Voyage en Indonésie en indépendant

L’Indonésie, avec ses paysages variés, qui vont des zones montagneuses du centre aux magnifiques plages en passant par les rizières en terrasses, sans oublier la culture, les nombreux temples et mosquées, l’excellent surf et la plongée, est sans aucun doute une destination spectaculaire.

Au fil des années, j’ai passé environ cinq mois à voyager en sac à dos dans le pays, et dans ce guide tu trouveras plein d’infos utiles et de conseils pour organiser au mieux ton voyage en Indonésie.

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Nepal Van Java.

Quand partir en Indonésie

Tout l’archipel indonésien a un climat tropical et on y distingue deux saisons : la saison des pluies, qui va de novembre à mars, avec janvier et février qui sont généralement les mois les plus pluvieux, et la saison sèche, qui va d’avril à octobre.

Si possible, il vaut mieux éviter les mois de juillet et août, qui correspondent à la très haute saison. Des destinations particulièrement populaires comme Bali sont littéralement prises d’assaut, mais il est tout aussi vrai qu’en visitant des îles moins touristiques comme Sumba, même en plein mois d’août tu verras très peu de touristes.

Pour conclure, en général la meilleure période pour visiter l’Indonésie, ce sont les mois d’avril à juin et de septembre à octobre, quand le climat est bon, qu’il y a moins de touristes et que les prix sont plus bas qu’en haute saison. Ça fait de l’Indonésie une excellente destination où passer le pic de la saison des pluies dans le reste de l’Asie du Sud-Est.

Parc national de Komodo.

Formalités et vaccins pour entrer en Indonésie

Les détenteurs d’un passeport italien reçoivent un visa touristique directement à l’aéroport, « on arrival », d’une durée de 30 jours à partir du moment où ils entrent dans le pays. Ce visa se paie en liquide et coûte 500 000 IDR. Les règles changent selon ta nationalité, vérifie la tienne.

Cela dit, pour plus de praticité, je te conseille d’obtenir le visa en ligne avant l’arrivée, pour éviter la file d’attente à l’aéroport. Faire le visa en ligne est particulièrement important surtout pour ceux qui comptent le prolonger de 30 jours supplémentaires : c’est la seule façon de pouvoir faire aussi la procédure de prolongation en ligne, alors que si tu l’as obtenu à l’aéroport, il faut aller au bureau de l’immigration ou passer par un agent. Voici le site officiel, le visa en question est le « B1 » et il coûte toujours 500 000 IDR. Comme je te l’ai dit, si tu veux rester plus de 30 jours, ce visa peut être prolongé une seule fois, pour un séjour total de 60 jours, en payant encore 500 000 IDR. Fais cependant attention, car pendant la demande de visa il faut téléverser une preuve de sortie du pays dans la durée du visa (donc dans les 30 premiers jours) ; par conséquent, si le vol en question tombe en dehors des 30 premiers jours de visa, tu risques que le visa te soit refusé. Ici tu trouves quelques solutions possibles.

Le volcan Inerie.

Si tu veux rester plus de 60 jours, tu pourrais sortir du pays et y rentrer en faisant la classique « visa run », mais personnellement je te conseille plutôt de demander le visa « C1 », qui coûte 1 500 000 IDR. Ce visa peut être prolongé jusqu’à deux fois, pour un séjour total de 180 jours. Là aussi, pendant la demande de visa il faut téléverser une preuve de sortie du pays dans la durée du visa et la copie d’un relevé bancaire qui prouve que tu as au moins 2 000 $ à ton nom. Dans tous les cas, je te conseille de consulter le site officiel ; pour une fois, il est bien fait et les informations sont claires.

En ce qui concerne les vaccins obligatoires, le seul exigé est celui contre la fièvre jaune, uniquement si tu viens d’un pays à risque. De plus, quand on voyage, je recommande toujours l’hépatite A et l’hépatite B. Pour des informations à jour sur les visas et le reste, je te conseille aussi de consulter le site de conseils aux voyageurs du ministère des Affaires étrangères de ton pays (par exemple, en France, Conseils aux voyageurs).

Les arbres dansants de Sumba.

Que faire et que voir en Indonésie

Dans ce guide, les prix sont exprimés dans la monnaie locale, appelée « roupie indonésienne » et souvent abrégée simplement en « IDR ». Le taux de change est d’environ 1 € = 20 000 IDR. Pour le taux de change actuel, je te conseille de jeter un œil à cette page.

Vu la géographie de l’Indonésie, je pense qu’il est logique de diviser cette section par îles avant même de parler des destinations à l’intérieur de celles-ci. Pour la carte que tu trouves ci-dessous, j’ai appliqué plus ou moins la même logique.

N.B. Plusieurs fois au fil du guide, tu trouveras des liens vers https://www.alltrails.com/. Si tu veux utiliser la navigation hors ligne directement depuis l’appli AllTrails, tu dois passer à la version pro. Tu peux toutefois contourner le problème en téléchargeant les coordonnées depuis la version desktop du site au format « Google Earth KML », puis en les important dans Organic Maps, qui est de loin l’une de mes applis préférées pour voyager.

Lever de soleil au sommet du Kelimutu, en bonne compagnie.

SUMATRA

Bien que ce soit la plus grande île d’Indonésie, Sumatra reçoit une fraction du tourisme des îles plus populaires comme Bali, Java et Lombok, mais il y a quand même un bon niveau d’hébergements, surtout dans le centre et le nord.

Banda Aceh

Banda Aceh, capitale de la province indonésienne d’Aceh, se trouve à la pointe nord-ouest de Sumatra. Connue pour son riche patrimoine islamique, c’est aussi la seule région d’Indonésie où la charia (loi islamique) est officiellement appliquée. Malheureusement, la ville se distingue aussi pour avoir été l’une des plus dévastées par le terrible tsunami de 2004.

Que faire et que voir à Banda Aceh

Pour la plupart des voyageurs, Banda Aceh n’est rien d’autre qu’une étape obligée pour rejoindre la proche Pulau Weh, l’île qui se trouve au large de la ville et que les locaux appellent « Sabang ». Cela dit, si tu arrives en ville trop tard pour aller directement sur l’île, si tu veux couper le trajet ou simplement si tu as envie de passer du temps à explorer la ville et ses environs, il y a de quoi faire.

Il y a quelques monuments dédiés au tsunami comme celui-ci (Google Maps) et le PLTD Apung (Google Maps) qui fait office de musée. En centre-ville, je te conseille aussi la mosquée Masjid Raya Baiturrahman (Google Maps), où pour 15 000 IDR tu peux monter au sommet du minaret qui domine la ville.

Enfin, si tu décides de louer un scooter, à Pantai Lampuuk (Google Maps) tu peux surfer ou simplement passer la journée à la plage, et plus au sud il y a une cascade, Wisata Air terjun suhom (Google Maps), qui d’après le personnel de l’auberge n’est pas du tout bien entretenue, notamment à cause de beaucoup de saleté.

L’un des monuments dédiés au tsunami.

Où dormir à Banda Aceh ?

J’ai passé une nuit au Lala Hostel, rien d’exceptionnel mais propre et fonctionnel. Le personnel est vraiment gentil et serviable. Recommandé.

Comment aller à Banda Aceh ?

La seule liaison terrestre sensée est le bus depuis et vers Medan, mais ça fait quand même plus de 12 heures et, du moins pendant ma visite, il n’y avait que des bus de nuit (Google Maps). À moins d’avoir un budget extrêmement limité, je te conseille de prendre l’avion : si tu réserves à l’avance, les vols vers Medan sont vraiment pas chers. Je tiens aussi à te signaler qu’il y a des liaisons directes vers Kuala Lumpur, en Malaisie, avec AirAsia. Pour qui a en tête un voyage itinérant en Asie du Sud-Est, en gros, Banda Aceh se prête bien comme première ou dernière étape en Indonésie.

De l’aéroport au centre-ville, les taxis demandent 100 000 IDR, mais si tu voyages léger, tu peux te faire emmener en scooter pour 50 000 IDR (Google Maps).

Bunker japonais à Pulau Weh.

Pulau Weh

Pulau Weh, ou Sabang, est une petite île volcanique au nord de Banda Aceh. Le récif corallien qui l’entoure offre d’excellentes plongées, mais aussi tout simplement de belles plages, sans les foules qui caractérisent d’autres parties de l’Indonésie.

Que faire et que voir à Pulau Weh

Sur l’île aussi, la charia est en vigueur. J’avais lu que les bikinis étaient interdits et que le vendredi, à certaines heures, il n’était pas permis de se baigner, mais d’après mon expérience, les touristes ont le droit de faire un peu ce qu’ils veulent et, dans les faits, la loi ne s’applique qu’aux locaux.

Snorkeling et plongée

Pantai Iboih (Google Maps) et ses environs, c’est la meilleure zone pour faire du snorkeling, et c’est aussi là que se trouvent la plupart des centres de plongée, au cas où ça t’intéresserait (l’autre option est Gapang Beach, pas très loin). J’avais un petit problème à l’oreille, donc je n’ai pas plongé, mais deux ou trois amis m’ont confirmé que le récif corallien est en bonne santé et que les plongées sont excellentes. Ici, tu peux aussi organiser des sorties en bateau pour le snorkeling, ou, si tu préfères, tu peux simplement louer un masque et un tuba et opter pour le « fais-le toi-même » comme je l’ai fait. La location pour la journée entière coûte 20 000 IDR.

Si tu optes pour le « fais-le toi-même », je te conseille de marcher jusqu’à cette plage ; le sentier le long de la côte est tracé sur Organic Maps et, de toute façon, il est vraiment facile à suivre. La plage en question est pratiquement déserte : quand je suis arrivé, il n’y avait personne, et pendant que j’y étais, il n’est venu qu’un seul bateau avec deux ou trois touristes, qui ont fait un peu de snorkeling avant de continuer vers l’étape suivante de leur tour.

Si tu n’as pas envie de marcher, Pantai Teupin Serkui (Google Maps) se trouve au début du sentier le long de la côte ; elle est tranquille, il y a plein d’ombre et deux ou trois restaurants où manger à des prix modestes. Depuis la plage, tu peux faire du snorkeling le long de la côte jusqu’à Pantai Yulia (Google Maps). Je déconseille de traverser la baie jusqu’à l’île qui se trouve en face, parce qu’il y a beaucoup de bateaux qui font des allers-retours et ça pourrait être dangereux.

La petite baie « déserte » mentionnée plus haut.

Tour de l’île

Si tu décides de louer un scooter, tu peux faire le tour complet de l’île en une journée. Les routes sont en très bon état et il y a très peu de circulation. Si tu loges du côté de Sabang, tu peux commencer par le bunker japonais Anoi Itam (Google Maps) ; ils demandent 3000 IDR pour l’entrée et 3000 IDR de plus pour le parking. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un bunker construit par les Japonais pendant l’occupation lors de la Seconde Guerre mondiale. Honnêtement, il n’y a pas grand-chose à voir, mais vu le prix, on peut aussi s’arrêter y jeter un œil.

Je te conseille ensuite de continuer vers le volcan Jaboi (Google Maps) ; ici ils demandent 20 000 IDR aux étrangers et proposent un guide payant, mais il n’est absolument pas nécessaire. Il y a plusieurs sentiers ; je te conseille de suivre les indications pour kawah 4, qui mène au petit cratère (le sentier est aussi tracé sur Organic Maps).

Le volcan Jaboi

La courte randonnée est sympa et agréable, surtout si on n’a jamais vu de paysage volcanique. Moi, je l’ai faite en tongs, et disons qu’il vaut peut-être mieux avoir une paire de chaussures ; en plus, si c’est une journée particulièrement chaude, entre les bouffées de chaleur qui montent du sol et la chaleur de dehors, on cuit littéralement ! Alors essaie au moins d’éviter les heures du milieu de la journée. Pas très loin, il y a aussi des sources chaudes (Google Maps), mais j’avais déjà bien assez chaud et ça ne me semblait vraiment pas une bonne idée d’y aller. Cela dit, je suis sûr que le soir, ou peut-être pendant une journée de pluie, ça peut être un endroit agréable à visiter.

L’étape suivante est Pasir Putih Beach (Google Maps), aussi connue sous le nom de « White Sand Beach ». La plage est très jolie et, même un dimanche, il n’y avait personne, mais malheureusement, comme il n’y a pas de resorts qui l’entretiennent, ce n’est pas l’une des plus propres. Un peu plus au nord, le long de la côte, il y a Wisata Gua Sarang (Google Maps), une attraction particulièrement populaire auprès des touristes locaux. Ce sont des grottes naturelles avec toute une série de « photo spots » que les locaux adorent ; je n’y suis même pas entré, mais je te laisse en juger. Même chose pour le Kilometer Nol Monument (Google Maps), qui représente le point le plus septentrional de l’Indonésie : ça m’a semblé une connerie, mais vois un peu par toi-même ! Enfin, tu pourrais faire un saut à la cascade Pria Laot (Google Maps) ; j’y suis allé pendant le week-end, avec tous les enfants de l’île à la maison parce qu’il n’y avait pas école, donc c’était super bondé et disons que, comme souvent en Indonésie, côté propreté, la situation n’était pas des meilleures. Mais si tu cherches un peu de fraîcheur pendant la journée et que tu évites le week-end, ce n’est pas si mal.

White Sand Beach.

Où dormir à Pulau Weh ?

J’ai pris une chambre au Pondok Simpang Tiga, une chambre très économique avec la climatisation. Le personnel a été vraiment gentil, il m’a trouvé un scooter flambant neuf pour 100 000 IDR par jour et le jour de mon départ, il m’a même emmené gratuitement jusqu’au port. Cela dit, si tu es prêt à dépenser un peu plus, il y a sûrement de meilleures options.

Pendant mon séjour sur l’île, je me suis lié d’amitié avec quelques gars du personnel du Casa Nemo Beach Resort & Spa et j’y ai passé plus d’une soirée. L’établissement est très beau et, même s’ils ne le font pas savoir en ligne, ils ont un dortoir à des prix intéressants. De toute façon, la propriété donne directement sur la mer et ce n’est pas mal du tout.

Comment aller à Pulau Weh ?

Depuis le port de Banda Aceh (Google Maps), il y a au moins deux ou trois départs par jour, aussi bien en ferry (environ 2 heures, 35 000 IDR) qu’en speed boat (environ 30 minutes, 100 000 IDR). Les horaires semblent changer souvent, donc je te conseille de consulter la page Instagram Discover Sabang, où ils sont publiés tous les jours dans les stories. Pour rejoindre le port depuis la ville, tu peux simplement utiliser Grab ou Gojek, mais sache qu’on te déposera devant le port et, de la même façon, à ton retour, tu dois obligatoirement sortir du port pour utiliser les deux applis, sinon tu dois forcément prendre un taxi traditionnel. Dans tous les cas, c’est à moins de cinq minutes à pied, donc ce n’est absolument pas un problème, à moins de voyager très chargé.

Une fois arrivé au port de l’île, j’ai trouvé pour 50 000 IDR quelqu’un pour m’emmener en scooter jusqu’à la guesthouse. Les taxis demandaient le double, même si, évidemment, ça dépend de l’endroit de l’île où tu comptes loger. Avec le recul, j’aurais loué un scooter directement au port, et c’est ce que je te conseille de faire si tu voyages assez léger. D’autant plus qu’il n’y a aucun type de transport public sur l’île.

La cascade Pria Laot.

Medan

N.B. Medan, Bukit Lawang, Berastagi et le lac Toba forment un circuit bien établi parmi les voyageurs, au point qu’il existe un vrai réseau de taxis partagés qui fait la navette entre les différentes destinations. Certains, surtout des familles, décident même de prendre un chauffeur privé pour une dizaine de jours. Si ça t’intéresse, sur Backpacking Sumatra (Indonesia) ou Indonesia Backpackers, tu devrais pouvoir récupérer quelques numéros WhatsApp sans trop de problèmes. Sinon, beaucoup d’hébergements ont sûrement quelques contacts et tu pourrais demander directement à ceux qui gèrent les établissements. Une dernière option est aussi de contacter, via WhatsApp avec le numéro que tu trouves au lien, Bagus Holidays Taxi. D’après ce qu’on m’a dit, on paie en général un forfait journalier plus l’essence. Enfin, tu pourrais envisager de louer un scooter à Medan comme l’ont fait deux ou trois amis. AXE RENTAL MOTOR MEDAN est souvent recommandé et, si tu veux, ils livrent aussi le véhicule à l’aéroport.

La capitale du Sumatra du Nord est la troisième plus grande ville d’Indonésie, mais elle n’a pas grand-chose à offrir au voyageur de passage. Bondée et sale, la plupart des voyageurs ont tendance à arriver en ville et à repartir dans la même journée.

Kantor Pos Medan.

Que faire et que voir à Medan

Si tu décides de passer une journée en ville, dans le centre il y a deux ou trois bâtiments coloniaux comme l’Old City Hall (Google Maps) et le Kantor Pos Medan (Google Maps). Moi, j’y suis passé en sortant de la gare, rien d’exceptionnel. Je crois en revanche que la Tjong A Fie Mansion (Google Maps) mérite la visite : c’est en gros la copie de la Blue Mansion de George Town, en Malaisie. J’avais visité cette dernière deux semaines avant, donc je n’ai pas ressenti le besoin d’y aller, mais je pense que ça peut être intéressant, ou du moins la visite en Malaisie l’a été. Tjong A Fie, le magnat surnommé aussi le Rockefeller de l’Est, passait en effet beaucoup de temps à Medan et y avait fait construire une réplique de sa résidence principale. La visite guidée coûte 35 000 IDR.

Je ne suis pas allé non plus à la mosquée Masjid Raya Medan (Google Maps), qui est pourtant souvent recommandée. Conçue par un architecte néerlandais en mélangeant des styles marocain, européen, moyen-oriental et malais, elle a l’air vraiment très impressionnante. À peu de distance se trouve l’Istana Maimun / Maimoon Palace (Google Maps), mais les avis ne sont certainement pas enthousiasmants ; apparemment, on peut visiter deux pièces en tout et pour tout, qui ont toutefois été remplies de souvenirs.

Enfin, le Maha Vihara Maitreya (Google Maps), juste à la sortie de la ville, est l’un des plus grands temples bouddhistes du pays.

Old City Hall.

Où dormir à Medan ?

Si tu décides de passer la nuit en ville, le RedDoorz Hostel @ Capsule Inn Medan n’est pas mal du tout. J’y ai passé une nuit en arrivant de Banda Aceh. Ambiance propre et emplacement pas trop loin ni du centre ni de la gare routière. Si en revanche tu as un vol tôt le matin ou que, pour une raison quelconque, tu veux rester près de l’aéroport, je te conseille le My Studio Hotels Kualanamu Airport Medan, un emplacement stratégique pour quiconque veut éviter de finir en ville avec toutes les conséquences que ça implique. Ils proposent aussi un service de navette vers l’aéroport.

Comment aller à Medan ?

Comme je te l’ai dit, il y a des bus de nuit qui arrivent de Banda Aceh, mais un vol, si tu réserves à l’avance, coûte à peine plus cher et te fait gagner pas mal de temps. Depuis l’aéroport, il y a un train rapide vraiment pratique qui va directement à la gare centrale (Google Maps) et inversement pour 40 000 IDR, avec des départs assez fréquents (tu trouves les horaires sur Google Maps). Sinon, il y a des bus DAMRI vers d’autres destinations de la ville.

Orang-outan à Bukit Lawang.

Bukit Lawang

Bukit Lawang est réputé pour être l’un des rares endroits au monde où l’on peut observer presque à coup sûr des orangs-outans en liberté. Tout a commencé avec un programme de réintroduction officiellement terminé en 2001, il y a bien longtemps. Malheureusement, dans les faits, les locaux n’ont jamais cessé de s’occuper des orangs-outans, qui savent très bien qu’ils peuvent facilement trouver de la nourriture près des camps où dorment les touristes. J’ai vu de mes yeux des orangs-outans venir chercher les restes des différents repas. Qu’on le veuille ou non, l’économie locale dépend entièrement de leur présence, les incitations sont plutôt claires. En gros, même s’ils sont « libres » et vivent dans leur habitat naturel, il s’agit à tous les effets d’orangs-outans semi-sauvages. Bien ? Mal ? Indifférent ? À toi de choisir.

Bat Cave.

Que faire et que voir à Bukit Lawang

Les randonnées dans le parc national de Gunung Leuser pour voir les orangs-outans sont clairement l’activité numéro un à Bukit Lawang. Cela dit, avec un peu de chance, tu pourrais voir aussi d’autres animaux. Par exemple, en plus d’une dizaine d’orangs-outans, j’ai vu plein de Thomas’s leaf monkeys, des macaques et deux gibbons.

Il y a des options pour tous les goûts (ici tu trouves quelques programmes standard), des randonnées à la journée – où on rentre en gros dormir dans le confort de sa guesthouse – aux randonnées de deux, trois jours ou plus – pendant lesquelles on passe la nuit à l’intérieur du parc dans des structures très spartiates mais, tout compte fait, pas si mal si on a un minimum d’esprit d’adaptation.

Moi, j’ai opté pour le tour de trois jours et deux nuits qui se termine par du rafting, pour lequel presque toutes les agences demandent officiellement 170 € par personne, mais on peut payer beaucoup moins. Avec deux autres gars rencontrés à la guesthouse (Jhony’s Backpacker), nous avons payé environ 130 € par personne en marchandant sur place. Ils parlent de trek, mais en réalité on ne marche pas beaucoup, au contraire, on marche très peu. Dans l’ensemble, ça a été une expérience agréable. Si tu cherches quelque chose de plus authentique, tu ferais probablement mieux de regarder ailleurs ou d’organiser quelque chose sur mesure : les guides sont prêts à s’enfoncer dans la forêt autant que tu veux pendant des semaines, avec en plus plus de chances de voir des animaux plus timides, comme le tigre de Sumatra 🙂 On m’a dit que, si on veut, on peut organiser la traversée jusqu’à Ketambe.

Une maman orang-outan et son petit en train de manger les restes.

Il n’y a pas grand-chose d’autre à faire à Bukit Lawang. Je suis allé à la Bat Cave (Google Maps), mais ce n’est pas grand-chose et, en plus, ils demandent 25 000 IDR pour entrer. Tu pourrais plutôt faire un saut au marché local (Google Maps) ou simplement te baigner avec les habitants du coin près de la passerelle piétonne qui traverse le village (Google Maps).

N.B. Je te conseille de retirer du liquide à Medan avant d’arriver à Bukit Lawang, parce qu’ici les distributeurs sont peu fiables, voire totalement absents.

Où dormir à Bukit Lawang ?

J’ai dormi au Jhony’s Backpacker avant et après le trek, un logement basique mais extrêmement économique et, tout compte fait, pas mal du tout. J’ai aussi fait le trek avec Jhony. Un personnage un peu particulier, mais honnête et gentil.

Comment aller à Bukit Lawang ?

Depuis et vers Medan, pendant la journée, il y a des liaisons fréquentes à bord de minibus orange qui partent de ce point (Google Maps). Ils sont garés le long de la route devant la boulangerie et sont faciles à reconnaître. Aux étrangers, ils demandent 50 000 IDR. Ne va pas au Terminal Pinang Baris Medan (Google Maps) comme certains le suggèrent, parce que la mafia locale essaiera de te faire payer encore plus. Le dernier arrêt est le terminal de Bukit Lawang (Google Maps). Sinon, il y a les taxis partagés, comme décrit plus haut.

Thomas’s leaf monkey.

Tangkahan et Ketambe

Tangkahan et Ketambe sont deux alternatives moins touristiques pour quiconque veut éviter les « foules » de Bukit Lawang et potentiellement vivre une expérience plus éthique. Je n’ai visité ni l’une ni l’autre, alors prends ce qui suit avec des pincettes. Ketambe est, à certains égards, le village jumeau de Bukit Lawang : ici aussi, le gouvernement indonésien avait mené un programme de réintroduction des orangs-outans et construit toute une série d’hébergements, en faisant dans les faits une autre entrée officielle du parc national de Gunung Leuser. Mais comme il est beaucoup plus pénible à atteindre que Bukit Lawang, il s’est beaucoup moins développé comme destination touristique au fil des années et, d’après ce qu’on m’a rapporté, il garde justement pour cette raison une atmosphère bien plus authentique. Si ça t’intéresse, tu trouves des informations détaillées sur comment rejoindre Ketambe en transports en commun sur cette page.

Tangkahan se trouve en revanche à peu de distance de Bukit Lawang : avec l’amélioration récente de la route, les deux villages sont à un peu plus d’une heure de voiture. Ici, en plus de la possibilité de voir des orangs-outans, il y a aussi un projet de conservation dédié aux éléphants. Malheureusement, jusqu’à il n’y a pas très longtemps, il était possible de monter sur les éléphants. Les choses semblent avoir changé récemment, mais certains avis restent quand même négatifs. Dans tous les cas, tu peux simplement organiser quelques treks dans la jungle ou visiter quelques cascades, le tout dans un contexte qui devrait être moins touristique qu’à Bukit Lawang. Sur cette page tu trouves plein d’infos.

Berastagi

Berastagi, au cœur des Karo Highlands et entourée de volcans actifs, offre des paysages saisissants, un climat agréable toute l’année et c’est une excellente étape pour couper le trajet vers le lac Toba. Avant même d’arriver à Berastagi, si tu as un chauffeur ou que tu voyages en scooter, tu peux envisager de t’arrêter à la cascade Air Terjun Teroh-Teroh Petar (Google Maps).

Que faire et que voir à Berastagi

Dans le centre de Berastagi, il n’y a pas grand-chose à voir ; je te conseille de faire un saut au petit musée dédié à la culture karo batak, c’est-à-dire la population indigène du plateau (Google Maps) : ce n’est rien d’exceptionnel, mais l’entrée ne coûte que 8000 IDR et, puisque tu y es, passe au marché voisin (Google Maps). À la sortie de la ville, il y a le Taman Alam Lumbini (Google Maps), un temple bouddhiste que m’avait recommandé le personnel de la guesthouse, mais je n’y suis pas allé.

Le musée dédié à la culture karo batak.

Mount Sibayak

Le volcan Sibayak est une belle randonnée pas du tout difficile, qu’on peut faire tranquillement depuis Berastagi (AllTrails). L’entrée pour les étrangers coûte 20 000 IDR, à payer au début du sentier principal (Google Maps). Moi, je suis monté un dimanche matin et il y avait un monde fou sous les tentes. Medan n’est pas très loin et, pour les locaux, c’est une randonnée très populaire à faire le week-end.

Dans tous les cas, il n’est absolument pas nécessaire de se joindre à un tour guidé. Plutôt, si tu veux monter pour voir le lever du soleil, comme beaucoup décident de le faire, selon l’endroit où tu loges, tu pourrais devoir organiser le transport (pendant la journée, il y a des minibus qui partent du centre). Moi, j’ai marché directement depuis la guesthouse. Une fois arrivé au cratère, au lieu de revenir par le même sentier, tu pourrais descendre en direction du village où se trouvent les sources chaudes (AllTrails).

Mount Sibayak avec le Mount Sinabung en arrière-plan.

Dans tous les cas, dans le « village des sources chaudes » il y a plein d’établissements ; moi, un peu au hasard, j’ai fini au Mitra Sibayak Hot Spring (Google Maps). L’entrée coûte 15 000 IDR et, tout compte fait, je te le recommande. Après un bain thermal bien mérité, je suis rentré à la guesthouse, toujours à pied, mais si tu veux, il y a les habituels minibus locaux qui font des allers-retours en direction de Berastagi pour 7000 IDR (Google Maps).

Le village des sources chaudes vu d’en haut.

Mount Sinabung

Le Gunung Sinabung a été particulièrement actif ces dernières années et il est donc fermé au public ; monter jusqu’au cratère est actuellement interdit. Si les choses devaient changer à l’avenir, je suis sûr que ça peut être une belle randonnée. Demande des informations à jour une fois sur place. Ici tu trouves les détails du sentier (AllTrails).

Où dormir à Berastagi ?

