Guide du Japon en indépendant

Le Japon est un équilibre fascinant entre tradition et modernité, où des temples séculaires cohabitent avec des métropoles ultramodernes, des paysages naturels à couper le souffle et l’une des cultures gastronomiques les plus réputées au monde. Que tu veuilles te promener parmi les temples de Kyoto, te plonger dans l’effervescence de Tokyo, faire de la randonnée dans les Alpes japonaises ou admirer la nature sauvage de l’Hokkaido, le Japon est un pays unique en son genre, capable d’offrir quelque chose à chaque type de voyageur.

J’ai passé trois mois à voyager en sac à dos de Kyushu, tout au sud, jusqu’à Hokkaido, dans le nord du pays, et dans ce guide tu trouveras plein d’informations pratiques et de conseils utiles pour organiser au mieux ton voyage au Japon.

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Sanctuaire Fushimi Inari-Taisha, Kyoto.

Quand partir au Japon

La meilleure période pour visiter le Japon dépend beaucoup de ce que tu comptes faire et des régions que tu veux explorer. Cela dit, en général, pour la plupart des voyageurs, les périodes idéales sont le printemps (mars, avril et mai), pendant la célèbre floraison des cerisiers « sakura », et l’automne (septembre, octobre et novembre). Pendant ces deux périodes, le climat est généralement doux dans presque tout le pays, ce qui les rend parfaites pour un voyage itinérant.

Si tu prévois un voyage de longue durée, d’un point de vue logistique, il est conseillé de commencer par le sud et de remonter vers le nord au printemps, en « suivant » la floraison, alors qu’en automne il vaut mieux faire le contraire, en partant du nord et en descendant progressivement vers le sud.

L’été peut être une excellente période pour les amateurs de randonnée : le réseau de sentiers japonais est d’un très haut niveau et, exactement comme dans nos Alpes, la vraie saison de randonnée commence entre juin et juillet, mais à part dans l’extrême nord, dans le reste du pays attends-toi à des journées très chaudes et humides, pas vraiment une météo agréable.

Enfin, l’hiver est un excellent choix pour les passionnés de ski, grâce aux conditions exceptionnelles qu’offre le pays, en particulier dans les régions du nord comme Hokkaido et Nagano.

Vallée du Kiso.

Formalités et vaccins pour entrer au Japon

Les détenteurs d’un passeport italien (valable plus de 6 mois) reçoivent un visa touristique gratuit de 90 jours à partir du moment où ils entrent dans le pays. D’après ce que je sais, il n’est pas possible de prolonger le visa touristique, sauf cas de force majeure comme une maladie, un accident, etc., etc. Les règles changent selon ta nationalité, vérifie la tienne.

Voici le site officiel de l’immigration.

Officiellement, le Japon exige une preuve de sortie dans les limites de la durée de son visa. Ce n’est pas un problème pour tous ceux qui ont un vol retour ou un vol vers un autre pays, mais ça peut l’être pour ceux qui ont un billet aller simple.

Les contrôles sont à la discrétion de l’agent de frontière et des compagnies aériennes à l’embarquement avant le départ. J’ai peut-être eu de la malchance, mais avant d’embarquer sur mon vol depuis Taïwan, on m’a effectivement demandé de montrer un vol de sortie du pays. Si tu n’en as pas, mon conseil est de louer un billet (un vrai, c’est un service payant) sur un site comme Onward Ticket.

Le Japon n’exige aucun vaccin obligatoire, mais comme pour tout voyage, les hépatites A et B sont recommandées. Dans tous les cas, parles-en avec ton médecin.

Pour des informations à jour sur les visas et le reste, je te conseille de consulter le site de conseils aux voyageurs du ministère des Affaires étrangères de ton pays (par exemple, en France, Conseils aux voyageurs).

Tokyo.

Que faire et que voir au Japon

Dans ce guide, les prix sont souvent exprimés en monnaie locale. La monnaie officielle du Japon s’appelle « yen japonais » ou simplement « yen », abrégée en « JPY » ou en « ¥ ». Le taux de change est d’environ 1 € = 177 JPY. Pour le taux de change actuel, je te conseille de jeter un œil à cette page.

Enfin, les destinations décrites sont listées en partant de Fukuoka et en remontant vers le nord, en suivant de fait mon voyage. Cet ordre est probablement la meilleure façon d’optimiser les déplacements au printemps, mais ça dépend évidemment beaucoup de d’où tu arrives et de ce que tu as en tête.

N.B. Tout au long du guide, tu trouveras plusieurs liens vers https://www.alltrails.com/. Si tu veux utiliser la navigation hors ligne directement depuis l’appli AllTrails, tu dois passer à la version pro. Mais tu peux contourner le problème en téléchargeant les coordonnées depuis la version desktop du site au format « Google Earth KML », puis en les important dans Organic Maps, qui est de loin l’une de mes applis préférées pour voyager.

KYUSHU

Kyushu est la troisième île de l’archipel japonais par sa taille. Située relativement loin des circuits touristiques classiques, elle représente un excellent compromis pour ceux qui cherchent des destinations moins fréquentées que les grands classiques du pays.

Cette île est un concentré d’histoire, de nature et de culture : elle a été l’un des berceaux du Japon féodal et a joué un rôle clé à l’époque des samouraïs et pendant les siècles d’ouverture commerciale vers l’Occident. Nagasaki, en particulier, est une ville à la grande valeur historique, symbole à la fois des contacts avec l’Europe et des tragédies de la Seconde Guerre mondiale.

Kyushu est aussi une terre de paysages spectaculaires, marquée par des volcans actifs, des sources chaudes naturelles (comme les célèbres sources de Beppu et de Yufuin) et une nature luxuriante et sauvage, parfaite pour ceux qui aiment la randonnée, les onsen et les endroits authentiques.

Volcan Sakurajima, Kagoshima.

Fukuoka

Fukuoka est la plus grande ville de l’île de Kyushu et l’une des dix plus peuplées du Japon. Grâce à sa position géographique, plus proche de Séoul que de Tokyo, elle est depuis des siècles l’une des principales portes d’entrée du pays vers le continent asiatique. Autrefois, ce fut un important centre commercial et culturel, ainsi que l’endroit où les forces mongoles tentèrent de débarquer lors des invasions du XIIIe siècle.

Aujourd’hui, Fukuoka est une ville moderne et animée où, contrairement à d’autres grandes villes, le tourisme de masse reste limité, et c’est justement pour cela qu’elle garde un charme authentique.

Que faire et que voir à Fukuoka

Comme je te l’ai dit, Fukuoka n’est pas vraiment une destination touristique, il n’y a pas je ne sais quelles attractions en ville, mais tu peux sans problème passer au moins une demi-journée à explorer les ruines du château et le parc qui les entoure (Google Maps), ensuite je te conseille de faire un saut au temple Shofukuji (Google Maps), qui, achevé en 1195, est le plus ancien temple zen du Japon. Enfin, le soir, tu pourrais te balader le long du fleuve, où il y a des stands qui servent à manger (yatai) (Google Maps). Le coin est joli, mais vraiment touristique et cher pour manger.

Les ruines du château.

Dazaifu

Dazaifu, à environ une demi-heure de train de Fukuoka, est une excursion vraiment populaire à faire dans la journée, et je te la conseille. La gare où aller, c’est celle-ci (Google Maps), et tu peux simplement utiliser Google Maps pour les horaires de départ.

Dazaifu Tenmangu Shrine (Google Maps), le sanctuaire principal, était en cours de restauration pendant ma visite, mais les jardins et les différents temples alentour sont quand même très beaux et méritent vraiment une visite, surtout si tu es déjà à Fukuoka. Je te conseille d’y aller en semaine, parce que même un jeudi il y avait énormément de tourisme local ; je n’ose pas imaginer ce que ça donne le week-end.

Ça vaut la peine de marcher jusqu’au Tenkai Inari Shrine (Google Maps) : la balade est agréable. Si tu veux, tu peux continuer jusqu’au Kamado Jinja Shrine (Google Maps) : il y a un bus qui fait la navette, mais moi, j’y suis allé à pied.

Tu pourrais aussi visiter le Kyushu National Museum (Google Maps) ; l’entrée coûte 700 JPY pour l’exposition permanente. Le bâtiment est neuf et très beau, avec de nombreux objets qui vont de vases en terre cuite vieux de 4000 ans à des objets plus récents. Personnellement, je l’ai trouvé un peu ennuyeux, mais bien sûr, c’est un jugement subjectif.

Si tu pars tôt le matin, tu peux voir pratiquement tout en une journée, y compris les attractions de la ville mentionnées plus haut.

Dazaifu.

Yanagawa

Je ne suis pas allé à Yanagawa, mais c’est une autre excursion populaire à faire dans la journée depuis Fukuoka, là aussi à environ une demi-heure de train. Ici, l’attraction principale est la gigantesque statue de Bouddha du temple Nanzō-in (Google Maps).

Où dormir à Fukuoka ?

Moi, j’ai dormi à l’UNPLAN Fukuoka et, tout bien considéré, je te le conseille : pas cher, emplacement stratégique à deux pas de la station de métro, espaces communs propres et spacieux, petit-déjeuner inclus.

Comment aller à Fukuoka ?

Fukuoka a des liaisons directes en bus depuis et vers toutes les principales destinations touristiques de l’île de Kyushu (Nagasaki, Kumamoto, Beppu et Kagoshima), mais aussi vers Hiroshima à l’est ; tu peux réserver en ligne sur des sites comme global.atbus-de et Willer. Il y a deux terminaux de bus, le Nishitetsu Tenjin Expressway Bus Terminal (Google Maps) et le Hakata Bus Terminal (Google Maps) ; beaucoup de bus s’arrêtent aux deux, donc tu peux choisir celui qui est le plus pratique selon l’endroit où tu loges.

La principale gare, où tu peux aussi prendre les shinkansen, c’est Hakata Station (Google Maps). Enfin, si tu arrives à l’aéroport, depuis le terminal des vols intérieurs (relié à celui des vols internationaux par une navette gratuite), tu peux monter directement dans le métro et rejoindre le centre.

Dans la section « Comment se déplacer au Japon », tu trouveras plein d’autres informations utiles.

Temple Shofukuji.

Nagasaki

Située sur la côte ouest de Kyushu, Nagasaki est une ville à la grande valeur historique et culturelle. Pendant l’époque d’Edo, ce fut l’un des rares ports japonais ouverts au commerce avec l’Occident, devenant un point de rencontre entre des cultures différentes. Des siècles plus tard, la ville fut tragiquement frappée par la seconde bombe atomique en 1945, laissant un souvenir qui marque encore aujourd’hui son identité.

Que faire et que voir à Nagasaki

Musée de la bombe atomique et parc de la Paix

Je te conseille de commencer la visite de Nagasaki par le musée de la bombe atomique (Google Maps). L’entrée coûte 200 yens et, personnellement, je l’ai trouvé très intéressant et plein de sens pour les générations futures. Ensuite, tu peux te diriger vers le parc de l’Hypocentre tout proche (Google Maps) et finir par le parc de la Paix (Google Maps).

Si tu veux, un peu plus loin se trouve aussi la cathédrale d’Urakami (Google Maps), bien visible depuis le parc de la Paix ; je n’y suis pas allé, mais apparemment, elle a longtemps été la plus grande église d’Asie.

Parc de la Paix.

Chinatown et alentours

Nagasaki Shinchi Chinatown (Google Maps) est le plus ancien quartier chinois du Japon. Comme je te l’ai dit, Nagasaki était le seul grand port ouvert au commerce extérieur pendant la période d’isolement du Japon, et les Chinois étaient les seuls marchands admis en ville avec les Hollandais. Chinatown était au départ une île artificielle (d’où le nom Shinchi, littéralement « terre nouvelle »). Grâce à de nouveaux remblais, le quartier n’est aujourd’hui plus une île. Honnêtement, je ne l’ai pas trouvé exceptionnel, mais la rue principale est sûrement jolie.

Chinatown.

Si tu décides de t’aventurer par ici, je te conseille de faire un saut aussi au pont Megane (Google Maps), construit vers 1634, qui est le plus ancien pont en arc en pierre du Japon. Un peu plus loin se trouve aussi le temple Sofuku-ji (Google Maps). Construit à l’origine en 1629 pour les résidents chinois de Nagasaki, le temple est de style architectural chinois et il est donc un peu différent des autres temples. Il y a un panneau qui demande de donner 300 yens pour l’entrée. Joli, mais rien d’exceptionnel. Enfin, tu pourrais descendre jusqu’aux jardins Glover (Google Maps), où se trouvent certaines des plus anciennes résidences de style occidental du Japon.

Pont Megane.

Mount Inasa

Du sommet du mont Inasa (Google Maps), où il y a une plateforme panoramique, on a des vues fantastiques sur toute la ville et sur la baie. Je te conseille vraiment d’y monter pour le coucher du soleil et de rester aussi pour la vue de nuit. Plusieurs lignes de bus mènent au parking (Google Maps), d’où il suffit de marcher environ un kilomètre, ce que j’ai fait personnellement, mais si tu veux, il y a aussi une sorte de petit train (Google Maps) qui devrait coûter 500 yens l’aller-retour ou 300 yens l’aller simple.

Mount Inasa.

Gunkanjima

Gunkanjima (Hashima), à environ 20 km de Nagasaki (Google Maps), est célèbre pour avoir été l’une des îles les plus densément peuplées du monde grâce aux mines de charbon. Aujourd’hui, on ne peut la visiter qu’en partie ; la visite en bateau semble populaire, mais apparemment elle est menée uniquement en japonais et, comme je viens de le dire, la zone visitable est vraiment limitée. Personnellement, je n’y suis pas allé, parce que ça ne m’a pas paru valoir le coup, mais je te laisse juger. Une alternative pourrait être de visiter le Gunkanjima Digital Museum (Google Maps), qui reconstitue la vie sur l’île avec des installations numériques et de la réalité augmentée.

Où dormir à Nagasaki ?

Mezame Hostel, super auberge de jeunesse à deux pas du musée de la bombe atomique et de la gare routière.

Comment aller à Nagasaki ?

Nagasaki a des liaisons directes en bus depuis et vers Fukuoka et Kumamoto ; tu peux réserver en ligne sur des sites comme global.atbus-de et Willer. Le principal terminal de bus est Nagasaki Ekimae (Google Maps). La principale gare, où tu peux aussi prendre les shinkansen, c’est Nagasaki Station (Google Maps).

Dans la section « Comment se déplacer au Japon », tu trouveras plein d’autres informations utiles.

Temple Sofuku-ji.

Kumamoto

Kumamoto est une ville au grand charme historique et naturel. Célèbre pour son magnifique château féodal, l’un des plus imposants et des plus évocateurs du Japon, elle est un symbole de l’époque des samouraïs et de la puissance des clans locaux. Autour de la ville s’étend une nature spectaculaire, dominée par le mont Aso, l’un des plus grands volcans actifs du pays.

Que faire et que voir à Kumamoto

Château de Kumamoto et alentours

Le château de Kumamoto (Google Maps) est l’un des plus beaux châteaux du Japon et le troisième plus grand. Malheureusement, comme la plupart des châteaux au Japon, c’est une réplique récente, puisque l’original a été incendié pendant une rébellion en 1877 ; comme si ça ne suffisait pas, beaucoup de bâtiments du parc ont subi de gros dégâts lors du séisme de 2016 ; le donjon principal a rouvert au public, mais la reconstruction des autres bâtiments alentour prendra des années. Je te conseille quand même la visite. L’entrée coûte 800 yens et, avec l’appli officielle, il y a un audioguide gratuit : prends des écouteurs, il y a du Wi-Fi gratuit. Pour une très belle vue sur le château, entièrement gratuite, monte au quatorzième étage du Kumamoto City Hall (Google Maps).

