toutes les autres guesthouses, les toilettes ont toujours été correctes, parfois il y a même des WC, mais souvent ce sont des toilettes à la turque avec un seau pour tirer l’eau.

Les chambres sont vraiment simples et, pour la plupart, ce sont des doubles avec deux lits simples et une petite table de chevet au milieu ; à basse altitude, il est aussi possible d’avoir la salle de bain dans la chambre. Il y a ensuite toujours une salle commune (dining room) qui fait en gros office de salle à manger, et c’est aussi la seule pièce chauffée le soir quand l’altitude l’exige.

Pour conclure, ne t’attends pas à des hôtels de luxe, mais les hébergements sont absolument dignes ; bien sûr, plus on monte, plus ils deviennent basiques, les prises de courant (pas besoin d’adaptateurs) disparaissent des chambres, la douche chaude et le wifi deviennent payants, et ainsi de suite.

Un plat de Dal Bhat.

La nourriture proposée est en revanche pratiquement une constante tout au long du parcours ; la cuisine proposée est principalement de quatre types : népalaise, indienne, chinoise et enfin quelques plats occidentaux. Les menus comprennent en général : pâtes, riz ou nouilles sautés avec légumes/poulet/buffle/œufs/fromage, œufs durs/omelette, dal bhat (plat typique local avec du riz, des légumes et une soupe de lentilles), soupes (tomate, œufs, pommes de terre, ail, légumes, poulet, nouilles, etc. etc.), pizza, pancakes, porridge, muesli, différentes sortes de thé, café, boissons diverses.

N.b. Je déconseille la viande pour éviter les problèmes d’estomac, car les méthodes de conservation pourraient ne pas être vraiment au top.

Comme tu vois, il y a pas mal de variété, mais nous, personnellement, on finissait souvent par manger deux portions de Dal Bhat par jour, qui est de loin le meilleur plat si on parle de rapport coût/quantité, vu que le rab est pratiquement acquis et qu’on peut très souvent continuer à se faire remplir l’assiette jusqu’à éclater.

Pour ce qui est de l’eau, certains villages proposent des stations de ravitaillement sûres qui garantissent la potabilité de l’eau et sont clairement une solution plus écologique que les bouteilles en plastique. Comme je l’ai dit plus haut, je te conseille fortement l’un de ces trois : LifeStraw, filtre à eau et gourde filtrante : tu économises de l’argent et tu n’as pas à dépendre des stations de ravitaillement.

Aperçu des coûts des treks du Circuit de l’Annapurna, du camp de base et de Poon Hill

Nourriture

Petit-déjeuner (porridge, omelette, muesli)

À basse altitude : 300 – 400 roupies.

En altitude (au-dessus de 3000 – 3500m) : 500 – 600 roupies.

Déjeuner/dîner (riz sauté, pizza, pâtes, dal bhat, etc. etc.)

À basse altitude : 450 – 500 roupies.

En altitude (au-dessus de 3500m) : 700 – 800 roupies.

Soupes

À basse altitude : 200 – 250 roupies.

En altitude (au-dessus de 3500m) : 300 – 450 roupies.

Thé

À basse altitude : 50 roupies.

En altitude (au-dessus de 3500m) : 120 roupies.

Eau

À basse altitude : 50 – 100 roupies.

En altitude (au-dessus de 3500m) : 200 roupies.

Comme je l’ai dit plusieurs fois dans ce guide, je te conseille fortement une LifeStraw, ou un filtre à eau, ou une gourde filtrante.

Hébergement

L’hébergement est vraiment bon marché, très souvent il est même gratuit en prenant 2-3 repas, surtout si on a envie de marchander. Nous, par exemple, nous n’avons payé la chambre qu’au High Camp (350 roupies chacun) et à Deurali (500 roupies pour une double).

Être à deux donne certainement une position avantageuse quand il s’agit de négocier le prix, mais même seul, à basse altitude, on peut facilement dormir gratuitement ou en tout cas en ne payant pas plus de 100-200 roupies.

Sur le parcours qui mène au camp de base, les lodges sont nettement plus réticentes à offrir la chambre gratuitement, surtout de Bamboo en montant ; j’imagine qu’avec la grande affluence de monde, il n’y a pas besoin de brader les chambres.

Une lodge classique sur le parcours.

Coût total de notre trek (Circuit + Poon Hill + camp de base)

Pour conclure, le coût de notre trek, deux jours à Katmandou (avant et après le trek) compris, permis, nourriture, hébergement et transport (bref, absolument tout sur les 22 jours, sauf le visa d’entrée dans le pays), a été de 310 € chacun, ce qui se traduit par environ 15 € par jour chacun. Si tu es seul, tu finiras probablement par dépenser un peu plus, et c’est pareil si tu t’offres quelques boissons alcoolisées ou une autre petite folie.

Je te conseille de toute façon de commencer le trek avec l’équivalent d’au moins 20 € en roupies en liquide ; sur le parcours, il y a sûrement des distributeurs à Besisahar et à Jomsom, mais je n’y compterais pas trop, payer par carte est pratiquement impossible.

Fais le plein de liquide à Katmandou ou à Pokhara : Nabil Bank permet de retirer jusqu’à 35000 roupies avec des frais de 500 roupies (avec ma carte Maestro de CheBanca), tandis que Standard Chartered Bank permet de retirer jusqu’à 25000 sans frais (avec ma carte Mastercard de N26, mais probablement que les Visa retirent gratuitement aussi). Ce sont les deux meilleures options pour retirer, selon la carte dont tu disposes.