J’ai dormi au Sibayak Multinational Rest House et je te le recommande fortement. La chambre où j’étais avait connu des jours meilleurs, mais le jardin extérieur, l’hospitalité de la famille et l’excellente cuisine à prix honnêtes en font une très bonne option. En plus, pour ceux qui sont prêts à marcher un peu plus, comme je te l’ai dit, on peut faire la randonnée jusqu’au volcan en partant directement de la guesthouse.

Comment aller à Berastagi ?

Depuis Bukit Lawang, j’ai pris le « tourist bus », c’est-à-dire le taxi partagé, en payant 200 000 IDR. À ma connaissance, les transports publics ne sont pas une option, ou du moins pas sans retourner à Medan, d’où il y a ensuite des liaisons directes vers Berastagi.

Le lac Toba.

Lac Toba

Le lac Toba est le plus grand lac volcanique du monde ; il mesure environ 100 kilomètres de long et 30 de large. La principale zone touristique est le village de Tuk-Tuk, qui se trouve sur l’île de Samosir au milieu du lac, épicentre de la culture batak. Les rives du lac Toba offrent un refuge tranquille aux voyageurs qui cherchent quelques jours de détente.

Que faire et que voir au lac Toba

Comme pour Berastagi, avant même d’arriver au lac Toba, si tu as un chauffeur ou que tu voyages en scooter, tu peux envisager de t’arrêter à la cascade Air Terjun Sipiso Piso (Google Maps), qui avec ses 120 mètres de haut est l’une des cascades les plus hautes du pays, et à Bukit Gajah Bobok (Google Maps), où il y a un beau point de vue.

À Tuk-Tuk, en te déplaçant à pied sans forcément louer un scooter, tu pourrais visiter Huta Siallagan (Google Maps), où l’on peut voir des maisons batak traditionnelles ; l’entrée coûte 10 000 IDR. En chemin, tu trouves aussi le Museum Sipalakka (Google Maps) ; l’entrée coûte 10 000 IDR et on peut y observer beaucoup d’œuvres en pierre.

Batak Museum.

De l’autre côté de Tuk-Tuk, il y a en revanche le Tomok Market (Google Maps), où ils vendent surtout des souvenirs, Desa Wisata Tomok Parsaoran (Google Maps), où l’on peut observer les maisons batak traditionnelles (pendant que je passais, ils jouaient de la musique traditionnelle), Old Tomb Of King Sidabutar (Google Maps), où se trouvent les tombes de plusieurs familles nobles batak, et enfin le Batak Museum (Google Maps). À mon avis, rien de tout ça n’est exceptionnel, en particulier sans un minimum de contexte. Peut-être qu’en payant un guide, la visite peut potentiellement être plus intéressante.

Si tu décides de louer un scooter, ou peut-être de te joindre à un tour organisé, tu peux t’aventurer plus loin et faire un saut au Parhallow viewpoint and coffee shop (Google Maps), à Pengrajin Ulos Samosir (Google Maps), qui est un autre village traditionnel, au point de vue Bukit Holbung Samosir (Google Maps) et à la cascade Efrata Waterfall (Google Maps). Personnellement, je ne suis allé dans aucun de ces endroits, car j’ai préféré buller au bord du lac et ne visiter que les points d’intérêt autour de Tuk-Tuk.

Tombes de familles nobles batak.

Où dormir au lac Toba ?

J’ai dormi au Laster Jony’s, de jolies chambres au bord du lac dans une zone très tranquille. Personnel gentil et excellent restaurant à prix honnêtes. À goûter absolument, si c’est la saison, le shake à l’avocat ! Recommandé.

Comment aller au lac Toba ?

Si tu arrives avec les taxis partagés (j’ai payé 200 000 IDR depuis Berastagi), on te déposera à l’embarcadère de Parapat (Google Maps), d’où il y a des liaisons fréquentes pendant la journée vers Tuk-Tuk pour 25 000 IDR. Une fois sur le bateau, on te demandera où tu loges et, en fonction de ça, on te dira quand descendre. Le bateau fait en effet plusieurs arrêts et on te fera descendre à l’embarcadère le plus proche de ton hébergement. Si tu arrives en scooter, tu peux prendre le pont de l’autre côté de l’île ou bien le ferry local (Google Maps).

Depuis et vers Medan, le taxi partagé coûte 150 000 IDR ; certaines guesthouses font payer plus, tu peux tout à fait te faire réserver seulement le bateau et ensuite payer le transfert directement à Bagus Taxi (Google Maps). Le transfert quotidien part vers 10:00, donc tu dois forcément prendre le premier bateau de Tuk-Tuk à Parapat. Je suis sûr qu’il y a aussi des bus locaux qui couvrent le trajet, mais je n’ai pas d’informations à ce sujet. Il est aussi possible de se faire réserver le bus qui couvre le trajet Medan – Bukittinggi/Padang et fait étape à Parapat, mais ça fait genre 16 heures de trajet (ou plus) !

Si tu comptes continuer ton voyage en direction de Padang, je te conseille de retourner à Medan puis de prendre l’avion jusqu’à Padang, à moins d’avoir un budget limité.

Le lac Toba.

Padang

Padang est la capitale de la province de West Sumatra, ainsi que le carrefour obligé pour quiconque veut rejoindre les îles Mentawai. La ville n’a pas grand-chose à offrir au voyageur de passage, mais on peut quand même s’occuper une demi-journée avant ou après avoir visité les îles.

Que faire et que voir à Padang

La zone le long de la rivière (Google Maps) n’est pas si mal, il y a un petit temple bouddhiste, Kelenteng See Hin Kiong (Google Maps), et si tu veux, tu peux traverser la rivière et marcher jusqu’à Siti Nurbaya Hills (Google Maps).

On m’a dit que Pantai Air Manis (Google Maps) offre du bon surf et potentiellement une belle plage où passer quelques heures, mais malheureusement, comme elle est si proche de la ville, elle semble avoir de sérieux problèmes de propreté.

Si tu en as l’occasion, je te conseille aussi de faire un saut à la mosquée Masjid Raya Syekh Ahmad Khatib Al-Minangkabawi Sumatera Barat (Google Maps) : le soir, quand elle est illuminée, elle n’est pas mal du tout ! Si tu loges loin, à toi de voir si ça vaut le coup de faire le trajet pour y aller.

La mosquée Masjid Raya Syekh Ahmad Khatib Al-Minangkabawi Sumatera Barat

Où dormir à Padang ?

Kokos Hostel Padang City est l’auberge de jeunesse numéro un de la ville. Très bel établissement, personnel extrêmement gentil et excellent emplacement, à deux pas du port d’où partent les bateaux rapides pour les îles Mentawai. Peut-être un peu cher pour l’Indonésie, mais clairement une très bonne option. J’ai aussi passé une nuit à la Mandeh Guesthouse Padang, une guesthouse très locale en périphérie de la ville. Famille gentille et accueillante. Très bon rapport qualité-prix.

Comment aller à Padang ?

En avion, il y a chaque jour plusieurs vols directs vers Medan au nord et Jakarta au sud ; si tu réserves à l’avance, ils sont vraiment pas chers. Depuis l’aéroport, il y a des liaisons en bus vers le centre « Kota Padang » pour 30 000 IDR, je ne sais pas exactement où on est déposé parce que personnellement j’ai partagé un Grab. Il y a aussi un train toutes les deux heures environ qui ne coûte que 10 000 IDR, les horaires sont sur Google Maps. À mon avis, vu le prix des vols, les seules liaisons terrestres sensées sont celles vers Bukittinggi et la Harau Valley, dont je parlerai plus loin. Si tu veux, il y a des bus directs aussi bien vers Medan au nord que vers Jakarta au sud, mais dans les deux cas ça fait plus de 20 heures à passer dans un car !

Le chef de famille de la maison où nous avons dormi à Mentawai.

Îles Mentawai

Les îles Mentawai, au large de la côte occidentale de Sumatra, en Indonésie, sont célèbres surtout parmi les surfeurs : ces îles offrent en effet certains des meilleurs breaks au monde.

Mais il n’y a pas que des vagues ici : forêts tropicales luxuriantes, plages intactes et surtout la culture unique des indigènes Mentawai rendent ces îles fascinantes pour n’importe quel voyageur.

Que faire et que voir aux îles Mentawai

Je ne suis pas surfeur, donc je n’ai pas de grosses infos à ce sujet, je sais seulement que surfer ici n’est pas très économique : rien que le permis pour entrer dans l’eau avec une planche de surf coûte 2 000 000 IDR (valable 15 jours) et, de toute façon, il semble qu’il faille passer par des surf camps/resorts qui n’ont pas exactement des prix d’auberge de jeunesse. Je t’invite à faire quelques recherches.

Rituel chamanique.

Tour de la tribu des Mentawai

J’ai en revanche participé au « Tour de la tribu des Mentawai » sur l’île de Siberut (Google Maps). Les Mentawai sont des chasseurs-cueilleurs semi-nomades, et beaucoup d’entre eux mènent encore une vie très traditionnelle. En général, les tours durent trois nuits et quatre jours, c’est-à-dire l’intervalle de temps entre un bateau rapide et le suivant (les liaisons vers Padang ne sont pas quotidiennes).

Je n’ai pas fait de grosses recherches avant de partir ; à cette période, je voyageais avec d’autres gars et, pour une fois, je me suis contenté de suivre le groupe. J’ai payé 3,5 millions pour le tour de quatre jours et trois nuits (billet aller-retour depuis Padang inclus). Le tour était organisé par un certain Agus, qui ne m’a pas du tout semblé quelqu’un de sincère ; en revanche, Gejeng (notre guide) m’a semblé quelqu’un de formidable. Ce dernier essaie de se constituer sa propre clientèle sans passer par Agus pour le travail ; tu peux le contacter directement via Instagram.

Pour revenir au tour, en général on passe les trois nuits dans la jungle, hébergés par des familles locales, et pendant la journée on fait des activités comme aller à la pêche, faire des treks dans la forêt, ramasser des larves, préparer le sagou (une plante locale dont les locaux tirent une farine), etc. etc. Nous avons fini par ne passer qu’une seule nuit dans la jungle, parce qu’au village il y avait une cérémonie importante à laquelle nous avons voulu assister. Danses, chants, animaux sacrifiés et quelques exorcismes, bref, une expérience pour le moins unique ! En gros, les tours sont extrêmement personnalisables.

Préparation du sagou.

Autres îles des environs

Tu pourrais aussi combiner la visite de l’île de Siberut avec la proche Sipura (Google Maps). Les deux îles sont reliées par la mer par un bateau au moins deux fois par semaine, donc pas besoin de retourner à Padang. Dans la zone nord se trouvent le port (Google Maps) et la principale agglomération, qui compte plus de quelques guesthouses. Je n’y suis pas allé, mais apparemment les plages sont intactes et le tourisme de masse est encore bien loin. Ici tu trouves un article.

Pour conclure, pour quiconque veut sortir des itinéraires touristiques classiques, l’archipel Hinako, au nord des Mentawai, est une autre destination intéressante. L’île de Nias (Google Maps) a un aéroport, ce qui la rend beaucoup plus accessible. Ici tu trouves un article. De là, on peut rejoindre des îles encore plus reculées comme Asu. Ici tu trouves un article.

Comment aller aux îles Mentawai ?

Le bateau rapide « Mentawai Fast Ferry » part de ce point à Padang (Google Maps) et, après une brève escale plus au nord, arrive au village d’où partent les tours (ici tu trouves l’emplacement : Google Maps). Compte environ 3 à 6 heures selon l’état de la mer. Si tu veux, il y a aussi le ferry lent, qui met en revanche environ 12 heures. Sur cette page tu trouves un article qui semble être mis à jour fréquemment, mais je te conseille fortement de tout confirmer une fois sur place.

La rivière que nous avons remontée pendant le tour.

Vallée de Harau

La vallée de Harau, souvent appelée le « Yosemite » de l’Indonésie, avec ses rizières luxuriantes, ses imposantes parois de roche verticales et ses cascades, offre un avant-goût de l’Indonésie rurale et des paysages pour le moins uniques.

La vallée de Harau.

Que faire et que voir dans la vallée de Harau

Je te conseille fortement de louer un scooter et de visiter les différentes cascades des environs tout en savourant le magnifique paysage qui caractérise la vallée. S’il n’a pas plu récemment, tu peux commencer par la cascade Sarasah Tanggo (Google Maps). Tu peux facilement faire le chemin de terre en scooter, sinon je te conseille de te garer au barrage et de continuer à pied (Google Maps). Continue ensuite vers la cascade Sarasah Donat (Google Maps) et la cascade Sarasah Murai 7 Tingkat (Google Maps). Dans les environs devrait se trouver le « fameux » point de vue qui offre de belles vues sur la vallée ; le sentier est tracé sur Organic Maps mais apparemment il est vraiment escarpé et les gars avec qui je voyageais n’étaient pas intéressés, donc je ne suis pas monté. Enfin, visite la cascade Sarasah Bunta (Google Maps), où tu peux te baigner si tu veux. Pas très loin, il y a un joli point de vue où tu pourrais aller en fin d’après-midi (Google Maps) pour terminer la journée. Sinon, on peut se joindre à un tour, toutes les guesthouses peuvent l’organiser.

La cascade Sarasah Murai 7 Tingkat.

Si tu as du temps et l’envie, tu peux aussi envisager de sortir de la vallée. Nous avons roulé jusqu’à un pont connu des locaux (Google Maps), mais honnêtement je ne crois pas que ça en vaille la peine. Une autre destination souvent recommandée est le lac Kapalo Banda Taram (Google Maps).

Le pont Kelok 9.

Où dormir dans la Harau Valley ?

Malgré ce qu’on voit en faisant quelques recherches sur Booking, dans la vallée il y a beaucoup de guesthouses. J’ai partagé un bungalow avec deux autres gars à l’Abdi Homestay (Google Maps) et je te le recommande. Bel établissement plongé dans la verdure, le propriétaire est vraiment gentil, il parle un très bon anglais et la location de scooters est économique. Dîner délicieux. Tu peux réserver directement via WhatsApp au numéro que tu trouves sur leur page Instagram. Une autre guesthouse souvent recommandée est le Limpato Homestay (Google Maps).

Comment aller à la Harau Valley ?

Depuis Padang, il y a des minibus directs qui partent fréquemment de ce point (Google Maps). J’ai pris la compagnie Sinamar, 4 à 5 heures et 30 000 IDR. On est déposé au carrefour qui mène à la vallée, à ce point (Google Maps). De là, les mototaxis demandent 50 000 IDR. Si tu arrives de Bukittinggi, le minibus en question passe par la gare routière à ce point (Google Maps).

La cascade Sarasah Tanggo.

Bukittinggi

Nichée entre les hauts plateaux de Sumatra occidental, Bukittinggi est une ville agréable au climat frais. Comme elle se trouve à peu près à mi-chemin entre Padang et la Harau Valley, elle devient une excellente étape intermédiaire pour quiconque veut couper le trajet.

La tour de l’horloge.

Que faire et que voir à Bukittinggi

Honnêtement, même si elle est agréable, la ville n’a rien d’exceptionnel et, si tu as peu de jours devant toi, je te conseille de passer ton temps ailleurs. En ville, tu peux quand même visiter l’emblématique tour de l’horloge et ses environs, le Jam Gadang Bukittinggi (Google Maps), les Japanese Tunnel (Google Maps), c’est-à-dire un système de galeries qui servait de bunker pendant l’occupation japonaise ; l’entrée coûte 25 000 IDR, mais il n’y a aucun type d’information. Tu y trouves en revanche un beau panorama sur la Sianok Valley (Google Maps) avec le volcan Singgalang en arrière-plan (il était fermé parce que trop actif, mais normalement on peut monter jusqu’au sommet AllTrails). À la sortie des tunnels, si tu veux, tu pourrais marcher le long de la « petite muraille de Chine » jusqu’à ce point de vue (Google Maps) ; le sentier est clairement tracé sur Organic Maps. Je ne suis pas allé au Fort De Kock (Google Maps) parce que le vendredi il est fermé ; l’entrée inclut aussi l’accès au zoo Taman Margasatwa dan Budaya Kinantan (Google Maps), qui a pourtant de très mauvais avis.

Enfin, tu pourrais louer un scooter et visiter quelques attractions en dehors de la ville, comme le palais Istano Basa Pagaruyung (Google Maps) et les deux musées Rumah Tuo Kampai nan Panjang (Google Maps) et Bustanul Arifin PDIKM (Google Maps).

Les tunnels japonais.

Où dormir à Bukittinggi ?

J’ai partagé un véritable appartement avec deux autres gars, donc je ne saurais pas quoi te recommander d’autre. Le Kareem Syariah Hostel Bukittinggi semble cependant proposer des chambres économiques et propres, très bien situées.

Comment aller à Bukittinggi ?

Depuis la vallée de Harau, il y a des bus toutes les demi-heures environ avec la compagnie Sarah (Google Maps), ils demandent 20 000 IDR. Depuis et vers Padang, tu peux prendre le minibus dont j’ai parlé plus haut et descendre simplement une fois arrivé à Bukittinggi (Google Maps). Il y a enfin des liaisons directes depuis l’aéroport de Padang ; je ne sais pas à quelle fréquence se font les départs, elles coûtent 25 000 IDR.

Sianok Valley.

JAVA

Avec plus de 140 millions d’habitants, Java n’est pas seulement l’île la plus densément peuplée d’Indonésie, mais aussi l’une des zones les plus densément peuplées au monde. Vu aussi sa proximité avec Bali, l’île est assez touristique, en particulier la partie orientale où se trouvent les célèbres volcans Bromo et Ijen, mais aussi la belle Yogyakarta avec ses fameux temples.

Jakarta

Avec ses plus de dix millions d’habitants, Jakarta est la capitale économique du pays et, techniquement, encore la capitale politique de l’Indonésie, mais le gouvernement est en train de transférer la capitale vers une nouvelle ville appelée Nusantara, située dans le Kalimantan oriental, sur l’île de Bornéo.

Monas.

Que faire et que voir à Jakarta

Si pour ton voyage en Indonésie tu as peu de jours devant toi, honnêtement je crois vraiment que tu ferais mieux de passer ton temps ailleurs. Comme dans toute grande ville, tu trouves des free walking tours, qui sont une façon intéressante de passer quelques heures ; j’en ai fait un avec GuruWalk et ce n’était pas mal du tout.

Si tu préfères le « fais-le toi-même », dans le centre historique de la ville il y a plusieurs bâtiments de style colonial, en particulier autour de la place Taman Fatahillah (Google Maps), où tu peux visiter le Musée d’histoire de Jakarta (Google Maps) ; l’entrée est vraiment pas chère. Je recommande aussi le Musée de la Banque d’Indonésie, tout proche (Google Maps), et, pas très loin, un temple bouddhiste (Google Maps).

En te déplaçant plus au sud, tu peux visiter Monas (Google Maps), le fameux obélisque qui commémore l’indépendance indonésienne vis-à-vis des Néerlandais ; on peut même monter au sommet, mais il faut souvent faire la queue. De là, tu peux continuer vers la mosquée Istiqlal (Google Maps), l’une des plus grandes au monde, visitable tous les jours sauf le vendredi, et, de l’autre côté de la rue, la cathédrale de Jakarta (Google Maps). Je ne suis pas un amateur d’art moderne et contemporain, mais au cas où tu en serais un, le musée MACAN (Google Maps) est souvent recommandé.

Pour conclure, au sud de la ville, autour du monument Pancasila Fire Monument TMII (Google Maps), il y a un énorme parc avec beaucoup de musées ; je n’y suis pas allé, mais deux ou trois locaux me l’avaient recommandé.

La cathédrale de Jakarta.

Où dormir à Jakarta ?

J’ai passé quelques nuits au Wonderloft Hostel Kota Tua, une excellente auberge de jeunesse économique en plein cœur du centre historique de Jakarta. Si tu veux passer un jour ou deux en ville, je te la recommande.

Comment aller à Jakarta ?

Vu son importance économique, Jakarta a des liaisons aériennes directes vers d’innombrables aéroports d’Indonésie. L’aéroport est relié au centre-ville aussi bien par le train que par le bus ; la meilleure option dépend de l’endroit où tu comptes loger.

Par voie terrestre aussi, il y a des liaisons directes en bus vers des dizaines et des dizaines de villes, dont Denpasar à Bali et Padang à Sumatra (environ 24 heures de trajet !). Il y a aussi de pratiques liaisons en train vers de nombreuses villes de l’île de Java.

La place Taman Fatahillah.

Bogor

Bogor, à environ une heure au sud de Jakarta, célèbre pour son climat plus frais et ses jardins botaniques, peut être une excursion à la journée si tu loges dans la capitale, ou une destination à part entière.

Que faire et que voir à Bogor

L’emblématique Jardin botanique de Bogor (Google Maps), l’un des plus anciens d’Asie du Sud-Est, est une visite incontournable. À l’intérieur se trouve aussi le palais présidentiel, qui n’est toutefois pas visitable (Google Maps). Même s’il s’agit indubitablement d’un endroit agréable où passer quelques heures, n’attends rien d’exceptionnel ; l’entrée coûte 25 000 IDR.

Pour le reste, il n’y a pas grand-chose d’autre à faire en ville, moi je n’y ai de fait passé qu’une nuit avant d’aller à Bandung. Si en revanche tu es prêt à louer un scooter et à visiter les environs de Bogor, tu pourrais aller au temple hindou Pura Parahyangan Agung Jagatkarta (Google Maps), à la cascade Air Terjun Curug Nangka (Google Maps) ou monter au sommet du Mt Salak (Google Maps) (AllTrails).

Le palais présidentiel.

Où dormir à Bogor ?

J’ai dormi au Rion Hostel Bogor, une excellente auberge de jeunesse, bien située, avec un personnel gentil et serviable. Fortement recommandée. Une autre option est le GIO Guesthouse Bogor.

Comment aller à Bogor ?

Depuis Jakarta, il y a des liaisons en train très fréquentes, les horaires sont aussi sur Google Maps. De l’aéroport de Jakarta au Terminal Damri (Google Maps) et inversement, il y a aussi des liaisons directes en bus pour quiconque veut éviter de passer par la capitale. Il y a enfin de pratiques liaisons directes vers Bandung en bus depuis le Terminal Baranangsiang (Google Maps) et en minivan avec Lintas Shuttle BTM (Google Maps) et Jackal Holidays Luxury Shuttle (Google Maps), mais pas seulement : ces derniers peuvent aussi se réserver sur Traveloka.

Cimaja et Batukaras (surf à Java)

Comme je l’ai déjà dit plus haut, je ne fais pas de surf, mais Pantai Cimaja (Google Maps) et Pantai Batukaras (Google Maps) sont souvent recommandées par les voyageurs, en particulier la seconde. À Java aussi, il y a beaucoup d’autres destinations intéressantes pour les amateurs de surf ; tu trouves quelques idées sur cette page.

Les plantations de thé à Bandung.

Bandung

Après Jakarta et Surabaya, Bandung est la troisième ville de Java par sa taille. Située à une altitude d’environ 700-800 mètres au-dessus du niveau de la mer, la ville jouit d’un climat plus frais et plus agréable que beaucoup d’autres villes indonésiennes.

Que faire et que voir à Bandung

La ville n’est pas particulièrement populaire auprès des voyageurs, qui préfèrent en général aller directement de Jakarta à Yogyakarta et inversement, mais si tu as du temps, il y a quelques attractions intéressantes. Je te conseille de faire un saut à Jalan Braga (Google Maps), une rue agréable où se promener, en particulier le soir, quand elle est en partie fermée à la circulation. Tu pourrais aussi visiter la mosquée Masjid Raya Bandung (Google Maps) ; je n’y suis pas allé, mais on m’a dit que pendant le week-end il est permis de monter au sommet du minaret.

Volcan Tangkuban Perahu

Le volcan Tangkuban Perahu (Google Maps) se trouve au nord de la ville et on peut facilement l’atteindre en scooter. Moi, je l’ai loué chez Vectoren Rental Motor (Google Maps). La route monte jusqu’au bord du cratère, d’où l’on a des vues spectaculaires. Malheureusement, l’entrée pour les étrangers est vraiment « chère » : 200 000 IDR en semaine et même 300 000 IDR le week-end (dix fois plus que les locaux !). De plus, si tu veux visiter le cratère mineur, où il y a les sources chaudes (Google Maps), ils t’obligent à prendre un guide ; le prix est apparemment négociable, mais ils semblent demander au moins 100 000 IDR pour ce qui est un court sentier, et moi j’ai refusé tout de suite. Honnêtement, si tu as un budget limité, je ferais probablement autre chose, mais même si tu peux te le permettre, vu qu’on ne parle quand même pas de sommes exorbitantes, cette volonté de ramasser le plus d’argent possible auprès des étrangers est quelque chose que personnellement j’essaierais de ne pas soutenir.

Avant ou après avoir visité le volcan, tu pourrais t’arrêter au Taman Hutan Raya Ir. H. Djuanda (Google Maps), un parc aux portes de la ville où il y a une série de sentiers ; l’entrée coûte 55 000 IDR pour les étrangers. Rien d’exceptionnel.

Le volcan Tangkuban Perahu.

Cratère Blanc

Le Cratère Blanc, ou Kawah Putih (Google Maps), se trouve en revanche au sud de la ville. Là aussi, il s’agit d’un volcan qui offre un paysage pour le moins unique. Il faut laisser son véhicule au parking (Google Maps) et prendre les navettes qui font la liaison jusqu’au cratère proprement dit. L’entrée, navette comprise, coûte 110 000 IDR. Le billet inclut l’accès au cratère proprement dit, où il y a un lac très évocateur ; si en revanche tu veux rejoindre les points de vue comme le Sunan Ibu (Google Maps), tu dois payer un supplément.

Je te conseille aussi de faire un saut aux plantations de thé voisines (Google Maps). Au point que je viens d’indiquer, il y a un accès facile et on peut faire une petite balade entre les plantations. Tu peux terminer la journée dans l’une des sources chaudes des environs ; moi, je suis allé à l’Onsen Ranca Upas (Google Maps) et, tout compte fait, je te le recommande.

Le Cratère Blanc.

Où dormir à Bandung ?

J’ai dormi au Nindya Biodistrict Hotel Bandung, un capsule hotel propre et économique, avec un personnel cordial. Il y a aussi un excellent espace de coworking. L’emplacement n’est pas très central, mais je ne crois pas que ce soit un problème. Recommandé.

Comment aller à Bandung ?

Pour les trajets depuis et vers Jakarta ou Yogyakarta, je te conseille de prendre le train, nettement plus confortable que les bus et beaucoup plus rapide. Tu peux réserver sur Traveloka.

Les monts Merapi et Merbabu, Yogyakarta.

Yogyakarta

Cette grande ville d’environ un demi-million d’habitants est de loin la destination la plus touristique de toute l’île de Java, surtout grâce à sa proximité avec deux des temples les plus importants et les plus impressionnants de tout le pays. La ville a toutefois elle aussi son charme et, si tu as une journée de plus devant toi, elle vaut sûrement la peine d’être visitée.

Que faire et que voir à Yogyakarta

Étant l’une des plus anciennes villes du pays, Yogyakarta compte un grand nombre de bâtiments historiques. Le plus important est probablement le Palais du sultan (Google Maps), qui ne te laissera pas bouche bée mais qu’il faut visiter ; à l’intérieur, tu trouves aussi une petite exposition et, à certaines heures, tu peux assister à des spectacles de musique et de danse.

Pas très loin, je te conseille ensuite de visiter le Kampung Wisata Taman Sari (Google Maps), un autre palais appartenant au sultan où, autrefois, l’une des piscines était utilisée par son harem et où lui, depuis une tour adjacente, pouvait… faire son choix. Ce sont probablement les deux principaux points d’intérêt.

Kampung Wisata Taman Sari.

Moi, je suis aussi allé au musée Vredeburg (Google Maps), qui est en gros consacré à l’histoire de l’indépendance indonésienne ; rien de spécial, mais le prix n’est pas élevé, et ça peut aussi être un bon moyen d’échapper au soleil des heures du milieu de la journée. Le soir, tu pourrais te promener le long de Malioboro (Google Maps).