Château de Kumamoto.

Toujours dans le parc du château, il y a la Hosokawa Gyōbutei (Google Maps), c’est-à-dire l’ancienne résidence de la famille Hosokawa, un important clan de samouraïs qui gouvernait le fief de Kumamoto. C’est une demeure traditionnelle de style japonais, entourée d’un élégant jardin, qui offre un aperçu authentique de la vie et de l’architecture de l’aristocratie samouraï de l’époque d’Edo. Malheureusement, pendant ma visite, l’accès était complètement interdit à cause des dégâts subis lors du séisme. À côté, tu pourrais envisager le Kumamoto City Museum (Google Maps).

Vue depuis le Kumamoto City Hall.

Temples divers

Le temple Honmyo-ji (Google Maps) est l’un des plus célèbres de Kumamoto. Le temple en lui-même n’a rien d’extraordinaire, mais il se trouve en haut d’une colline d’où l’on a de très belles vues sur la ville et même sur le mont Aso au loin, si la météo le permet. Il y a aussi une allée avec des cerisiers des deux côtés qui, en pleine floraison, doit être très évocatrice, je pense. Apparemment, un festival des cerisiers en fleurs a aussi lieu ici. Si tu décides de monter, je te conseille de continuer ensuite jusqu’au parc Honmyoji (Google Maps), où le panorama est encore plus beau et où il y a une statue de Katō Kiyomasa, un célèbre samouraï qui fit construire le château de Kumamoto.

Si tu n’as pas envie de te fatiguer, il y a en ville un joli temple qui ne demande de monter aucun escalier, le Fujisaki Hachimangu (Google Maps). Si au contraire tu cherches un autre point de vue, je te conseille de monter à la pagode Hanaokayama (Google Maps), là aussi, en plus d’un très beau panorama sur la ville, il y a une belle allée de cerisiers qui, j’imagine, n’est pas mal du tout pendant la période de floraison.

Fujisaki Hachimangu.

Mont Aso

Le mont Aso est l’un des plus grands volcans actifs du Japon. Sa vaste caldeira offre des paysages à couper le souffle ; personnellement, je crois qu’il vaut absolument la peine d’être visité. Je te conseille de prendre le premier train direct jusqu’à la gare d’Aso (Google Maps) pour monter dans le premier bus qui monte au volcan. L’arrêt est en face de la sortie de la gare, voici le site officiel du bus. Le billet coûte 1500 yens et te permet de monter et descendre des différents bus autant de fois que tu veux pendant toute la journée (si tu veux, tu peux prendre le bus pour descendre de l’Asosanjo Terminal au centre d’accueil des visiteurs, ou l’inverse). Le premier bus était presque plein un mercredi, donc j’imagine que pendant le week-end il y en a presque sûrement qui restent à quai. Descends au dernier arrêt, Asosanjo Terminal (Google Maps).

Le cratère du volcan.

De là, il y a plusieurs options : moi, j’ai fait le sentier décrit sur cette page (All Trails) ; je voulais faire ce circuit (All Trails), mais je mourais littéralement de froid. Je suis tombé sur une journée vraiment froide à la fin mars, avec des rafales de vent d’environ 60 km/h et une température ressentie de -5 degrés. Le sentier n’était pas particulièrement dur, mais ce n’était pas non plus une promenade dans le parc. Dans tous les cas, les options ne manquent pas : il y a des sentiers plus abordables, comme celui-ci (All Trails) et, même si l’accès au cratère était fermé pendant ma visite à cause d’une activité trop forte, tu pourrais tout simplement monter jusqu’au cratère.

Après avoir fait un peu de trek, je te conseille de faire un saut au centre d’accueil des visiteurs (Google Maps), où il y a une petite exposition consacrée au parc. Si tu veux visiter le musée à proprement parler, au deuxième étage du bâtiment (Google Maps), tu dois payer 1100 yens. D’après les commentaires sur Google Maps, la plupart des informations sont uniquement en japonais, donc je ne suis pas entré. De l’autre côté de la route, il y a un point de vue facilement accessible (Google Maps). Cela dit, s’il se fait tard ou si tu n’as simplement pas envie, tu peux tranquillement descendre dans la vallée en sautant le centre d’accueil.

Les gorges de Takachiho

Je n’y suis pas allé personnellement parce que c’est assez compliqué à rejoindre en transports en commun, mais les gorges de Takachiho (Google Maps) sont une destination très populaire. Situées à moins de deux heures de voiture de Kumamoto, elles peuvent aussi se visiter dans la journée si tu loues une voiture. Les gorges sont célèbres pour leurs parois de roche verticales, les eaux cristallines de la rivière et les cascades évocatrices, qui créent un paysage naturel spectaculaire. Sur cette page, tu trouveras quelques informations en plus.

Où dormir à Kumamoto ?

Moi, j’ai dormi à l’HOTEL CARNA A et je te le conseille. L’établissement est plutôt vieillot, au point que les capsules ont une télé à tube cathodique, mais le prix est vraiment correct et surtout il y a un excellent daiyokujō (grand bain public) avec sauna en prime.

Comment aller à Kumamoto ?

Kumamoto a des liaisons directes en bus depuis et vers Fukuoka, Nagasaki et Kagoshima. Tu peux réserver en ligne sur des sites comme global.atbus-de et Willer. Le principal terminal de bus est le Sakuramachi Bus Terminal (Google Maps). La principale gare, où tu peux aussi prendre les shinkansen, c’est Kumamoto Station (Google Maps).

Dans la section « Comment se déplacer au Japon », tu trouveras plein d’autres informations utiles.

Pagode Hanaokayama.

Beppu

Sur la côte est de Kyushu se trouve Beppu, l’une des stations thermales les plus célèbres du Japon. La ville est réputée pour ses onsen (les sources chaudes naturelles traditionnelles du Japon) et pour ses spectaculaires « enfers » (« hells »), c’est-à-dire des sources chaudes naturelles aux couleurs et aux formes surprenantes.

Personnellement, je n’y suis pas allé : le réseau de transports en commun à Kyushu rend plus pratique de rejoindre Beppu depuis Fukuoka, mais ça implique de devoir ensuite retourner à Fukuoka pour continuer le voyage. Vu que mon itinéraire ne manquait pas d’autres occasions de vivre l’expérience onsen classique, j’ai préféré consacrer mon temps à d’autres étapes. Ça reste quand même une destination très populaire, qui, je pense, vaut au moins la peine d’être mentionnée.

Par ailleurs, si tu comptes visiter Shikoku, un ferry part de Saganoseki, une localité pas très loin de Beppu, et relie directement les deux îles. En gros, selon tes plans de voyage, Beppu peut se révéler une étape intéressante.

Sur cette page, tu peux trouver d’autres informations sur les différents onsen de la région.

Volcan Sakurajima.

Kagoshima

Face à une magnifique baie dominée par le majestueux volcan Sakurajima, aujourd’hui encore actif, Kagoshima a été l’un des berceaux de la culture des samouraïs et la patrie de Saigō Takamori, figure emblématique de la restauration de Meiji. Aujourd’hui, elle allie son passé à une atmosphère détendue et à des paysages naturels parmi les plus évocateurs du Japon.

Que faire et que voir à Kagoshima

La ville de Kagoshima

Je te conseille de commencer la visite de la ville par le musée de la restauration de Meiji (Google Maps). L’entrée coûte 300 yens et un audioguide gratuit en anglais est inclus. À intervalles réguliers, on projette aussi deux films intéressants, eux aussi en anglais. Ce ne sera pas le meilleur musée que j’aie jamais vu, mais il n’est pas mal non plus, tout bien considéré je te le conseille. Ensuite, dirige-toi vers ce qui reste du château de Tsurumaru (Google Maps) ; la seule partie vraiment intéressante, c’est l’ancienne porte, vu sa restauration récente (Google Maps). Une fois cette courte visite terminée, je te conseille de monter à la plateforme panoramique du parc Shiroyama (Google Maps), d’où l’on a de fantastiques vues sur la ville avec le volcan Sakurajima en toile de fond. Enfin, je n’y suis pas allé, mais les jardins Sengan-en (Google Maps) sont souvent recommandés. L’entrée est relativement chère par rapport à beaucoup d’autres jardins traditionnels, mais d’après beaucoup de commentaires, ça vaut absolument la peine.

Plateforme panoramique du parc Shiroyama.

Sakurajima

Le Sakurajima est l’un des volcans les plus actifs du Japon et le symbole de Kagoshima. Le volcan fume en permanence et de petites éruptions se produisent souvent plusieurs fois par jour. Le ferry (Google Maps) vers l’île de la baie où se trouve le volcan fait la navette vraiment très souvent, littéralement 24 heures sur 24, et ne coûte que 200 yens. Une fois arrivé sur l’île, depuis le port (Google Maps), je te conseille de marcher jusqu’au centre d’accueil des visiteurs (Google Maps), où l’on peut voir un film et où il y a aussi une petite exposition, une sorte de petit musée qui raconte l’histoire de l’île et sa formation. Une fois la visite terminée, descends jusqu’à la zone où se trouvent les bains thermaux pour les pieds (Google Maps). À ce stade, si tu as plus de chance que moi, tu pourras prendre le bus (il passe toutes les demi-heures et le pass pour la journée entière devrait coûter 500 yens) qui mène au point de vue accessible au public le plus proche du cratère (Google Maps). Malheureusement, pendant ma visite, le sommet du volcan était complètement enveloppé de nuages, donc j’ai préféré ne pas monter, vu qu’il n’y aurait eu aucun panorama. À titre informatif, tu pourrais aussi monter à pied, comme décrit sur cette page (All Trails). Histoire de passer le temps avant de retourner à Kagoshima, j’ai fini par faire le court sentier côtier (Google Maps) jusqu’à l’observatoire de Karasujima (Google Maps), rien de spécial.

Bains thermaux pour les pieds.

Mont Kaimondake

Avec sa forme conique presque parfaite, qui rappelle celle du mont Fuji, le mont Kaimondake est souvent appelé « le Fuji de Kagoshima ». C’est une très jolie randonnée avec un peu de semi-escalade près du sommet ; le sentier est bien entretenu et relativement fréquenté même en semaine, il semble que ce soit une randonnée vraiment populaire chez les locaux. Du sommet, on a une vue fantastique sur le lac Ikeda et la baie de Kagoshima. Tu trouves le sentier décrit sur cette page (All Trails).

Si, comme moi, tu te déplaces en transports en commun et que tu adores voyager en train, c’est faisable de prendre le train de 10:00 depuis Kagoshima, de descendre à la gare de Kaimon (Google Maps), de monter au sommet puis de rentrer en ville avec le train de 16:37, mais il faut garder un bon rythme. Moi, je n’ai pas eu de problème, mais si tu préfères prendre ton temps, apparemment il est possible de prendre un bus depuis ou vers Ibusuki, d’où les liaisons en train vers Kagoshima sont plus fréquentes.

Cela dit, tu pourrais t’arrêter à Ibusuki dans tous les cas et visiter les célèbres « bains de sable » du Sunamushi Onsen (Google Maps), où, au lieu de se mettre à tremper dans l’eau chaude, on se fait « tremper » dans du sable chauffé par l’activité volcanique. Je n’y suis pas allé, mais vu le nombre de touristes que j’ai vus monter et descendre du train, il semble que ce soit vraiment populaire.

Mont Kaimondake.

Yakushima

Yakushima est l’île la plus pluvieuse du Japon. Cette pluie constante nourrit une végétation luxuriante et des forêts de cèdres millénaires qui semblent sorties d’un film de Miyazaki ; ce n’est pas un hasard si Princesse Mononoké s’inspire justement de ces paysages.

L’île et son parc national ont vraiment l’air d’un endroit extraordinaire, que je me sens de te conseiller d’après mes recherches et les témoignages d’autres voyageurs. Malheureusement, je ne peux pas en parler par expérience personnelle, car les prévisions météo étaient très mauvaises pendant plusieurs jours et je n’avais pas envie de rester immobile trop longtemps à attendre une meilleure fenêtre météo ; alors, avec un peu de regret, j’ai quitté Kagoshima sans visiter Yakushima.

Cela dit, il y a trois options pour rejoindre l’île : deux ferries et un bateau rapide. Sur le site officiel de la Green Guesthouse, tu trouves un tableau récapitulatif très utile avec tous les horaires et les prix. Sur cette page, tu trouveras quelques idées intéressantes pour planifier un itinéraire.

Parc national de Kirishima-Kinkōwan

Pour finir, si tu es intéressé par d’autres randonnées en prenant Kagoshima comme base, le parc national de Kirishima-Kinkōwan, au nord de la ville, n’est pas très loin, mais au moins pendant ma visite, les transports en commun étaient tellement insuffisants que j’ai renoncé à le visiter ; si tu étais prêt à louer une voiture, je crois que ça peut être une destination intéressante. Moi, j’avais repéré cette randonnée, mais sur cette page, tu trouveras plein d’autres idées intéressantes.

Porte du château de Tsurumaru.

Où dormir à Kagoshima ?

Moi, j’ai dormi à la Green Guesthouse, rien d’exceptionnel mais un super emplacement, à deux pas à la fois du Kosokusen Terminal et du port d’où partent les ferries pour Sakurajima et Yakushima. Tout bien considéré, je te la conseille.

Comment aller à Kagoshima ?

Kagoshima a des liaisons directes en bus depuis et vers Kumamoto, mais aussi Fukuoka. Tu peux réserver en ligne sur des sites comme global.atbus-de et Willer. Le principal terminal de bus est Kagoshima Chūō (Google Maps), mais beaucoup de bus s’arrêtent aussi au Kosokusen Terminal (Google Maps), pas très loin de la Green Guesthouse. La principale gare, où tu peux aussi prendre les shinkansen, c’est Kagoshimachuo Station (Google Maps). Enfin, vu à quel point Kagoshima est au sud, ça vaut absolument la peine d’envisager de prendre quelques vols intérieurs, en particulier si tu comptes quitter l’île de Kyushu. Si tu réserves à l’avance, les vols ont des prix très compétitifs. Dans la section « Comment se déplacer au Japon », tu trouveras plein d’autres informations utiles.

Nagasaki.

SHIKOKU

Shikoku est la plus petite des quatre îles principales du Japon et l’une des moins visitées par le tourisme international. Elle est surtout connue pour le pèlerinage des 88 temples, un itinéraire spirituel qui traverse toute l’île et attire aussi bien des fidèles que des voyageurs en quête d’expériences plus contemplatives.

Loin du rythme frénétique des grandes métropoles, Shikoku offre des paysages naturels évocateurs, des villages traditionnels et des sources chaudes. Ses côtes découpées, les ponts suspendus qui la relient à Honshū et l’accueil chaleureux des habitants en font une destination idéale pour ceux qui veulent explorer un Japon plus intime et plus authentique.

Je n’ai littéralement pas mis les pieds à Shikoku, donc je n’ai pas je ne sais quelles informations à ce sujet, mais comme je te l’ai dit, tu peux prendre le ferry depuis Saganoseki si tu es à Kyūshū ou l’un des différents ponts qui la relient à Honshū. En gros, ce n’est pas si difficile d’inclure Shikoku dans son itinéraire. Sur cette page, tu trouveras des idées de choses à faire et à voir.