Pour plus d’infos sur les cartes à utiliser à l’étranger (sans dépenser une fortune en frais bancaires), je te conseille vivement de jeter un œil à cet article.

Le sentier qui part d’Upper Pisang.

Sécurité sur les sentiers du Circuit de l’Annapurna, du camp de base et de Poon Hill

Toute la zone (et plus généralement le Népal) est extrêmement sûre, je ne me suis jamais senti menacé, les gens du coin sont extrêmement cordiaux et serviables tout au long du parcours. Les sentiers sont bien tracés et fréquentés, faciles à suivre, mais comme je l’ai dit plusieurs fois, tu peux toujours consulter Organic Maps en cas de doute.

Le seul vrai danger peut être l’altitude ; surtout si tu décides de faire le circuit, tu pourrais ressentir ce qu’on appelle le mal aigu des montagnes : en effet, après 3000 – 3500 mètres, certaines personnes pourraient commencer à ressentir quelques symptômes : manque d’appétit, difficulté à respirer, mal de tête, difficulté à dormir, fatigue, vomissements, etc.

Voici quatre conseils utiles :

  • La règle la plus importante de toutes est d’éviter d’en faire trop, monte à un rythme régulier. L’idéal est de monter plus lentement que ce que tu sens pouvoir supporter.
  • Ne sous-estime pas les symptômes : tant que c’est un léger mal de tête avant d’aller au lit et que le lendemain tu te sens bien, il n’y a aucun problème, mais si les symptômes persistent, évite de gagner encore de l’altitude, souvent une journée d’acclimatation / de repos est largement suffisante pour ensuite continuer. Dans certains cas, il est conseillé de descendre de quelques centaines de mètres et, une fois que tu te sens mieux, de reprendre la montée. En gros, ne continue jamais à monter si tu te sens mal.
  • Après 3000 mètres, il est conseillé de ne jamais dormir plus de 500 mètres au-dessus de la nuit précédente. Pour être honnête, nous avons souvent dépassé cette recommandation sans aucun problème, mais de toute façon je me limiterais à 700/800 mètres au maximum.
  • Bois beaucoup d’eau. Rester hydraté est fondamental.

Il existe en outre certains médicaments, comme le Diamox (acétazolamide), qui aident à prévenir le mal des montagnes, mais honnêtement je n’ai aucune expérience à ce sujet et je ne suis pas un grand fan des médicaments ; à mon avis, il vaut mieux écouter son corps plutôt que de compter sur les médicaments : acclimate-toi tranquillement et, si les symptômes s’aggravent, redescends. Garde quand même à l’esprit que le Diamox est un médicament qui nécessite une ordonnance et que certains trekkeurs prennent à titre préventif, donc si tu penses l’utiliser, parles-en avec ton médecin avant de partir.

Enfin, ne pars jamais sans assurance voyage ; si tu as l’intention de faire seulement le trek de Poon Hill, tu as plusieurs très bonnes options (jette un œil à l’article), si en revanche tu veux faire le circuit ou le camp de base de l’Annapurna, les trois seules assurances qui couvrent cette activité (à ma connaissance) sont World Nomads, qui permet d’assurer les treks jusqu’à 6000 mètres en l’ajoutant comme activité supplémentaire, TrueTraveller, qui offre avec le pack « Extreme Pack » une couverture pour les treks au-dessus de 4600m, et enfin SafetyWing, qui couvre les treks jusqu’à 6000 mètres avec le pack « Adventure Sports ». Comme je l’ai dit plus haut, la plupart des autres assurances s’arrêtent à 3500 mètres, certaines même avant.

N.b. À la lumière de pratiques frauduleuses de la part de certains tour-opérateurs locaux, si tu avais réellement besoin d’une évacuation en hélicoptère, il est important d’essayer de contacter l’assurance pour tout organiser de façon à éviter les contestations.

 

Un des nombreux ponts suspendus.

Où dormir à Katmandou et Pokhara

Il est très probable que, pendant ton voyage au Népal, tu devras passer au moins une nuit dans l’une des deux villes ; voici quelques hébergements qui pourraient te convenir.

Katmandou

J’ai passé deux semaines à Katmandou, où j’ai essayé plusieurs hébergements, d’abord avec mon père, puis tout seul pendant que j’attendais mon visa pour l’Inde. Voici mes conseils.

Gurung’s Home – Prix cassés aussi bien pour le dortoir que pour les chambres privées.

The Sparkling Turtle Backpackers Hostel – Super auberge de jeunesse à un très bon prix avec un personnel vraiment gentil. Le seul bémol est l’emplacement : elle se trouve en effet à environ 3km du centre de Thamel, près du Monkey Temple, pour le reste elle est vivement conseillée.

Andes House – Chambres privées propres et pas chères en plein centre de Thamel.

Pokhara

HOTEL FORESTWAY Hostel & Backpackers – Super auberge de jeunesse pas chère à 50 mètres du lac, qui propose aussi des chambres privées.

Hotel Santana – Si tu cherches uniquement une chambre privée pas chère où dormir avant ou après ton trek, ne cherche pas plus loin.

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