Renseigne-toi une fois sur place, mais du moins lors de ma dernière visite, le volcan Merapi (Google Maps) était particulièrement actif, de nuit on voyait clairement la lave. J’ai partagé un Grab avec d’autres gars de l’auberge jusqu’à ce point (Google Maps), mais la vue n’était pas des meilleures. Un ami qui s’est posté à ce point (Google Maps) a eu plus de chance. Dans tous les cas, je crois que ça dépend beaucoup aussi du niveau d’activité du volcan, et il semble que le cratère change en permanence.

Le volcan Merapi.

Temple de Borobudur

Des temples, j’en ai vu beaucoup dans ma vie, mais celui-ci est sans aucun doute l’un des plus impressionnants et ce n’est pas un hasard s’il s’agit du plus grand temple bouddhiste au monde (Google Maps). Malheureusement, il n’est plus possible de voir le lever du soleil depuis le sommet du temple comme autrefois et, pendant la journée, l’accès est limité. Il existe en effet deux types de billet : le « Temple Ground Ticket » et le « Temple structure Ticket ». Le premier coûte 387 500 IDR et te permet en gros seulement de marcher autour du temple, tandis que le second coûte 455 000 IDR et te permet de monter au sommet, ce que je te conseille absolument. Ce type de billet n’est cependant accordé qu’en nombre limité et il faut réserver le créneau horaire. En haute saison, les billets pourraient être épuisés des semaines à l’avance. Tu trouves toutes les informations utiles sur le site officiel, où l’on peut aussi acheter les billets.

Photo avec des étudiants locaux.

J’ai eu la chance de visiter le temple quand il était encore possible de voir le lever du soleil depuis le sommet, et ça a été une expérience magnifique, mais honnêtement, si tu as un budget limité et qu’il n’y a plus de « Temple structure Ticket » disponibles, je trouve un peu difficile de justifier le prix du billet.

Pour rejoindre le site, qui n’est qu’à 40 km de Yogyakarta, tu pourrais prendre un minibus local qui part fréquemment du terminal Jombor (Google Maps) ou, mieux encore, louer un scooter.

Le lever du soleil depuis le sommet du Borobudur.

Temple de Prambanan

Vu la proximité de Borobudur, ce complexe de temples hindous passe souvent au second plan, mais ce site reste absolument extraordinaire et absolument à voir (Google Maps).

À l’origine, il était formé de 240 temples ; malheureusement, au fil des années, beaucoup ont été détruits, ne laissant que des gravats. De plus, le récent tremblement de terre de 2006 a provoqué encore plus de destructions. Cela reste sans aucun doute une œuvre extraordinaire. Là aussi, je crois que deux heures suffisent largement pour l’explorer et je te conseille donc de visiter les deux dans la même journée, en commençant toutefois par Borobudur, sûrement plus populaire et bondé pendant la journée. Là aussi, tu peux acheter le billet sur le site officiel au prix de 400 000 IDR. Le site n’est qu’à 20 km de Yogyakarta et peut tout à fait être rejoint avec un bus local, qui part de la gare ferroviaire (Google Maps), ou en scooter.

Pour conclure, il y a dans la région un troisième temple, moins populaire et moins imposant, que beaucoup recommandent mais que personnellement je n’ai pas visité : il s’agit du Ratu Boko (Google Maps).

Le temple de Prambanan.

Nepal Van Java et Mont Sumbing

Nepal Van Java (Google Maps), au pied du Mont Sumbing (Google Maps), a été l’un des temps forts de mon dernier voyage en Indonésie. Le pittoresque village est encore relativement peu connu des touristes étrangers et, à mon avis, il vaut absolument la peine d’être visité, en particulier si tu le combines avec l’ascension du volcan Sumbing, même si, dès le village, les vues sont à couper le souffle. À ma connaissance, il n’y a pas de transport public qui arrive jusqu’au village. Avec d’autres gars, j’ai préféré louer un scooter directement à la guesthouse à Yogyakarta et, pour couper le trajet, nous nous sommes arrêtés à la cascade Air Terjun Kedung Kayang (Google Maps), qui n’est pas mal du tout et que je te recommande, tout compte fait.

Air Terjun Kedung Kayang.

En ligne, on ne trouve pas beaucoup d’établissements, contrairement aux guesthouses. Nous avons loué deux chambres au Homestay Omah Biru (Google Maps). Deux autres guesthouses recommandées sont le Homestay Dua Saudara (Google Maps) et le Bintang Homestay (Google Maps) ; pour réserver, tu peux envoyer un message WhatsApp au numéro que tu trouves sur Google Maps.

À 3:00 du matin, alors que nous montions vers le sommet du volcan, deux autres touristes locaux nous ont signalé que, techniquement, pour monter au sommet du volcan, il faut s’enregistrer à ce point (Google Maps). Pour nous, il était désormais trop tard et nous n’avons pas pu le faire ; de toute façon, aucun contrôle n’a été effectué.

Selon l’endroit où tu loges, tu peux économiser un peu de montée et te garer au début du sentier (Google Maps). Fais cependant attention, car les routes du village sont extrêmement raides : monter à deux sur un scooter automatique est dur, voire impossible, et descendre sans frein moteur demande de bons freins. De toute façon, nous sommes partis vers 3:00 du matin et nous sommes arrivés à la hauteur du Pos 3 Sunrise Point (Google Maps) pour le lever du soleil vers 5:30.

L’idée était d’atteindre le sommet proprement dit, mais après le lever du soleil tout s’est couvert de nuages, et à la hauteur du Pos 4 (Google Maps) nous avons fait demi-tour. Le sentier est vraiment facile à suivre et, tout compte fait, bien entretenu ; de toute façon, tu trouves les coordonnées GPS sur AllTrails. Si tu décides d’aller jusqu’au sommet proprement dit, sache que ça fait plus de 1500 mètres de dénivelé, donc pas vraiment une promenade ! Beaucoup de locaux semblent faire la randonnée en deux jours, en passant la nuit sous la tente ; certains paient des mototaxis (50 000 – 100 000 IDR) pour couvrir la première partie du sentier jusqu’au Pos 1 (Google Maps). Le faire avec son propre véhicule est interdit et, de toute façon, je ne le conseillerais pas, il faut le voir pour le croire !

Le lever du soleil depuis le Pos 3.

Mount Merbabu

L’ascension du Mount Merbabu (Google Maps), en partant de Yogyakarta, est une randonnée relativement populaire. Aux étrangers, ils demandent 350 000 IDR, ce que je trouve vraiment peu raisonnable. Dans notre cas, il n’y avait pas de créneaux disponibles pour le jour que nous avions choisi et j’ai donc fait autre chose. Pour faire la randonnée, il faut en effet d’abord s’enregistrer sur le site officiel, puis choisir l’un des différents sentiers : Suwanting (AllTrails), Merbabu (AllTrails), Wekas (AllTrails) et Thekelan (AllTrails).

Dans tous les cas, on parle d’un dénivelé non négligeable, donc à ne pas prendre à la légère. De plus, si tu décides de faire la randonnée à la journée en partant de Yogyakarta, je te conseille de partir tôt le matin.

Autres choses à faire dans les environs de Yogyakarta

Je précise que je n’ai visité aucune des attractions suivantes, mais un ami du coin me les avait recommandées comme excursion possible à la journée en partant de Yogyakarta. Tu pourrais commencer la journée en visitant les grottes Goa Pindul (Google Maps) et Goa Jomblang (Google Maps), pour ensuite profiter de la plage à Pantai Pok Tunggal (Google Maps) ou Pantai Sadranan (Google Maps). Enfin, avant de retourner à Yogyakarta, tu pourrais t’arrêter au HeHa Sky View (Google Maps), d’où l’on a d’excellentes vues sur la ville.

Où dormir à Yogyakarta ?

Lors de ma dernière visite en ville, j’ai dormi au Ndalem Diajeng, excellent rapport qualité-prix, la propriétaire est une personne incroyablement gentille et serviable. Recommandé. Si tu cherches quelque chose de plus luxueux, l’Ostic House est une superbe auberge de jeunesse dans la principale zone touristique de Yogyakarta ; beaucoup des lits des dortoirs (équipés de climatisation) sont des lits simples et non superposés, et il y a une cuisine équipée et une salle de sport. Pour qui cherche quelque chose de luxueux, le Java Villas propose de belles chambres à des prix compétitifs.

Comment aller à Yogyakarta ?

Selon l’endroit où tu te trouves, tu pourrais envisager des vols intérieurs ; si tu réserves à l’avance, ils peuvent être vraiment pas chers. Par voie terrestre, depuis Jakarta, Bandung ou Surabaya (carrefour pour le mont Bromo), je te conseille fortement de voyager en train, qui se réserve sur Traveloka. Depuis et vers Karimunjawa, tu trouves des instructions détaillées plus bas.

Nepal Van Java.

Karimunjawa

Cet archipel de 27 îles offre des plages intactes de sable blanc, de vibrants récifs coralliens et une atmosphère détendue. Une excellente destination pour quiconque veut décrocher quelques jours, et encore relativement peu fréquentée par les voyageurs internationaux.

N.B. L’archipel tout entier fait partie d’un parc national, donc à ton arrivée tu devras payer 150 000 IDR en semaine et 225 000 le week-end.

Pantai Alano.

Que faire et que voir à Karimunjawa

Sur l’île principale, là où arrive le ferry, il y a littéralement des dizaines de plages ; évidemment, je ne les ai pas toutes vues, mais mes préférées sont Pantai Bobby (Google Maps) et Pantai Alano (Google Maps). Ils demandent 5000 IDR pour entrer, mais ça vaut absolument le coup puisque, contrairement à tant d’autres plages en Indonésie, celles-ci sont propres et bien entretenues. Un peu plus au nord, tu pourrais aller à Pantai Barakuda (Google Maps), d’où l’on peut organiser des bateaux vers la proche Pulau Cilik (Google Maps) pour faire d’excellent snorkeling. Sunset Beach (Google Maps), comme son nom l’indique, est populaire au coucher du soleil. La plage n’a rien d’extraordinaire et elle est plutôt bondée ; le soir où j’y suis allé, il y avait un DJ set, et de toute façon les bars et les restaurants ne manquent pas. Si tu cherches une ambiance un peu plus animée, ça pourrait te convenir.

Pantai Bobby.

Island Hopping Tour

Ce tour est proposé un peu partout sur l’île et a un itinéraire plutôt standard : deux sessions de snorkeling et déjeuner sur une île, dans mon cas Pulau Cemara besar (Google Maps). Une excellente façon de passer la journée. La plupart des hébergements et des agences demandent 250 000 IDR, mais moi j’ai payé 200 000 IDR en réservant au CAFE WALAWARI (Google Maps), qui, entre autres choses, propose aussi la location de scooters à des prix vraiment avantageux.

Pulau Cemara Besar.

Où dormir à Karimunjawa ?

J’ai dormi au KALINDA HOMEY, ils ont à la fois des chambres privées et un petit dortoir. Établissement très accueillant, personnel adorable, petit-déjeuner délicieux et excellent emplacement. Fortement recommandé. Si pour une raison quelconque tu as besoin de passer la nuit à Jepara, avant ou après avoir visité l’île, à peu de distance du port il y a plein de guesthouses ; moi, j’ai partagé une chambre au Samudra Hotel.

Comment aller à Karimunjawa ?

Si tu arrives de Yogyakarta, je te conseille de prendre le minivan proposé par DayTrans (Google Maps) et de choisir comme destination le Ferry Terminal de Jepara (Google Maps). Tu peux réserver en ligne sur le site officiel, sur Traveloka ou aller directement au bureau. Une fois arrivé à Jepara, tu as deux options : le bateau rapide avec Express Bahari, qui coûte 200 000 IDR et que tu peux réserver en autonomie via l’appli (le bateau affiche souvent complet en haute saison, donc il vaut mieux réserver à l’avance), ou bien le ferry lent, qui coûte 100 000 IDR et que tu peux réserver en ligne sur ce site. Au moment de l’écriture de ce guide, il fallait avoir une banque locale pour effectuer le paiement. Une autre option est de prendre le ferry depuis Semarang (Google Maps), qui voyage de nuit et te fait donc économiser l’argent de l’hébergement. À Semarang, il y a aussi un aéroport avec des vols directs vers Bali et Jakarta. Quelle que soit l’option que tu choisis, les liaisons vers l’île ne sont pas quotidiennes, donc essaie de planifier tes déplacements. Les vols vers l’île, en revanche, à ma connaissance n’ont pas repris après le covid.

Si en revanche tu arrives de l’est, il y a des bus directs du Terminal Bungurasih de Surabaya (Google Maps) au terminal de Jepara (Google Maps). Moi, j’ai voyagé dans l’autre sens : il y avait un bus à 8:30, 165 000 IDR déjeuner compris, environ 8 heures de trajet. Du moins au moment de l’écriture de ce guide, il n’était pas possible de réserver en ligne. Je te conseille de te renseigner sur place.

Le mont Bromo.

N.B. Les destinations suivantes, Malang, Bromo, Tumpak Sewu et Ijen, offrent plusieurs solutions pour les déplacements. Si tu as peu de temps, que tu ne veux pas conduire ni utiliser les transports en commun, ça vaut absolument la peine d’envisager un tour, parce que les prix sont très compétitifs. En gros, plus qu’un tour, il s’agit d’un taxi partagé qui peut t’emmener à Bromo, Tumpak Sewu, Ijen et terminer le voyage au port pour prendre le ferry direct vers Bali. Sinon, tu pourrais ne faire que Bromo et Ijen, ou que Bromo et Tumpak Sewu ; il y a plein d’options et, dans les faits, surtout si tu voyages en groupe, tu peux créer un itinéraire sur mesure. Évidemment, tout cela peut aussi être organisé dans l’autre sens, en arrivant de Bali.

L’alternative que je conseille à ceux qui veulent un peu plus d’indépendance, c’est de louer un scooter à Malang (moi, je l’ai loué chez Rental Motor Malang FALSUD) ou à Probolinggo et de faire le circuit en boucle Malang, Bromo et Tumpak Sewu sur plusieurs jours. Les distances sont contenues et les routes sont en bon état. Tu pourrais enfin décider de te déplacer en transports en commun ; tu trouves plus d’informations dans les sections dédiées aux différentes destinations.

Malang

Malang n’est pas une destination particulièrement populaire auprès des voyageurs, mais elle peut être une excellente base pour explorer la région en scooter ou visiter Tumpak Sewu à la journée.

Que faire et que voir à Malang

Comme je te l’ai dit, il n’y a pas grand-chose à faire en ville ; la seule vraie attraction est le Kampung Warna Warni Jodipan, ou « village arc-en-ciel » (Google Maps). C’est un beau projet de requalification et de valorisation d’un quartier très pauvre de la ville, où les habitations, les toits et les ruelles ont été peints de couleurs vives, transformant de fait le quartier en attraction touristique. À mon avis, rien d’exceptionnel, mais sûrement une belle façon de passer une petite heure. L’entrée coûte 10 000 IDR.

Malang est aussi une excellente base pour organiser la randonnée au volcan Semeru (Google Maps), qui avec ses 3 676 m est le plus haut de l’île de Java. Il était particulièrement actif lors de ma dernière visite, donc on ne pouvait pas y monter, mais un gars du coin rencontré à Yogyakarta, qui au fil des années a fait tous les volcans de Java, me l’a décrit comme son ascension préférée. La randonnée se fait normalement en 2-3 jours (AllTrails).

Le village arc-en-ciel.

Où dormir à Malang ?

J’ai passé une nuit au Condro Wulan Hostel, une auberge de jeunesse très sympa avec un personnel adorable, dans un quartier résidentiel hors du centre. L’emplacement n’est pas très pratique, mais je te la recommanderais quand même. Un Grab depuis le centre n’est pas cher du tout. Les prix des tours pour Bromo, Tumpak Sewu et Ijen sont très compétitifs.

Comment aller à Malang ?

Malang est bien reliée en train aux principales destinations des environs : Yogyakarta, Surabaya, Probolinggo (Bromo) et Banyuwangi (Ijen). Tu peux réserver en ligne sur Traveloka. Si tu arrives de Karimunjawa au Terminal Bungurasih de Surabaya (Google Maps), depuis la plateforme 7 il y a des bus express qui partent fréquemment pour 40 000 IDR.

Mont Bromo

C’est sans aucun doute le plus célèbre des volcans de l’île de Java, ainsi que l’un de mes panoramas préférés tout court de tous mes voyages, au point que j’y suis allé deux fois au fil des années, ce que j’ai normalement tendance à éviter. Profite de ce paysage surréaliste le plus possible !

Le lever du soleil sur le mont Bromo.

Que faire et que voir au mont Bromo

Avant même d’arriver au mont Bromo, si tu voyages en scooter ou que tu as un chauffeur privé, tu peux envisager de t’arrêter à la cascade Air Terjun Madakaripura (Google Maps). C’est une cascade vraiment impressionnante qui, malheureusement, un peu comme le reste de la région, semble être passée sous le contrôle de la « mafia locale ». Lors de ma dernière visite, la cascade était même officiellement fermée à cause de fortes pluies qui avaient endommagé la route, mais les locaux avaient décidé qu’on pouvait quand même la visiter à condition de payer pour le guide obligatoire et le service de taxi. Lis quelques avis récents, mais si les choses n’ont pas changé, même si la cascade est belle, j’éviterais de soutenir ces comportements.

Une fois arrivé à Cemoro Lawang (où se trouvent l’entrée du parc national et le point de départ des sentiers vers les principaux points de vue), tu peux enfin profiter de la vue incroyable sur le mont Bromo et le mont Semeru en arrière-plan. Dans le village, on propose de nombreux tours, mais il n’est pas nécessaire d’en faire un pour profiter pleinement de cet endroit extraordinaire.

Même s’il est extrêmement populaire et souvent bondé, le lever du soleil sur le mont Bromo vu depuis le point de vue de Seruni est pratiquement obligatoire (Google Maps) ; si tu as envie de marcher un peu plus, personnellement je te conseille de monter jusqu’à King Kong Hill (Google Maps).

Le lever du soleil depuis King Kong Hill.

Dans le village, on propose le transport à cheval ou en jeep (jusqu’à un certain point, à peu de distance de Seruni), mais franchement ce n’est absolument pas nécessaire. Il suffit de partir à temps le matin et on rejoint tranquillement le point de vue à pied. Tous les points de vue sont gratuits et ne demandent pas de payer le billet d’entrée du parc national !

Après avoir vu le lever du soleil, tous les tours organisés vont ensuite au cratère proprement dit du mont Bromo. Ça le rend plutôt bondé ; par conséquent, si tu décides de passer une nuit de plus à Cemoro Lawang, mon conseil est de visiter le cratère l’après-midi. Dans tous les cas, tu devras payer l’entrée du parc (220 000 IDR, qui monte à 320 000 IDR le week-end et pendant les vacances locales)

Tu peux tout à fait marcher jusqu’au cratère du volcan (Google Maps) ; en partant du village, c’est environ 45 minutes à pied. Si tu veux, tu peux monter au sommet du volcan Batok, tout proche (Google Maps). Si tu veux éviter de payer l’entrée, il y a plusieurs sentiers non officiels pour entrer dans le parc, comme celui à ce point (Google Maps) et à ce point (Google Maps).

Le cratère du mont Bromo.

Où dormir à Cemoro Lawang (mont Bromo) ?

Lors de ma dernière visite, j’ai partagé une chambre au Gigafa homestay, rien de bien extraordinaire, mais en plein mois d’août il n’y avait pas beaucoup de choix, et ces guesthouses, légèrement en dehors de Cemoro Lawang, ont tendance à être moins chères ; si tu as ton propre véhicule, c’est une bonne idée. Si tu voyages en transports en commun, je te conseille de dormir à Cemoro Lawang.

Comment aller à Cemoro Lawang (mont Bromo) ?

Rejoindre le volcan, et plus précisément le village de Cemoro Lawang, est assez facile. Si tu voyages en scooter, la route est en très bon état ; le seul conseil que je me sens de donner est de prendre un scooter de grosse cylindrée, en particulier si tu le partages. La route qui mène au village est par moments vraiment raide. Depuis et vers la cascade Tumpak Sewu, tu peux rouler à travers le parc national sur ce qu’on appelle la « sea of sand ». Il s’agit toutefois d’une route sablonneuse qui demande de bonnes qualités de conduite ; j’ai personnellement vu plein de gens finir par terre. En plus, à moins de décider de quitter Cemoro Lawang le jour même où tu visites le parc national, tu devras payer de nouveau l’entrée, parce que la route le traverse. En gros, envisage de faire le « grand tour ».

En transports en commun, la ville qui sert de carrefour est Probolinggo : que tu sois arrivé de l’ouest ou de l’est, monte dans le premier train direct pour Probolinggo (Google Maps). Tu peux réserver sur Traveloka. Une fois arrivé à la gare, prends un Grab jusqu’à la gare routière de Bayuangga (Google Maps). Depuis l’aéroport de Surabaya, il y a des liaisons fréquentes en bus public directement vers la gare routière de Bungurasih.

Nota bene ! Une fois arrivé à Probolinggo, en bus comme en train, les « problèmes » commencent. Si tu arrives en bus depuis Surabaya ou Banyuwangi (volcan Ijen), ne descends qu’une fois arrivé à la gare routière de Bayuangga, méfie-toi de quiconque te dit de descendre à n’importe quel autre endroit, et ça inclut aussi le chauffeur. Une fois arrivé à la gare routière (mais aussi à la gare ferroviaire), tu seras littéralement pris d’assaut par des gens qui au début peuvent être amicaux, mais si tu ne fais pas ce qu’ils disent, ils pourraient dans certains cas devenir agressifs. Toi, ignore-les dès le départ et, dans tous les cas, prépare-toi à ce qui sera vraisemblablement une situation peu agréable.

De toute façon, les minivans à destination de Cemoro Lawang partent juste à la sortie du terminal, sur la droite (Google Maps), une fois atteints les 10/15 passagers. Je répète : ignore quiconque essaie de t’aider, ou te dit que les hébergements de Cemoro Lawang sont tous complets, ou n’importe quelle autre connerie qu’ils inventent ; ne donne ton argent d’avance à personne et paie seulement une fois que le bus/minivan est parti. Si le minivan devait s’arrêter en route à de faux check points du parc national, ne sors pas un sou : la vraie entrée se trouve au bout du village, la seule taxe que tu dois payer est de 10 000 IDR pour la préservation du village. Si tu voyages en groupe ou que tu n’as pas un budget limité, envisage de partager un Grab jusqu’au village pour éviter tout type de problème.

La route qui traverse la « sea of sand ».

Cascade de Tumpak Sewu

L’iconique cascade de Tumpak Sewu (Google Maps) est sans aucun doute l’une des plus célèbres d’Indonésie. La situation peut devenir extrêmement bondée aux heures du milieu de la journée, surtout le week-end, mais ça vaut quand même la peine de la visiter parce qu’elle est vraiment impressionnante. Si on entre de ce côté (Google Maps), ils demandent 50 000 IDR pour accéder à la terrasse panoramique ; de là, on peut ensuite descendre jusqu’à la cascade proprement dite, où ils demandent encore 50 000 IDR. Une fois en bas, je te conseille aussi de marcher jusqu’à la cascade Goa Tetes (Google Maps), où tu trouveras un sentier qui remonte à travers la cascade jusqu’à une petite grotte. Si tu entres directement du côté opposé, sans donc passer par la terrasse panoramique, en théorie tu devrais payer seulement les 50 000 IDR de l’entrée (Google Maps).

Même si beaucoup, y compris ton serviteur qui avait un train à prendre, ne visitent que Tumpak Sewu, il y a dans les environs au moins quatre autres cascades dignes d’intérêt qui valent la peine d’être visitées si tu as du temps : Coban Ciblungan (Google Maps), Air Terjun Kabut Pelangi (Google Maps), Air Terjun Kapas Biru (Google Maps) et Coban Sriti (Google Maps).

La cascade de Tumpak Sewu.

Où dormir à la cascade de Tumpak Sewu ?

Si tu as du temps et que tu ne veux surtout pas visiter seulement la cascade de Tumpak Sewu, je crois que ça vaut la peine de passer une nuit dans les environs, peut-être même deux selon l’heure à laquelle tu arrives. De toute façon, j’ai partagé une chambre au D’corner Homestay. Ils ont aussi un dortoir. L’établissement n’est pas extraordinaire, mais le personnel est très gentil. Tout compte fait, je te le recommande. À une vingtaine de minutes à pied de la cascade et près d’un bon warung pas cher.

Comment aller à la cascade de Tumpak Sewu ?

Comme je te l’ai déjà dit, si tu voyages en scooter, depuis et vers Bromo, tu peux rouler à travers le parc national sur ce qu’on appelle la « sea of sand ». Il s’agit toutefois d’une route sablonneuse qui demande de bonnes qualités de conduite ; j’ai personnellement vu plein de gens finir par terre. Pour la plupart des gens, je crois qu’il vaut mieux faire le « grand tour ».

En transports en commun, je crois qu’il vaut toujours mieux passer par Malang : depuis le Terminal Bayangan Gadang (Google Maps), prends le bus direct pour Lumajang et descends le long de la route à hauteur de la cascade. Si tu comptes aller à la cascade à la journée, essaie de partir tôt le matin, parce que le dernier bus pour retourner à Malang devrait être vers 15:00.

La cascade de Tumpak Sewu.

Banyuwangi et Bondowoso (Kawah Ijen)

Kawah Ijen, couramment appelé simplement « Ijen », est un volcan peut-être pas aussi photogénique que son « voisin » le mont Bromo, mais indubitablement spectaculaire, et il vaut sûrement la visite dans un itinéraire sur l’île de Java. C’est un volcan actif avec une mine de soufre à l’intérieur du cratère, qui est en grande partie rempli d’eau et forme un lac acide d’un bleu vraiment particulier.

De Djawatan Forest.

Kawah Ijen

La randonnée au volcan se fait typiquement de nuit, de façon à voir d’abord le « feu bleu » provoqué par le soufre en flammes qui s’échappe au fond du cratère, puis on remonte au sommet pour admirer le lever du soleil : une expérience inoubliable.

La seule note négative de toute l’expérience, c’est de voir les pauvres mineurs locaux qui transportent d’énormes quantités de soufre en montant et en descendant le volcan et qui doivent esquiver les nombreux touristes qui envahissent le sentier.

Banyuwangi est le principal carrefour pour visiter le volcan Ijen, vu la proximité de Bali et l’accès au pratique réseau ferroviaire qui relie la ville au reste de l’île. Si tu veux, il pourrait quand même être visité aussi par l’ouest en passant par Bondowoso. De toute façon, le choix le plus pratique et économique pour visiter le cratère du volcan est de passer par un tour, en partant de l’une des deux villes. Les transports en commun sont inexistants.

Que tu décides d’utiliser Banyuwangi ou Bondowoso comme point de départ, ça fait peu de différence, ça devrait être exclusivement un choix logistique ; si par exemple tu arrives de l’ouest et continues vers l’est (Bali), tu pourrais choisir Bondowoso et organiser via le tour le transfert à Banyuwangi, d’où l’on prend ensuite le ferry vers Bali. Dans les faits, tu pourrais aussi simplement aller directement à Banyuwangi et tout organiser de là. Moi, je choisirais cette option, ne serait-ce que parce que comme ça tu peux te déplacer confortablement en train.

Le lever du soleil sur le mont Ijen.

Quel que soit ton choix, le tour au volcan peut te coûter n’importe où entre 500 000 IDR et 750 000 IDR ; le prix inclut typiquement le transport, le guide, l’entrée du parc et un masque à gaz (le cratère est à tous les effets une mine de soufre et les émissions de gaz sont extrêmement nocives). Si tu organises le tour depuis Banyuwangi, la visite de deux cascades qui se trouvent le long de la route est parfois incluse aussi.