HONSHŪ

Honshū est la plus grande et la plus peuplée des îles de l’archipel japonais, ainsi que le cœur culturel, économique et politique du pays. C’est là que se trouvent les principales métropoles japonaises (Tokyo, Kyoto, Osaka et Hiroshima), avec certaines des destinations les plus emblématiques et les plus représentatives du Japon comme le mont Fuji. C’est justement ici, le long de l’axe qui va de Tokyo à Hiroshima, que se concentre la majeure partie du tourisme international.

Iwakuni.

Hiroshima

Située dans la région de Chūgoku, sur l’île de Honshū, Hiroshima est une ville à la profonde signification historique et symbolique. Devenue tristement célèbre pour avoir été la cible de la première bombe atomique le 6 août 1945, Hiroshima est aujourd’hui une ville moderne et animée, qui allie mémoire et espoir.

Que faire et que voir à Hiroshima

Hiroshima a un beau centre-ville, dont l’artère principale est Hondori Street (Google Maps), une longue galerie piétonne couverte, pleine de magasins et de restaurants. C’est la classique rue commerçante qu’on trouve dans beaucoup de villes japonaises : agréable pour une balade, mais rien de particulièrement spécial.

Parc de la Paix d’Hiroshima.

Parc de la Paix d’Hiroshima

Je te conseille de commencer la visite par le Mémorial de la Paix d’Hiroshima (Google Maps) ; en haute saison, dès 9:00, il y avait la queue pour entrer et l’intérieur était vraiment très bondé, donc je crois vraiment que ça vaut la peine d’y aller le plus tôt possible. Le musée retrace l’histoire d’Hiroshima et l’avènement de la bombe nucléaire. L’attention est toutefois surtout portée sur les événements du 6 août : le largage de la bombe et ses conséquences en termes de souffrance humaine. L’entrée coûte 200 yens ; je ne l’ai pas prise, mais si tu veux, il y a un audioguide à 400 yens.

Promène-toi ensuite à travers le parc du Mémorial de la Paix (Google Maps), qui était le cœur politique et commercial de la ville et c’est justement pour cette raison qu’il a été choisi comme cible. Enfin, visite le célèbre dôme de la bombe atomique (Google Maps). À l’origine siège du Palais de la promotion industrielle, ce fut l’un des rares bâtiments à rester debout après l’explosion du 6 août 1945. Aujourd’hui, il est conservé dans le même état qu’à l’époque, comme monument à la mémoire et avertissement universel contre la guerre nucléaire.

Le château d’Hiroshima.

Château d’Hiroshima

Le château d’Hiroshima (Google Maps), aussi connu comme le château des Carpes, a été construit en 1589 par le puissant seigneur Mōri Terumoto et a été pendant des siècles un important centre de pouvoir dans l’ouest du Japon. Épargné par les démolitions de l’époque Meiji, il a toutefois été complètement détruit, avec le reste de la ville, par la bombe atomique de 1945. Ce qu’on peut voir aujourd’hui est donc une reconstruction. L’entrée coûte 370 yens et comprend un audioguide gratuit (je te conseille d’apporter des écouteurs). L’exposition intérieure, consacrée à l’histoire du château et de la ville, n’est pas particulièrement mémorable, mais la vue panoramique depuis le dernier étage vaut le coup. Le dimanche après-midi à 13:00 et à 15:00, il devrait y avoir un spectacle de samouraïs entièrement gratuit.

Jardin Shukkeien

Le jardin Shukkeien (Google Maps) est un jardin japonais raffiné datant de 1620, créé juste après la construction du château d’Hiroshima. Des collines, des vallées et des forêts miniatures reproduisent des paysages naturels à l’échelle, avec des sentiers qui serpentent autour d’un petit étang central. C’est un endroit très soigné et tranquille, parfait pour une pause relaxante pendant la visite de la ville après le musée de la bombe atomique. L’entrée ne coûte que 260 yens et ça vaut sans aucun doute la visite.

Jardins Shukkeien.

Musée Mazda

Le musée Mazda se trouve à l’intérieur de l’usine principale de l’entreprise, à Hiroshima (Google Maps). La visite, gratuite et disponible aussi en anglais, retrace l’histoire du constructeur automobile à travers des modèles de différentes époques et une partie de la chaîne de production. Il faut réserver à l’avance parce que c’est très demandé. Je n’y suis pas allé personnellement, donc je ne peux pas parler par expérience directe, mais ça a l’air d’être une expérience intéressante pour les passionnés de moteurs.

Porte torii.

Île d’Itsukushima

Itsukushima est une petite île située à environ une demi-heure au sud d’Hiroshima. Elle est surtout célèbre pour son immense porte torii, qui, à marée haute, semble flotter sur l’eau. C’est une excursion très populaire pour ceux qui visitent Hiroshima. Ne t’attends pas pour autant à une ambiance tranquille : l’île est presque toujours bondée, mais ça reste malgré tout une destination que je me sens de te conseiller.

Pour rejoindre Itsukushima depuis Hiroshima, tu as deux options : tu peux prendre le train jusqu’à la gare de Miyajimaguchi (Google Maps) ou bien la ligne 2 du tramway jusqu’au terminus Hiroden-Miyajimaguchi (Google Maps) ; le train est un peu plus rapide, mais il coûte littéralement le double, à toi de choisir. Une fois arrivé à destination, les ferries vers l’île font la navette en continu ; si tu as un JR Pass, ce ferry est inclus, sinon c’est 200 yens l’aller simple, que tu peux payer directement avec ta carte IC, sans donc faire la queue pour acheter le billet.

Une fois sur l’île, je te conseille de te diriger vers le sanctuaire Hokoku-jinja (Google Maps) ; tu peux tout à fait te passer d’y entrer, et honnêtement, c’est la même chose pour le plus célèbre Itsukushima Jinja (Google Maps) : l’entrée ne coûte que 300 yens, mais en plus de la queue, il y a vraiment peu de choses à voir, et à mon avis, la plupart des gens y entrent juste pour faire la photo avec la porte torii en arrière-plan. Pour le musée, ils demandent encore 200 yens que je n’ai pas payés, donc je ne sais pas ce qu’il y a à l’intérieur. À toi de voir.

Parc Omoto.

Ensuite, je te conseille de marcher jusqu’au parc Omoto (Google Maps), où il y a généralement plein de cerfs, ainsi que des cerisiers en fleurs à la bonne période. Si tu as envie de te donner un peu de mal, d’ici part un sentier tracé aussi sur Google Maps qui monte jusqu’au mont Komagabayashi (Google Maps), d’où l’on a de très belles vues sur la baie, et ensuite tu peux continuer vers le mont Misen (Google Maps), qui offre un panorama similaire mais est beaucoup plus fréquenté puisque la station du téléphérique est tout près. De là, je te conseille de redescendre par le sentier principal (All Trails), qui est le moins raide et le mieux entretenu, en faisant une étape au temple Daisho-in (Google Maps). Si, pour une raison ou une autre, tu n’as pas envie de monter à pied, comme je te l’ai dit, il y a un téléphérique qui part de ce point (Google Maps) et arrive à la station Shishiiwa (Google Maps). Tu pourrais aussi décider de monter en téléphérique et de redescendre à pied, comme beaucoup semblent le faire ; moi, je conseille le circuit à pied, mais ça change peu. À toi de choisir.

Vue depuis le sommet.

Iwakuni

Iwakuni est une petite ville à environ une heure au sud d’Hiroshima (et à une demi-heure d’Itsukushima), surtout connue pour son emblématique pont Kintai-kyo, une structure en bois à cinq arches considérée comme un chef-d’œuvre d’ingénierie traditionnelle japonaise, construite entièrement sans clous métalliques. Depuis Hiroshima, il y a des liaisons fréquentes vers la gare d’Iwakuni (Google Maps) ; une fois à la gare, prends le bus jusqu’à cet arrêt (Google Maps). De là, tu peux décider de traverser le célèbre pont à pied (Google Maps), ils demandent 300 yens pour le faire ; honnêtement, je ne le savais même pas et j’ai filé directement vers le pont qui est plus au nord, parce que je voulais simplement voir le Kintai-kyo sous un autre angle. Ensuite, j’ai exploré le parc qui entoure le sanctuaire Kikko (Google Maps) et pris le sentier tracé sur Organic Maps qui mène au château d’Iwakuni (Google Maps) ; ce n’est sûrement pas le plus impressionnant du Japon, mais j’ai quand même trouvé la visite agréable, ils demandent 270 yens pour entrer et à l’intérieur il y a une sorte de petit musée avec des katanas, des armes diverses et l’histoire du château.

Vue depuis le château.

Cela dit, si tu as un budget limité, tu peux simplement monter à pied et te promener autour du château, entrer n’est absolument pas nécessaire. Si au contraire l’argent n’est pas un problème, que tu n’as pas envie de marcher ou que tu veux simplement prendre le téléphérique qui mène au château (Google Maps) au lieu du sentier mentionné plus haut, ça vaut sûrement la peine d’acheter le billet combiné à l’entrée du pont (Google Maps) ; il coûte 970 yens et permet de traverser le Kintai-kyo Bridge, de prendre le téléphérique et d’entrer dans le château. Pour finir, pendant la saison de floraison des cerisiers, qui a généralement lieu début avril dans le coin, l’allée de cerisiers et les lanternes du parc Ukai (Google Maps) au bord de la rivière sont vraiment très évocatrices. À titre informatif, si tu pars tôt le matin, tu pourrais sans problème visiter à la fois l’île et Iwakuni dans la même journée.

Pont Kintai-kyo.

Où dormir à Hiroshima ?

J’ai passé quelques nuits à la Guesthouse Akicafe Inn, une adresse vraiment très sympa, personnel gentil et emplacement quasiment parfait, à deux pas de la gare. L’une des meilleures auberges de jeunesse où je suis allé pendant mon voyage au Japon. Ils ont aussi des chambres privées. J’ai aussi passé quelques nuits à la Hiroshima Guesthouse HARU, l’établissement est moins soigné et l’emplacement est un peu moins pratique, mais ça reste une bonne auberge de jeunesse avec un excellent rapport qualité-prix.

Comment aller à Hiroshima ?

Hiroshima a des liaisons directes en bus depuis et vers Fukuoka à l’ouest et Osaka à l’est. Tu peux réserver en ligne sur des sites comme Willer. Le principal terminal de bus est le Bus Station Hiroshima Station North Gate (Google Maps), mais beaucoup de bus s’arrêtent aussi au Hiroshima Bus Center (Google Maps). La principale gare, où tu peux aussi prendre les shinkansen, c’est Hiroshima Station (Google Maps). Enfin, selon ton itinéraire, tu pourrais envisager des vols depuis et vers Hiroshima. Si tu réserves à l’avance, les prix peuvent être très compétitifs et te faire gagner pas mal de temps. Dans la section « Comment se déplacer au Japon », tu trouveras plein d’autres informations utiles.

Dôme de la bombe atomique.

Onomichi

Onomichi est une petite ville à mi-chemin entre Hiroshima et Himeji, parfaite pour quiconque veut couper son voyage et sortir un peu de l’itinéraire touristique classique.

Que faire et que voir à Onomichi

L’attraction numéro un d’Onomichi est sans aucun doute ce qu’on appelle la « Temple Walk » qui, sur à peine 3 km, relie pas moins de 25 temples. C’est une façon extrêmement agréable de passer une demi-journée. Le parcours est bien balisé, il commence à cet endroit (Google Maps) et traverse aussi la célèbre « rue des chats » (Google Maps). Je te conseille aussi d’inclure le « chemin de la littérature », qui mène à l’observatoire au sommet du mont Senkoji (Google Maps). Si tu veux, tu peux aussi prendre le téléphérique (Google Maps).

Temple Walk.

En gros, tu pourrais tout combiner en suivant la trace GPS que tu trouves sur cette page, qui inclut aussi le temple Saikoku (Google Maps), officiellement en dehors de la « Temple Walk » et donc beaucoup moins fréquenté, mais joli et avec de très belles vues. Si jamais tu n’en avais pas assez de marcher et de visiter des temples, moi, je suis allé aussi au temple Jodoji Okunoin Manpuku (Google Maps), qui a à l’arrière une belle plateforme panoramique (Google Maps).

Temple Walk.

Où dormir à Onomichi ?

J’ai passé quelques nuits à la Onomichi Guest House, sans fausse note mais sans éclat. Si tu cherches une option pas chère, ce n’est pas si mal.

Comment aller à Onomichi ?

Que tu arrives d’Hiroshima, au sud, ou de Himeji/Osaka, au nord, je te conseille de prendre le train sur la San-yo Line jusqu’à la gare d’Onomichi (Google Maps). Si tu es pressé et que ça ne te dérange pas de dépenser beaucoup plus, tu peux prendre le Shinkansen jusqu’à Fukuyama, d’où tu devras quand même continuer sur la San-yo Line. Dans la section « Comment se déplacer au Japon », tu trouveras plein d’autres informations utiles.

Onomichi.

Okayama, Naoshima et Teshima

Depuis Onomichi, j’ai tracé tout droit jusqu’à Himeji, mais si tu veux, il y a quelques destinations intéressantes entre les deux qui, à mon avis, valent la peine d’être mentionnées. D’abord le château d’Okayama (Google Maps), surnommé le château Noir à cause de la couleur sombre de ses murs extérieurs, et le jardin Kōraku-en tout proche (Google Maps), considéré comme l’un des plus beaux du Japon.

Okayama est en outre une excellente base pour explorer les îles de Naoshima et Teshima, particulièrement populaires auprès des amateurs d’art contemporain. Tu trouveras quelques informations aux liens.

Temple Saikoku.

Himeji

Himeji est une ville célèbre pour son magnifique château, considéré comme le plus beau du Japon. Connu aussi sous le nom de « château du Héron blanc », le château de Himeji, qui date de 1609, est l’un des rares exemples d’architecture féodale japonaise à avoir survécu intact aux guerres, aux séismes et aux bombardements. Aujourd’hui, il représente l’un des symboles les plus emblématiques du Japon et un site du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Château de Himeji.

Que faire et que voir à Himeji

Château de Himeji

Le château de Himeji (Google Maps) est sans aucun doute l’attraction numéro un de la ville. J’ai eu le plaisir de le visiter pendant la floraison des cerisiers et malgré la foule, ça a été sans aucun doute l’un des highlights de mon voyage au Japon. Surtout en haute saison, je te conseille d’entrer le plus tôt possible pour éviter les longues files d’attente. Ils ouvrent à 9:00 et quand je suis sorti à 10:30, il y avait déjà une très longue queue. L’entrée coûte 1000 yens. Malheureusement, le donjon principal est pratiquement vide, la visite consiste surtout en des volées d’escaliers sur des volées d’escaliers. Honnêtement, si tu as un budget vraiment limité, tu peux te passer d’entrer dans le château proprement dit. Cela dit, si tu décides d’entrer, je te conseille de payer les 50 yens supplémentaires pour visiter les jardins intérieurs. Sinon, tu peux simplement profiter du château depuis le parc extérieur.

Les jardins Koko-en (Google Maps), tout proches, ne sont pas mal du tout non plus, mais là aussi, attends-toi à une situation plutôt bondée. Pour finir, à cet endroit (Google Maps), il y a une belle vue sur le château, dont tu vois la photo ci-dessous, et si tu cherches un endroit tranquille avec un beau panorama non seulement sur le château mais sur toute la ville, je te conseille de monter au parc Otokoyama Haisui’ike (Google Maps).