Le sentier qui mène au cratère fait environ 3 km de long, il est assez raide et, si tu es en forme, tu peux couvrir la distance en moins d’une heure. De toute façon, n’oublie pas d’emporter au moins un pull pour quand tu arrives au sommet et une lampe torche au cas où elle ne serait pas fournie par le tour. Si tu veux économiser un peu, tu pourrais organiser seulement le transport, le guide n’est absolument pas nécessaire.

Pour conclure, si tu décides de loger à Banyuwangi, tu pourrais envisager de visiter la De Djawatan Forest (Google Maps). Il y a là des arbres centenaires vraiment fascinants. Rien d’exceptionnel, mais si tu as quelques heures devant toi avant ou après être monté au volcan, ça vaut sûrement la peine d’y faire un saut. L’entrée coûte 17 000 IDR. Pour y aller, j’ai partagé un Grab avec une amie, puis nous nous sommes fait emmener directement à l’embarcadère pour prendre le ferry vers Bali.

De Djawatan Forest.

Où dormir à Banyuwangi et Bondowoso ?

Banyuwangi : j’ai partagé une chambre au Good Feeling Ijen Banyuwangi, des chambres propres et économiques, un personnel gentil et serviable. L’Ijen Backpacker et le Ninap hostel semblent deux très bonnes options si tu cherches un dortoir.

Bondowoso : ici il y a beaucoup moins d’options pour dormir, l’Ijen Bondowoso Home Stay n’a pas l’air si mal.

Comment aller à Banyuwangi et Bondowoso ?

Banyuwangi : depuis et vers Probolinggo, il y a des bus directs mais, comme tu l’auras lu plus haut, la gare routière de Probolinggo est tout simplement un cauchemar. Si tu veux éviter des discussions inutiles, prends le train : c’est plus confortable, ça coûte moins cher et tu n’as pas à faire avec les escrocs dont j’ai parlé plus haut. Tu peux réserver en ligne sur Traveloka.

Depuis et vers Bali, il y a des liaisons fréquentes du terminal Mengwi Bus Terminal de Denpasar (Google Maps) au terminal Terminal Bus Pelabuhan Gilimanuk (Google Maps). Tu peux réserver via WhatsApp avec Sehati Bus, tu trouves numéros et horaires sur leur page Instagram, j’ai payé 50 000 IDR. Depuis le port de Gilimanuk (Google Maps), le ferry fait des allers-retours vers le port de Ketapang (Google Maps), juste à la sortie de Banyuwangi, fréquemment de jour comme de nuit, il coûte 15 000 IDR et tu peux réserver en ligne sur ce site. Du moins au moment de l’écriture de ce guide, il fallait avoir une banque locale pour effectuer le paiement. Près du port, il y a des gens qui peuvent le faire pour toi en échange d’une petite commission.

Bondowoso : depuis et vers Probolinggo, la seule option disponible est le bus. Si tu arrives de Bali et que tu veux continuer vers Bromo, après être monté au cratère, tu peux organiser le tour de façon à être ensuite déposé à Bondowoso. De là, tu peux ensuite prendre le bus vers Probolinggo ou simplement retourner à Banyuwangi et prendre le train.

La charge que les pauvres mineurs portent sur les épaules.

BALI

Bali est de loin l’île la plus populaire et touristique de tout l’archipel indonésien. Je suis allé à Bali pour la première fois en 2016 et la dernière fois en 2024 ; dire que l’île a pas mal changé au fil des années serait très réducteur. Évidemment, ça dépend entièrement de ce que tu cherches, mais pour ma part, le sud de Bali est désormais « à éviter » : l’Indonésie et Bali elle-même ont beaucoup mieux à offrir.

N.B. Vu ses dimensions compactes, Bali se prête vraiment bien à une exploration en scooter. Si tu voyages assez léger, je te conseille fortement de louer un scooter directement à ton arrivée et de le garder pendant toute la durée de ton séjour.

Lors de ma dernière visite, je suis arrivé de Java à Denpasar et j’ai loué un scooter chez Bali Rental Motor BRM Rent Bike In Bali (Google Maps) et tu peux aussi l’emmener à Lombok. J’ai payé 1 million pour 17 jours de location. Cela dit, il y a littéralement des dizaines de loueurs dans le sud de Bali où louer un scooter ; selon l’endroit où tu loges, une simple recherche sur Google Maps devrait te donner plusieurs options.

Le mont Agung.

Sud de Bali (Denpasar, Kuta, Seminyak, Legian et Sanur)

Le sud de Bali est la principale zone touristique de l’île et de tout le pays. Comme je te l’ai dit, je ne suis pas exactement fan de cette zone. Mais il est tout aussi vrai que si tu cherches le confort, les services, les restaurants occidentaux, la vie nocturne, etc. etc., alors elle pourrait te convenir.

Que faire et que voir dans le sud de Bali (Denpasar, Kuta, Seminyak, Legian et Sanur)

Par commodité, dans cette section tu trouveras des informations sur toutes les destinations qui viennent d’être citées et qui font partie de ce qu’on pourrait appeler la « zone métropolitaine de Denpasar ». Ce qui étaient autrefois de petits villages bien distincts est en effet désormais indistinguable, à la suite du développement tiré par le tourisme.

Kuta

Kuta (Google Maps) est probablement la destination la plus occidentalisée de l’île ; ici tu peux t’attendre à trouver d’innombrables bars et boîtes où te lâcher complètement pour quelques euros, les principales chaînes comme McDonald’s, Starbucks, Hard Rock, mais aussi une plage pas mal du tout où l’on peut surfer. Une zone qui est sûrement bondée, surtout en haute saison.

Seminyak et Legian

Seminyak (Google Maps), qui se trouve un peu plus au nord de Kuta, est une autre destination populaire de la zone métropolitaine de Denpasar ; c’est probablement aussi la plus raffinée du coin, avec de nombreux hébergements de luxe et donc des prix légèrement plus élevés. La plage est jolie, moins bondée et pleine de bars/échoppes, mais contrairement à Kuta, elle ne se prête pas au surf. Entre Seminyak et Kuta, on trouve enfin Legian (Google Maps), qui peut être considéré à tous les effets comme un entre-deux.

Le temple d’Uluwatu.

Canggu

Canggu (Google Maps) se trouve à une dizaine de kilomètres au nord ; autrefois, c’était clairement la localité la moins bondée et la moins touristique parmi celles de la côte ouest autour de Denpasar, mais ces dernières années elle a connu une véritable explosion, car elle est particulièrement populaire auprès des nomades numériques. Ici, tu peux t’attendre à la classique ambiance d’ordis portables dans chaque café, restaurants végans, espaces de coworking et studios de yoga à chaque coin de rue.

La plage et le surf ne sont pas mal du tout et la vie nocturne n’a elle aussi rien à envier aux plages plus au sud.

Sanur

Sanur (Google Maps), contrairement à toutes les localités qui viennent d’être citées autour de Denpasar, se trouve sur la côte est et c’est l’une des plus anciennes zones de resorts de l’île ; elle est considérée comme une destination pour les personnes âgées et les familles. L’ambiance est bien plus détendue que sur la côte ouest, la plage est jolie et nettement moins bondée mais ne se prête pas au surf, en revanche elle offre de bonnes conditions pour le kitesurf. Sanur est en outre la base idéale pour des excursions vers les îles Nusa Penida, Lembongan et Ceningan (les bateaux partent du port de Sanur) ainsi que vers de nombreuses autres destinations dans l’est de l’île, au cas où tu voudrais faire seulement des excursions à la journée sans changer de base.

Tanah Lot au coucher du soleil.

Attractions dans le sud de Bali

Pour conclure cette section consacrée à ce que j’aime appeler la zone métropolitaine de Denpasar, n’importe laquelle des destinations qui viennent d’être décrites peut être utilisée comme base pour explorer les attractions autour du sud de Bali. Beaucoup organisent des excursions à la journée vers tout le reste de l’île sans jamais quitter cette zone, mais je trouve ça peu sensé.

Tanah Lot (Google Maps), l’un des temples les plus iconiques de l’île et particulièrement évocateur (et populaire) au coucher du soleil, se trouve le long de la côte, à environ 10 km au nord de Canggu. Taman Ayun (Google Maps) se trouve en revanche à environ 25 km au nord de Denpasar et il est généralement moins bondé. Je te conseille de louer un scooter ou de te déplacer en taxi et de visiter le second dans l’après-midi avant de te diriger vers Tanah Lot pour le coucher du soleil. Selon l’endroit où tu loges, tu pourrais aussi faire un saut à la cascade Tegenungan (Google Maps).

La péninsule de Bukit, qui se trouve au sud de Denpasar, est particulièrement célèbre pour le temple d’Uluwatu (Google Maps), sans aucun doute l’un des plus spectaculaires de l’île ; perché au sommet d’une falaise à pic au-dessus de la mer, il est vraiment scénographique et vaut sûrement une halte. Je te conseille de faire un saut à Suluban Beach (Google Maps), une petite plage à laquelle on accède en descendant des escaliers ; elle n’est pas particulièrement adaptée à la baignade, mais elle est nichée entre les falaises et elle est vraiment jolie. Au sommet de la falaise, il y a ensuite de nombreux bars et établissements où l’on peut observer les surfeurs ou simplement admirer le coucher du soleil. Le Delpi Cafe est particulièrement sympa. La zone s’appelle « Blue Point ». Parmi les autres plages de la péninsule qui méritent le détour, il y a sûrement Balangan Beach, Bingin Beach et Padang Padang.

Le temple de Taman Ayun.

Où dormir dans le sud de Bali (Denpasar, Kuta, Seminyak, Legian, Canggu et Sanur) ?

Il y a littéralement des milliers d’hébergements dans cette partie de Bali, mais si la vie nocturne ne t’intéresse pas et que tu cherches juste un endroit tranquille et stratégique, aussi bien pour rejoindre l’aéroport que pour prendre les speed boats vers les îles Nusa et Gili, je me sens de te recommander le Suwardika Homestay & Dormitory. C’est un véritable homestay à l’intérieur d’une maison balinaise traditionnelle, avec même un petit temple. La famille est vraiment gentille et accueillante. Parmi les autres hébergements où j’ai séjourné en personne en partageant une chambre et que je me sens de te recommander, il y a le Nakula Familiar Inn à Denpasar, le Kampoeng Saya à Seminyak et le New Mekar Jaya Hotel à Kuta.

Comment aller dans le sud de Bali (Denpasar, Kuta, Seminyak, Legian et Sanur) ?

Pour les liaisons depuis et vers l’aéroport de Bali, si tu voyages léger, il y a une entrée piétonne très pratique (Google Maps) où tu peux prendre un mototaxi ou te faire déposer pour trois fois rien par rapport aux prix qu’ils demandent à l’intérieur de l’aéroport. C’est littéralement 5 minutes à pied depuis la sortie du terminal. Dans le cas contraire, réserver le transfert avec Klook est normalement plus avantageux qu’un taxi normal, et il y a une sorte de lounge officiel où attendre avec le personnel de Klook, qui peut t’aider à contacter le chauffeur si tu en as besoin. Les transports publics depuis et vers l’aéroport sont pratiquement inexistants.

Spectacle de danse et de musique traditionnelles.

Ubud

Rendue célèbre par le livre Mange, prie, aime, la petite ville qui, aux yeux des visiteurs, ressemble à un unique agglomérat de bâtiments est en réalité formée de pas moins de 14 villages différents, qu’il est cependant désormais difficile de distinguer, vu la forte expansion due au tourisme. Un peu comme le sud de Bali, à mon avis, l’atmosphère authentique a disparu depuis longtemps et a laissé la place à des hordes de touristes, des rues congestionnées et des boutiques de souvenirs. Ubud reste quand même une excellente base pour explorer les nombreux points d’intérêt des environs.

Le temple Pura Tirta Empul.

Que faire et que voir à Ubud

Quand on parle d’Ubud, et en particulier de son centre, on fait référence à la zone où se trouvent le marché central (Google Maps), désormais transformé en marché de souvenirs, et le Palais d’Ubud (Google Maps). Dans les environs, il y a de nombreux temples qui valent la peine d’être visités, dont Taman Saraswati (Google Maps) et Pura Gunung Lebah (Google Maps) ; ici, si tu veux, on peut faire un court parcours qui, si la météo le permet, offre des vues sur le Mont Agung (Google Maps).

Évidemment, la visite d’Ubud ne peut pas être considérée comme terminée sans se promener dans la célèbre Monkey Forest (Google Maps) : une forêt/sanctuaire où des dizaines de singes errent en liberté entre les arbres et quelques ruines. Même si c’est extrêmement touristique, ce n’est pas si mal. En plus, pendant ma visite, il y avait de beaux spectacles de danse et de musique traditionnelles. L’entrée coûte 100 000 IDR ; évite d’emporter de la nourriture avec toi, car les singes essaieraient sûrement de la voler, souvent de manière agressive.

La Monkey Forest.

D’autres temples qui demandent un peu plus de route mais qui peuvent tout à fait être visités à la journée depuis Ubud sont le Goa Gajah (la Grotte de l’Éléphant) (Google Maps), Gunung Kawi Tampaksiring (Google Maps), Pura Kehen (Google Maps) et Pura Tirta Empul (Google Maps). Ce dernier est le temple où l’on peut participer au rite traditionnel de « purification » avec l’eau.

Si tu pars tôt le matin pour le tour qui vient d’être décrit, tu pourrais ajouter une visite des célèbres rizières en terrasses de Tegalalang (Google Maps) comme première étape, de façon à éviter les foules de touristes, la cascade Tukad Cepung (Google Maps), qui se trouve à quelques kilomètres de Pura Kehen, et le village traditionnel Desa Wisata Penglipuran (Google Maps). D’autres cascades près d’Ubud qui valent la peine d’être visitées sont Tibumana (Google Maps) et Kanto Lampo (Google Maps).

Les rizières en terrasses de Tegalalang.

Où dormir à Ubud ?

Lors de ma dernière visite, j’ai partagé une chambre à la Bulan Bali Guest House. Rien d’exceptionnel, mais si tu cherches quelque chose d’économique, ce n’est pas si mal.

Comment aller à Ubud ?

Si tu ne te déplaces pas en scooter, Grab, Gojek et Indrive sont toujours une option valable et, tout compte fait, économique si on partage. Perama propose des navettes à des prix honnêtes. Enfin, tu pourrais prendre un bemo (transport local) au Terminal Batubulan (Google Maps).

Centre de Bali (Munduk et Bedugul)

Bedugul est le nom utilisé pour désigner la zone qui se trouve au centre de l’île, formée de quelques villages parmi lesquels le village de Bedugul et celui de Munduk, pas très loin. Toute la zone s’étend autour de trois cratères d’origine volcanique.

Les rizières de Jatiluwih.

Que faire et que voir dans le centre de Bali (Munduk et Bedugul)

Avant même d’arriver à Bedugul depuis le sud de Bali ou Ubud, il y a deux ou trois arrêts intéressants, comme les rizières de Jatiluwih (Google Maps), qui sont sans aucun doute parmi les plus belles et les plus vastes de toute l’île. Le long de la route principale, à ce point (Google Maps), ils demandent 50 000 IDR pour accéder au village et aux rizières en terrasses. Si tu veux éviter de payer, tu peux te garer au temple Pura Luhur Besikalung (Google Maps) et remonter à pied. Pas très loin, il y a les sources chaudes Air Panas Angseri (Google Maps). Il y a aussi deux jolies cascades le long de la route : Air Terjun Leke Leke (Google Maps) et Air Terjun Nungnung (Google Maps).

À Bedugul proprement dit, l’attraction numéro un est sans aucun doute le Temple Ulun Danu Beratan (Google Maps), qui se trouve sur les rives du lac Beratan et qui est indubitablement l’un des temples les plus beaux, iconiques et malheureusement bondés de l’île. Lors de ma dernière visite à Bali, je suis passé en scooter et le parking était plein de cars ; je n’ose pas imaginer comment était la situation à l’intérieur. Honnêtement, je ne suis pas convaincu que ça vaille la peine d’y aller. Même chose pour la populaire porte balinaise « Bali Handara Gate » (Google Maps), pas très loin, où il faut littéralement faire la queue (et payer) pour faire une photo. Bof.

Air Terjun Melanting.

Même si elle n’est pas exactement à Bedugul, la Sekumpul Waterfall (Google Maps) est relativement accessible depuis ici. C’est l’une des plus belles cascades de Bali, mais malheureusement ils t’obligent maintenant à prendre un guide pour 150 000 IDR par personne plus 20 000 IDR pour l’entrée. Dans la même zone, il y a deux autres cascades : Hidden Waterfall (Google Maps) et Fiji (Google Maps) ; les sentiers sont tracés sur Organic Maps. Il n’y a absolument pas besoin de guide. Personnellement, j’éviterais de soutenir ces gens.

À Munduk, la situation est en revanche nettement moins bondée et tu pourrais littéralement passer des journées entières à aller d’une cascade à l’autre. Je te conseille de commencer par Air Terjun Munduk (Google Maps) puis de descendre vers les autres cascades à pied ; les sentiers et les différentes cascades comme les Golden Valley Waterfalls (Google Maps) sont tracés sur Organic Maps. Si tu veux, tu pourrais descendre jusqu’à Air Terjun Melanting (Google Maps). D’autres cascades pas trop loin de Munduk sont les impressionnantes cascades jumelles de Banyumala (Google Maps).

Pour conclure, tu pourrais explorer les rizières en terrasses (Google Maps) au coucher du soleil et dîner à l’iconique Warung Heaven (Google Maps).

Air Terjun Munduk.

Où dormir à Munduk ?

Lors de ma dernière visite, j’ai partagé une chambre au Taman Ayu Homestay. Excellent rapport qualité-prix et belle vue sur la vallée directement depuis la chambre. Personnel gentil et serviable.

Comment aller à Munduk ?

Si tu ne te déplaces pas en scooter, Grab, Gojek et Indrive sont toujours une option valable. Perama propose des navettes à des prix honnêtes.

Les rizières de Munduk.

Lovina

Lovina, sur la côte nord de l’île, est l’une de mes destinations préférées à Bali ; la zone est relativement peu touristique et l’atmosphère franchement détendue, la plage n’est pas parmi les meilleures mais elle n’est pas si mal non plus.

Que faire et que voir à Lovina

Avant même d’arriver à Lovina, le long de la route qui descend vers Lovina, tu pourrais t’arrêter aux cascades Gitgit (Google Maps) et Aling-Aling (Google Maps).

Les eaux au large de Lovina sont fréquentées par des dauphins, qu’on aperçoit pratiquement tous les jours, raison pour laquelle, au milieu de la place principale, on trouve une énorme statue dédiée à ces magnifiques animaux et que, ce n’est pas un hasard, chaque activité touristique du village propose des sorties pour les voir.

Depuis Lovina, il est aussi possible d’organiser des sorties plongée et snorkeling au parc national tout proche, le Taman Nasional Bali Barat, fonds vraiment colorés et conditions excellentes. Mais comme il s’agit d’un parc national, j’ai été vraiment déçu par la quantité de déchets présents sur la plage.

Une autre attraction populaire autour de Lovina, tiens donc, ce sont les nombreuses cascades. Si tu es déjà allé à Gitgit et Aling-Aling, tu pourrais visiter Sing Sing (Google Maps) et Blahmantung (Google Maps), puis t’arrêter au Brahma Vihara Arama (Google Maps), le plus grand temple bouddhiste de l’île. Pas loin, il y a les sources chaudes Banjar (Google Maps).

Comment aller à Lovina ?

Si tu ne te déplaces pas en scooter, Grab, Gojek et Indrive sont toujours une option valable. Perama propose des navettes à des prix honnêtes.

Achète des fruits à la sympathique dame qui se trouve sur la place !

Est de Bali (Padang Bai, Kintamani, Amed et Amlapura)

La partie est de l’île est de loin ma préférée. Loin du chaos du sud de Bali, elle offre non seulement une atmosphère plus tranquille et des prix plus bas, mais aussi plein d’attractions intéressantes.

Que faire et que voir dans l’est de Bali (Padang Bai, Kintamani, Amed et Amlapura)

On parle d’une zone très étendue avec beaucoup d’attractions qui se trouvent entre une destination et l’autre ; je vais essayer d’utiliser une certaine logique, mais ensuite je te laisse optimiser les déplacements selon tes centres d’intérêt.

Padang Bai

Padang Bai est une petite ville portuaire visitée principalement parce que de son port partent les bateaux vers les îles Gili et l’île de Lombok ; même si pour beaucoup c’est simplement une localité de passage, si tu as du temps, ça vaut la peine d’y passer un jour ou deux. La plage principale, où se trouve le port, n’est pas du tout jolie, mais il suffit d’aller à la baie suivante, vers l’est ou vers l’ouest, pour trouver d’excellentes plages. Blue Lagoon (Google Maps), à l’est, n’est pas mal et offre d’excellent snorkeling, tandis que Bias Tugel (Google Maps), à l’ouest, est une magnifique plage de sable blanc où l’on peut se baigner. Il y a enfin deux ou trois temples que tu pourrais visiter, Pura Luhur Silayukti (Google Maps), tandis qu’en dehors de la ville Pura Goa Lawah (Google Maps) a une grotte pleine de chauves-souris qui le rend un peu plus intéressant, mais rien d’exceptionnel.

La plage de Bias Tugel.

Kintamani (Mont Batur)

Avant même d’arriver à Kintamani, en allant vers le nord depuis Padang Bai, tu pourrais t’arrêter à la cascade Gembleng (Google Maps), où il y a l’iconique piscine à débordement naturelle. La cascade en elle-même n’a rien d’extraordinaire, mais à mon avis c’est peut-être la mieux gérée de l’île : pas de mafia ni de guide obligatoire, on demande un simple don à l’entrée et il y a un beau restaurant avec un excellent panorama et de la bonne cuisine. Pas très loin le long de la route, tu peux t’arrêter aux rizières de Sidemen (Google Maps). Enfin, je crois que ça vaut la peine de visiter le Temple Besakih. À mon avis, le plus impressionnant de l’île.

Cette précision faite, Kintamani est une zone montagneuse au nord-est de Bali, particulièrement célèbre grâce au Mont Batur et au lac du même nom que l’on trouve à ses pieds. Entre les deux se dresse le petit village de Toya Bungkah, qui accueille la plupart des structures touristiques de la zone et sert de point de départ pour les randonnées, en particulier pour la populaire ascension pour voir le lever du soleil au Mont Batur (Google Maps)

Même si beaucoup préfèrent se joindre à un tour organisé, contrairement à ce que les gens du coin veulent te faire croire, il n’est pas illégal de monter au sommet sans être accompagné par un guide. Il y a plein de sentiers différents (AllTrails) (AllTrails) (AllTrails). Malheureusement, beaucoup de commentaires récents semblent indiquer que la mafia locale a pris le contrôle et oblige à payer des sommes exorbitantes pour un guide inutile. J’éviterais de soutenir cette attitude. De toute façon, attends-toi à beaucoup de monde pour admirer le lever du soleil, surtout en haute saison. Si tu n’as pas envie de te fatiguer, il y a plusieurs bars/restaurants qui offrent de fantastiques vues sur le volcan et qui ouvrent commodément au lever du soleil, comme AKASA Specialty Coffee (Google Maps), ou, si tu veux, tu peux simplement t’arrêter au bord de la route.

L’ascension du Mount Batur est de loin la principale attraction de la zone, mais comme tu es dans le coin, tu pourrais aussi visiter le Pura Ulun Danu Batur, l’un des temples les plus importants de Bali.

Le lever du soleil depuis le Mont Batur.

Amed

Amed et ses environs ont été l’une des dernières régions de Bali à voir l’élan économique du tourisme et restent aujourd’hui encore l’une des zones les moins touristiques. Même lors de ma dernière visite, en plein mois d’août, elle ne donnait pas l’impression d’être si bondée que ça.

Dans tous les cas, la raison pour laquelle la grande majorité des touristes se rendent à Amed, ce sont les excellents sites où faire de la plongée et du snorkeling.

Le plus populaire est celui de l’épave du Liberty à Tulamben, un navire de la marine américaine coulé en 1942 par un sous-marin japonais. Je n’ai pas personnellement plongé à Amed, mais deux ou trois amis passionnés m’ont dit que ça vaut absolument le coup. Si tu veux faire du snorkeling, tu peux le faire en autonomie à Pantai Jemeluk (Google Maps) et Lipah (Google Maps).

L’épave du Liberty.

Amed peut en outre servir de base pour visiter le temple voisin Pura Penataran Agung Lempuyang (Google Maps), devenu particulièrement populaire sur Instagram grâce aux fameuses « portes du paradis » avec le Mount Agung en arrière-plan. J’ai toujours refusé de le visiter, donc je ne parle pas par expérience personnelle, mais un ami m’a dit qu’en haute saison les gens restent des heures dans la file pour prendre l’iconique photo. Je suis en revanche allé au Lahangan Sweet voisin (Google Maps), où, entre les différentes plateformes, ils ont construit une réplique des « portes du paradis ». L’entrée coûte 50 000 IDR, panorama fantastique sur le Mont Agung et étonnamment peu bondé, même fin août.

En parlant du Mont Agung, si tu veux, tu peux monter jusqu’au sommet qui, avec ses 3148 mètres, est le point le plus haut de l’île ; le sentier le plus court (AllTrails), qui prévoit quand même 1300 mètres de dénivelé, part du temple Pura Pasar Agung (Google Maps). Je comptais y monter lors de ma dernière visite à Bali, mais pour une série de raisons j’ai dû changer de programme, donc je ne parle pas par expérience personnelle, mais un ami me l’a décrite comme une magnifique ascension. Malheureusement, d’après les derniers avis, la mafia locale demande 200 000 IDR pour monter même sans guide, ce qui est complètement illégal. Comme tu l’as maintenant compris, j’éviterais de soutenir cette attitude (lis les avis du temple sur Google Maps pour te faire une idée du type de gens à qui on a affaire).

Le coucher du soleil à Lahangan Sweet.

Amlapura

Cette région à mi-chemin entre Amed et Padang Bai offre plus de quelques attractions intéressantes. Avant tout, je te conseille d’aller voir le lever du soleil à Bukit Cinta (Google Maps) ; la vue sur les rizières avec le Mont Agung en arrière-plan est très jolie.

Le lever du soleil à Bukit Cinta.

Je déconseille fortement en revanche le Tirta Gangga (Google Maps), où ils demandent 70 000 IDR ; je ne comprends vraiment pas comment les gens peuvent le recommander. Il n’y a littéralement rien à faire. Juste des hordes de touristes qui prennent des photos. Je n’y suis pas allé, mais le Taman Ujung (Google Maps) a l’air beaucoup plus intéressant.

Tirta Gangga.

Je te conseille enfin de faire un saut au village traditionnel de Bugbug (Google Maps) ; à ce point (Google Maps), il y a une jolie petite route au milieu des rizières. Depuis le checkpoint où l’on paie l’entrée (Google Maps), il y a une excellente vue plongeante sur le village. Virgin Beach (Google Maps) aussi n’est pas du tout mal.

Le village traditionnel de Bugbug.

Comment se déplacer dans l’est de Bali (Padang Bai, Kintamani, Amed et Amlapura) ?

Ici encore plus que dans d’autres parties de Bali, je crois que ça vaut vraiment la peine d’avoir son propre véhicule. Cela dit, Grab, Gojek et Indrive sont toujours une option valable pour te déplacer d’une destination à l’autre. Perama propose des navettes à des prix honnêtes.

Où dormir dans l’est de Bali (Padang Bai, Kintamani, Amed et Amlapura) ?

Le seul établissement que je me sens vraiment de te recommander est le LinkeesHome Bungaya, excellent rapport qualité-prix, et le propriétaire est tout simplement quelqu’un d’adorable. Pour le reste, cette région de l’île laisse beaucoup de liberté, tu peux littéralement réserver le jour même selon ton humeur ; même en plein mois d’août, je n’ai jamais eu de problème à trouver quelque chose.

Virgin Beach.

Îles Nusa (Nusa Lembongan, Nusa Ceningan et Nusa Penida)

Ce sont les trois îles au large de Sanur, au sud-est de Bali. Connues aussi sous le nom d’îles Nusa, malgré leur proximité avec l’île de Bali (elles ne sont qu’à 15 km), elles ont été pendant très longtemps bien moins touristiques et bondées. Même si la situation a pas mal changé récemment, je pense qu’elles peuvent quand même être une destination intéressante pour ceux qui cherchent à s’échapper du « chaos » du sud de Bali.

Blue Lagoon.

Les trois îles offrent d’excellentes possibilités pour faire de la plongée, mais aussi du snorkeling. Il y a littéralement des dizaines de centres de plongée ; je n’ai jamais plongé ici, mais au fil des années deux ou trois amis m’avaient conseillé Scuba Junkie Penida et Mambo Dive Center. Pendant la saison sèche, la visibilité est meilleure, mais on peut observer des raies manta et des poissons-lunes très souvent toute l’année. J’ai fait un tour de snorkeling avec l’auberge à Nusa Penida et j’ai réussi à voir deux ou trois raies manta.

Devil’s Tears.

Nusa Lembongan et Nusa Ceningan

L’île de Lembongan, la plus proche de la côte de Bali, est aussi la plus développée. Vient ensuite Ceningan, reliée à Lembongan par un pont, et on peut en fait parler d’« une seule île » assez compacte, que tu peux tranquillement faire en une journée. Honnêtement, il n’y a pas d’attractions extraordinaires sur les deux îles. À mon avis, la plus jolie plage est Dream Beach (Google Maps), et à côté de la plage se trouve aussi l’accès officiel à Devil’s Tears (Google Maps), un bout de côte où les vagues se brisent sur la falaise en créant de spectaculaires gerbes d’eau. C’est aussi un bel endroit pour regarder le coucher de soleil. Les locaux demandent 25 000 IDR. Si tu veux éviter de payer, tu peux passer par Sandy Bay Beach (Google Maps). Tu trouveras un endroit similaire à Nusa Ceningan à cet endroit (Google Maps), et je te conseille aussi de faire un saut à la Blue Lagoon toute proche (Google Maps). Enfin, si tu n’as jamais vu une forêt de mangroves, tu peux louer un kayak à Mangrove Point (Google Maps) et explorer en autonomie, ou participer à un tour guidé.

Mangrove Point.

Nusa Penida

À mon avis, Nusa Penida est la plus belle des trois îles et nettement la plus grande ; je crois que ça vaut la peine d’y passer au moins deux jours. Ça dépend évidemment beaucoup de l’endroit où tu décides de loger, mais en louant un scooter tu pourrais commencer la journée par la visite du temple Goa Giri Putri (Google Maps) qui, comme il se trouve à l’intérieur d’une grotte, est vraiment particulier par rapport aux autres. Ensuite, dirige-toi vers Atuh Beach (Google Maps) et Diamond Beach (Google Maps) avant que n’arrivent les foules en visite à la journée depuis Bali. Ils demandent 35 000 IDR pour l’entrée, plus 5000 IDR pour se garer.

Diamond Beach.

Moi, sans même le vouloir, je suis entré par ici, Atuh Beach Free Entrance (Google Maps), sans payer, mais effectivement, comme on peut le lire dans les avis, les locaux qui traînent sur le parking ne sont pas exactement sympathiques. L’entrée officielle est Diamond and Atuh car Park (Google Maps). De là, tu peux continuer vers le Thousand Islands Viewpoint (Google Maps) et Suwehan Beach (Google Maps), cette dernière très jolie et, du moins pendant ma visite, pratiquement déserte. Il faut un moment pour descendre, mais si tu cherches un peu de tranquillité, ça vaut absolument la peine. Une autre option est Tembeling Beach and Forest (Google Maps), mais je n’y suis pas allé, donc je ne me prononce pas. Je te conseille de finir par un beau point de vue pour terminer la journée en regardant le coucher de soleil : moi, je suis allé au Banah Cliff Point (Google Maps), la route est en assez mauvais état mais la vue sur la côte est excellente ; une autre option, pas très loin, est Saren Cliff Point (Google Maps).

Suwehan Beach.

Le deuxième jour, tu pourrais commencer la journée avec l’emblématique Kelingking Beach (Google Maps). Là aussi, plus tu arrives tôt, mieux c’est ; moi, je suis arrivé pratiquement à l’aube et j’en ai vraiment profité. La plage est spectaculaire, même si elle n’est pas particulièrement adaptée à la baignade. J’ai trouvé la descente raide très amusante, mais pour certains ça pourrait être un vrai cauchemar. Malheureusement, ils sont en train de construire un ascenseur, donc j’imagine que le problème de la surfréquentation ne pourra qu’empirer.

Kelingking Beach.

Après Kelingking Beach, tu pourrais te diriger vers Angel’s Billabong (Google Maps), où se trouve une très belle piscine naturelle (à marée basse), et vers la Broken Beach toute proche (Google Maps), où une arche naturelle qui sépare un petit lagon de l’océan crée un paysage unique. Malheureusement, ici aussi il y a un monde fou. Si tu marches le long de la côte en direction de Korawa Beach (Google Maps), tu pourrais voir des raies manta directement depuis la falaise ; en tout cas, c’est une balade agréable.

Angel’s Billabong.

Si tu as du temps en plus, tu pourrais aller à Crystal Bay (Google Maps), d’où je te conseille de marcher jusqu’à Pandan Beach (Google Maps) ou Puyung Beach (Google Maps). Ces deux plages sont beaucoup moins fréquentées. Le sentier est facile à suivre et il est même tracé sur Organic Maps.

Crystal Bay.

Comment rejoindre les îles Nusa (Nusa Lembongan, Nusa Ceningan et Nusa Penida) ?

Il y a plusieurs liaisons par jour depuis le port de Sanur (Google Maps) aussi bien vers Lembongan, à Mushroom Bay Beach (Google Maps), que vers Nusa Penida, qui a deux ports d’arrivée : Penida Ferry Port (Google Maps) et Buyuk Harbour (Google Maps), d’où il y a aussi des liaisons directes vers les îles Gili.

Il y a aussi des liaisons entre les îles, avec des bateaux qui font la navette entre Yellow Bridge Port (Google Maps) et la zone d’où partent les tours de snorkeling (Google Maps). La plupart des compagnies qui opèrent ces speedboats peuvent être réservées en toute autonomie sur 12Go.

Où dormir à Nusa Penida ?

L’auberge où j’ai dormi à Nusa Lembongan semble avoir fermé, donc je n’ai aucune recommandation. Si tu cherches une auberge pas chère et pas mal du tout à Nusa Penida, je te conseille Hostel Bukit Sangcure. Très belle vue, personnel vraiment gentil et serviable (ils viennent même te chercher au port) et ils proposent d’excellents prix pour le snorkeling et les speedboats.

Pandan Beach.

Tu es en train d’organiser ton voyage ? Si tu n’as pas encore pris ton assurance, tu trouveras ici mon guide des meilleures assurances voyage. En la souscrivant via les liens présents dans le guide, tu soutiens ce site sans aucun frais supplémentaire.

LOMBOK

Lombok, l’île qui, sur la carte, se trouve à droite de Bali, est moins développée et encore relativement peu fréquentée par les touristes, à l’exception des trois petites îles situées au nord-ouest, les îles Gili. Bali et Lombok sont reliées par des speedboats et des ferries pratiquement jour et nuit, mais si tu es prêt à dépenser un peu plus, ça vaut aussi la peine d’envisager les vols de Denpasar à Lombok International Airport qui, réservés à l’avance, ne sont pas si chers que ça.

Gili Air.

N.B. Comme pour Bali, je crois que ça vaut la peine d’envisager de louer un scooter pour explorer Lombok. Selon ton itinéraire, si par exemple tu comptes retourner à Bali, tu pourrais louer directement à Bali et prendre le ferry à Padang Bai (Google Maps) ; tu peux consulter les horaires et réserver en ligne sur ce site. Au moment de la rédaction de ce guide, il fallait avoir une banque locale pour effectuer le paiement. De toute façon, près du port il y a plein d’agences qui peuvent réserver pour toi contre une petite commission.

Si en revanche, par exemple, tu comptes poursuivre ton voyage vers Flores ou que tu n’as de toute façon pas l’intention de retourner à Bali, tu pourrais louer le scooter directement au port à ton arrivée ; il y a des loueurs aussi bien à Lembar (Google Maps), où arrive le ferry, qu’à Bangsal (Google Maps), où arrivent les speedboats qui passent aussi par les îles Gili.

Îles Gili

Ce groupe de 3 petites îles au nord-ouest de Lombok est considéré comme l’attraction numéro un de l’île de Lombok et est souvent visité au cours d’un voyage à Bali. Ne t’attends pas à un paradis intact, le tourisme de masse est arrivé depuis longtemps, mais si tu cherches quelques jours de mer, les îles ne sont pas si mal que ça.

Gili Air.

Que faire et que voir aux îles Gili

Chaque île a une ambiance différente. La principale, Gili Trawangan, est considérée comme la « party island » et est donc fréquentée surtout par des voyageurs en sac à dos, tandis que Gili Meno est la plus populaire auprès des couples et des familles. Le bon compromis, c’est probablement Gili Air.

En dehors de très belles plages, il n’y a pas de grandes attractions sur les îles. Moi, j’ai fait le classique tour de snorkeling et, tout compte fait, ce n’était pas si mal, mais pas exceptionnel non plus : la majeure partie du récif corallien près des îles n’est pas du tout en bonne santé. Le mieux à faire, c’est simplement de se détendre et de profiter de ce petit coin de paradis avec un bon livre ou un verre.

Il n’y a pas de véhicules à moteur sur les îles, mais vu leur taille ce n’est pas du tout un problème : tu peux très bien te déplacer à pied ou peut-être louer un vélo, ce qui est le choix le plus courant.

Gili Meno.

Où dormir aux îles Gili ?

Moi, j’ai séjourné à Gili Air, plus précisément au Fantastic B »n »B, une bonne solution économique à deux pas du port. Personnel gentil et serviable.

Comment rejoindre les îles Gili ?

Il y a des liaisons directes en speedboat depuis Buyuk Harbour (Google Maps) à Nusa Penida, Mushroom Bay Beach (Google Maps) à Nusa Lembongan, depuis le port de Sanur (Google Maps) et Padang Bai (Google Maps). La plupart des compagnies qui opèrent ces speedboats peuvent être réservées en toute autonomie sur 12Go. Des îles Gili au port de Bangsal (Google Maps) à Lombok, il y a des départs fréquents toute la journée.

Gili Air.

Kuta Lombok

À ne surtout pas confondre avec la Kuta de Bali, cette localité du sud de Lombok est la destination balnéaire préférée des voyageurs en sac à dos. Il y a de belles plages mais surtout d’excellent surf, et le tourisme de masse est encore en train d’arriver. Avant même d’arriver à Kuta, sur la route, il y a le village traditionnel sasak de Sade (Google Maps) ; je n’y suis pas allé, mais ça pourrait être un arrêt intéressant si tu n’as jamais rien vu de pareil.

Que faire et que voir à Kuta Lombok

Moi, je ne fais pas de surf, mais comme je viens de le dire, toute la zone est vraiment populaire auprès des surfeurs, donc j’imagine que les vagues ne sont pas mal du tout, et ce n’est certainement pas les écoles de surf qui manquent. Si ça t’intéresse, je t’invite à faire quelques recherches. De toute façon, il te suffira de mettre un pied sur la plage et on te proposera des cours de surf.

Surfeurs à Pantai Tanjung Aan.

Plages de Kuta Lombok

Il y a des dizaines, voire des centaines, de plages autour de Kuta Lombok, et il est impensable de toutes les visiter. Je liste ci-dessous mes préférées parmi celles que j’ai vues.

Pantai Tanjung Aan (Google Maps) : c’est une grande baie où les conditions pour surfer ne semblent pas mauvaises. La plage en elle-même n’est pas exceptionnelle, mais plutôt bien équipée, avec plein de bars, de restaurants et de transats si c’est ce que tu cherches.

Nicole’s Monkey Beach (Google Maps) : c’est de loin ma plage préférée, elle est un peu « isolée » et on ne l’atteint qu’à pied en passant par Bukit Merese (Google Maps) ou, à marée basse, depuis la plage de Tanjung Aan le long de la falaise. La petite baie est abritée, donc parfaite pour une baignade. Il n’y a qu’un seul bar/restaurant, qui loue aussi des transats, et le propriétaire est extrêmement sympa. Moha Beach (Google Maps), pas très loin, est jolie surtout à marée basse, quand une piscine naturelle se forme.

Nicole’s Monkey Beach.

Pantai Selong Belanak (Google Maps) : c’est la plage célèbre pour les buffles d’eau qui passent normalement au coucher du soleil ; je ne les ai pas vus, mais la plage est quand même très belle. Ils demandent 10 000 IDR pour le parking. Si tu décides d’y aller, pas très loin il y a un excellent restaurant, Warung Corner (Google Maps). Deux autres plages des environs souvent recommandées sont Pantai Semeti (Google Maps) et Pantai Mawi (Google Maps)

Points de vue à Kuta Lombok

Il y a au moins trois points de vue vraiment sympas qui offrent une excellente vue sur la côte découpée. Bukit Seger (Google Maps) est le plus proche du « centre ». Ici, ils demandent 10 000 IDR pour entrer. Bukit Merese (Google Maps), déjà mentionné plus haut, est la presqu’île où se trouve aussi Nicole’s Monkey Beach, donc tu pourrais t’arrêter pour voir le coucher de soleil après avoir passé l’après-midi à la plage. Là aussi, si tu arrives par la route, ils demandent 10 000 IDR pour le parking. Enfin, il y a Bukit Pedau (Google Maps) où, du moins quand j’y suis allé, il n’y avait personne pour demander de l’argent. Tu peux te garer à cet endroit (Google Maps) et remonter par le sentier.

Bukit Pedau.

Goa Bangkang et Goa Sumur

Goa Bangkang (Google Maps) et Goa Sumur Lombok (Google Maps) sont deux grottes à courte distance l’une de l’autre, juste à la sortie de Kuta Lombok. Ici, pendant la journée, il est possible de prendre quelques photos avec les rayons de lumière qui entrent par les ouvertures dans le plafond de la grotte. D’après ce que j’ai compris, ils demandent 50 000 IDR pour entrer. Moi, j’ai passé mon chemin, mais certains pourraient les trouver intéressantes.

Pour finir, à Kuta Lombok, on propose souvent le tour d’island hopping aux « Secret Gilis ». Un groupe d’îles près de Lembar qui ne sont pas si secrètes que ça. Je n’y suis pas allé, donc je ne me prononce pas, mais ça pourrait être une chouette façon de passer la journée. Sur cette page, tu trouveras plus d’informations.

Pantai Selong Belanak.

Où dormir à Kuta Lombok ?

Moi, j’ai dormi au Gani Homestay, qui est légèrement en dehors de la principale zone touristique, rien d’exceptionnel. Dans les environs, il y a plein de guesthouses pas chères ; si tu as un scooter, la zone est tranquille et légèrement moins chère. De toute façon, il y a vraiment beaucoup d’options. Si tu décides de loger par ici ou si tu es de passage, je te conseille de manger au Kiena Warung (Google Maps), cuisine pas chère et délicieuse.

Comment rejoindre Kuta Lombok ?

Si tu ne te déplaces pas en scooter, Perama propose des navettes à des prix honnêtes. À Lombok, il y a un réseau de taxis partagés qui font la navette entre les principales destinations touristiques, et n’importe quelle guesthouse peut organiser le transfert. Si tu arrives au port de Lembar, prépare-toi à avoir affaire à la « mafia locale » qui contrôle les taxis.

Pantai Selong Belanak.

Ekas

Ekas est un village sur la côte ouest de la péninsule au sud-est de Lombok, mais on s’en sert souvent pour désigner toute la région. Je n’y suis pas allé, mais c’est une destination qui devient de plus en plus populaire auprès des voyageurs qui veulent sortir des circuits touristiques classiques. On me l’a décrite comme une zone encore sauvage, où les plages désertes se succèdent les unes après les autres. Ekas est aussi beaucoup plus proche de Pink Beach (Google Maps) que Kuta Lombok, même si, d’après ce qu’on lit, la plage n’est pas si rose que ça. Ici, tu trouveras un article avec quelques informations en plus.

Tetebatu

Tetebatu est un village tranquille sur les contreforts sud du mont Rinjani où, entre rizières, cascades et un authentique charme local, on peut passer deux ou trois jours en toute tranquillité.

Rizières à Tetebatu.

Que faire et que voir à Tetebatu

Avant de voir ce qu’on peut faire à Tetebatu, je tiens à mentionner que, si tu veux, le village peut servir de base pour monter au cratère du mont Rinjani. C’est un sentier beaucoup moins fréquenté que celui qui part de Senaru et Sembalun, donc si tu cherches une alternative moins bondée, ça peut sans aucun doute être une option. Je tiens cependant à préciser que d’ici on ne peut monter que jusqu’au cratère et pas jusqu’au sommet proprement dit.

Trek à Tetebatu

Dans toutes les guesthouses, on propose des « treks organisés » ; honnêtement, je ne pense pas que ça vaille la peine, mais si tu préfères quelque chose de plus structuré, c’est sûrement une option. Si au contraire tu préfères l’approche en indépendant, à cet endroit (Google Maps) il y a un joli sentier, tracé aussi sur Organic Maps. Le parcours traverse les rizières et peut être combiné avec la visite de la Big waterfall (Google Maps) et de la Tetebatu Waterfall (Google Maps), en suivant en gros l’itinéraire que j’ai tracé ici (All Trails) et en terminant par la visite de la Monkey Forest (Google Maps) où l’on peut voir des singes noirs.

Transport exceptionnel dans la monkey forest.

N.B. À la Big Waterfall, pendant la saison sèche, il n’y a pas d’eau mais tu peux quand même te baigner ; ils demandent 10 000 IDR. 10 000 IDR sont aussi demandés à la Tetebatu Waterfall, tandis qu’à la Monkey Forest c’est 30 000 IDR. Il y a de toute façon plusieurs accès latéraux où il n’y a personne pour contrôler. Moi, par exemple, je venais de Ima’s Cafe & Orchard (Google Maps), que je te recommande, et je me suis garé à cet endroit (Google Maps). Ici se trouve un pont effondré d’où l’on peut descendre à pied et entrer dans la forêt. Pour finir, une autre cascade souvent recommandée est Air Terjun Jeruk Manis (Google Maps). Mais d’après ce qu’on lit, la « mafia locale » t’oblige à prendre un guide à des prix absurdes. Lis quand même quelques-uns des avis récents, la situation a peut-être changé. Moi, en tout cas, j’ai préféré éviter.

Singes noirs dans la monkey forest.

Cascades de Benang Stokel et Benang Kelambu

Benang Stokel et Benang Kelambu (Google Maps) sont deux magnifiques cascades, et dans la même zone il y en a deux autres sympas : en gros, quatre cascades pas mal du tout à environ 40 minutes de Tetebatu. Malheureusement, ici aussi la mafia locale a complètement pris le contrôle ; officiellement l’entrée coûte 10 000 IDR, mais les étrangers sont détournés vers le « centre d’informations » où ils demandent beaucoup plus, et le tarif varie même selon le nombre de cascades que tu comptes visiter. Ils m’ont montré des billets « officiels ». Quand j’ai demandé à parler au responsable et à voir une sorte de pièce d’identité officielle, ils m’ont dit qu’il n’y avait personne ; à ce moment-là, je suis entré sans payer et je les ai complètement ignorés. Ils n’étaient pas du tout contents mais n’ont rien fait ; d’après certains avis, ils peuvent cependant devenir agressifs.

Que tu décides d’y aller ou non, de payer ou non, tu n’as certainement besoin d’aucun guide : le sentier qui relie les quatre cascades est presque toujours très clair et, de toute façon, clairement tracé sur Organic Maps.

Benang Kelambu.

Comment rejoindre Tetebatu ?

Si tu ne te déplaces pas en scooter, à Lombok il y a un réseau de taxis partagés qui font la navette entre les principales destinations touristiques, et n’importe quelle guesthouse peut organiser le transfert.

Où dormir à Tetebatu ?

Tetebatu Sama Sama Bungalows est une très belle structure nichée dans la verdure, avec piscine et petit-déjeuner inclus.

Benang Stokel.

Sembalun

Sembalun est un autre village au pied du mont Rinjani qui offre des paysages à couper le souffle et une base idéale pour quiconque veut grimper au sommet du volcan.

Que faire et que voir à Sembalun Lawang

Bukit Selong

Bukit Selong (Google Maps) est une colline qui offre un excellent panorama sur les photogéniques rizières en terrasses de Sembalun Lawang. Du parking (Google Maps) au sommet, il n’y a qu’une dizaine de minutes à pied. Particulièrement recommandé au coucher du soleil. Attention aux singes. Ils demandent 10 000 IDR à l’entrée. Je n’y suis pas allé, mais si tu veux, pas très loin il y a la reconstitution d’un petit village traditionnel (Google Maps).

Bukit Selong.

Pergasingan Hill

Pergasingan Hill (Google Maps) offre de fantastiques vues aussi bien sur la vallée tapissée de rizières que sur l’imposant mont Rinjani. Tu peux te garer directement au début du sentier à cet endroit (Google Maps). Tu trouveras la trace GPS sur cette page (All Trails). Le sentier n’est pas particulièrement long mais il est assez raide et ne te laisse pas souffler une seconde ; d’un bon pas, j’ai mis à peine une heure pour atteindre la zone où les gens campent. Je suis monté tôt pour voir le lever du soleil depuis le sommet (que je te conseille !), donc il n’y avait personne pour encaisser l’argent à l’entrée, mais d’après ce que j’ai compris ils demandent normalement 10 000 IDR aux locaux et 25 000 IDR aux étrangers. Panorama superbe.

Panorama depuis Pergasingan Hill.

Mont Rinjani depuis Sembalun Lawang

Le sentier qui monte au mont Rinjani depuis Sembalun est de loin le plus court pour quiconque veut atteindre le sommet du volcan proprement dit. Tu trouveras ici une carte avec les trois sentiers qui remontent le versant nord du volcan depuis Sembalun, Torean et Senaru, qui, je l’espère, éclaircira ce que je veux dire.

La randonnée jusqu’au sommet se fait normalement en deux jours : le premier jour, on monte jusqu’au cratère où l’on passe la nuit sous la tente, le deuxième jour, à l’aube, on monte au sommet proprement dit, puis on redescend à Sembalun Lawang.

Après une longue négociation avec Bukit Senaru Homestay, j’ai payé 1,4 million tout compris (y compris le transport aller-retour jusqu’à Senaru, où j’étais allé retrouver un ami qui arrivait des îles Gili) ; tu pourrais évidemment tout organiser directement à Sembalun Lawang. C’est une magnifique randonnée qui offre des paysages à couper le souffle mais qu’il ne faut absolument pas prendre à la légère : même si c’est en deux jours, on parle quand même d’environ 2800 mètres de dénivelé au total, avec le sommet à 3726 mètres (All Trails). Ce n’est absolument pas une promenade !

En plus, le tronçon entre le cratère et le sommet du volcan est souvent exposé à de forts vents, et le terrain glissant, fait de cendres volcaniques et de débris, n’aide pas non plus. Un autre aspect qu’il faut malheureusement signaler, c’est l’état déplorable du sentier et de la zone de camping : la quantité de déchets, de papier toilette et d’excréments humains est lamentable.

Le Rinjani vu de Pergasingan Hill.

Où dormir à Sembalun Lawang ?

Moi, j’ai dormi au Tresno Sembalun Rinjani, une des options les moins chères. Les chambres n’ont rien d’exceptionnel, il y a sûrement mieux, mais pour une nuit ça va largement. Le personnel est vraiment sympa.

Comment rejoindre Sembalun Lawang ?

Si tu ne te déplaces pas en scooter, à Lombok il y a aussi un réseau de taxis partagés qui font la navette entre les principales destinations touristiques, et n’importe quelle guesthouse peut organiser le transfert.

Champs de Sembalun Lawang.

Senaru

Comme je l’ai dit, Senaru est un autre village utilisé comme base pour organiser l’ascension du volcan Rinjani, en particulier pour ceux qui veulent seulement atteindre le cratère et non le sommet proprement dit. C’est en même temps un excellent endroit où passer deux ou trois jours de détente en explorant les cascades des environs.

Que faire et que voir à Senaru

Senaru n’a pas grand-chose à offrir, je te conseille seulement de voir les cascades et d’organiser le trek au mont Rinjani. Si tu as quand même un peu plus de temps, tu pourrais visiter le village traditionnel (Google Maps) et les plantations de café, où il y a un point de vue sur la cascade Tiu Kelep (Google Maps).

Cratère du mont Rinjani.

Cascades à Senaru

À courte distance du village, il y a deux magnifiques cascades qui valent absolument la peine d’être visitées : Sendang Gile (Google Maps) et Tiu Kelep (Google Maps). Il y a deux accès : Gate 2 (Google Maps) et Gate 1 (Google Maps), l’un vaut l’autre, choisis selon l’endroit où tu loges. L’entrée coûte 20 000 IDR.

Évidemment, on te demande si tu veux un guide, mais ce n’est absolument pas nécessaire. Le sentier est facile à suivre et il est tracé sur Organic Maps. Si possible, essaie de visiter les cascades tôt le matin, en particulier le week-end, quand il y a plein de tourisme local.

Tiu Kelep.

Mont Rinjani depuis Senaru

Comme dit plus haut, Sembalun est le point de départ idéal pour ceux qui veulent atteindre le sommet du volcan proprement dit, tandis que Senaru est le choix le plus populaire pour ceux qui veulent aller seulement jusqu’au cratère. Pour plus de clarté, je te remets la carte avec les trois sentiers qui remontent le versant nord du volcan.

La randonnée normalement proposée depuis Senaru se fait en trois jours et deux nuits : le premier jour, on monte au cratère où l’on passe la nuit, le lendemain, ceux qui le veulent peuvent monter au sommet du Mount Sangkareang ou « Second Summit » pour voir le lever du soleil, puis on descend au lac où l’on passe la deuxième nuit près des sources chaudes (Google Maps). Le troisième jour, on descend par le sentier qui mène à Torean. Même si elle est moins exigeante que l’ascension jusqu’au sommet proprement dit, on parle quand même d’une randonnée à ne surtout pas prendre à la légère. Rien que le premier jour, on fait environ 2000 mètres de dénivelé.

Camp de base pour l’ascension du sommet.

Une autre option intéressante proposée à Senaru pour ceux qui n’ont pas beaucoup de temps, ou qui n’ont simplement pas envie de camper, c’est le tour à la journée : il s’agit de commencer l’ascension en pleine nuit pour arriver au cratère à temps pour le lever du soleil, puis de redescendre à Senaru, en faisant en gros le sentier décrit sur cette page (All Trails). J’ai parlé avec un gars qui, pour cette option, n’avait payé que 500 000 IDR avec Bukit Senaru Homestay.

Pour finir, ce sont les itinéraires les plus populaires, mais tu peux littéralement construire l’itinéraire que tu préfères : il y a des gens qui font le « grand tour », en montant au sommet depuis Sembalun puis en redescendant par Senaru en passant par les sources chaudes, ou l’inverse. Bref, plein d’options pour tous les goûts.

Sommet du mont Rinjani.

Où dormir à Senaru ?

Comme je l’ai dit, j’ai dormi au Bukit Senaru Homestay, chambre modeste mais pas mal du tout. Les tours pour le Rinjani sont proposés à des prix très compétitifs.

Comment rejoindre Senaru ?

Si tu te trouves aux îles Gili, une fois arrivé au port de Bangsal (Google Maps), tu devrais normalement réussir à trouver un taxi partagé ou peut-être même un minibus direct pour Senaru, mais prépare-toi à une dure négociation ; il vaut probablement mieux te faire organiser le transfert par la guesthouse. Sinon, tu pourrais louer un scooter pour te déplacer à Lombok et le rendre quand tu retournes à Bali ou avant de prendre le bateau pour Flores. Depuis n’importe quelle autre destination, je crois qu’il vaut mieux te faire réserver les fameux taxis partagés.