Temple Shoshazan Engyoji

Situé sur le mont Shosha, au nord-ouest de Himeji, le complexe du temple Shoshazan Engyoji est un ancien lieu de culte bouddhiste fondé au Xe siècle. Plongé dans une forêt évocatrice, il conserve des bâtiments en bois d’une grande valeur historique et spirituelle. Son atmosphère et son charme architectural ont servi de décor à de nombreux films, dont Le Dernier Samouraï.

Pour y aller, prends n’importe quel bus à destination de Shosha Bus Stop (Google Maps), puis je te conseille de monter à pied, ça fait environ 20 minutes, le sentier commence à cet endroit (Google Maps), il est facile à suivre et aussi tracé sur Google Maps. Évidemment, comme souvent au Japon, il y a aussi un téléphérique, la station se trouve à cet endroit (Google Maps), le billet aller-retour devrait coûter 900 yens. Le sentier débouche directement là où se trouve la station d’arrivée du téléphérique (Google Maps). Que tu choisisses de monter à pied ou en téléphérique, à partir d’ici, pour arriver au complexe proprement dit, il faut marcher encore une vingtaine de minutes. Sinon, il y a aussi des navettes payantes, qui relient la station supérieure à la zone du temple. Là encore, je conseille de marcher, d’autant que ce tronçon est beaucoup moins raide. Peu après la station d’arrivée, c’est là qu’il faut payer l’entrée, qui coûte 500 yens. Les deux bâtiments absolument à voir sont l’Engyoji – Maniden (Google Maps) et l’Engyoji Three Halls (Google Maps), mais il y a plein d’autres sanctuaires, temples et compagnie ; je conseille d’explorer toute la zone qui, à mon avis, est très jolie et, du moins pendant ma visite, pas du tout bondée.

Engyoji Three Halls.

Où dormir à Himeji ?

Moi, j’ai dormi à la Himeji 588 Guest House, excellent emplacement à mi-chemin entre la gare et le château. Ils sont très à cheval sur l’heure du check-in et la consigne des bagages, mais pour le reste, ce n’est pas mal du tout.

Comment aller à Himeji ?

Himeji Station (Google Maps) a des liaisons extrêmement fréquentes aussi bien vers Onomichi/Hiroshima au sud que vers Kōbe/Osaka au nord. Dans la section « Comment se déplacer au Japon », tu trouveras plein d’autres informations utiles.

Himeji Gokoku.

Kōbe

Située entre les montagnes et la mer, et célèbre pour son bœuf de qualité, Kōbe est un ancien port commercial qui fond influences occidentales et tradition japonaise dans un paysage urbain raffiné.

Que faire et que voir à Kobe

Pour le tourisme local, l’une des principales attractions de Kōbe est le quartier de Kitano (Google Maps), où vivaient autrefois des diplomates et des commerçants européens. On y trouve de nombreuses maisons de style occidental, dont beaucoup abritent aujourd’hui de petits musées et des cafés. La plus célèbre est la maison Moegi (Google Maps), je ne suis même pas entré, donc je ne sais pas si ça vaut le coup ou non. Pour ceux qui viennent d’Europe, toutefois, la visite pourrait ne pas être particulièrement intéressante. Ça reste quand même une balade agréable, idéale si tu as un peu de temps libre ou si tu veux faire une pause d’une demi-journée sur la route vers une autre destination. Ça vaut aussi la peine de visiter le Chinatown de Kōbe (Google Maps), à mon avis le plus fascinant de ceux que j’ai vus au Japon, animé et plein de stands et de restaurants. Enfin, goûter le célèbre bœuf de Kōbe est presque une obligation.

Quartier de Kitano.

Mont Rokko

Je n’ai passé qu’une demi-journée à Kobe, en la visitant depuis Osaka, et je ne voulais pas rester jusque tard, donc je suis reparti en fin de matinée, mais si tu décides de rester plus longtemps ou peut-être de passer la nuit ici, tu pourrais monter à l’observatoire Tenran (Google Maps) ; la vue est considérée comme l’une des plus belles du Japon, souvent décrite comme l’une des « trois grandes vues nocturnes » du pays (Nihon Sandai Yakei), avec celles de Hakodate et de Nagasaki. Tu peux prendre le téléphérique à cet endroit (Google Maps), qui est relié à la ville par bus.

Comment aller à Kobe ?

Kobe a des liaisons en train extrêmement fréquentes, aussi bien vers le nord que vers le sud, vers toutes les principales destinations touristiques des environs. Dans la section « Comment se déplacer au Japon », tu trouveras plein d’autres informations utiles.

Chinatown.

Osaka

Osaka est la deuxième aire métropolitaine du Japon après Tokyo et représente depuis des siècles le cœur économique de la région du Kansai. Connue autrefois sous le nom de Naniwa, elle fut la première capitale du Japon avant l’époque de Nara, quand le siège impérial changeait à chaque nouveau souverain. Aujourd’hui, Osaka est une métropole moderne et animée, célèbre pour son âme commerçante et son imposant château.

Château d’Osaka.

Que faire et que voir à Osaka

Château d’Osaka

Le château d’Osaka (Google Maps) avec son vaste parc (Google Maps) sont sans aucun doute l’un des lieux les plus emblématiques de la ville. Moi, franchement, je ne suis même pas entré dans le château proprement dit. J’ai visité Osaka en pleine floraison des cerisiers et il y avait une queue absurde pour y accéder. D’après ce que j’ai lu, comme dans d’autres châteaux du Japon, l’intérieur n’est pas particulièrement intéressant, donc je me suis épargné l’attente infinie et aussi les 1200 yens du billet. Mais je ne peux pas en parler par expérience directe. Si tu décides d’entrer, apparemment prendre le billet en ligne devrait te faire gagner un peu de temps en haute saison. Je suis en revanche entré dans les jardins Nishinomaru (Google Maps), plus qu’un jardin, c’est un parc plein de cerisiers qui, à mon avis, offre les meilleures vues sur le château ; l’entrée coûte 200 yens et pendant la période de floraison, il y a aussi des illuminations spéciales.

Pour finir, je n’y suis pas allé, mais près du château il y a aussi le Musée d’histoire d’Osaka (Google Maps), qui pourrait être une visite intéressante.

Château d’Osaka depuis les jardins Nishinomaru.

Namba et Dotonbori

Namba (Google Maps) est un quartier célèbre pour le shopping et les loisirs, parmi les plus populaires d’Osaka. Dotonbori (Google Maps) est la zone la plus animée le long du canal, célèbre pour ses bars, ses enseignes lumineuses et ses restaurants. Je te conseille d’y faire un tour le soir et de faire un saut aussi au temple Hozen-ji (Google Maps), qui se trouve au cœur du quartier. Il y a aussi ici le marché Kuromon Ichiba (Google Maps).

Shinsekai

Si tu cherches un quartier moins touristique mais quand même fascinant où te promener le soir, je te conseille de faire un saut à Shinsekai (Google Maps), très coloré et animé. Il mêle des caractéristiques modernes, avec des enseignes vives et voyantes, à des éléments traditionnels. Je ne l’ai pas fait, mais si tu veux, tu peux monter au sommet de la tour Tsutenkaku (Google Maps), où il y a une plateforme panoramique qui devrait offrir de très belles vues sur la ville.

Tour Tsutenkaku.

Sumiyoshi Taisha

Sumiyoshi Taisha (Google Maps) est un beau sanctuaire plongé dans la verdure, qui te fait presque oublier que tu es à Osaka. Ici se trouve le célèbre pont rouge, qui permet de prendre une belle photo avec son reflet dans l’eau.

Parc Minoh

Le parc Minoh (Google Maps), en périphérie d’Osaka, est l’un des meilleurs endroits de la région du Kansai pour voir les couleurs automnales du feuillage. Comme j’ai visité Osaka au printemps, je n’y suis pas allé, mais en automne, je crois que ça peut être une destination intéressante. Il y a quelques temples comme le Ryuan-ji (Google Maps), une cascade (Google Maps) et tout un réseau de sentiers.

Pour finir, deux autres destinations qui, à mon avis, valent la peine d’être mentionnées sont les Universal Studios Japan (Google Maps) et l’aquarium Kaiyukan (Google Maps).

Sumiyoshi Taisha.

Où dormir à Osaka ?

Moi, j’ai dormi à l’IMANO OSAKA SHINSAIBASHI HOSTEL, bonne auberge de jeunesse et bon emplacement, mais je dois dire que les dortoirs étaient un peu exigus. Tout bien considéré, pas mal.

Comment aller à Osaka ?

Osaka a des liaisons en train extrêmement fréquentes, aussi bien vers le nord que vers le sud, vers toutes les principales destinations touristiques des environs. De plus, la ville est desservie par l’aéroport international du Kansai (Google Maps). Dans la section « Comment se déplacer au Japon », tu trouveras plein d’autres informations utiles.

Dotonbori.

Kyoto

Située au cœur de la région du Kansai, Kyoto a été la capitale du Japon et la résidence impériale pendant plus d’un millénaire, de 794 à 1868. Malgré les conflits et les incendies qui l’ont mise à l’épreuve à plusieurs reprises au fil des siècles, la ville a réussi à préserver un patrimoine historique unique, échappant même aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale.

Aujourd’hui, Kyoto est une grande ville moderne qui garde fièrement son passé : temples, sanctuaires et jardins traditionnels en font l’un des lieux les plus fascinants et les plus représentatifs de la culture japonaise.

Sanctuaire de Yasaka.

Que faire et que voir à Kyoto

À Kyoto, il y a une quantité impressionnante de choses à voir, au point qu’on risque de se sentir submergé. Même en restant presque une semaine, je suis reparti sans avoir visité plusieurs temples que beaucoup considèrent comme incontournables. Ça vaut partout, mais à Kyoto plus que jamais : essayer de tout voir est impossible. Mieux vaut l’accepter et profiter de ce qu’on arrive à inclure sans stress.

Par ailleurs, même si la ville est enchanteresse, c’était peut-être la période de la floraison des cerisiers, mais je l’ai trouvée souvent extrêmement bondée, parfois au-delà du tolérable. Même si Kyoto est une étape essentielle de n’importe quel voyage au Japon, je crois qu’il est logique de ne pas s’obstiner sur chaque temple et d’envisager plutôt de consacrer une partie de son temps à des destinations moins fréquentées.

Temples divers

Il y a plus de 1 600 temples en ville. Pour rester dans le thème de ce que je viens de dire, tous les visiter est vraiment peu réaliste, tout comme les mentionner un par un. C’est pourquoi je vais essayer de te conseiller ceux qui, pour une raison ou une autre, sont les plus populaires : je donnerai mon avis sur ceux que j’ai visités et je te suggérerai un itinéraire possible à suivre. Cela dit, comme je te l’ai dit, la liste n’est absolument pas complète : je sais que certains pourraient ne pas être d’accord avec moi, mais je crois que ce qui suit est un bon point de départ pour passer quelques jours à Kyoto.

Chemin du philosophe.

Je te conseille de commencer par le Ginkaku-ji (Google Maps), un temple zen du XVe siècle célèbre pour son esthétique simple et ses élégants jardins de sable et de mousse. L’entrée coûte 1000 yens. Si tu as un budget limité, il y a sûrement des temples plus impressionnants à visiter. Cela dit, le temple se combine bien avec le chemin du philosophe tout proche, ou Tetsugaku no Michi (Google Maps), qui est entièrement gratuit et commence juste à deux pas du temple. Particulièrement évocateur pendant la floraison des cerisiers, puisque tout le parcours en est plein, c’est sûrement une balade agréable toute l’année. Toujours près du temple, il y a le sentier qui mène au sommet du mont Daimonjiyama (All Trails) ; je n’y suis pas allé, mais ça semble être une randonnée assez populaire et pas trop exigeante, qui offre de très belles vues sur la ville.

Pour revenir au chemin du philosophe, le parcours est plutôt évident et consiste en gros à suivre le canal, mais je te conseille de faire un petit détour vers le temple Hōnenin (Google Maps), l’entrée est gratuite. De là, continue vers l’extrémité sud du parcours (Google Maps). Un peu plus loin se trouve le temple Eikandō Zenrinji (Google Maps), qui, au moins en termes de taille, est peut-être l’un des plus grands que j’aie visités et donne l’impression qu’il y a quelque chose à voir, contrairement à beaucoup d’autres. Cela dit, le jardin est plein d’érables qui rendent le feuillage d’automne particulièrement évocateur. L’entrée coûte 1000 yens. Un peu plus loin se trouve encore un temple, le Nanzen-ji (Google Maps), je l’ai sauté parce que j’en avais déjà vu assez pour la journée, donc je ne commente pas. L’entrée coûte 600 yens. En revanche, je suis allé au Keage Inkurain tout proche (Google Maps), une ancienne voie ferrée bordée de cerisiers qui, pendant la floraison, en font un endroit particulièrement évocateur.

Temple Ginkaku-ji.

En continuant vers le sud, on trouve le district de Higashiyama (Google Maps), l’un des quartiers historiques les mieux conservés de la ville. Je n’y suis pas allé, mais tu pourrais commencer par le temple Chionin (Google Maps), célèbre pour son imposante porte en bois et pour une colossale cloche de bronze de 70 tonnes. Pendant la cérémonie annuelle du Nouvel An (Joya no Kane), la cloche est sonnée 108 fois pour chasser les désirs terrestres en vue de la nouvelle année. Un peu plus loin se trouve le temple Kodaiji (Google Maps), je n’y suis pas allé non plus, donc je ne me prononce pas, mais il est réputé pour ses jardins soignés dans les moindres détails (particulièrement évocateurs en automne vu les nombreux érables), ses laques décorées à la poudre d’or et son pittoresque bosquet de bambous.

Shōgunzuka Mound.

De là, tu peux continuer vers le parc Maruyama (Google Maps), qui se fond directement avec le sanctuaire de Yasaka (Google Maps), tous deux à entrée gratuite. La zone compte de nombreux stands de street food et devient particulièrement agréable pendant la floraison des cerisiers, quand tout le parc se remplit d’arbres en fleurs. Si tu as envie de marcher un peu, depuis le parc, tu peux monter à pied jusqu’au Shōgunzuka Mound (Google Maps), une ancienne nécropole au sommet de la montagne, adjacente à un temple qui offre deux splendides plateformes panoramiques avec une vue à 360° sur la ville et les environs. Techniquement, l’accès est payant, mais quand j’y suis allé, la billetterie était fermée et le portail ouvert, avec déjà beaucoup de monde à l’intérieur. Le sentier commence à cet endroit (Google Maps) et il est de toute façon tracé sur Organic Maps. Un peu plus loin se trouve aussi l’emblématique pagode (Google Maps), utilisée comme arrière-plan de la célèbre photo que je suis sûr que tu as vue plus d’une fois. Elle se prend à cet endroit (Google Maps). Je te conseille vivement de venir à l’aube si tu veux une photo « propre » sans foule.

La photo emblématique.

Le temple Kiyomizu Dera (Google Maps) est l’un des temples les plus célèbres de la ville et du Japon. Il est surtout connu pour sa terrasse en bois qui s’avance depuis la salle principale et offre une belle vue sur les nombreux cerisiers et érables en contrebas, qui explosent en une mer de couleurs au printemps et en automne, ainsi que sur la ville de Kyoto au loin. Je te conseille de venir en fin d’après-midi et de rester jusqu’à la fermeture pour voir le coucher du soleil ; il y aura un million d’autres personnes, mais je crois que ça vaut le coup. L’entrée coûte 600 yens.

Le temple Kiyomizu Dera.