Cratère du Rinjani.

Senggigi

Senggigi désigne la zone au nord de Mataram, qui comprend aussi le village du même nom. C’est la zone de Lombok la plus commerciale et la plus développée de loin, avec de nombreux hôtels et restaurants qui grouillent de touristes occidentaux. Malgré cela, on est quand même à Lombok, donc l’ambiance est somme toute tranquille.

Que faire et que voir à Senggigi

Honnêtement, je n’ai pas trouvé Senggigi particulièrement enthousiasmante comme destination. À part passer quelques jours de détente à la plage, il n’y a pas grand-chose à faire. Senggigi Beach (Google Maps) est la plage principale, rien d’exceptionnel mais pas si mal non plus. De toute façon, mon conseil est de viser les plages vers le nord comme Nipah Beach (Google Maps) et Pantai Pandanan (Google Maps) ; en plus, la route côtière offre plus d’un point de vue intéressant, comme celui de Malimbu Hill (Google Maps).

Senggigi Beach.

Où dormir à Senggigi ?

J’ai passé une nuit au Mugeni Homestay, excellent rapport qualité-prix.

Comment rejoindre Senggigi ?

Si tu ne te déplaces pas en scooter, à Lombok il y a un réseau de taxis partagés qui font la navette entre les principales destinations touristiques, et n’importe quelle guesthouse peut organiser le transfert.

Coucher de soleil à Senggigi Beach.

SUMBAWA

Sumbawa est décidément une île peu touristique. La plupart des voyageurs passent directement de Lombok à Flores pour visiter le célèbre parc national de Komodo. Je comptais explorer l’île en 2023, mais malheureusement j’ai dû changer mon itinéraire en cours de route ; du coup, même si j’avais fait pas mal de recherches et que, somme toute, il me semblait que l’île avait plus d’une destination intéressante, je ne peux pas en parler par expérience personnelle. Cela dit, si tu cherches une destination encore loin du tourisme de masse et que tu as du temps, je suis certain que rejoindre Flores par voie terrestre en passant par Sumbawa peut être une belle expérience. Travelfish a un guide sur son site. Ici, tu trouveras un autre guide, même s’il n’est pas très détaillé.

FLORES

Pour beaucoup de voyageurs, Flores est synonyme de Komodo : le célèbre parc national, repaire du dragon de Komodo et abritant certains des meilleurs sites de plongée au monde, un vrai paradis sur terre. Mais l’île a bien plus à offrir. Les semaines passées à traverser Flores en scooter de Labuan Bajo à Maumere comptent parmi les plus belles de tous mes voyages. Une île à découvrir entièrement, encore loin du tourisme de masse mais en même temps avec un niveau de tourisme suffisant pour garantir des hébergements et des infrastructures.

Cerf à Komodo.

Labuan Bajo

Labuan Bajo n’est rien d’autre que la ville portuaire qui sert de carrefour à quiconque veut explorer le parc national de Komodo. D’ici, on peut organiser tous les tours possibles et imaginables.

Que faire et que voir à Labuan Bajo

Comme je l’ai dit, Labuan Bajo en soi n’a pas grand-chose à offrir, mais si tu as quelques heures devant toi, tu pourrais visiter Rangko Cave (Google Maps), célèbre pour sa piscine naturelle d’eau salée, illuminée par de splendides jeux de lumière quand le soleil entre par son ouverture en début d’après-midi. Pour y aller, il faut prendre un bateau à cet endroit (Google Maps), qui se trouve à une demi-heure environ de Labuan Bajo. Ils demandent 100 000 – 200 000 IDR selon ton talent de négociateur et le nombre de personnes, plus 50 000 IDR pour entrer dans la grotte.

Parc national de Komodo.

Parc national de Komodo

Beaucoup de voyageurs décident d’explorer le parc en faisant le tour en bateau de Lombok à Labuan Bajo ou inversement. Le tour est proposé par plusieurs compagnies mais le programme est assez standard et se déroule sur quatre jours et trois nuits. Moi, j’ai fait le voyage avec Kareem the Explorer en « Deck class » et, même si on ne peut pas dire que ce soit confortable, tout compte fait je n’ai rien à redire. Il y a cependant plusieurs compagnies qui proposent en gros le même type de voyage, comme : Wanua Adventure, Green Rinjani et Travel Wise.

Pink Beach.

Tu trouveras le programme détaillé, que je ne vais pas répéter ici, sur les différents liens, mais en gros les deux premiers jours en bateau ne sont pas grand-chose : un bref arrêt à Pulau Kenawa (Google Maps) le premier jour, les requins-baleines le matin du deuxième jour (ils leur donnent à manger et personnellement j’ai trouvé ça très triste, je ne suis même pas entré dans l’eau), et ensuite surtout beaucoup de navigation qui, si tu as la malchance de tomber sur une mer agitée, peut être une véritable torture. Les deux jours à l’intérieur du parc national ont en revanche été magnifiques : nous sommes allés voir les dragons de Komodo (Google Maps), Pink beach (Google Maps), quelques arrêts pour faire du snorkeling et le coucher de soleil sur l’emblématique Pulau Padar (Google Maps).

Coucher de soleil à Pulau Padar.

Sinon, tu pourrais simplement prendre l’avion pour Labuan Bajo et organiser un tour en bateau d’un ou plusieurs jours directement sur place. Si le tour depuis Lombok est devenu si populaire auprès des voyageurs, je crois que c’est surtout une question de budget. En effet, le tour en bateau coûte à peine plus que le seul vol de Lombok à Labuan Bajo, et si tu voyages dans l’autre sens (Labuan Bajo – Lombok), tu pourrais dépenser encore moins vu que dans ce sens il y a beaucoup moins de demande. Les bateaux, de toute façon, doivent bien rentrer, donc ils sont prêts à proposer d’importantes réductions.

Dragon de Komodo.

Pour finir, si tu es certifié, je te conseille vivement de faire au moins une journée de plongée dans le parc, on parle vraiment de l’un des meilleurs endroits au monde. Moi, j’ai fait trois fun dives avec Uber Scuba Komodo (Google Maps) et je m’y suis vraiment bien trouvé : personnel sympa et compétent, bateau bien confortable et excellente nourriture. En plus, ils acceptent les paiements avec Wise, ce qui est vraiment pratique. Si tu n’es pas encore inscrit, avec ce lien le premier transfert jusqu’à 500 € est entièrement gratuit. Parmi les autres centres de plongée souvent recommandés, il y a Wet Frog Divers (Google Maps) et Divers Paradise Komodo (Google Maps). Si tu cherches plutôt un liveaboard pas cher, un cher ami m’a conseillé Wunderpus Liveaboard.

Où dormir à Labuan Bajo ?

Moi, j’ai dormi au Bajo Nature Backpackers, excellente auberge bien située, personnel très sympa. Recommandé.

Comment rejoindre Labuan Bajo ?

99 % des voyageurs arrivent à Labuan Bajo par la mer en faisant le tour depuis Lombok ou en avion depuis Bali (il y a des vols quotidiens). Tu pourrais aussi envisager de prendre l’avion pour Maumere et de voyager à « l’envers », en traversant Flores par la route puis en prenant le tour en bateau vers Lombok. Depuis et vers Labuan Bajo, il y a des liaisons en ferry vers l’île de Sulawesi.

Baignade avec les requins-baleines.

Comment te déplacer à Flores

Avant même de voir les différentes attractions de Flores, je crois que ça vaut la peine de dire deux mots sur la façon de se déplacer sur l’île le long de l’itinéraire classique de Labuan Bajo à Maumere et inversement.

Flores en scooter/moto

C’est l’option que j’ai choisie et que je recommande à quiconque veut le maximum de liberté et un petit côté aventure. La « Trans-Flores Highway » a été modernisée récemment et est donc en excellent état, et en plus il n’y a pas beaucoup de circulation sur l’île, donc c’est une route somme toute agréable. Les routes secondaires, en revanche, sont souvent en très mauvais état. Rien d’impossible, mais il est sûrement conseillé d’avoir un minimum d’aisance sur deux roues. Si tu décides d’opter pour cette solution, à ma connaissance il n’y a que deux options pour louer le scooter à Labuan Bajo et le rendre à Maumere ou inversement.

L’option la moins chère est celle proposée par Marian, que tu peux trouver au Divers Paradise Komodo (Google Maps) à Labuan Bajo et qui collabore avec Lena House (Google Maps) juste à la sortie de Maumere. Quand j’y suis allé, ils demandaient 100 000 IDR par jour, 400 000 IDR de caution et encore 400 000 IDR pour la restitution du scooter. Si tu voyages chargé, tu peux organiser le transport d’une partie de tes bagages. L’option la plus chère est celle proposée par Motor Adventure Bali (Google Maps), le bureau de Maumere se trouve ici (Google Maps). Moi, j’ai dû louer chez eux parce que Marian n’avait pas de scooters disponibles. Je t’invite à consulter le site officiel pour les prix à jour, mais ils sont nettement plus chers. Il est cependant tout aussi vrai que les scooters/motos sont en meilleur état, tu peux prendre une assurance, ils acceptent les paiements par carte, etc., etc. En gros, un type de service complètement différent.

Mont Inerie.

Chauffeur privé à Flores

Un peu comme à Sumatra, pas mal de voyageurs, en particulier des familles ou des groupes de voyageurs, décident simplement de prendre un chauffeur privé. C’est sûrement une option confortable mais aussi nettement la plus chère : attends-toi à payer au moins 30/40 € par jour plus l’essence. Les guesthouses sont normalement en mesure de fournir plus d’un contact.

Transports en commun à Flores

La dernière option est une combinaison de transports en commun et de taxis partagés. Presque sûrement, pour visiter les différents points d’intérêt ou participer à un tour, tu devras quand même louer un scooter sur place, mais pour les longs trajets les transports en commun sont sans aucun doute une option valable. Il y a les classiques minibus locaux, souvent bondés, et les taxis partagés, mais aussi les minibus de Gunung Mas souvent recommandés, que tu peux réserver via WhatsApp. De toute façon, n’importe quelle guesthouse peut t’aider à réserver, t’indiquer où est l’arrêt et, dans certains cas, venir te chercher.

Wae Rebo.

Wae Rebo

Wae Rebo (Google Maps) est le village traditionnel le plus célèbre de l’île, voire de tout l’archipel. À plus de mille mètres d’altitude, entouré de vallées et de forêts, la partie touristique du village, avec ses emblématiques habitations traditionnelles, est indéniablement envoûtante. Toutefois, à mon avis, il a perdu une grande partie de son authenticité, se transformant de fait en attraction commerciale, mais je me sens quand même de te conseiller d’y aller. Je suis arrivé avant midi et j’ai pu en profiter tranquillement : j’ai joué au volley avec les locaux, discuté et fait d’autres activités. Dans l’après-midi, cependant, de grandes foules ont commencé à arriver, et le soir il semblait y avoir plus de touristes que d’habitants. Ou du moins, c’est l’impression que j’ai eue. En résumé, visite-le avec des attentes adaptées.

Pour y arriver, il faut marcher à peine deux heures sur un sentier bien tracé et entretenu qui commence à cet endroit (Google Maps), et il n’y a absolument pas besoin de guide (All Trails). Moi, je suis resté dormir, ils demandent 350 000 IDR dîner et petit-déjeuner compris ; si tu veux simplement visiter le village et redescendre dans la journée, il me semble qu’ils demandent 50 000 IDR.

Depuis le village au pied de Wae Rebo, si tu veux, on peut organiser des excursions à la Mules Island voisine (Google Maps). Moi, en revanche, je ne les ai pas faites.

Wae Rebo.

Où dormir à Wae Rebo ?

Moi, je suis parti en fin d’après-midi de Labuan Bajo, donc j’ai fini par passer une nuit au Parle Zo Cottage (Google Maps) et je suis monté à Wae Rebo le lendemain matin. Une option souvent recommandée est le Wae Rebo Lodge (Google Maps).

Comment rejoindre Wae Rebo ?

Si tu arrives de Labuan Bajo en scooter, à moins que les choses aient changé récemment, sache que la route côtière est en très mauvais état. À ma connaissance, il n’y a pas de transports en commun qui arrivent par ici, mais comme c’est relativement proche de Labuan Bajo, il est possible de se joindre à un tour organisé ou simplement de trouver quelqu’un avec qui partager un taxi.

Wae Rebo.

Ruteng

Avant même d’arriver à Ruteng, si tu veux, il y a Todo (Google Maps), un autre village traditionnel que l’on peut visiter. Je n’y suis pas allé, mais ici ils demandent 100 000 IDR et, d’après les avis, plus d’une personne semble le trouver peu authentique.

Rizières à Ruteng.

Que faire et que voir à Ruteng

Pour revenir à Ruteng proprement dite, il n’y a pas grand-chose à voir en ville, la seule vraie attraction est le village traditionnel Ruteng Puu (Google Maps) qui a cependant de très mauvais avis, et en plus moi je venais de Wae Rebo donc j’ai préféré éviter. Il suffit pourtant de sortir un instant du centre pour profiter de panoramas envoûtants. Sun Rice Homestay organise chaque matin une randonnée dans les rizières pour voir le lever du soleil, mais si tu veux, tu pourrais simplement t’arrêter le long de la route (Google Maps) (Google Maps).

Lever du soleil avec Sun Rice Homestay.

Au cours d’une journée, tu pourrais explorer les environs de Ruteng ; les routes ne sont très souvent pas parmi les meilleures mais pas si mauvaises que ça non plus. Tu pourrais commencer par la Hobbit cave ou Liang Bua (Google Maps), où a été découvert l’Homo floresiensis, surnommé « hobbit » à cause de sa petite taille, une espèce éteinte d’hominidé qui a vécu il y a environ 100 000-50 000 ans et qui se distingue par ses dimensions réduites (environ 1 mètre de hauteur). À côté de la grotte, il y a un petit musée (Google Maps). Honnêtement, il n’y a pas grand-chose à voir, mais l’entrée ne coûte que 20 000 IDR. De là, tu pourrais poursuivre vers la cascade Air Terjun Pangkadari (Google Maps) ; je n’y suis pas allé, parce que la route a l’air vraiment en mauvais état et, une fois sur place, il faut obligatoirement prendre un guide car le sentier n’est tracé nulle part et il faut marcher environ une heure.

Hobbit cave.

Je suis en revanche allé à la cascade Air Terjun Tengkulese (Google Maps), pour laquelle il faut se garer à cet endroit (Google Maps) ; voici le virage qui mène au parking (Google Maps). La cascade est très belle, ils demandent 10 000 IDR pour le parking et te proposent un guide. Moi, je l’ai refusé et ils n’ont pas fait d’histoires. Le sentier est facile à suivre, la cascade est très belle et, du moins pendant ma visite, il n’y avait que des enfants du coin.

Air Terjun Tengkulese.

Enfin, je te conseille de visiter les rizières Lingko Spider Web (Google Maps) qui, comme leur nom l’indique, vues d’en haut ont la forme d’une toile d’araignée. Cela est dû à une méthode traditionnelle de répartition des terres perpétuée par les habitants du village. Moi, je me suis contenté de faire voler le drone depuis une route latérale, mais si tu veux, il y a un point de vue (Google Maps) où les locaux demandent 20 000 IDR.

Je tiens enfin à souligner que, même si tu te déplaces en transports en commun, tu pourrais quand même décider de louer un scooter à Ruteng pour réussir à visiter Wae Rebo, comme l’ont fait deux ou trois gars rencontrés à la guesthouse.

Lingko Spider Web.

Où dormir à Ruteng ?

Comme je l’ai dit, j’ai dormi au Sun Rice Homestay, le propriétaire et sa famille sont des gens incroyablement gentils et serviables. Petit-déjeuner inclus et le soir on dîne tous ensemble à un prix très honnête. Fortement recommandé. Chacha Homestay & Dormitory est une autre option souvent recommandée parmi les voyageurs, ne serait-ce que pour manger au restaurant.

Comment rejoindre Ruteng ?

Si tu n’as pas ton propre véhicule, Ruteng fait partie des destinations desservies par les minibus de Gunung Mas.

Lingko Spider Web.

Bajawa

Avant même d’arriver à Bajawa, Danau Ranamese ou lac Ranamese (Google Maps) est souvent recommandé, mais le propriétaire de la guesthouse m’a dit que ça ne vaut absolument pas la peine vu qu’ils demandent 100 000 IDR aux étrangers, donc j’ai passé mon chemin. Deux autres arrêts populaires sont Cepi Watu Beach (Google Maps) et Liang Bala Beach (Google Maps) ; moi, je n’avais pas envie d’aller à la plage et en plus les avis parlent de plein de déchets, donc là aussi j’ai passé mon chemin.

Lever du soleil depuis le sommet du mont Inerie.

Que faire et que voir à Bajawa

Il n’y a pas grand-chose à faire en ville. En fait, Bajawa est un peu comme Ruteng : simplement une excellente base pour explorer les environs.

Villages traditionnels

Aux alentours de Bajawa, on trouve plusieurs villages traditionnels du groupe ethnique Ngada, le plus célèbre étant Bena (Google Maps), qui semble avoir été fondé il y a plus de mille ans. Ici, contrairement à d’autres villages traditionnels, les gens y vivent vraiment, donc je crois que ça offre une expérience un peu plus authentique. L’entrée coûte 25 000 IDR. Tu pourrais ensuite poursuivre vers Gurusina (Google Maps), qui est pratiquement vide, donc l’ambiance est un peu étrange ; ils demandent un don à l’entrée. De là, tu pourrais monter à Tololela (Google Maps) ; la route est vraiment en très mauvais état et, n’ayant pas envie de marcher, à un moment donné j’ai simplement fait demi-tour sans le visiter.

Village de Bena.

Points de vue

Il y a des dizaines de points de vue d’où admirer le volcan Inerie. Wolobobo Viewpoint (Google Maps) est accessible en voiture/scooter, donc il est particulièrement populaire, surtout au coucher du soleil. Manulalo Panorama (Google Maps) se trouve à l’intérieur du bar/restaurant et je crois que c’est l’endroit parfait où s’arrêter pour manger un morceau après avoir visité les villages traditionnels et les sources chaudes.

Enfin, je te conseille Bukit Avatar Langa (Google Maps), que l’on atteint au bout d’un court sentier (par endroits exposé) qui commence au parking à cet endroit (Google Maps). Ils demandent 20 000 IDR pour l’entrée.

Wolobobo Viewpoint.

Mont Inerie

À cause du mauvais temps, j’ai dû repousser l’ascension plusieurs fois, mais monter au sommet du mont Inerie à l’aube était devenu une question de principe, à tel point qu’après quelques jours à Riung je suis revenu à Bajawa uniquement pour ça, et ça en a absolument valu la peine !

Excellente randonnée, avec un beau panorama à 360 degrés depuis le sommet. Pas besoin de guide du tout, tu peux simplement laisser le scooter au début du sentier à cet endroit (Google Maps) et suivre la trace GPS (All Trails). De toute façon, à part la partie initiale qui traverse la cour de deux ou trois maisons, et quelques endroits où il y a plusieurs traces, même en pleine nuit le sentier n’est pas si difficile à suivre. Si ça te rassure, tu pourrais toujours prendre un guide ; n’importe quelle guesthouse peut te donner quelques contacts ou simplement organiser le transport au cas où tu n’aurais pas de scooter.

Lever du soleil depuis le sommet.

Sources chaudes

Après être monté à l’aube au sommet du volcan, tu pourrais profiter de quelques heures de détente aux sources chaudes de Manalage (Google Maps). Elles se trouvent à la confluence de deux torrents, l’un d’eau chaude et l’autre d’eau froide, donc la température n’est jamais constante, une expérience vraiment unique et très naturelle. Évidemment, je te conseille de les visiter même si tu décides de ne pas monter au sommet du volcan. L’entrée coûte 20 000 IDR. En direction de Riung, il y a d’autres sources chaudes, les Soa Mengeruda (Google Maps) ; l’installation a connu des jours meilleurs, mais les différentes piscines ne sont pas mal du tout. Cela dit, comme elles se trouvent à une altitude nettement plus basse que Bajawa, à moins que ce soit une journée maussade, je te conseille d’éviter les heures du milieu de la journée, parce que les bains chauds avec la chaleur ne sont pas du tout agréables. L’entrée coûte 20 000 IDR.

Sources chaudes de Manalage.

Pour finir, je suis aussi allé à Air Terjun Ogi (Google Maps) ; la cascade en soi n’est pas mal, mais on ne peut pas s’y baigner et à la base il y a un petit barrage qui gâche un peu l’ambiance, certainement pas incontournable.

Où dormir à Bajawa ?

Pendant mes deux séjours à Bajawa, j’ai dormi dans pas moins de trois guesthouses différentes : Cinnamon Guest House, Marselino Bacpacker’s Room et Kristian Homestay. Tout compte fait, je te recommanderais les trois. Bon rapport qualité-prix.

Comment rejoindre Bajawa ?

Si tu n’as pas ton propre véhicule, Bajawa fait partie des destinations desservies par les minibus de Gunung Mas.

Sources chaudes de Soa Mengeruda.

Riung

Riung est une destination souvent sautée au cours d’un voyage à Flores. En effet, la plupart des voyageurs passent directement de Bajawa à Moni ; mais si tu as du temps, je crois que ça vaut absolument la peine d’y passer deux ou trois jours.

La raison principale de venir à Riung est de visiter le 17 Islands National Park (Google Maps) ; comme son nom l’indique, il s’agit d’un parc national composé de dix-sept îles. Les tours en bateau sont assez standard, mais si tu veux, tu peux organiser un tour privé et faire un peu ce que tu veux.

Nunsa Bampa.

Dans mon cas, nous sommes allés voir la colonie de roussettes (Google Maps), snorkeling et déjeuner à Nunsa Bampa (Google Maps), encore du snorkeling et enfin Nunsa Rutong (Google Maps), où l’on peut monter jusqu’au point de vue ou simplement passer du temps sur la plage. Tout très beau et vraiment peu de monde aux alentours. Toutes les guesthouses collaborent avec un capitaine ou un autre et peuvent organiser le tour ; sinon, tu pourrais aller directement au port ou envoyer quelques messages WhatsApp aux différentes « agences » que tu trouves épinglées sur Google Maps près de la jetée, comme ADAM BOAT RIUNG (Google Maps), Darno Boat Trip (Google Maps), etc., etc. Moi, j’ai payé via la guesthouse 300 000 IDR tout compris.

Pour finir, juste à la sortie de Riung, à Watu Mitong Riung (Google Maps), il y a un joli point de vue que l’on atteint au bout d’un court sentier.

Point de vue.

Où dormir à Riung ?

J’ai passé deux ou trois nuits à la Riung Guesthouse. Ce n’est pas que j’avais beaucoup le choix, vu que j’ai réservé seulement deux ou trois jours avant et en plein mois d’août, c’était la seule à avoir de la disponibilité. De toute façon, je m’y suis bien trouvé, logement très joli, personnel gentil et serviable.

Comment rejoindre Riung ?

À ma connaissance, il n’existe aucune forme de transport en commun entre Riung et Bajawa. Les voyageurs sans véhicule avec qui j’ai parlé étaient tous arrivés avec un taxi partagé organisé par leur guesthouse. Si en revanche tu as un scooter, la route qui relie directement Riung à Bajawa est par endroits en mauvais état, à tel point que certains la déconseillent ; personnellement, je ne l’ai pas trouvée si désastreuse et, comme je l’ai mentionné plus haut, je me la suis même faite deux fois pour retourner à Bajawa et monter au sommet du mont Inerie au lieu de prendre la route côtière vers Ende.

Roussettes.

Ende

Ende est la deuxième plus grande ville de Flores, elle n’a rien à offrir, mais c’est une bonne étape si, pour une raison ou une autre, tu veux couper le trajet entre Riung et Moni. De plus, c’est d’ici que part le ferry direct pour Sumba, et il y a des liaisons aériennes vers Labuan Bajo et Kupang, à Timor.

Un arrêt possible juste à la sortie de la ville est Pantai Batu Biru (Google Maps), ce qui se traduit par « plage des pierres bleues ». Malheureusement, ces pierres ont désormais été complètement retirées de la plage pour être vendues, et rien qu’en passant sur la route on peut voir des piles infinies en vente.

Où dormir à Ende ?

J’ai passé une nuit à l’Apollo Capsule Hotel pour couper le trajet vers Moni, puis une autre nuit avant de prendre le ferry pour Sumba. Un capsule hotel classique, propre et pas cher. Recommandé.

17 Islands National Park.

Moni

Moni est un petit village le long de la Trans-Flores Highway, au pied du volcan Kelimutu.

Que faire et que voir à Moni

Parc national de Kelimutu

Le parc national de Kelimutu est sans aucun doute l’attraction numéro un à Moni. Les trois lacs de cratère au sommet du volcan offrent un panorama pour le moins envoûtant. Malheureusement, il n’y a pas grand-chose d’autre à faire à l’intérieur du parc. Depuis le parking, il n’y a qu’un seul court sentier qui mène à quelques points de vue, mais c’est vraiment une vue à couper le souffle qui vaut absolument la peine d’être vue.

Le parc ouvre tôt le matin, donc on peut voir le lever du soleil depuis le sommet ; évidemment, si tu as un véhicule, tu peux simplement conduire, la route est en excellent état, sinon tu pourrais te joindre à un « tour guidé » qui comprend normalement uniquement le transport. Le plus beau point de vue d’où l’on voit les trois lacs se trouve ici (Google Maps), où se termine en gros le sentier, tracé lui aussi sur Organic Maps.

Lever du soleil depuis le sommet.

Après avoir vu le lever du soleil, j’y suis même retourné l’après-midi (il suffit de garder le billet) et, du moins en semaine, il n’y avait pratiquement personne. La couleur des lacs change au cours de la journée selon la lumière, donc ça peut être intéressant d’y retourner.

L’entrée du parc national coûte 150 000 IDR en semaine et 225 000 IDR le week-end. L’entrée officielle se trouve à cet endroit, le long de la route (Google Maps) qui monte au volcan. On m’a dit que si tu conduis jusqu’au village de Pemo, à cet endroit (Google Maps) il y a un sentier, tracé lui aussi sur Organic Maps, qui remonte au volcan et te fait de fait économiser le prix d’entrée du parc.

Parc national de Kelimutu.

Sources chaudes

Aux alentours de Moni, il y a au moins deux ou trois sources chaudes. À Air Panas Liasembe (Google Maps), ils ont construit des bassins artificiels que les locaux utilisent comme bain public pour se doucher et tout le reste ; l’hygiène laisse beaucoup à désirer, mais si tu cherches une expérience très locale, fais-y un saut le soir, j’étais littéralement le seul étranger.

Si tu veux une expérience plus naturelle, je te conseille Kolorongo Hot Spring (Google Maps), des sources vraiment au milieu des rizières ; malheureusement, la petite piscine naturelle n’est pas très profonde, mais le cadre est très joli.

Cascades

Air Terjun Murundao (Google Maps) se trouve en plein « centre », ils demandent 5000 IDR. Rien d’exceptionnel mais pas si mal non plus pour une baignade rafraîchissante. Air Terjun Murukeba (Google Maps) est à mon avis beaucoup plus jolie ; ici on ne peut pas se baigner, mais le cadre est très envoûtant, et en plus pendant ma visite il n’y avait littéralement personne. Le sentier commence à cet endroit (Google Maps), le long de la route, où il faut remonter le canal d’irrigation. Ce n’est pas toujours clair, mais il est tracé sur Organic Maps, donc tu ne devrais pas avoir de problèmes. Pas très loin, il y a aussi des fumerolles (Google Maps).

Air Terjun Murukeba.

Où dormir à Moni ?

J’ai passé deux ou trois nuits au Moni Mahalika, chambres très spacieuses et suffisamment loin de la route pour ne pas entendre le bruit de la circulation. Recommandé.