Pour finir cette section consacrée au district de Higashiyama, je n’y suis pas allé, mais tu pourrais envisager de visiter le temple Kenninji (Google Maps), fondé en 1202, qui est le plus ancien temple zen de Kyoto, connu surtout pour les « deux dragons », une énorme peinture à l’encre sur papier qui recouvre tout le plafond et qui, même si elle paraît ancienne, a été peinte en 2002 pour commémorer le huit centième anniversaire du temple. Enfin, à l’extrême sud de Higashiyama, il y a le Tōfuku-ji (Google Maps) et le Komyo-in (Google Maps). Tous deux sont conseillés en particulier pendant la saison d’automne.

Ceux que j’ai mentionnés jusqu’ici sont tous des temples relativement proches les uns des autres ou en tout cas pas trop loin du centre, mais évidemment il y a plein d’autres options. Moi, je suis allé au To-ji (Google Maps), qui, pendant la floraison des cerisiers, est ouvert le soir et entièrement illuminé pour offrir un spectacle unique, mais évidemment ne t’attends pas à y être tout seul ; l’entrée coûte 1000 yens pour l’occasion.

Temple To-ji.

Le temple Bishamondō (Google Maps) est particulièrement évocateur en automne grâce au feuillage des érables. L’entrée coûte 500 yens et donne accès à quelques salles qui conservent des objets liés à l’histoire du monastère ; honnêtement, pourtant, je ne crois pas que ça vaille le coup. Les jardins, en revanche, se visitent entièrement gratuitement, y compris le célèbre escalier qui se remplit de feuilles en automne.

Le Daigo-ji (Google Maps), où se trouve la plus ancienne pagode à cinq étages de Kyoto (Google Maps). L’entrée coûte pas moins de 1500 yens et donne accès à trois zones distinctes : celle de la pagode, les jardins et le temple. Tout est joli, mais un peu trop cher à mon goût.

Pagode du Daigo-ji.

Le Kinkakuji (Pavillon d’or) (Google Maps) est un temple zen au nord de Kyoto entièrement recouvert de feuilles d’or. Sans aucun doute l’un des plus célèbres, des plus emblématiques et des plus bondés du Japon. J’ai décidé de ne pas le visiter, préférant faire autre chose, mais si tu décides d’y aller tôt le matin, la situation n’est probablement pas si mauvaise. Dans les environs, tu pourrais aussi visiter le Hojo Teien (Google Maps), célèbre pour son « jardin de rocailles », et le Ninna-ji (Google Maps). Si tu visites la ville en automne, tu pourrais aussi inclure le Kitano Tenmangu Momiji-en, pas trop loin (Google Maps), l’emblématique pont rouge entouré d’érables.

Pour finir cette section consacrée aux temples de la ville, si tu cherches une expérience différente, le Saihōji (Kokedera) (Google Maps), aussi connu comme le temple de la mousse, est l’un des lieux les plus exclusifs et les plus spirituels de Kyoto. Célèbre pour son jardin féerique recouvert de plus de 120 variétés de mousse. L’accès est fortement limité : la réservation est obligatoire et, avant d’accéder aux jardins, les visiteurs sont invités à participer à un bref rituel bouddhiste (comme la copie des soutras), ce qui garantit une expérience intime et loin des foules. Si ça t’intéresse, voici le site officiel où réserver. L’entrée coûte 4000 yens.

Le temple Bishamondō.

Sanctuaire Fushimi Inari-Taisha

Le sanctuaire de Fushimi Inari-taisha (Google Maps) est probablement mon endroit préféré de la ville. Il est célèbre pour ses centaines de portes torii vermillon qui, le long d’un réseau de sentiers, mènent jusqu’au sommet du mont Inari (Google Maps).

Là aussi, je te conseille d’y aller le plus tôt possible, idéalement à l’aube si tu veux éviter la foule. Dès sept heures du matin, quand je redescendais, les gens montaient par flots entiers. Dans tous les cas, la plupart des gens ne font que le premier tronçon (Google Maps), puis font demi-tour et redescendent. Je te conseille donc vivement de monter jusqu’au sommet : il y a plein de beaux coins et, surtout, beaucoup moins de monde.

Sanctuaire Fushimi Inari-Taisha.

Forêt de bambous d’Arashiyama

L’emblématique forêt de bambous (Google Maps) peut être un endroit fascinant et en même temps décevant, tout dépend de l’heure à laquelle tu la visites et de ce que tu en attends. Personnellement, je ne l’ai pas trouvée si exceptionnelle : à moins que tu sois passionné de photo et que tu veuilles absolument la photo emblématique, on peut aussi envisager de la sauter complètement.

Cela dit, surtout en haute saison, si tu veux en profiter tranquillement sans les foules, là aussi je te conseille vivement de venir à l’aube. En particulier, je te conseille de prendre le premier train à destination de cette gare (Google Maps) ; elle est un peu plus éloignée que celle-ci (Google Maps), mais le premier train du matin arrive environ 20 minutes plus tôt, ce n’est pas beaucoup, mais c’est ce qu’il faut pour avoir 10-15 minutes de tranquillité. Moi, je suis retourné me coucher, mais si tu décides de visiter la zone en journée, tu pourrais combiner la visite avec les jardins Sogenchi Teien (Google Maps), la balade en bateau le long des gorges (Google Maps), le temple Daikaku-ji tout proche (Google Maps), le temple Adashino Nenbutsuji (Google Maps), qui a une forêt de bambous très semblable à celle d’Arashiyama et qui est donc souvent conseillé à ceux qui veulent éviter les foules, et enfin le temple Otagi Nenbutsuji (Google Maps), célèbre pour ses plus de 1 200 têtes de pierre.

Forêt de bambous d’Arashiyama.

Palais impérial

À Kyoto se trouve l’un des deux palais impériaux du Japon (l’autre se trouve à Tokyo). Même si la zone visitable est limitée, je crois que ça vaut quand même la peine. L’entrée est entièrement gratuite. L’entrée pour le public se trouve à cet endroit (Google Maps). Je te conseille aussi de télécharger l’appli officielle qui contient un audioguide. Apporte des écouteurs ! Si tu n’en as pas encore eu assez des temples, le Shokoku-ji (Google Maps) se trouve tout près et, si tu veux, tu pourrais aussi visiter le château de Nijō-jō (Google Maps). Je n’ai visité ni l’un ni l’autre, donc je ne me prononce pas.

Palais impérial.

Château de Kyoto

Le château proprement dit (Google Maps) est fermé au public, mais l’accès au parc est autorisé et entièrement gratuit ; quand j’y suis allé, il y avait très peu d’autres personnes, donc je pense que c’est un excellent choix pour quiconque veut fuir la foule du centre de Kyoto et profiter d’un peu de tranquillité. Si tu décides d’y aller, je te conseille de prendre le train jusqu’à la gare de Momoyama-Minamiguchi (Google Maps) pour pouvoir remonter cet imposant escalier (Google Maps).

Château de Kyoto.

Musée du chemin de fer de Kyoto

Le Musée du chemin de fer de Kyoto (Google Maps) est l’un des trois grands musées ferroviaires du Japon, avec celui de Saitama (juste à la sortie de Tokyo) et celui de Nagoya. J’ai visité ce dernier, préférant faire autre chose à Kyoto, mais selon ton itinéraire et tes centres d’intérêt, je suis sûr que ça peut être une visite très intéressante.

Où dormir à Kyoto ?

Sauna & Capsule Hostel Rumor Plaza : fortement recommandé. Une expérience vraiment de luxe à un prix modeste, à condition que ça ne te dérange pas de dormir dans une capsule. L’établissement dispose aussi d’un espace bien-être séparé, avec sauna, massages et bain public à la japonaise : vraiment très soigné, propre et agréable. Le personnel est gentil et le petit-déjeuner buffet est généreux et délicieux : il n’y a vraiment rien qui m’empêche de te le conseiller, mais malheureusement il est réservé aux hommes. Emplacement central.

Comment aller à Kyoto ?

Kyoto a des liaisons en train extrêmement fréquentes, aussi bien vers le nord que vers le sud, vers toutes les principales destinations touristiques des environs. Dans la section « Comment se déplacer au Japon », tu trouveras plein d’autres informations utiles.

Kyoto.

Nara

Nara fut la première capitale stable du Japon (710–794), avec la cour impériale installée à Heijō-kyō (apparemment, il n’y a pas grand-chose à voir), marquant la fin de la tradition de déplacer le siège du pouvoir à chaque nouveau souverain. Aujourd’hui, elle est célèbre pour ses temples historiques, ses grands parcs et ses emblématiques cerfs en liberté, considérés comme des messagers divins.

Que faire et que voir à Nara

Nara est plutôt compacte et au moins les principales attractions se visitent dans la journée, sans forcément y passer la nuit, en prenant plutôt Kyoto ou Osaka comme base, mais si tu as du temps, je pense que ça vaut la peine d’y passer quelques jours et d’utiliser au contraire Nara comme base pour explorer d’autres destinations autour de la ville.

Parc de Nara.

Le centre de Nara

Je te conseille de commencer la visite par les jardins Yoshikien (Google Maps). L’entrée est entièrement gratuite. Je n’y suis pas allé, mais une alternative, ce sont les jardins Isuien tout proches (Google Maps), qui sont toutefois payants et plus d’un commentaire semble indiquer que seuls les gratuits valent la peine d’être visités.

Depuis les jardins, dirige-toi vers le Todaiji (Google Maps), qui est l’un des temples les plus célèbres et les plus importants historiquement du Japon. Le temple a été construit en 752 comme temple principal de tous les temples bouddhistes provinciaux du Japon et il est devenu si puissant que la capitale a été déplacée de Nara en 784 pour diminuer l’influence du temple sur les affaires du gouvernement. L’entrée coûte 800 yens, le temple en lui-même est très joli et la statue du Bouddha à l’intérieur est indubitablement impressionnante, mais pour le reste il n’y a pas énormément de choses à voir. Si tu décides de passer la nuit à Nara et que tu veux éviter les foules, je te conseille d’y venir dès l’ouverture le matin.

Temple Todaiji.

De là, tu peux entrer dans le parc de Nara proprement dit (Google Maps), avec ses innombrables cerfs et ses cerisiers en fleurs (si la saison le permet). Le pavillon Ukimido (Google Maps), entouré de cerisiers, peut être particulièrement évocateur. Un autre endroit que tu pourrais visiter est le Forum international (Google Maps) ; même s’il n’est pas exceptionnel, le jardin à l’arrière (Google Maps) est un endroit très tranquille où se promener, l’entrée est gratuite.

Enfin, visite le sanctuaire Kasugataisha (Google Maps), qui se trouve au bout du parc et qui est donc une belle façon de conclure sa visite de Nara. Il y a plein de lanternes qui le rendent vraiment particulier et très joli ; l’entrée dans la zone « spéciale » coûte 500 yens. Honnêtement, tu peux te contenter d’y jeter un œil de l’extérieur.

Sanctuaire Kasugataisha.

Temples en dehors de la ville

Juste à la sortie de la principale zone touristique, il y a au moins deux autres temples dignes d’intérêt. Le premier est le Yakushiji (Google Maps), l’entrée coûte 1000 yens, ce n’est pas beaucoup, mais si tu as un budget limité, tu ferais mieux de dépenser ton argent ailleurs. Cela dit, le complexe est joli et beaucoup moins fréquenté que le centre de Nara.

Un peu plus loin se trouve le temple Toshodai-ji (Google Maps), ici non plus je n’y suis pas allé donc je ne me prononce pas, mais tu pourrais tout à fait aller à pied d’un temple à l’autre et donc combiner leur visite. L’entrée coûte 1000 yens.

Le Hōryū-ji (Google Maps) est l’un des plus anciens temples du pays et aussi le plus ancien édifice en bois encore existant au monde, réalisé avec des assemblages sans clous. Je ne suis pas allé non plus ici, mais j’imagine que ça peut être une visite intéressante. L’entrée coûte 2000 yens.

En revanche, je suis allé au temple Hase-dera (Google Maps), un beau complexe facilement accessible grâce à la gare toute proche (Google Maps). L’entrée coûte 500 yens. La visite peut être combinée avec le sentier Yamanobe-no-michi dont je parle plus bas.

Temple Hase-dera.

Le temple Murō-ji (Google Maps) se trouve à environ une heure du Hase-dera, je n’y suis pas allé par manque de temps, mais il est connu pour son cadre boisé tranquille et ses anciens bâtiments en bois. Fondé au VIIIe siècle, il est souvent appelé le « Kōyasan des femmes » parce que, historiquement, il permettait l’accès aux fidèles femmes alors que d’autres sites sacrés ne le permettaient pas.

Surtout si tu as une voiture de location, tu pourrais envisager le Tanzan Jinja (Google Maps) et le temple Tsubosaka Dera (Google Maps) ; ce dernier est le temple où se trouve la statue géante du Bouddha entourée de cerisiers. Je ne suis allé dans aucun des deux, mais un ami me les a conseillés tous les deux.

Enfin, il y a l’Okunoin (Google Maps), l’un des plus grands cimetières du Japon, avec plus de 200 000 tombes et des lanternes qui bordent un sentier d’environ 2 km. Malheureusement, je ne suis pas allé non plus ici, mais ça a l’air d’un endroit vraiment fascinant.

Le sentier Yamanobe-no-michi.

Sentier Yamanobe-no-michi

Le sentier Yamanobe-no-michi est considéré comme la plus ancienne route du Japon ; c’est aujourd’hui une fascinante randonnée plongée dans le paysage rural de la campagne de Nara. Entre temples, cerisiers en fleurs, rizières et aucun autre touriste, c’est l’une des plus belles expériences de mon voyage au Japon. De gare (Google Maps) à gare (Google Maps), ça fait environ 15 km sans gros dénivelé, donc c’est accessible à beaucoup de monde. Tu trouves la trace GPS sur cette page (All Trails). Moi, j’ai mis à peine cinq heures de gare à gare, avec beaucoup de pauses et le casse-croûte, mais si tu veux, le long du parcours il y a plusieurs endroits où manger quelque chose, comme le Cafe WaWa Tenri (Google Maps), le Cafe & Culture Tea House (Google Maps), le Yamanobenomichi hana mori (Google Maps), etc., etc. À la fin du parcours, il y a un mémorial (Google Maps) qui marque le lieu symbolique de l’arrivée du bouddhisme au Japon au VIe siècle, un événement qui a profondément transformé la culture et la religion du pays. Il y a ici une belle allée pleine de cerisiers éclairée par des lanternes le soir, donc tu peux faire en sorte d’arriver en fin d’après-midi ou bien visiter le temple Hase-dera (Google Maps) comme je l’ai fait et t’y arrêter au retour.

Le sentier Yamanobe-no-michi.

Yoshino

Yoshino, dans la préfecture de Nara, est une localité de montagne célèbre pour ses plus de 30 000 cerisiers, qui au printemps transforment le paysage en un spectacle unique. Il va de soi que la meilleure période pour visiter Yoshino, et aussi la plus fréquentée, est celle de la floraison des cerisiers. J’y suis allé un week-end et il y avait énormément de monde, mais je crois que ça vaut quand même le coup. Je te conseille d’y venir l’après-midi et de rester jusqu’au coucher du soleil, quand les cerisiers de la vallée, frappés par la lumière dorée, créent un paysage surréaliste.

Yoshino.

Depuis la gare de Yoshino (Google Maps), je conseille de monter à pied, mais si tu veux, il y a un bus qui, d’après ce que j’ai compris, t’emmène jusqu’à cet endroit (Google Maps) et aussi un tout petit téléphérique (Google Maps) qui couvre le premier tronçon de la montée (apparemment le plus ancien du pays). Attention, parce que pendant la floraison des cerisiers, pour prendre le bus, il faut faire une queue interminable. Quel que soit ton choix, je conseille de monter jusqu’à l’observatoire Hanayagura (Google Maps). Il y a pas mal de montée, mais même en prenant ton temps, tu ne devrais pas mettre plus de deux heures depuis la gare. Le long du parcours, tu peux t’arrêter au temple Kinpusen-ji (Google Maps). Si tu n’as pas envie de monter jusqu’à l’observatoire proprement dit, le long de la route il y a d’autres beaux points de vue.

Yoshino.

Où dormir à Nara ?

Moi, j’ai dormi au Nara Deer Hostel, excellent emplacement pas très loin de la gare et de la principale zone touristique. Tout bien considéré, je te le conseille.

Comment aller à Nara ?

Nara a des liaisons en train extrêmement fréquentes, aussi bien vers Kyoto au nord que vers Osaka à l’ouest. Environ une heure dans les deux cas. Dans la section « Comment se déplacer au Japon », tu trouveras plein d’autres informations utiles.

Allée pleine de cerisiers au bout du sentier Yamanobe-no-michi.

Kumano Kodo

Le Kumano Kodo est un réseau d’anciens sentiers de pèlerinage situés dans la péninsule de Kii (Google Maps), utilisés depuis plus de mille ans pour rejoindre les trois grands sanctuaires sacrés de Kumano. Les parcours traversent des forêts de cèdres, des cols de montagne et de petits villages ruraux. Historiquement, c’étaient des chemins spirituels d’empereurs, de moines et de pèlerins ; aujourd’hui, ils sont l’un des rares sites au monde, avec le chemin de Compostelle, à être reconnus comme patrimoine de l’UNESCO pour la tradition du pèlerinage vivant.

C’est une marche agréable à condition d’avoir les bonnes attentes. Si tu t’attends à un sentier avec des paysages alpins à couper le souffle, tu risques d’être très déçu. Si au contraire tu veux une expérience surtout culturelle, combinée à une bonne dose d’exercice physique, alors le Kumano Kodo devient une option intéressante.

Kumano Kodo.

Comme je te l’ai dit, il y a plusieurs sentiers (carte), mais même à l’intérieur des parcours principaux, il y a des variantes possibles, des raccourcis, etc., etc. Cela étant dit, la variante la plus populaire est la Nakahechi, longue d’environ 70-100 km, qu’on termine normalement en 4-6 jours selon le point de départ.

Un autre aspect important à prendre en considération est l’hébergement : même s’il y a plusieurs guesthouses le long du parcours, le sentier est devenu relativement populaire et, en haute saison (printemps et automne), les rares lits sont réservés des mois à l’avance. J’ai essayé de faire quelques réservations vers la fin mars et beaucoup de guesthouses n’avaient aucune disponibilité jusqu’en mai ! J’ai fini par adopter une stratégie hybride : j’ai sauté la première section, dormi le long du sentier là où il y a un peu plus d’offre et pris les transports en fin de journée pour aller dormir ailleurs, avant de revenir sur le sentier le matin suivant. Techniquement, on pourrait aussi camper.

Pour réserver les guesthouses le long du parcours, voici le site de référence ; la plupart des établissements n’apparaissent pas sur d’autres sites de réservation. Sur le même site, on propose aussi des forfaits complets avec hébergement, repas, bus, transfert de bagages, etc., etc. Si tu n’as pas de problème de budget, ce sont sûrement des options intéressantes ; pour tous les autres, je conseille le système « hybride ». Si tu es intéressé uniquement par le transfert de bagages, voici le lien. Cela dit, moi, j’ai tout fait en portant tout mon sac à dos (en italien, mais tu peux activer les sous-titres) ; si tu voyages suffisamment léger, tu ne devrais pas avoir de problèmes.

Kumano Kodo.

Itinéraire du Kumano Kodo Nakahechi

Le carrefour pour quiconque veut faire la variante Nakahechi du Kumano Kodo est la ville de Tanabe, commodément reliée en train au reste du pays (Google Maps). Depuis Nara, ça fait environ 3-4 heures. Ici, j’ai dormi à la Buddha Guest House, une guesthouse très traditionnelle, avec un propriétaire accueillant et un emplacement central. Conseillée.

Sur cette page, tu trouves le « parcours officiel » divisé en cinq sections avec arrivée au Kumano Nachi Taisha (où se trouve la cascade de Nachi) pour un total de 70,7 km, avec départ de Takijiri, que tu atteins en bus depuis Tanabe ; il y a ici le centre d’accueil officiel du Kumano Kodo (Google Maps) et, si ça t’intéresse, on peut prendre le livret qui permet de collectionner les tampons des différents temples/sanctuaires qui certifient l’accomplissement du pèlerinage. Voici le site officiel de la compagnie de bus qui opère dans la région, mais tu pourrais simplement utiliser Google Maps.

Kumano Kodo.

Si tu commences à Takijiri, tu dois passer la première nuit à Takahara ou à Nakahechicho Chikatsuyu ; n’ayant trouvé aucune guesthouse avec de la disponibilité où loger, j’ai décidé de sauter la première section et je suis descendu à cet arrêt de bus (Google Maps), d’où j’ai rejoint en environ cinq heures la J-Hoppers Kumano Yunomine Guesthouse, que tu peux réserver tranquillement en ligne et qui est l’une de mes adresses préférées de tout le voyage au Japon. Même si elle n’est officiellement pas sur le sentier officiel, c’est une courte variante que je conseille. Cela dit, une autre option pourrait être de continuer tout droit jusqu’à Hongu et de dormir au Kumano Backpackers. J’y ai passé une nuit aussi, puis le lendemain j’ai marché jusqu’à Koguchi (Google Maps), où, dans l’après-midi, j’ai pris le bus vers Shingu, où j’ai dormi au Hanare parce que toutes les guesthouses autour du sentier étaient complètes. Si tu décides de faire pareil, envisage de réserver deux nuits pour que le lendemain tu puisses retourner à Koguchi avec le premier bus de la journée (en laissant une bonne partie de tes bagages à Shingu), terminer le sentier en arrivant au Kumano Nachi Taisha (Google Maps), prendre quelques photos de rigueur de l’emblématique pagode (Google Maps), descendre à la cascade de Nachi (Google Maps) et ensuite prendre le bus vers Shingu à cet endroit (Google Maps).

Cascade de Nachi.

Ise

Ise n’est pas une étape particulièrement populaire, mais si, comme moi, tu as du temps, que tu as envie de sortir des circuits touristiques classiques et que tu veux couper le trajet vers Nagoya, alors y passer une nuit a tout à fait du sens.

Que faire et que voir à Ise

Ise abrite l’un des sanctuaires les plus importants du Japon, dédié à Amaterasu, l’ancêtre mythique de la famille impériale ; sa centralité vient aussi du lien fort avec l’empereur et de la tradition de le reconstruire tous les 20 ans. Le sanctuaire est divisé en deux complexes principaux, Naikū (Google Maps) et Gekū (Google Maps) ; le premier, qui est aussi le plus important des deux, se trouve un peu en dehors de la ville, mais il y a une navette pratique qui les relie.

Sanctuaire Futami Okitama.

Un autre endroit intéressant à visiter est le sanctuaire Futami Okitama (Google Maps), célèbre pour les Meoto Iwa, deux rochers sacrés unis par une corde, symbole d’union et d’harmonie dans la tradition shintoïste. Situé au bord de la mer, c’est l’un des lieux les plus emblématiques de la région d’Ise. Tu peux simplement prendre le train jusqu’à Futamino-Ura Station (Google Maps) ; le front de mer est joli et agréable, j’y suis allé au coucher du soleil et il n’y avait pratiquement personne.

Où dormir à Ise ?

Moi, j’ai dormi au FOLK FOLK Hostel, Cafe & Bar, sans fausse note mais sans éclat. Si tu cherches une option pas chère, ce n’est pas mal du tout.

Comment aller à Ise ?

La gare d’Ise (Google Maps) a des liaisons fréquentes aussi bien vers Shingu au sud que vers Nagoya au nord.

Dans la section « Comment se déplacer au Japon », tu trouveras plein d’autres informations utiles.

Château de Nagoya.

Nagoya

Avec plus de deux millions d’habitants, Nagoya est la quatrième ville la plus peuplée du Japon après Tokyo, Yokohama et Osaka. Malheureusement, une grande partie de la ville, y compris la plupart des bâtiments historiques, a été détruite par les bombardements aériens de 1945.

Que faire et que voir à Nagoya

Nagoya n’est pas une destination particulièrement touristique et, comme je viens de le mentionner, il ne reste pas grand-chose d’historique à voir, mais elle offre quand même plus d’une attraction intéressante selon tes centres d’intérêt.

Le château de Nagoya

Le château de Nagoya (Google Maps) n’est certainement pas parmi les plus impressionnants du pays et, comme si ça ne suffisait pas, le donjon principal est fermé au public au moins jusqu’en 2028 pour cause de travaux de restauration. On peut toutefois visiter le reste du complexe, y compris le palais Honmaru (Google Maps), qui a été rénové récemment et qui est une reconstruction fidèle d’un complexe cérémoniel de l’époque féodale japonaise, célèbre pour ses intérieurs richement décorés de peintures sur panneaux coulissants et son usage abondant de feuilles d’or. L’entrée coûte 500 yens.

Peintures sur panneaux coulissants.

SCMAGLEV and Railway Park

Inauguré en 2011, le SCMAGLEV and Railway Park (Google Maps) est l’un des principaux musées ferroviaires du Japon. L’exposition retrace l’évolution de la grande vitesse dans le pays, avec une riche collection de vrais trains : des locomotives à vapeur historiques aux shinkansen expérimentaux de record, jusqu’aux convois à sustentation magnétique (maglev) les plus récents. Le billet coûte 1000 yens et comprend un audioguide gratuit (mieux vaut apporter ses propres écouteurs). Le Wi-Fi est aussi disponible. Le musée propose des simulateurs de conduite du Shinkansen, de nombreuses zones interactives pensées pour les enfants et un petit cinéma qui projette de courts documentaires. J’ai trouvé la visite intéressante, surtout vu la journée particulièrement pluvieuse où j’ai décidé d’y aller.

SCMAGLEV and Railway Park.

Toyota Commemorative Museum of Industry and Technology

Le Toyota Commemorative Museum of Industry and Technology (Google Maps) est un musée intéressant divisé en deux pavillons : l’un consacré au secteur textile, qui raconte les origines de Toyota, et l’autre consacré à l’automobile. Des visites guidées gratuites en anglais sont proposées à 14:00 pour le pavillon du textile et à 15:15 pour celui de l’automobile (site officiel pour vérifier les horaires), avec un maximum de 20 participants et sans possibilité de réservation. J’ai trouvé la visite agréable ; en particulier, la visite guidée permet de mieux apprécier les contenus exposés. L’entrée coûte 1000 yens.

Toyota Auto Museum

Le Toyota Automobile Museum (Google Maps) est un autre musée intéressant signé Toyota, cette fois entièrement consacré à l’automobile. L’entrée coûte 1200 yens et, en envoyant un e-mail à l’avance, il est possible de réserver une visite guidée gratuite. La collection est vraiment impressionnante et va des tout premiers modèles jamais réalisés jusqu’aux voitures modernes. Le musée retrace l’histoire mondiale de l’automobile et de la culture automobile, avec environ 140 véhicules venant du Japon, des États-Unis et d’Europe, qui illustrent l’évolution et la diffusion de la motorisation dans les différents pays. La visite est agréable même pour ceux qui, comme moi, ne sont pas particulièrement passionnés de moteurs.

Pour finir, Toyota dispose aussi d’un troisième musée, le Kaikan Museum (Google Maps), où l’on présente au public les modèles les plus récents et les nouvelles technologies. Je ne l’ai pas visité personnellement, donc je ne peux pas porter de jugement, mais c’est probablement une option intéressante à envisager.

Toyota Automobile Museum.

Gorges de Korankei

Si tu visites Nagoya en automne, tu peux envisager une excursion aux gorges de Korankei (Google Maps). Toute la vallée est recouverte d’érables qui, pendant le feuillage d’automne, offrent un spectacle particulièrement évocateur. Comme j’ai été à Nagoya au printemps, je ne l’ai pas visitée, mais ça reste sûrement une excellente option saisonnière.

Inuyama

Je ne suis pas allé non plus à Inuyama, mais on me l’a conseillée : un Américain rencontré pendant la visite du château de Nagoya, qui vit au Japon depuis de nombreuses années. Selon lui, c’est une destination idéale pour une excursion d’une journée en prenant Nagoya comme base. Parmi les principales attractions, il y a le château d’Inuyama (Google Maps). Voici un article intéressant.

Vallée du Kiso

Pour finir, selon ton itinéraire, ça peut avoir du sens de visiter la vallée du Kiso en partant de Nagoya. Pour diverses raisons, j’ai préféré la placer comme étape suivante avec Matsumoto comme base, donc j’en parlerai plus loin dans le guide, mais ça reste de toute façon une option absolument valable à envisager si tu es à Nagoya.

Vallée du Kiso.

Où dormir à Nagoya ?

Moi, j’ai dormi au 9h nine hours Nagoya station, une belle structure propre et moderne. Conseillé.

Comment aller à Nagoya ?

Nagoya a des liaisons très fréquentes vers Osaka, Kyoto, Nara, Ise et Shingu au sud. Si tu arrives d’Osaka, de Kyoto ou de Nara et que tu veux économiser par rapport au prix du train, il y a des bus directs que tu peux réserver sur Willer. Vers le nord, il y a des liaisons fréquentes vers Tokyo, évidemment ; là aussi, si tu veux économiser, les highway bus coûtent moins cher que le train. Nagoya a aussi un aéroport international avec plusieurs liaisons vers le reste du pays et pas seulement (Google Maps). Dans la section « Comment se déplacer au Japon », tu trouveras plein d’autres informations utiles.

Temple Sensō-ji, Tokyo.

Tu es en train d’organiser ton voyage ? Si tu n’as pas encore pris ton assurance, tu trouveras ici mon guide des meilleures assurances voyage. En la souscrivant via les liens présents dans le guide, tu soutiens ce site sans aucun coût supplémentaire.

Tokyo

Tokyo, capitale du Japon et aire métropolitaine la plus peuplée du monde, avec plus de 37 millions d’habitants, est une véritable destination dans la destination. On peut facilement y passer même deux semaines, surtout en incluant des excursions populaires comme Nikko, Hakone et Kamakura.

J’y ai passé dix nuits et je suis reparti sans avoir réussi à voir tout ce que j’avais prévu. Mon conseil est donc le même que pour Kyoto : essayer de « tout » voir est impossible. Mieux vaut l’accepter et profiter de ce qu’on arrive à faire, sans stress.

Que faire et que voir à Tokyo

Pour plus de praticité, je vais diviser cette section en zones géographiques à l’intérieur de Tokyo, de façon à optimiser les déplacements et à donner une suite plus logique à ce qui suit. Il s’agit, bien sûr, d’une répartition tout à fait personnelle.

Le temple Sensō-ji vu depuis le Centre d’information.

Nord de Tokyo

On parle ici, à grands traits, de la zone autour des gares d’Ueno et d’Asakusa. Je te conseille de commencer par le parc d’Ueno (Google Maps) : il y a plusieurs musées qui devraient satisfaire un peu tous les goûts, moi je ne suis allé qu’au Musée national de Tokyo (Google Maps), qui est le plus ancien et le plus important musée du Japon, avec une immense collection d’art et de vestiges qui racontent l’histoire et la culture du pays. L’entrée coûte 1 000 yens mais on peut tranquillement y passer au moins 2-3 heures. Personnellement, je ne l’ai pas trouvé particulièrement intéressant, mais je venais déjà de passer plus d’un mois au Japon et des objets d’art, des pièces de porcelaine, des épées et tout le reste, j’en avais déjà vu pas mal. À l’intérieur du parc, il y a aussi un petit sanctuaire (Google Maps).