Comment rejoindre Moni ?

Si tu n’as pas ton propre véhicule, comme Moni se trouve sur la Trans-Flores Highway, elle devrait être desservie par les minibus de Gunung Mas. Si tu viens de Bajawa, tu devras peut-être changer de bus à Ende.

Fumerolles près de la cascade.

Koka Beach

Koka Beach ou Pantai Koka (Google Maps) est une très jolie plage qui se trouve à peu près à mi-chemin entre Moni et Maumere. C’est un arrêt relativement populaire parmi les tours organisés, qui ont tendance à faire la pause déjeuner ici et à passer quelques heures avant de poursuivre vers l’une des deux destinations. Si tu as du temps et que tu cherches un endroit où passer quelques jours de détente, je crois que ça vaut la peine de rester plus longtemps.

La plage est particulièrement agréable le soir ou le matin, quand il n’y a pas les visiteurs à la journée, qui de toute façon par ici en Indonésie ne sont jamais trop nombreux. Sauf peut-être le week-end, quand le tourisme local pourrait se faire sentir.

Koka Beach.

Où dormir à Koka Beach ?

Moi, j’ai dormi directement sur la plage à Koka Beach Homestay by Blasius Woda (Google Maps). Les bungalows sont très spartiates mais pas si mal que ça. Le couple qui gère aussi le restaurant sur la plage est vraiment sympa et la nourriture est délicieuse.

Comment rejoindre Koka Beach ?

Si tu n’as pas ton propre véhicule, tu pourrais te faire déposer sur la Trans-Flores Highway puis prendre un moto-taxi ou simplement marcher, vu que c’est à moins de 2 km.

Le long de la Trans-Flores Highway.

Maumere

Maumere est la plus grande ville de l’île. Honnêtement, ce n’est pas une destination très intéressante, mais il y a ici un aéroport avec plusieurs départs quotidiens vers Bali et ailleurs. Pour cette raison, c’est un bon point de départ ou d’arrivée pour un itinéraire à Flores.

Pour le reste, ce n’est certainement pas une ville très intéressante, donc je ne te conseille pas d’y rester longtemps. Il y a toutefois quelques attractions dans la région que tu pourrais envisager de visiter. Je n’y suis pas allé, mais l’excursion à la journée aux îles Pulau Koja Doi (Google Maps), Pulau Pangabatang (Google Maps) et Pulau Babi (Google Maps) semble relativement populaire, et apparemment le snorkeling n’est pas mal du tout. Toutes les guesthouses semblent proposer le tour.

Si tu décides de rester dans les environs plus de quelques jours, tu as probablement intérêt à loger du côté de Hitokalak, où il y a quelques jolies guesthouses à deux pas de la plage comme Lena House et Sunset Cottages, mais aussi des centres de plongée comme Santai Divers Maumere et HAPPY DIVE RETREAT. Tu pourrais aussi organiser une excursion au Mount Egon (Google Maps).

Où dormir à Maumere ?

Moi, j’ai dormi à la Guest House Dorm Floressa, rien d’exceptionnel, mais si tu cherches quelque chose de pas cher, pour une nuit ça va largement. Comme je viens de le dire, si tu veux rester quelques jours, je crois qu’il est préférable de loger à l’est de la ville, c’est-à-dire à la Lena House ou aux Sunset Cottages.

Comment rejoindre Maumere ?

Comme je l’ai dit, Maumere a un aéroport avec plusieurs vols quotidiens vers Labuan Bajo, Bali et Kupang, à Timor. Il y a aussi des bus directs et des taxis partagés qui vont au moins jusqu’à Bajawa. Moi, par exemple, pour retourner à Ende prendre le ferry vers Sumba, je me suis fait réserver un taxi partagé via la guesthouse.

17 Islands National Park.

SUMBA

Sumba, l’île qui se trouve au sud de Flores, est l’une des destinations les moins touristiques que j’aie jamais visitées au cours de mes voyages. Si tu veux vraiment sortir des circuits touristiques classiques en Indonésie et goûter à une île encore très sauvage, peu connue et peu visitée, Sumba pourrait te convenir.

Coucher de soleil à Sumba.

Comment se déplacer à Sumba

Avant même de parler de ce qu’il y a à faire et à voir à Sumba, je crois que ça vaut la peine de dire deux mots sur la façon de se déplacer sur l’île, vu que les transports en commun, à l’exception de quelques liaisons entre les principales villes, ne sont pas une option.

Sumba en scooter/moto

À moins que tu décides d’opter pour un chauffeur privé, pour explorer l’île tu devras tôt ou tard louer un scooter, c’est inévitable. Ce que j’ai fait, et que je conseille à quiconque veut le maximum de liberté et un petit côté aventure, c’est de diviser l’île en trois parties : orientale, centrale et occidentale. Pour chaque partie de l’île, loue un scooter, fais tes tours, rends le scooter, puis déplace-toi vers l’est/l’ouest en transports en commun. Les trois bases idéales où louer un scooter sont respectivement : Waingapu, Waikabubak et Tambolaka.

Les routes principales se sont pas mal améliorées ces dernières années et sont somme toute en bon état, et en plus il y a très peu de circulation sur l’île, donc conduire est assez agréable. Les routes secondaires, en revanche, sont souvent en piteux état, tout comme beaucoup d’accès aux cascades et aux diverses plages. Rien d’impossible, mais il est sûrement conseillé d’avoir un minimum d’aisance sur deux roues.

À Waingapu, j’ai loué un scooter chez Muruhumba Trans (Instagram), tu trouveras le numéro WhatsApp sur la page. Le jeune couple avec qui j’ai eu affaire non seulement parle un excellent anglais, mais est aussi extrêmement disponible pour donner des conseils, vraiment très sympa. Ils m’ont livré le scooter directement à l’hôtel puis sont venus le récupérer sans frais supplémentaires. J’ai payé 150 000 IDR par jour pour un Yamaha Fazzio flambant neuf.

À Waikabubak, en revanche, j’ai loué le scooter directement à la guesthouse ; le scooter était dans un état lamentable, mais ils n’ont voulu « que » 100 000 IDR par jour, ce qui pour Sumba est un bon prix.

À Tambolaka, enfin, j’ai loué le scooter chez Arinka Scooter Rental Sumba (Google Maps), un Honda Vario de 2015 en bon état pour 200 000 IDR par jour. Le service de location se trouve directement devant l’aéroport, donc tu peux récupérer/rendre le scooter à ton arrivée/départ. Tu peux les contacter directement sur WhatsApp au numéro que tu trouves sur Google Maps. Une autre option est Afiv Rent car, Tour & Adventure Sumba (Google Maps), qui se trouve à côté de l’autre service de location ; eux aussi ont d’excellents avis, mais avec des prix plus élevés.

Le long des routes de Sumba.

Chauffeur privé à Sumba

Un peu comme à Sumatra et à Flores, ici aussi la plupart des voyageurs, en particulier les familles ou les tours organisés, décident simplement de prendre un chauffeur privé. C’est sûrement une option confortable et pratique, mais aussi nettement la plus chère. Les guesthouses sont normalement en mesure de fournir plus d’un contact au cas où ça t’intéresserait, ou si tu veux, tu pourrais contacter directement les agences citées plus haut. Muruhumba Trans (Instagram) et Afiv Rent car, Tour & Adventure Sumba (Google Maps) proposent sûrement ce type de service. Sinon, fais une recherche sur Google Maps en écrivant « Rental mobil » et tu devrais voir apparaître plusieurs options. Si tu as envie de conduire, tu pourrais louer toi-même une voiture, même si personnellement j’y réfléchirais à deux fois.

Transports en commun à Sumba

Comme je l’ai dit, à l’exception des liaisons le long de l’artère principale qui relie Waingapu à Tambolaka en passant par Waikabubak, les transports en commun sont pratiquement absents.

Waingapu (Sumba oriental)

Waingapu est la principale ville de la partie orientale de l’île. D’ici, il y a des liaisons aériennes quotidiennes vers Bali mais aussi des liaisons en ferry vers Ende, sur l’île de Flores, ce qui en fait un bon point d’arrivée ou de départ. Waingapu en soi n’a rien à offrir aux touristes, mais peut quand même servir de base pour explorer les environs. La seule vraie attraction en ville est le village de Kampung Raja Prailiu (Google Maps), qui compte des dizaines de maisons traditionnelles et quelques mégalithes.

Les arbres dansants de Sumba

À environ une demi-heure de Waingapu, plus précisément à Pantai Walakiri (Google Maps), se trouvent les emblématiques arbres dansants de Sumba. Cette espèce de mangroves sculptées par le vent offre une vue pour le moins unique, surtout à marée haute, quand elles semblent flotter sur l’eau. La plage elle-même n’est pas mal non plus. La zone où j’ai pris les photos est légèrement éloignée de la plage principale, plus précisément je me trouvais à cet endroit (Google Maps).

Les arbres dansants de Sumba.

Plage de Puru Kambera, cascade de Tanggedu et village de Wunga

À l’ouest de la ville, tu pourrais faire un saut à Pantai Puru Kambera (Google Maps), une plage très jolie et pratiquement déserte, puis de là poursuivre en direction de la cascade Air Terjun Tanggedu (Google Maps) ; le long de la route, il y a un joli point de vue, le Savana Puru Kambera (Google Maps).

Pantai Puru Kambera.

De toute façon, la cascade n’est pas mal du tout et il y a de belles piscines naturelles où se baigner et passer quelques heures de détente. L’entrée coûte 25 000 IDR. Si tu as un scooter, tu peux conduire jusqu’au parking de la cascade proprement dite en empruntant ce qui, de fait, est plus un sentier qu’une route. L’alternative est de laisser le scooter au début de ce sentier/route et de continuer à pied pendant une vingtaine de minutes, ou de prendre un moto-taxi pour environ 50 000 IDR.

Enfin, tu pourrais poursuivre vers Kampung Adat Wunga (Google Maps) qui, selon l’histoire locale, est considéré comme le plus ancien de l’île. Moi, je n’y suis pas allé parce que, d’abord, il ne semble pas y avoir grand-chose à voir et, ensuite, je n’avais pas envie de faire toute cette route.

Air Terjun Tanggedu.

Les collines vertes de Sumba

Toute la zone autour de Waingapu est caractérisée par des paysages de collines qui, pendant la saison des pluies, se parent d’un vert éclatant, donnant lieu à des panoramas vraiment pittoresques. Moi, j’ai visité l’île à la fin de la saison sèche, donc les conditions n’étaient pas du tout optimales. Je ne suis allé qu’à Bukit Tanau (Google Maps), juste à la sortie de la ville. D’autres points de vue populaires sont : Bukit Hiliwuku (Google Maps), Savana Merdeka (Google Maps), Bukit Wairinding (Google Maps) et Bukit Ndapayami (Google Maps). Ces deux derniers sont sur la route qui mène à Tarimbang et Waikabubak, donc selon la façon dont tu te déplaces, tu pourrais envisager de faire un petit détour. Je t’invite à lire quelques avis récents, parce que les routes qui mènent à ces points de vue sont souvent en piteux état.

Pantai Tarimbang

La plage de Tarimbang (Google Maps) est l’une des plus belles que j’aie jamais vues de ma vie. Une grande baie de sable blanc, une eau cristalline et la jungle qui descend jusqu’à la mer. Encore très loin du tourisme de masse, c’est une vraie perle. Certains décident de la visiter à la journée depuis Waingapu, mais je crois que ça vaut vraiment la peine d’y passer au moins une nuit, aussi parce qu’on parle quand même de plus de deux heures depuis la ville sur une route par endroits plutôt mal en point.

Pantai Tarimbang.

Pendant des années, il n’y a eu qu’une seule guesthouse, Marthen Homestay (Google Maps), qui a aussi un site officiel. J’ai dormi ici deux ou trois nuits, des bungalows très simples, ceux avec salle de bains privée sont nettement plus jolis. Tu peux réserver en envoyant un message sur WhatsApp. Pendant que j’étais là, j’ai rencontré trois surfeurs australiens d’une soixantaine d’années qui fréquentent la plage depuis une vingtaine d’années et ils m’ont dit que le surf est excellent. Une deuxième option, nettement plus chère, est le Camp Tarimbang (site officiel). La structure a été ouverte récemment par un Allemand que j’ai eu l’occasion de rencontrer un après-midi sur la plage et qui m’a semblé quelqu’un de très gentil.

De toute façon, moi je me suis contenté de profiter de la magnifique plage, même si, si tu veux, on peut organiser des excursions à pied ou en bateau vers les baies voisines ou aller aux cascades de Kabubul (Google Maps) et de Laputi (Google Maps).

Pantai Tarimbang.

Cascade de Wai Marang et sud-est de Sumba

La cascade de Wai Marang (Google Maps) se trouve à environ deux heures de Waingapu. Même si la cascade en soi est petite et certainement pas impressionnante, la piscine naturelle à ses pieds, plongée dans la forêt, la rend vraiment très belle et envoûtante. Le dernier tronçon de route pour arriver au parking est plutôt en mauvais état, alors prépare-toi ! De toute façon, une fois arrivé au parking, il n’y a absolument pas besoin de guide, le sentier est facile à suivre et tracé sur Organic Maps.

Cascade de Wai Marang.

Beaucoup de gens visitent la cascade dans la journée, mais moi je suis parti de Waingapu dans l’après-midi et j’ai ensuite passé la nuit au Purnama Kasih Homestay (Google Maps) ; le magasin d’à côté fait office de « réception ». Hébergement très local. Si tu cherches quelque chose avec des standards plus occidentaux mais aussi beaucoup plus cher, jette un œil à l’Ecoresort Sumba Dream (site officiel).

Kampung Adat Praiyawang.

Le lendemain, j’ai poursuivi vers l’extrême sud de l’île en faisant une courte étape au village traditionnel de Kampung Adat Praiyawang (Google Maps). J’ai passé quelques jours au Sumba Adventure Resort, j’étais littéralement le seul client. Toute la zone est encore moins touristique que le reste de Sumba, il y a ici des étendues infinies de plages désertes et beaucoup, mais vraiment beaucoup de tranquillité. Deux autres options pour dormir dans les environs sont Wajonata Sumba et Kalala Beach Resort (fermé pour travaux de rénovation pendant ma visite). Avant le covid, le Sumba Adventure Resort proposait des activités comme la plongée, la pêche et ainsi de suite, mais quand j’y suis allé il y avait si peu de tourisme qu’ils avaient tout arrêté ; en gros, j’ai passé mes journées à lire sur la plage. Si tu veux faire un tour, tu peux aller à Pantai Watuparunu (Google Maps).

Plage en face du Sumba Adventure Resort.

Où dormir à Waingapu ?

J’ai passé quelques nuits à l’Hotel Jemmy (Google Maps), un hôtel fréquenté surtout par des locaux, chambres très basiques mais pas chères. Pas très loin, il y a un joli restaurant où je suis allé manger plus d’une fois : Timoer Cafe (Google Maps). Si tu cherches quelque chose avec des standards plus occidentaux mais pas trop cher quand même, jette un œil à LOPE HOMESTAY, Casa Kandara et Pondok Wisata dan Restoran Elim.

Comment rejoindre Waingapu ?

Depuis le port de Waingapu (Google Maps), il y a des liaisons en ferry vers le port d’Ende, à Flores (Google Maps). Moi, je suis arrivé à Sumba justement comme ça. Tu peux réserver en ligne sur ce site ; du moins au moment de la rédaction de ce guide, il faut avoir une banque locale pour effectuer le paiement. Sur place, tu peux acheter le billet ici (Google Maps). Comme je l’ai dit, depuis l’aéroport de Waingapu, il y a aussi des vols quotidiens depuis et vers Bali. Pour aller de et vers Waikabubak, les gars de la guesthouse m’ont conseillé de prendre le minibus de Travel Sinar Lombok (Instagram) ; ils me l’ont réservé via WhatsApp et sont venus me chercher directement à la guesthouse. Sinon, tu peux aller à la gare routière (Google Maps) et, au moins pendant la journée, tu ne devrais pas avoir de mal à trouver un départ.

Pantai Watuparunu.

Waikabubak (Sumba central)

Comme je l’ai dit, Waikabubak est la base idéale pour explorer la partie centre-ouest de l’île. Si tu arrives de Waingapu, avant même d’arriver à Waikabubak, tu pourrais t’arrêter au village traditionnel de Kampung Adat Pasunga (Google Maps). Il semble y avoir ici une belle collection de tombes Marapu. Moi, j’ai fait ce trajet en transports en commun, donc faire un bref arrêt n’était pas une option.

À Waikabubak proprement dite, il y a quand même deux ou trois autres villages traditionnels que l’on peut visiter, le plus célèbre étant sans aucun doute Prai Ijing (Google Maps), très photogénique et bien entretenu, et même s’il est assez commercialisé, j’ai trouvé les habitants vraiment sympas et agréablement curieux. Ils demandent 25 000 IDR pour entrer. L’autre village souvent recommandé est Kampung Tarung (Google Maps) ; je n’y suis pas allé, mais j’imagine qu’il n’est pas trop différent des autres villages traditionnels.

Prai Ijing.

Cascades

Les cascades de Lapopu (Google Maps) et de Matayangu (Google Maps) sont situées le long du même sentier, à courte distance l’une de l’autre. Le parcours pour les rejoindre est disponible aussi bien sur Organic Maps que sur All Trails, mais les locaux non seulement veulent 150 000 IDR pour l’entrée, mais semblent aussi absolument vouloir te faire prendre un guide pour 100 000 IDR de plus. Lis quelques avis récents, mais moi, à ces conditions, j’ai préféré éviter.

Je suis en revanche allé à Wee Kacura (Google Maps) ; malheureusement, ici aussi ils voient haut et proposent un guide qui n’est absolument pas nécessaire. Ils sont au moins plus raisonnables, en demandant 50 000 IDR, mais tu peux très bien leur donner 20 000 IDR. La série de petites cascades et de piscines au milieu des rizières est vraiment très belle.

Wee Kacura.

Enfin, je suis allé à la cascade Lokomboro (Google Maps) qui mérite vraiment le détour, et en plus il n’y avait personne d’autre pendant ma visite. Tu peux te garer directement à la petite centrale hydroélectrique (Google Maps), de là il faut remonter la rivière sur quelques centaines de mètres. Le gardien s’est proposé de me servir de guide et, honnêtement, pour une fois je crois que ça en valait la peine ; au moins, il m’a montré comment remonter la rivière sans me baigner. Je lui ai donné 50 000 IDR parce qu’il s’est révélé vraiment utile et gentil.

Cascade Lokomboro.

Plages

Dans cette partie de Sumba, je n’ai pas trouvé les plages particulièrement belles et surtout elles sont souvent peu adaptées à la baignade. En compensation, pour les amateurs de surf, il semble y avoir par ici certaines des meilleures plages du monde, comme Pantai Marosi. Si, comme moi, tu n’es pas intéressé par le surf mais seulement par la baignade, je te conseille la petite plage de Pantai Watu Bella, qui se trouve à côté de la précédente et qui est accessible en traversant un village. On pourrait te demander d’acheter une noix de coco ou de payer le parking. D’autres plages des environs sont Pantai Kerewei et Nihiwatu, cette dernière étant malheureusement, bien que la loi l’interdise, de fait privatisée (par le complexe de luxe Nihi Sumba).

Pantai Marosi.

Où dormir à Waikabubak ?

Moi, j’ai dormi au Shekinah Homestay & Cafe Waikabubak RedPartner qui se trouve à Waikabubak. Je l’ai trouvé beaucoup plus pratique pour les déplacements, mais si tu veux passer quelques jours à la plage sans pour autant dépenser une fortune, tu pourrais envisager THE VILLAGE INN Rua Beach et Jhony Homestay.

Comment rejoindre Waikabubak ?

Comme écrit plus haut, pour aller de et vers Waingapu, les gars de la guesthouse m’ont conseillé de prendre le minibus de Travel Sinar Lombok (Instagram) ; ils me l’ont réservé via WhatsApp et sont venus me chercher directement à la guesthouse. Pour aller de et vers Tambolaka, en semaine il y a des minibus qui partent fréquemment. Aux guesthouses, on m’a dit qu’on aurait pu venir me chercher, mais je me suis déplacé un dimanche, donc j’ai fini par aller au « terminal » (Google Maps), où – avec une bonne dose de Google Traduction et l’aide d’une passante qui parlait anglais – j’ai réussi à faire partir une sorte de minibus « privé » (on s’est quand même arrêtés pour faire monter d’autres gens en chemin) qui, pour 100 000 IDR, m’a emmené jusqu’à l’hôtel.

Kampung Tarung.

Tambolaka (Sumba occidental)

Un peu comme Waingapu, Tambolaka n’a pas grand-chose à offrir, si ce n’est un point d’arrivée ou de départ à Sumba et une base correcte pour explorer la partie occidentale de l’île.

La plus jolie plage, pas trop loin de la ville, est à mon avis Pantai Oro (Google Maps). Je me suis garé directement aux Oro Beach Houses et j’ai utilisé leur accès, le personnel m’a dit qu’il n’y avait aucun problème. La plage est très jolie et tranquille, parfaite pour voir le coucher de soleil.

Pantai Oro.

En descendant vers le sud, je te conseille de visiter le Musée Rumah Budaya Sumba (Google Maps) qui, pendant ma visite, était cependant à moitié fermé, on ne pouvait visiter qu’une seule salle, donc je ne me prononce pas, mais techniquement ça pourrait être une visite intéressante. De là, poursuis vers Waikuri (Google Maps), une magnifique lagune où l’on peut se baigner et passer quelques heures de détente. L’entrée coûte 20 000 IDR.

Waikuri.

Tu pourrais aussi aller à Pantai Mandorak, toute proche (Google Maps), une petite baie protégée parfaite pour la baignade. Malheureusement, il y a plein d’enfants qui demandent de l’argent ; si tu ne veux pas passer pour « insensible », tu ferais probablement mieux d’aller ailleurs. Un peu plus au sud, Pantai Pero (Google Maps) n’est pas mal, ils demandent 5000 IDR pour le parking.

Pantai Mandorak.

Pas très loin, il y a l’emblématique village traditionnel de Ratenggaro (Google Maps), c’est sûrement le village le plus photogénique de l’île, et aussi le plus populaire. Là aussi, beaucoup d’avis parlent d’enfants insistants qui demandent de l’argent et tout le reste, donc j’ai préféré éviter et aller au village voisin de Wainyapu (Google Maps). Malheureusement, ce village a pris feu récemment, donc il n’y avait pas grand-chose à voir, mais les locaux se sont révélés très gentils, curieux et étonnés de me voir arriver. Je suis ensuite descendu à la plage et j’ai fait voler le drone au-dessus de Ratenggaro pour prendre la photo emblématique.

Pantai Pero.

Enfin, si tu as du temps en plus, je te conseille de conduire jusqu’à Pantai Mbawana (Google Maps), magnifique plage déserte que l’on atteint au bout d’un chemin de terre, l’accès se trouve à cet endroit (Google Maps). Je suis aussi allé à Pantai Watu Malandong (Google Maps), mais à mon avis ça ne vaut pas le coup.

Ratenggaro.

Où dormir à Tambolaka ?

J’ai dormi à l’Hotel Pasola, idéalement situé près de l’aéroport et pas mal du tout vu le prix. Si tu préfères un emplacement nettement plus joli en bord de mer, jette un œil aux Oro Beach Houses.

Comment rejoindre Tambolaka ?

Depuis l’aéroport de Tambolaka, il y a des vols quotidiens vers Bali. De plus, depuis le port voisin de Waikelo (Google Maps), il y a des ferries vers Sape, à Sumbawa (Google Maps). Le même ferry devrait aussi faire escale à Labuan Bajo, sur l’île de Flores. Tu peux réserver en ligne sur ce site, mais du moins au moment de la rédaction de ce guide, il fallait avoir une banque locale pour effectuer le paiement.

En semaine, pour aller de et vers Waikabubak, il y a des minibus qui partent fréquemment. Aux guesthouses, on m’a dit qu’on aurait pu venir me chercher, mais je me suis déplacé un dimanche, donc j’ai fini par aller au « terminal » (Google Maps) où, avec une bonne dose de Google Traduction et l’aide d’une passante qui parlait anglais, j’ai réussi à faire partir une sorte de minibus « privé » (on s’est quand même arrêtés pour prendre des gens en chemin) qui m’a emmené jusqu’à l’hôtel pour 100 000 IDR. Si tu voyages dans l’autre sens, tu peux prendre le minibus de Travel Sinar Lombok (Instagram) que tu peux réserver via WhatsApp si tu veux ; sinon, le bureau/arrêt officiel devrait être celui-ci (Google Maps).

N.B. Ici se termine mon expérience directe des grandes îles de l’archipel indonésien, mais par souci d’exhaustivité il y a beaucoup d’autres destinations possibles qui, je crois, valent la peine d’être mentionnées.

Pantai Mbawana.

TIMOR

Du groupe des îles du sud, Timor est la plus à l’est de loin ; je n’y suis pas allé personnellement, mais pendant que j’étais à Flores j’ai rencontré plus d’un voyageur qui en arrivait ou qui se dirigeait par là. Au cas où tu en aurais besoin, tu pourrais faire ici un visa run par voie terrestre en entrant au Timor-Leste (tu trouveras ici un guide). Cela dit, parmi les rares voyageurs qui s’aventurent par ici, à ma connaissance la plupart se contentent de visiter l’île de Pulau Rote (tu trouveras ici un guide). Le reste de Timor est encore moins touristique, les infrastructures sont ce qu’elles sont et même penser à réserver un hébergement en ligne ou à trouver un restaurant ouvert au public semble relever de l’utopie. Sur cette page, tu trouveras d’autres informations.

KALIMANTAN (BORNÉO)

Kalimantan n’est rien d’autre que la partie indonésienne de l’île de Bornéo. Je n’y suis pas allé non plus, mais pendant que je voyageais dans la partie malaisienne de l’île, j’ai croisé quelques voyageurs qui se dirigeaient vers Kalimantan. Les îles Derawan sont particulièrement populaires (tu trouveras ici un guide). Étant donné que Nusantara, la nouvelle capitale de l’Indonésie, se trouve justement à Kalimantan, j’imagine que dans un avenir proche l’île pourrait connaître un fort développement, surtout en termes d’infrastructures, ce qui pourrait entraîner un plus grand développement du tourisme.

SULAWESI

Sulawesi est en train de devenir relativement populaire. Au cours de mes derniers voyages en Indonésie, j’ai rencontré plus d’un voyageur qui y était allé ou qui avait l’intention d’y aller. Cela reste quand même une destination dont le secteur touristique en est encore à ses balbutiements, avec tout ce que cela implique. Voici deux ou trois excellents guides pour planifier un itinéraire sur l’île : Guide un et Guide deux.

ÎLES BANDA

L’archipel des îles Banda est parmi les plus isolés et les moins explorés de tout le pays ; si tu cherches une destination vraiment hors des radars, les îles Banda pourraient te convenir. Tu trouveras ici un guide relativement détaillé.

PAPOUASIE (NOUVELLE-GUINÉE OCCIDENTALE)

L’Indonésie administre la partie occidentale de la grande île de Nouvelle-Guinée, à l’extrême est du pays. On parle de la province de Papouasie, qui est de fait peut-être la destination la moins touristique de toute l’Indonésie.

À l’ouest, cependant, l’archipel de Raja Ampat fait exception, considéré comme l’environnement marin le plus riche en biodiversité au monde. Situé au cœur du Triangle de corail, il abrite plus de 75 % des espèces de coraux connues, plus de 1 400 espèces de poissons de récif et une extraordinaire variété de vie marine, dont des requins, des raies mantas et des tortues. Grâce à sa position isolée et aux efforts de conservation, Raja Ampat est un paradis pour les plongeurs et les amoureux de la mer.

Au fil des années, j’ai eu l’occasion de parler avec plus d’un voyageur qui a fait plusieurs plongées aussi bien à Komodo qu’à Raja Ampat, et beaucoup semblent préférer Komodo, qui est certainement bien plus accessible et économique. De toute façon, sur cette page tu trouveras un guide.