Une fois la visite du parc d’Ueno terminée, je te conseille de faire un saut au marché d’Ameyoko (Google Maps) et peut-être d’y déjeuner. De là, tu peux rejoindre Asakusa. Je n’y suis pas allé, mais si je devais retourner à Tokyo, j’irais sans hésiter au Musée des Samouraïs et Ninjas (Google Maps) ; sinon, va directement à l’emblématique temple Sensō-ji (Google Maps), dont l’entrée est gratuite. Je te recommande vivement d’entrer aussi dans le Centre d’information touristique et culturelle d’Asakusa, tout proche (Google Maps) : là aussi l’entrée est gratuite et, depuis le dernier étage, il y a de très belles vues à la fois sur le temple, particulièrement saisissant le soir quand il est illuminé, mais aussi sur la Tokyo Skytree (Google Maps).

Cette dernière peut sûrement être une option pour profiter d’une vue panoramique sur Tokyo le soir, mais il y a au moins deux ou trois alternatives entièrement gratuites mentionnées plus loin dans le guide. Je te conseille de finir la journée à Akihabara (Google Maps), le quartier symbole de la culture otaku et de l’électronique à Tokyo, célèbre pour ses magasins de technologie, d’anime, de manga, de jeux vidéo et pour ses fameux maid cafés. Au cours de la journée, selon ce que tu décides de visiter ou non (peut-être que les musées ne t’intéressent pas du tout), tu pourrais faire un tour aux jardins Koishikawa Korakuen (Google Maps), l’un des nombreux jardins typiques de Tokyo, dont l’entrée coûte seulement 300 yens. Pas très loin des jardins, il y a aussi le Bunkyo City Office (Google Maps), qui propose une plateforme panoramique entièrement gratuite au 25e étage. Fermé le week-end.

Akihabara.

Centre de Tokyo

On parle ici de la zone autour de la gare centrale de Tokyo. Beaucoup te conseilleraient de commencer la journée en visitant le fameux marché aux poissons de Tsukiji(Google Maps), où de nombreux restaurants sont ouverts dès 5:00 du matin et servent du poisson ultra-frais. Je t’invite à y faire un saut, mais personnellement je l’ai trouvé extrêmement bondé, touristique et cher. J’ai en revanche beaucoup aimé les jardins Hamarikyu (Google Maps), situés pas très loin, en particulier le contraste avec les gratte-ciel voisins ; l’entrée coûte 300 yens. De là, tu pourrais emprunter l’avenue Chuo-dori (Google Maps), qui est même fermée à la circulation le week-end, en marchant en direction du Tokyo International Forum (Google Maps) : même sans tenir compte de sa fonction d’espace d’expositions, de concerts et de conférences, le bâtiment est absolument à voir. L’entrée est gratuite, l’architecture moderne, faite de verre, d’acier et de grands espaces qui créent un environnement lumineux et futuriste.

Marché aux poissons de Tsukiji.

Une autre petite étape possible est le Sukiyabashi Crossing (Google Maps), un passage piéton presque aussi bondé que celui de Shibuya mais moins connu ; les meilleures vues se trouvent depuis le centre commercial GinzaNovo (Google Maps), au sixième étage il y a un lounge d’où la vue est correcte ; sinon, tu peux monter sur le rooftop, où l’on te demande toutefois, et c’est normal, de consommer quelque chose. De là, dirige-toi vers le Palais impérial (Google Maps) : tu peux surtout y visiter les Jardins de l’Est (Google Maps), qui sont la principale partie ouverte au public. Je ne l’ai pas fait, donc je ne parle pas par expérience personnelle, mais si tu réserves à l’avance, tu peux aussi participer à une visite guidée qui entre dans certaines zones intérieures du complexe, mais pas dans le bâtiment du palais proprement dit, qui reste toujours fermé. Voici le site officiel. Une fois la visite du palais impérial terminée, je te conseille de faire un saut au sanctuaire Hie (Google Maps), où il y a un bel escalier plein de portes torii dans le style du Fushimi Inari Taisha, même si à une échelle nettement plus petite.

Sukiyabashi Crossing.

Ouest de Tokyo

On parle ici de la zone autour des gares de Shinjuku et de Shibuya. Je te conseille de commencer par Shibuya, mais tu peux tout à fait suivre l’itinéraire à l’envers si tu préfères la visiter le soir. Shibuya est l’un des quartiers les plus emblématiques de Tokyo, célèbre pour son carrefour piéton bondé, son énergie jeune, ses néons et sa vie nocturne animée. Si tu veux voir le célèbre passage piéton (Google Maps) d’en haut, deux options entièrement gratuites sont le couloir qui relie la gare de Shibuya (Google Maps) au Shibuya Mark City (Google Maps) et le centre commercial Shibuya Hikarie (Google Maps), qui a une plateforme panoramique gratuite au onzième étage (Google Maps) ; si elle est très fréquentée, descends d’un étage, la vue est pratiquement identique mais avec beaucoup moins de monde. Si ça ne te dérange pas de dépenser 1 800 yens, il y a un rooftop bar littéralement au-dessus du passage piéton qui, avec l’entrée, comprend aussi une boisson (Google Maps) (site officiel) ; une autre option est le Starbucks de l’autre côté de la rue (Google Maps).

Shibuya crossing.

Après avoir profité un moment de l’ambiance de Shibuya, je te conseille de marcher en direction du sanctuaire Meiji Jingu (Google Maps). Si tu en as envie, en chemin tu peux t’arrêter au centre commercial Tokyu Plaza Omotesando (Google Maps) : tu y trouveras les célèbres escalators recouverts de miroirs et un agréable rooftop garden. Pour revenir au sanctuaire, l’entrée est gratuite mais si tu veux visiter le parc attenant, il faut payer 500 yens. Je ne suis pas entré dans le parc, mais je crois que c’est le classique jardin de style japonais. Je suis en revanche allé au Shinjuku Gyoen National Garden tout proche (Google Maps), où l’entrée coûte aussi 500 yens : il y a un jardin japonais classique et une serre avec des plantes tropicales, ni bon ni mauvais à mon avis.

Tokyo Metropolitan Government Building.

Continue ensuite vers le Tokyo Metropolitan Government Building (Google Maps), ouvert seulement du lundi au vendredi jusqu’à 18:45, donc organise-toi en conséquence : il y a une plateforme panoramique entièrement gratuite au quarante-cinquième étage, qui offre de superbes vues sur la ville et même sur le mont Fuji au loin, si la météo le permet. Une fois la visite terminée, arrête-toi sur l’esplanade devant le bâtiment pour assister à la projection d’un court-métrage sur la façade de l’édifice ; le spectacle, appelé Tokyo Night & Light, est entièrement gratuit et littéralement digne d’un record du monde (c’est pourquoi je conseille d’aller à Shibuya le matin et à Shinjuku le soir). Voici le site officiel avec la programmation des spectacles. Pour finir la journée, je te conseille de te promener dans les ruelles d’Omoide Yokocho (Google Maps), célèbres pour leurs petits izakaya et leurs échoppes de yakitori, qui offrent une ambiance rétro et authentique du Tokyo de l’après-guerre.

Vue depuis le Tokyo Metropolitan Government Building.

Sud de Tokyo

Je te conseille de commencer la journée par l’emblématique teamLab Planets (Google Maps), un musée immersif d’art numérique où l’on marche pieds nus entre des installations interactives de lumière, d’eau et de miroirs. L’entrée n’est pas donnée mais personnellement je pense que ça vaut le coup. Je te conseille de réserver le premier créneau du matin pour éviter la foule autant que possible. Une fois la visite terminée, tu peux faire un saut au siège de Fuji (Google Maps) : le bâtiment lui-même est très intéressant et, pour 800 yens, on peut accéder à la plateforme d’observation à l’intérieur de la sphère géante, d’où l’on a de fantastiques vues sur la ville de l’autre côté de la baie. Sinon, tu pourrais simplement te promener sur le front de mer, où il y a une plateforme entièrement gratuite (Google Maps).

TeamLab Planets.

De là, si ça t’intéresse, tu pourrais visiter le temple Sengakuji (Google Maps), qui abrite les tombes des légendaires 47 rōnin (Google Maps) et un petit musée ; si tu ne connais pas l’histoire, jette un œil à cette vidéo. 300 yens pour les tombes et 500 yens de plus pour le musée. Sinon, va directement au temple Zojo-ji (Google Maps), dont l’entrée est entièrement gratuite ; à l’arrière, il y a aussi un mausolée intéressant (Google Maps), un joli temple et un beau contraste avec la Tokyo Tower (Google Maps) en arrière-plan. Cette dernière, avec ses 333 mètres de hauteur, dépasse de 3 mètres son modèle, la tour Eiffel. Symbole de la renaissance du Japon d’après-guerre comme grande puissance économique, la Tokyo Tower a été la structure la plus haute du pays de son achèvement en 1958 jusqu’en 2012, quand elle a été dépassée par la Tokyo Skytree. Je ne suis pas monté tout en haut mais c’est évidemment une option, ça coûte 1 500 yens. La photo iconique avec les escaliers peut être prise à cet endroit (Google Maps), qui est en gros l’entrée du parking souterrain.

Temple Zojo-ji.

Autres destinations à Tokyo

Je liste ici quelques destinations un peu plus compliquées à rejoindre, à combiner avec d’autres attractions de la ville, ou simplement de niche et peu pertinentes pour la plupart des voyageurs.

Le Ghibli Museum (Google Maps) est une étape incontournable pour les fans des films du Studio Ghibli, alors qu’il peut sembler moins intéressant à ceux qui ne connaissent pas ses œuvres. Le musée propose une expérience immersive, avec des expositions et des décors inspirés des films du studio. Les billets sont mis en vente le 10 du mois précédant celui de la visite (par exemple, ceux de mai sortent le 10 avril) et partent en quelques minutes. J’ai renoncé, mais ma sœur et son mari, en se connectant en pleine nuit avec trois appareils différents, ont réussi à les réserver. En gros, si ça t’intéresse, il est essentiel de s’organiser à l’avance.

Les jardins Kiyosumi.

Les jardins Kiyosumi (Google Maps) sont proches du centre mais « éloignés » des autres principaux centres d’intérêt touristique. Qu’on soit bien clair, rien d’incontournable, ce sont des jardins classiques de style japonais, mais si tu te trouves dans le coin, je te les conseille. J’y suis allé pour passer le temps en attendant la tombée de la nuit, parce que pas très loin se trouve le pont Eitai (Google Maps), d’où l’on peut prendre l’iconique photo avec les traînées de lumière créées par les bateaux et les gratte-ciel en arrière-plan, que tu vois juste en dessous.

Ashikaga Flower Park (Google Maps) se trouve à environ deux heures de la ville. Je n’y suis pas allé, mais c’est un parc floral surtout célèbre pour ses spectaculaires glycines, avec des tunnels et des arbres illuminés qui créent des décors très scéniques, surtout au printemps et pendant les illuminations nocturnes.

N.B. Les destinations qui suivent sont toutes des escapades hors de la ville : si possible, organise-les en semaine pour éviter l’exode du week-end depuis Tokyo.

Tokyo International Forum.

Nikko

Nikko est sans aucun doute l’une des excursions les plus populaires. C’est une ville de montagne historique au nord de Tokyo, célèbre pour ses sanctuaires et ses temples, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, et entourée de beaucoup de nature, avec notamment des cascades, des forêts et le lac Chuzenji. Si tu décides de la visiter dans la journée, je te conseille de prendre le Limited Express qui arrive en deux heures environ à la gare de Tōbu-nikkō (Google Maps) ; moi, je suis monté à Asakusa (Google Maps). Depuis la gare, tu peux tranquillement continuer à pied vers les différents temples ; je suis entré aussi dans le jardin Shōyō-en (Google Maps), un classique jardin de style japonais, probablement plus joli en automne. Selon ce que tu décides de visiter, ça vaut la peine d’envisager le billet combiné qui comprend aussi le temple Rinnōji (Google Maps), le temple Taiyuin (Google Maps) et le musée (Google Maps) pour 1 000 yens.

Nikko Futarasan.

Le sanctuaire Nikkō Tōshōgū (Google Maps) est en général l’attraction la plus célèbre de la région. C’est probablement le complexe shintoïste le plus riche et le plus décoré du Japon, construit comme mausolée de Tokugawa Ieyasu, le shogun qui unifia le pays. Je ne suis même pas entré, parce que c’était la Golden Week et qu’il y avait une file interminable à l’entrée, et que je passais la journée avec un ami attentif à son budget (l’entrée coûte 1 600 yens), donc nous avons décidé de visiter le sanctuaire Nikko Futarasan (Google Maps) tout proche, dont l’entrée coûte 300 yens, rien d’exceptionnel honnêtement. Ensuite, nous sommes descendus au Kanmangafuchi (Google Maps), où, le long de la rivière, il y a des statues recouvertes de mousse vraiment pittoresques.

Kanmangafuchi.

De là, l’idée était de prendre le bus vers la cascade Kegon (Google Maps), mais il y avait une file interminable pour prendre le bus et des voitures qui avançaient au pas sur la route principale (Golden Week !!), donc nous avons préféré éviter et nous avons marché vers la cascade Choji (Google Maps) et la cascade Kirifuri (Google Maps), pas exactement les cascades les plus impressionnantes que j’aie jamais vues mais au moins il n’y avait pratiquement personne. Un jour normal, je pense que ça vaut la peine d’aller à la cascade principale et, si tu restes deux ou trois jours, tu pourrais envisager l’ascension du mont Nantai (Google Maps) (All Trails) pour des vues spectaculaires sur le lac Chuzenji.

Kamakura

À une heure de train seulement de Tokyo, on trouve Kamakura, qui a été brièvement la capitale du Japon de 1185 à 1333, avant que le pouvoir ne revienne à Kyoto. Au fil des siècles, elle s’est transformée en l’un des plus importants centres spirituels du Japon et est un lieu de pèlerinage. En arrivant de Tokyo, je te conseille de descendre à la gare de Kita-Kamakura (Google Maps) et de parcourir à pied ce court « sentier » très agréable que tu trouves sur AllTrails. Le long du parcours, il y a une série de temples et de sanctuaires : Jōchi-ji (Google Maps), Kuzuharaoka (Google Maps), Zeniarai Benten (Google Maps), Sasuke Inari (Google Maps) et enfin le grand Bouddha de Kamakura (Google Maps) au temple Kotoku-in. Ici, ils demandent 300 yens pour entrer.

Le grand Bouddha de Kamakura.

Si tu n’en as pas encore eu assez des temples et des sanctuaires, pas très loin se trouve le Hase-dera (Google Maps), très joli, avec de nombreux bâtiments sur plusieurs niveaux. Enfin, il y a le sanctuaire Tsurugaoka Hachiman-gu (Google Maps). Si tu n’as pas envie de faire le court sentier mentionné plus haut, je te conseille de commencer ta visite de Kamakura justement ici, en descendant à la gare principale (Google Maps), puis éventuellement d’aller voir le grand Bouddha. Dans tous les cas, ici l’entrée est entièrement gratuite ; il y a un petit musée d’art payant à l’intérieur du complexe (Google Maps). Je n’y suis pas entré, donc je ne me prononce pas. Pour finir, sur la plage de Kamakura (Google Maps) on peut aussi faire du surf, ou tu pourrais simplement t’arrêter pour te baigner, selon la saison.