Idées d’itinéraires en Indonésie

Après cette longue section consacrée à ce qu’il y a à faire et à voir en Indonésie, tu auras compris qu’il s’agit d’un pays énorme. Même en y passant presque cinq mois, je n’ai réussi à le visiter qu’en partie. Je me rends compte que la plupart des gens disposent d’encore moins de temps, donc, au lieu de proposer des itinéraires pour tout le pays comme je le fais d’habitude, tu trouveras ci-dessous des itinéraires dédiés aux différentes îles, facilement combinables pour créer des voyages plus ou moins longs.

Comme pour chaque pays, il n’existe pas d’itinéraire parfait qui convienne à tout le monde. Considère donc ce qui suit comme un point de départ : adapte-le ou crées-en un sur mesure selon tes centres d’intérêt et ton budget !

Vallée de Harau.

Itinéraire de deux semaines à Sumatra

En particulier si tu n’as pas prévu d’autres jours de mer au cours de ton voyage en Indonésie, je crois que ça vaut la peine de commencer son voyage à Banda Aceh pour passer quelques jours sur l’île de Pulau Weh. Sinon, tu pourrais prendre l’avion directement pour Medan.

Banda Aceh (1 nuit)

Jour 1 :

Selon ton heure d’arrivée, tu pourrais aller directement à Pulau Weh ; sinon, sans quitter la ville, tu pourrais visiter deux ou trois attractions consacrées au tsunami, ainsi que la mosquée.

Pulau Weh (3 nuits)

Jour 2 :

Ferry de Banda Aceh à Pulau Weh. Passe le reste de la journée à la plage.

Jour 3 :

Snorkeling à Pantai Iboih, tour en bateau ou plongée.

Jour 4 :

Tour de l’île en scooter.

Medan (1 nuit)

Jour 5 :

Ferry de Pulau Weh à Banda Aceh. Vol vers Medan ou bus de nuit. Si tu arrives par le vol de l’après-midi, tu pourrais passer le reste de la journée à Medan, en visitant peut-être la Tjong A Fie Mansion et la mosquée Masjid Raya Medan.

Bukit Lawang (4 nuits)

Jour 6 :

Bus de Medan à Bukit Lawang. Organise le trek pour le lendemain. Tu pourrais faire un saut au marché local, à la bat cave ou simplement passer le reste de la journée à la rivière.

Jour 7 :

Premier jour de trek.

Jour 8 :

Deuxième jour de trek.

Jour 9 :

Troisième jour de trek.

Berastagi (2 nuits)

Jour 10 :

Transfert de Bukit Lawang à Berastagi. Fais un saut au marché local et visite le petit musée.

Jour 11 :

Randonnée au volcan Sibayak, puis visite des sources thermales.

Lac Toba (2 nuits)

Jour 12 :

Transfert de Berastagi au lac Toba. Passe le reste de la journée à te détendre.

Jour 13 :

Journée d’exploration du lac Toba.

Jour 14 :

Retour à Medan.

Coucher de soleil sur la vallée de Harau.

Itinéraire de trois semaines à Sumatra

Avec une semaine de plus, je te conseille de suivre l’itinéraire de deux semaines qui vient d’être décrit, puis d’envisager de prendre l’avion de Medan à Padang (ou le bus) et de visiter les îles Mentawai. Si tu as deux ou trois jours en plus, ça vaut sûrement la peine de visiter aussi la vallée de Harau.

Itinéraire de deux semaines à Java

Vu les nombreux vols vers Jakarta, c’est un itinéraire relativement populaire qui peut facilement être combiné avec quelques jours dans la proche Bali.

Jakarta (1 nuit)

Jour 1 :

Honnêtement, je ne pense pas que ça vaille la peine de rester plus d’une nuit à Jakarta, en particulier si tu as les jours comptés. Si tu as du temps, tu pourrais te joindre à un free walking tour.

Yogyakarta (4 nuits)

Jour 2 :

Train ou vol intérieur de Jakarta à Yogyakarta. Si tu as du temps en plus, tu peux explorer la ville.

Jour 3 :

Temple de Borobudur et temple de Prambanan.

Jour 4 :

Loue un scooter. Va à la cascade Air Terjun Kedung Kayang puis poursuis vers Nepal Van Java.

Jour 5 :

Ascension du mont Sumbing. Retour à Yogyakarta.

Karimun Jawa (5 nuits)

Jour 6 :

Si tu ne l’as pas déjà fait, tu pourrais visiter Yogyakarta le matin puis prendre le transfert vers Jepara l’après-midi. Si tu veux, tu pourrais voyager de nuit et quitter Yogyakarta la veille.

Jour 7 :

Ferry ou speedboat vers Karimun Jawa. Après-midi à la plage.

Jour 8 :

Journée de détente à la plage.

Jour 9 :

Tour en bateau.

Malang (1 nuit)

Jour 10 :

Ferry ou speedboat vers Jepara. Transfert vers Malang.

Mont Bromo (1 nuit)

Jour 11 :

Tu pourrais visiter le rainbow village le matin puis louer un scooter pour faire le circuit Bromo – Tumpak Sewu ou te joindre à un tour organisé. Tu pourrais aller au cratère du mont Bromo l’après-midi. Passe la nuit à Cemoro Lawang.

Cascade de Tumpak Sewu (1 nuit)

Jour 12 :

Lever du soleil depuis King Kong Hill. Transfert et visite de la cascade de Tumpak Sewu l’après-midi.

Kawah Ijen (2 nuits)

Jour 13 :

Retour à Malang et train vers Banyuwangi.

Jour 14 :

Randonnée au Kawah Ijen.

Itinéraire de trois semaines à Java

Avec une semaine de plus à disposition, tu pourrais inclure deux ou trois jours à Bandung et, si le surf t’intéresse, l’une des deux entre Cimaja et Batukaras.

Broken Beach.

Itinéraire de deux semaines à Bali

Je crois que c’est l’itinéraire idéal pour quiconque visite l’Indonésie pour la première fois, veut le juste compromis entre temples, plages et treks et n’a pas de problème à visiter de nombreux lieux particulièrement touristiques.

Sud de Bali (3 nuits)

Jour 1 :

Remets-toi du décalage horaire et passe une journée de détente à la plage.

Jour 2 :

Explore la péninsule de Bukit et le temple d’Uluwatu.

Jour 3 :

Explore la zone au nord ; la cascade de Tegenungan et le Taman Ayun peuvent, si tu veux, être remplacés par une autre activité. Tanah Lot au coucher du soleil.

Ubud (3 nuits)

Jour 4 :

Transfert du sud de Bali à Ubud dans la matinée, explore le centre d’Ubud, le marché central et le palais d’Ubud. L’après-midi, va à la Monkey Forest.

Jour 5-6 :

Visite les rizières en terrasses de Tegalalang, puis choisis peut-être deux ou trois temples ou cascades selon tes centres d’intérêt et surtout selon ton envie de conduire le scooter.

Centre de Bali (2 nuits)

Jour 7 :

Visite les rizières de Jatiluwih, la cascade Air Terjun Leke Leke et le temple Ulun Danu Beratan. Passe la nuit à Munduk.

Jour 8 :

Visite les cascades des environs de Munduk.

Kintamani (2 nuits)

Jour 9 :

Transfert à Kintamani.

Jour 10 :

Ascension du mont Batur.

Amed (2 nuits)

Jour 11 :

Visite le temple de Besakih. Transfert à Amed.

Jour 12 :

Snorkeling ou plongée à Amed. Coucher de soleil à Lahangan Sweet.

Amlapura (2 nuits)

Jour 13 :

Transfert à Amlapura. Visite le village traditionnel de Bugbug et passe le reste de la journée à Virgin Beach.

Jour 14 :

Lever du soleil à Bukit Cinta. Retour dans le sud de Bali.

Itinéraire de trois semaines à Bali

Si tu as quelques jours de plus à disposition, tu pourrais ajouter une visite à Lovina, aux îles Nusa ou même aux îles Gili.

Kelingking Beach.

Itinéraire de deux semaines à Lombok

Si tu n’as aucune intention de monter au sommet du mont Rinjani, deux semaines à Lombok, c’est franchement beaucoup.

Îles Gili (3 nuits)

Jour 1 :

Speedboat depuis Bali. Détente à la plage.

Jour 2 :

Tour de snorkeling.

Jour 3 :

Détente à la plage.

Senaru (4 nuits)

Jour 4 :

Bateau des îles Gili à Bangsal. Loue un scooter ou organise un transfert pour Senaru. Visite les cascades. Organise le trek pour le lendemain.

Jour 5 :

Trek au mont Rinjani.

Jour 6 :

Trek au mont Rinjani.

Jour 7 :

Dernier jour du trek. Passe la nuit à Senaru.

Sembalun Lawang (1 nuit)

Jour 8 :

Transfert de Senaru à Sembalun Lawang. Fais un saut à Bukit Selong dans l’après-midi.

Tetebatu (3 nuits)

Jour 9 :

Si tes jambes ne sont pas encore trop en vrac à cause du Rinjani, monte à Pergasingan Hill à l’aube. Transfert de Sembalun Lawang à Tetebatu. Détente.

Jour 10 :

Visite les cascades de Benang Stokel et Benang Kelambu.

Jour 11 :

Explore Tetebatu et les environs. Cascades, monkey forest et rizières.

Kuta Lombok (3 nuits)

Jour 12 :

Transfert de Tetebatu à Kuta Lombok. Plage et point de vue au coucher du soleil.

Jour 13 :

Surf ou journée à la plage.

Jour 14 :

Surf ou journée à la plage.

Itinéraire de trois semaines à Lombok

Avec une semaine de plus à disposition, tu pourrais envisager de passer quelques jours dans la région d’Ekas et de Senggigi.

Mont Rinjani.

Itinéraire de deux semaines à Flores

Beaucoup de voyageurs arrivent à Flores en faisant le tour en bateau depuis Lombok, comme décrit dans le guide, donc pour plus de commodité je vais commencer l’itinéraire justement de cette façon.

Parc national de Komodo (3 nuits)

Jour 1 :

Premier jour du tour.

Jour 2 :

Deuxième jour du tour.

Jour 3 :

Troisième jour du tour.

Labuan Bajo (1 nuit)

Jour 4 :

Quatrième jour du tour. Passe la nuit à Labuan Bajo.

Wae Rebo (1 nuit)

Jour 5 :

Loue un scooter, conduis jusqu’au parking au pied de Wae Rebo. Monte par le sentier et passe la nuit au village.

Ruteng (2 nuits)

Jour 6 :

Conduis jusqu’à Ruteng, en t’arrêtant aux rizières Lingko Spider Web.

Jour 7 :

Explore Ruteng et les environs.

Bajawa (2 nuits) :

Jour 8 :

Conduis jusqu’à Bajawa. Visite deux ou trois villages et peut-être l’un des points de vue au coucher du soleil.

Jour 9 :

Ascension du mont Inerie. Détente aux sources chaudes.

Riung (2 nuits)

Jour 10 :

Conduis jusqu’à Riung. Point de vue au coucher du soleil.

Jour 11 :

Tour du parc national.

Moni (1 nuit)

Jour 12 :

Conduis jusqu’à Moni. Explore les cascades et les sources chaudes.

Koka Beach (1 nuit)

Jour 13 :

Lever du soleil depuis le sommet du Kelimutu. Conduis jusqu’à Koka Beach. Détente à la plage et passe la nuit ici.

Maumere (1 nuit)

Jour 14 :

Matinée à la plage puis conduis jusqu’à Maumere.

Itinéraire de trois semaines à Flores

Avec une semaine de plus à disposition, tu pourrais rester quelques jours de plus à Labuan Bajo pour faire de la plongée et peut-être visiter la Rangko Cave. D’autres options pourraient être deux ou trois jours de détente à Koka Beach ou le tour en bateau à Maumere.

Tololela.

Itinéraire de deux semaines à Sumba

À mon avis, deux semaines à Sumba sont le juste compromis pour voir tout ce que l’île a à offrir, tout en t’accordant plus d’une journée de détente totale.

Waingapu (2 nuits)

Jour 1 :

Arrivée à Sumba. Loue un scooter. Passe le reste de la journée à Pantai Walakiri pour admirer les arbres dansants.

Jour 2 :

Plage de Puru Kambera, cascade de Tanggedu et village de Wunga.

Pantai Tarimbang (2 nuits)

Jour 3 :

Conduis jusqu’à Pantai Tarimbang. Reste de la journée à la plage.

Jour 4 :

Tu pourrais visiter l’une des cascades ou simplement passer la journée à la plage.

Sud-est de Sumba (3 nuits)

Jour 5 :

Retourne à Waingapu puis conduis jusqu’à la cascade de Wai Marang. Passe la nuit dans les environs.

Jour 6 :

Visite le village traditionnel de Kampung Adat Praiyawang puis conduis jusqu’à l’extrême sud de l’île. Le Sumba Adventure Resort et le Wajonata Sumba sont deux bonnes options pour dormir.

Jour 7 :

Détente à la plage. Tu pourrais aussi faire un saut à Pantai Watuparunu.

Waingapu (1 nuit)

Jour 8 :

Si tu pars tôt le matin, tu pourrais rentrer à Waingapu dans la journée, ou tu pourrais aussi passer la matinée à la plage, retourner à Waingapu dans l’après-midi, rendre le scooter et passer la nuit ici.

Waikabubak (3 nuits)

Jour 9 :

Transfert de Waingapu à Waikabubak. Visite le village de Prai Ijing que, selon l’endroit où tu loges, tu pourrais rejoindre directement à pied.

Jour 10 :

Loue un scooter et descends jusqu’aux plages, je te conseille Pantai Watu Bella en particulier. Si tu veux, tu pourrais t’arrêter aux cascades de Lapopu et de Matayangu.

Jour 11 :

Fais un saut à Wee Kacura puis poursuis vers la cascade Lokomboro.

Tambolaka (3 nuits)

Jour 12 :

Transfert Waikabubak – Tambolaka. Loue un scooter et passe le reste de la journée à Pantai Oro.

Jour 13 :

Lagune de Waikuri, Pantai Mandorak et Pantai Pero.

Jour 14 :

Village traditionnel de Ratenggaro ou le voisin Wainyapu, et Pantai Mbawana.

Itinéraire de trois semaines à Sumba

À moins que tu veuilles passer plus de quelques journées à la plage ou à surfer, trois semaines sont probablement « trop » et je ne saurais vraiment pas quelle autre destination ajouter. Déjà l’itinéraire de deux semaines pourrait être plus que suffisant pour certains.

Wainyapu.

Comment se déplacer en Indonésie

Avant tout, comme mentionné plusieurs fois au fil du guide, je te conseille vivement de télécharger Organic Maps. J’utilise ces précieuses cartes hors ligne depuis de nombreuses années et je crois que c’est un outil fantastique pour voyager. De toute façon, se déplacer en Indonésie est généralement plutôt facile, ou du moins ça l’est dans les principales îles touristiques.

Bemos en Indonésie

Les bemos sont le moyen de transport traditionnel pour les courtes et moyennes distances. Ce sont en gros des minibus, utilisés surtout par les locaux, et ils sont le moyen de transport public le moins cher de loin. Normalement, ils ont des arrêts et des terminaux désignés, mais ils peuvent en gros être arrêtés n’importe où le long du trajet qu’ils couvrent.

Bus navettes en Indonésie

Les services de bus navettes sont populaires surtout à Bali, où n’importe quel hébergement ou office du tourisme peut proposer des billets. Perama Bus, qui opère à Bali et à Lombok, est probablement le plus populaire ; les prix et les horaires peuvent être vérifiés tranquillement en ligne sur leur site internet.

Bemo traditionnel à Bali.

Bus en Indonésie

En Indonésie, il y a un dense réseau de liaisons en bus, surtout dans les îles les plus peuplées comme Sumatra et Java. Contrairement à d’autres pays, en règle générale chaque ville a son propre terminal d’où opèrent toutes les compagnies, ce qui rend la vie du voyageur plus facile. Beaucoup de bus longue distance peuvent être réservés en ligne sur des sites comme RedBus et Traveloka.

Grab, Gojek, Indrive et taxis

L’utilisation des diverses applications de « ride-hailing » est très répandue dans toute l’Indonésie, le prix des courses, comparé aux standards européens, est vraiment ridicule ; tous les chauffeurs sont enregistrés via l’appli et c’est plus sûr que les taxis normaux, et en plus il n’y a pas besoin de marchander, vu que les taxis auraient tendance à appliquer des tarifs nettement majorés pour les touristes. Attention cependant, car dès qu’on sort des zones métropolitaines et touristiques, leur utilisation est pratiquement absente, très souvent la « mafia locale » ne laisse personne les utiliser, formant de fait un cartel. Si tu décides de prendre un taxi normal, assure-toi de fixer le prix avant de monter à bord pour éviter des discussions inutiles.

Grab et Gojek peuvent aussi être utilisés pour réserver des moto-taxis que les locaux appellent « Ojek ». Ces derniers, pour les courtes et moyennes distances, sont non seulement extrêmement économiques mais aussi très rapides. Les chauffeurs savent vraiment se faufiler dans la circulation et peuvent te faire gagner pas mal de temps. De plus, si tu voyages assez léger, tu pourrais aussi les utiliser pour les transferts d’une destination à l’autre.

Chauffeur privé en Indonésie

Le fameux « driver » est une forme de transport relativement courante en Indonésie chez ceux qui cherchent le maximum de confort. Tu peux chercher quelques numéros en ligne sur des sites comme Reddit, des groupes Facebook, ou sur place en demandant à une agence ou à une guesthouse. Dans certains cas, une méthode beaucoup plus pratique que j’ai moi-même utilisée plus d’une fois consiste simplement à appeler un taxi avec Grab ou Ojek et, dès que le chauffeur arrive, à négocier un tarif fixe en dehors de l’appli pour toute la journée ou plusieurs jours, ou peut-être simplement à le faire t’attendre pendant une visite. Chaque fois que j’ai utilisé cette « technique », les chauffeurs ont toujours été disponibles et honnêtes, aussi parce qu’ils économisent les commissions qu’ils devraient payer aux différentes applis et s’assurent de travailler plus longtemps que pour une seule course.

Louer un scooter en Indonésie

Pour ceux qui se sentent de conduire, je crois que louer un scooter est de loin la meilleure option pour explorer des îles entières comme Bali et Lombok. Le scooter est souvent non seulement le moyen de transport le moins cher de loin, mais aussi celui qui offre le maximum de liberté. Les prix de location varient énormément selon l’endroit où tu te trouves et la durée pendant laquelle tu comptes le louer. À Bali, où la concurrence est forte, tu pourrais littéralement louer le scooter pour un mois à deux ou trois euros par jour, alors qu’à Sumba j’ai fini par payer même plus de dix euros par jour.

Si tu comptes traverser l’Indonésie en scooter/moto, ça vaut sûrement la peine d’envisager d’acheter un véhicule à revendre ensuite au moment de partir ; j’ai connu plus d’une personne qui a opté pour cette solution. Un service très intéressant, dont j’ai aussi parlé dans le guide et que j’ai utilisé personnellement à Flores, est celui proposé par Motor Adventure Bali, qui a des bureaux à Java, Bali, Lombok et Flores. En gros, tu pourrais louer un véhicule à Jakarta et le rendre à Maumere, en traversant Java, Bali, Lombok, Sumbawa et Flores. Les prix ne sont pas parmi les plus économiques, mais c’est un service pour le moins unique et les véhicules sont en excellent état.

Même les singes se déplacent en scooter !

NB : Techniquement, pour conduire en Indonésie, le permis international est exigé. En pratique, ce n’est pas un gros problème car, si tu te fais arrêter, la police, souvent corrompue, se contente de quelques sous. Essaie seulement de ne pas avoir trop de liquide sur toi ou, du moins, de ne pas tout garder dans le portefeuille. Le vrai problème se pose en cas d’accident grave, que ton assurance ne couvrirait très probablement pas, mais c’est une autre histoire. Si tu es déjà à l’étranger ou si tu veux simplement obtenir le permis international en ligne, tu peux le faire sur ce site.

Sembalun.

Trains en Indonésie

À part quelques rares exceptions pour de courts trajets à Sumatra, parler de trains n’a de sens que pour l’île de Java, où le réseau ferroviaire, somme toute, n’est pas mal du tout. Toutes les principales villes de l’île sont reliées par le chemin de fer et tu peux tranquillement réserver en ligne sur Traveloka. Prendre le bus, ce n’est pas la fin du monde, mais les déplacements en train, quand ils sont possibles, sont non seulement plus confortables et rapides, mais souvent aussi moins chers. Réserve à temps.

Vols intérieurs en Indonésie

Les vols intérieurs peuvent être très économiques et, surtout pour ceux qui ont les jours comptés, ils sont presque toujours la meilleure option pour se déplacer d’une île à l’autre ou même à l’intérieur d’une même île. Couvrir de longues distances par la route en Indonésie peut parfois demander beaucoup plus de temps qu’on ne le pense. Beaucoup de compagnies low cost opèrent dans le pays et apparaissent en faisant des recherches sur les différents moteurs de recherche de vols.

Tiu Kelep.

Ferries en Indonésie

Une option plus économique que les vols intérieurs, ce sont sûrement les nombreux ferries qui relient les différentes îles de l’archipel. La compagnie nationale ASDP couvre la plupart des trajets et ces dernières années il y a eu un effort important vers la numérisation, et aujourd’hui, pour beaucoup de trajets, les billets ne peuvent être achetés qu’en ligne sur la plateforme ferizy. Malheureusement, au moment de la rédaction de ce guide, pour finaliser le paiement il faut un compte bancaire local. À deux ou trois occasions, le personnel de la guesthouse où je logeais a accepté, en échange d’espèces, de payer pour moi ; de toute façon, à proximité de chaque port on trouve toujours quelqu’un qui propose ce service en échange d’une petite commission.

Je tiens enfin à souligner que, alors que pour les trajets courts et très fréquentés comme Java – Bali ou Bali – Lombok il y a plusieurs départs quotidiens, pour des trajets plus longs comme Flores – Sumba ou peut-être Flores – Sulawesi, le ferry pourrait ne partir qu’une seule fois par semaine. En particulier pendant la saison des pluies, quand la mer est généralement plus agitée, les départs pourraient être retardés ou annulés. En gros, essaie de programmer ce type de déplacements bien à l’avance et, une fois sur place, fais confirmer les horaires des départs.

Gurusina.

Combien coûte un voyage en Indonésie

Combien coûte un voyage en Indonésie ? Peu, très peu. L’Indonésie est sans aucun doute l’un des pays les moins chers que j’aie jamais visités. Évidemment, ça dépend beaucoup de la façon dont tu voyages et de l’endroit où tu décides d’aller, mais pour un voyageur en sac à dos, il est absolument possible de tenir un budget de 30 € par jour ou moins sans vraiment se priver de quoi que ce soit.

Coût du logement en Indonésie

En général, on peut tranquillement loger dans une bonne auberge de jeunesse pour moins de 10 € la nuit, et en dehors des principales destinations touristiques on peut facilement dépenser autour de 5 €. Même pour des chambres privées en guesthouse et dans de petits hôtels, il est peu probable que tu paies plus de 10-15 € la nuit.

Coût des transports en Indonésie

Se déplacer par la route en Indonésie est plutôt économique, bus, minibus et trains offrent des déplacements vraiment peu coûteux. À partir du moment où l’on commence à préférer les transports privés et les vols intérieurs, les coûts grimpent et seront vraisemblablement un poste important de ton budget.

Coût de la nourriture en Indonésie

Évidemment, ça dépend du type de restaurant que tu cherches, mais si tu n’es pas trop exigeant, les « warungs » – c’est-à-dire de petits restaurants locaux où l’on choisit parfois ce qu’on mange directement dans les marmites ou où la nourriture est servie façon buffet – sont une excellente option. On paie selon ce qu’on met dans l’assiette, un repas coûte généralement autour de 20 000 – 40 000 IDR. Même dans des restaurants moins fréquentés par les locaux, pour une assiette de Nasi Goreng ou de Mie Goreng (riz sauté et nouilles sautées), il est peu probable que tu paies plus de 50 000 IDR.

L’un de mes premiers repas en Indonésie pour moins d’un euro.

Autres frais (retraits et cartes SIM)

Les frais de retrait, en utilisant les meilleures cartes pour voyager, peuvent être réduits à zéro. Il y a en effet quelques banques locales qui permettent de retirer gratuitement ; à moins que les choses aient changé, moi, j’ai toujours retiré gratuitement avec Mandiri, BSI et Maybank.

Pour ce qui est des cartes SIM, Telkomsel, qui a une forte participation de l’État, est de loin l’opérateur avec la meilleure couverture sur le territoire, et en particulier dans l’Indonésie rurale, très souvent c’est littéralement la seule option qui fonctionne. En gros, à moins que tu veuilles passer deux semaines en Indonésie dans le sud de Bali, ne considère pas d’autres opérateurs.

La dernière fois que je suis arrivé à Bali, je n’ai pas réussi à trouver un seul magasin qui me vende une SIM sans les forfaits data pour touristes qui ont des prix complètement hors marché. Si ça devait aussi être ton expérience, prends le forfait le moins cher de loin, puis achète les gigas directement depuis l’appli aux prix du marché. Malheureusement, je sais de source sûre qu’ils en profitent, parce que lors d’un autre voyage en Indonésie commencé à Sumatra, au magasin officiel on m’a enregistré une SIM sans m’obliger à acheter le moindre forfait data.

Si tu as un téléphone qui supporte les eSIM et que tu veux le confort de naviguer tout de suite sans devoir acheter une carte SIM locale, alors je te conseille d’utiliser les services proposés par Airalo et Ubigi. Si tu optes pour cette solution, il y a cependant au moins deux ou trois considérations à prendre en compte. D’abord, sauf rare exception, les gigas se paient beaucoup plus cher que ce qu’ils coûteraient avec une SIM locale ; ensuite, leur partenaire local n’est pas toujours celui qui a la meilleure couverture sur le territoire.

En gros, je crois que la plupart des voyageurs feraient mieux d’acheter une carte SIM locale (ou peut-être d’essayer d’acheter l’eSIM d’un opérateur local), mais je t’invite à faire tes propres calculs, car les exceptions ne manquent pas. Par exemple, quand j’ai visité le Japon, le forfait proposé par Ubigi était plus avantageux que n’importe quelle carte SIM locale que j’aurais pu acheter sans prouver que j’étais résident.

Dream Beach.

Voyage en Indonésie : sécurité

L’Indonésie est généralement un pays considéré comme sûr, les phénomènes de criminalité les plus courants sont heureusement liés aux vols à l’arraché et aux vols (garde un œil sur tes affaires, surtout dans les lieux bondés), tandis que les crimes violents sont extrêmement rares, un peu comme dans toute l’Asie.

Si tu décides de louer un scooter, fais particulièrement attention à la circulation qui, selon l’endroit où tu te trouves, peut être vraiment chaotique. En plus, les routes ne sont souvent pas en parfait état et les gens semblent complètement ignorer le code de la route. Une autre chose que je te conseille d’éviter, c’est d’entrer en contact avec n’importe quel type de drogue : en Indonésie, la peine de mort est en vigueur pour l’importation et l’exportation de drogue, et même simplement se faire choper en possession de petites quantités peut entraîner des problèmes non négligeables, prison comprise.

Enfin, quelque chose auquel il faut faire particulièrement attention, ce sont les arnaques : méfie-toi de ceux qui t’abordent dans la rue en proposant de l’aide, des « guides obligatoires », de faux billets d’entrée, des tarifs majorés, etc. Malheureusement, ce sont souvent des pratiques courantes en Indonésie et, même si en soi elles ne mettent pas ta sécurité en danger, personne n’aime se faire arnaquer.

De toute façon, n’aie pas peur, les pays dangereux sont vraiment ailleurs ; utilise ton bon sens, jette un œil à mes conseils pour voyager en toute sécurité partout dans le monde et tu verras que tu n’auras aucun problème.

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