Plage de Kamakura.

Hakone

Hakone, à moins de cent kilomètres de Tokyo, est une autre destination populaire pour une escapade. Elle est surtout célèbre pour ses sources chaudes et sa vue sur le mont Fuji tout proche à travers le lac Ashinoko. J’ai visité Hakone pendant la Golden Week après avoir passé la matinée à Kamakura ; entre le départ tardif, les bus en retard et les embouteillages sur la route, j’ai passé genre deux heures à Hakone, donc je n’ai pas eu le temps de faire grand-chose. Ceci étant dit, si tu arrives de Tokyo, prends le premier train direct pour la gare d’Odawara (Google Maps), d’où partent tous les bus pour Hakone ; si tu veux simplement explorer la zone autour du lac, prends un bus direct jusqu’à cet arrêt (Google Maps). De l’autre côté de la route se trouve le musée d’art Narukawa (Google Maps), pas exactement mon genre de musée donc je n’y suis pas entré, mais beaucoup de gens le recommandent, notamment pour la vue sur le lac depuis le café à l’intérieur du musée.

Le Fuji vu depuis Hakone.

Si tu veux, pas très loin il y a un parc entièrement gratuit qui offre de belles vues sur le lac et sur le Fuji, si la météo le permet (Google Maps). Moi, j’ai simplement marché jusqu’à l’emblématique porte torii de l’autre côté du lac (Google Maps) et au sanctuaire tout proche (Google Maps), puis je suis revenu sur mes pas, j’ai regardé le coucher de soleil et ensuite je suis monté dans le bus vers la gare d’Odawara. Si tu arrives à Hakone dans la matinée, ou si tu décides peut-être même d’y passer la nuit, pense à visiter le Musée en plein air de Hakone (Google Maps), à faire un saut aux bains thermaux (ici tu trouves une liste des différents établissements) ou peut-être à monter au sommet du mont Komagatake (Google Maps) en prenant le téléphérique panoramique (Google Maps). Si tu veux, on peut aussi monter à pied (All Trails). Si tu comptes prendre le téléphérique ou, de toute façon, passer au moins deux jours à Hakone, jette un œil au Hakone Freepass qui comprend entre autres une réduction sur le train de Shinjuku à Hakone.

Yokohama

Pour conclure cette longue section consacrée à Tokyo et ses environs, tu peux envisager une visite à Yokohama. Autrefois un paisible village de pêcheurs, elle fut ouverte au commerce extérieur en 1859, après la fin de l’isolement du Japon, devenant rapidement l’une des principales portes d’entrée des échanges internationaux, surtout pendant l’ère Meiji. Je ne l’ai pas visitée personnellement, mais cette histoire a laissé en héritage d’intéressantes architectures de l’époque, à côté des bâtiments modernes qui caractérisent aujourd’hui le front de mer, ainsi que le plus grand et le plus célèbre quartier chinois du Japon (Google Maps).

Tokyo Tower.

Où dormir à Tokyo ?

J’ai passé presque une semaine à l’Hotel Plus Hostel TOKYO ASAKUSA 1, excellent rapport qualité-prix et excellent emplacement, à deux pas de la gare d’Asakusa ; le sauna et les bains traditionnels sont la cerise sur le gâteau. J’ai aussi passé quelques nuits à l’Hotel Tomariya Ueno, sans plus, à deux pas de la gare d’Ueno.

Comment aller à Tokyo ?

Tokyo a plein de liaisons directes vers le reste du pays : en shinkansen, on peut arriver en à peine 5 heures à Fukuoka au sud et à Hakodate au nord ! Évidemment, il y a aussi plein de liaisons en bus et les deux aéroports les plus fréquentés du pays, Narita (Google Maps), qui se trouve à environ une heure de la ville, et Haneda (Google Maps), beaucoup plus proche du centre mais qui gère surtout du trafic intérieur. Si pour une raison ou une autre tu dois passer la nuit près de l’aéroport, le Toyoko Inn Narita Airport Shinkan est sympa et pas trop cher, avec des navettes fréquentes depuis et vers l’aéroport. Dans la section « comment se déplacer au Japon », tu trouves plein d’autres informations utiles.

Sanctuaire Hie.

La région des cinq lacs (mont Fuji)

La région des cinq lacs est une région au pied du mont Fuji composée de cinq lacs, célèbre pour ses panoramas spectaculaires sur le volcan et pour ses activités de plein air.

Que faire et que voir dans la région des cinq lacs

Commençons par dire que j’ai passé six nuits dans les environs et que j’ai rarement vu le Fuji, donc si tu comptes y passer une nuit, tu dois envisager la possibilité que la météo ne coopère pas. Cette petite parenthèse refermée, selon ses intérêts, il y a plein d’activités et de destinations possibles autour des cinq lacs. Selon ce que tu décides de faire, ça peut avoir du sens d’acheter le pass d’un ou deux jours qui garantit des trajets illimités sur les bus locaux ; tu trouves toutes les informations utiles sur cette page.

Mont Fuji.

Mont Ashiwada et point de vue Sankodai

Tu peux faire cette randonnée en partant tranquillement de Kawaguchiko et en continuant à pied. Le long du parcours, on trouve de nombreux points de vue comme le sommet du mont Ashiwada (Google Maps) et le point de vue Sankodai (Google Maps) avec de superbes vues sur le mont Fuji, sur le lac Kawaguchi et sur le lac Saiko. C’est un itinéraire de moins de 10 km, avec environ 500 mètres de dénivelé, donc accessible à beaucoup de monde. Le sentier est bien entretenu et facile à suivre. Tu trouves la trace GPS sur cette page (All Trails). Pour moi, ça a été une matinée vraiment agréable : je n’ai croisé qu’un groupe d’étudiants. Si tu cherches la tranquillité et de belles vues sur le mont Fuji, c’est un excellent choix, si la météo le permet.

Narusawa Ice Cave.

Narusawa Ice Cave, Fugaku Wind Cave, forêt d’Aokigahara et Fuji Yurari Hot Spring

À la fin du sentier qu’on vient de décrire, en gros de l’autre côté de la route, se trouve la Narusawa Ice Cave (Google Maps) ; l’entrée coûte seulement 300 yens mais à mon avis c’est une énorme daube, la partie visitable est vraiment minuscule, il y a quelques blocs de glace et rien de plus, très décevant au point qu’au lieu de visiter aussi la Fugaku Wind Cave (Google Maps) toute proche, aux avis similaires, j’ai pris le premier bus de retour vers Kawaguchiko. Cela dit, une option plus intéressante pourrait être de visiter la forêt d’Aokigahara (Google Maps), connue aussi comme la forêt des suicides, célèbre pour son paysage saisissant fait de racines, de mousse et de silence. Je n’y suis pas allé mais un ami m’a dit que ce n’est pas mal du tout. Une autre option pourrait être les Fuji Yurari Hot Spring (Google Maps) ; il faisait chaud le jour où j’ai visité cette zone donc ça ne me semblait pas le moment, mais par une journée froide ou peut-être simplement le soir, tu pourrais t’y arrêter avant de rentrer à Kawaguchiko.

Pagode Chureito.

Pagode Chureito

La pagode Chureito (Google Maps) est peut-être l’un des lieux les plus emblématiques du Japon, du moins parmi les passionnés de photographie. Pour ma part, l’une des vues les plus mémorables de tous mes voyages. Je te conseille fortement de venir à l’aube pour éviter la foule. Malheureusement, si tu ne loges pas assez près pour y aller à pied, le seul moyen est de prendre un taxi, parce que les transports commencent à fonctionner trop tard. Cela dit, ne pas venir à l’aube n’est absolument pas une tragédie, et même si c’est plus fréquenté, le coucher de soleil reste une excellente option ; la gare la plus proche est la Shimoyoshida Station (Google Maps), d’où l’on monte à la pagode en 10 minutes environ.

Fujiyoshida Street

Fujiyoshida Street (Google Maps) est la célèbre rue qui s’aligne parfaitement avec le mont Fuji en arrière-plan. C’est un spot très populaire pour prendre des photos, surtout avec un zoom pour obtenir le classique effet de compression de la perspective. Cela dit, ça reste une rue passante : évite les comportements imprudents juste pour une photo. Ne reste pas au milieu de la chaussée et respecte les indications locales ; ce n’est pas un hasard s’il y a des panneaux qui invitent les touristes à ne pas s’arrêter sur la route. Si tu décides de visiter la pagode Chureito à l’aube, mon conseil est de passer ici juste après, quand la lumière est encore favorable et que la circulation est limitée.

Fujiyoshida Street.

Mont Mitsutoge

Le mont Mitsutoge (Google Maps) offre l’un des meilleurs points de vue sur le mont Fuji. Avec environ 1 200 mètres de dénivelé, c’est une randonnée plus exigeante que celle décrite plus haut, mais tout de même accessible à beaucoup de monde. Je te conseille de suivre cet itinéraire (All Trails) en partant de la gare de Mitsutōge (Google Maps) ; juste sous le sommet il y a aussi un refuge (Google Maps) où, si tu veux, tu pourrais même passer la nuit, mais où tu peux en tout cas manger ou boire quelque chose à la fin de la montée. Une variante intéressante par rapport au sentier décrit sur All Trails pourrait être de redescendre en direction de la pagode Chureito pour le coucher de soleil en changeant de sentier à cet endroit (Google Maps). Pour ceux qui ne veulent pas trop se fatiguer, une autre option pourrait être de faire le parcours à l’envers et d’économiser un peu de dénivelé en prenant le Mt. Fuji Panorama Ropeway (Google Maps) ; près de la station d’arrivée, il y a aussi l’emblématique balançoire (Google Maps). De là, tu pourrais continuer jusqu’au sentier qui mène à la pagode Chureito ou peut-être t’arrêter avant et revenir par le même sentier. En gros, selon l’envie que tu as de marcher, tu peux te créer un itinéraire sur mesure.

Lac Kawaguchiko, lac Saiko et village Saiko Iyashi-no-Sato Nemba

L’Oishi park (Google Maps) sur les rives du lac Kawaguchiko est un lieu populaire surtout au printemps, quand il y a plein de fleurs. Cela dit, toute la rive nord du lac offre d’excellentes vues sur le mont Fuji, en particulier au coucher du soleil. J’y suis allé en bus mais, si tu veux, tu pourrais louer un vélo et faire le tour complet du lac. Dans ce cas, les plus motivés pourraient pousser jusqu’au lac Saiko, où se trouve le village Saiko Iyashi-no-Sato Nemba (Google Maps), qui est la reconstitution d’un village japonais traditionnel. Je n’y suis pas allé mais ça devrait ressembler à Oshino Hakkai, dont je parle plus bas.

Rive nord du lac Kawaguchiko.

Mont Fuji

Il est bien sûr possible aussi de monter au sommet du mont Fuji, la plus haute montagne du Japon. Malheureusement, je n’ai pas pu le faire, parce qu’en mai il est encore trop tôt pour considérer ça comme un simple trek : la neige et la glace représentent encore un risque important. La saison officielle va en effet de juillet à la mi-septembre environ. Le sentier le plus populaire est le Yoshida qui, aujourd’hui, en raison du grand nombre de visiteurs, prévoit une limite de permis et doit donc être réservé à temps. Il existe toutefois d’autres sentiers moins fréquentés, sans véritable plafond d’entrées, mais qui demandent quand même une inscription et le paiement d’une taxe d’entrée. Pour plus d’informations, je te renvoie au site officiel.

Fuji Motosuko Resort

Si tu as déjà vu des photos de champs fleuris avec le mont Fuji en arrière-plan, le Fuji Motosuko Resort (Google Maps) est très probablement l’endroit en question. C’est ici que se tient le Fuji Shibazakura Festival, un événement printanier au pied du mont Fuji pendant lequel de vastes étendues de fleurs créent un tapis coloré allant du rose au violet, généralement entre avril et mai. Je n’y suis pas allé, à la fois parce que le pic de floraison était déjà passé et parce que, sans voiture, c’est un peu compliqué d’y accéder. Il existe quand même un bus navette depuis Kawaguchiko, mais le billet coûte environ 2 400 yens. Si ça t’intéresse, sur le site officiel, tu peux réserver à la fois le bus et l’entrée.

Oshino Hakkai

Oshino Hakkai (Google Maps) est une destination touristique populaire constituée de 8 petits étangs d’eau de source du mont Fuji, situés entre le lac Kawaguchiko et le lac Yamanakako. Il y a ici la reconstitution d’un village japonais traditionnel avec le mont Fuji dans le dos. Même s’il est absolument photogénique, je l’ai trouvé très touristique et relativement bondé alors que j’y suis allé tôt le matin, je n’ose pas imaginer la situation en journée. Pour ma part, je pense qu’il y a mieux à faire. Si tu décides d’y aller, je te conseille de combiner la visite avec le sanctuaire Kitaguchi Hongu Fuji Sengen (Google Maps), qui se trouve sur le chemin.

Oshino Hakkai.

Lac Motosu et lac Shōji

Parmi les cinq lacs, ces deux-là sont de loin les plus compliqués à visiter en transports en commun. Personnellement, j’y ai renoncé, mais si tu es plus déterminé que moi, au lac Motosu il y a un point de vue vraiment particulier, à savoir l’angle utilisé pour la photo imprimée sur les anciens billets de mille yens (Google Maps), tandis qu’au lac Shōji il y a cette plateforme panoramique (Google Maps) que l’on atteint au bout de ce sentier (All Trails).

Où dormir dans la région des cinq lacs ?

Même si la région des cinq lacs est très vaste, la plupart des voyageurs prennent comme base Fujiyoshida ou Kawaguchiko. Surtout si tu comptes utiliser les transports pour te déplacer, ce sont les deux options qui ont « le plus de sens ». J’ai passé quelques nuits au Mt Fuji Hostel Michael’s, une bonne auberge, des espaces un peu restreints mais dans l’ensemble un excellent rapport qualité-prix et un emplacement imbattable pour quiconque veut aller voir l’aube depuis la pagode Chureito. J’ai ensuite passé deux nuits au K’s House MtFuji, un emplacement plus central à deux pas du lac, des espaces communs beaux et spacieux, objectivement un établissement plus confortable.

Comment aller dans la région des cinq lacs ?

Même s’il est techniquement possible d’y arriver en train depuis Tokyo, le bus coûte non seulement moins cher mais il est aussi plus rapide. Tu peux réserver l’highway bus sur ce site. Il s’agit de la ligne Tokyo – Yamanashi. Selon l’endroit où tu décides de loger, les deux gares d’arrivée pour la plupart des gens devraient être Kawaguchiko Station (Google Maps) ou Fujisan Station (Google Maps), mais il y a aussi d’autres arrêts, tu trouves la liste complète sur le lien. Surtout en haute saison, je te conseille de réserver le bus au moins quelques jours à l’avance. Sinon, tu peux prendre le train depuis Tokyo station ou Shinjuku station en direction d’Otsuki station (Google Maps). De là, il y a ensuite des correspondances vers Mt.Fuji station (Google Maps) et Kawaguchiko Station (Google Maps). Pour finir, selon ton itinéraire, tu pourrais envisager le bus de nuit qui relie la région des cinq lacs à Osaka et Kyoto ; il n’y a qu’un seul départ par jour, donc il vaut mieux réserver à l’avance, voici le site officiel. Dans la section « comment se déplacer au Japon », tu trouves plein d’autres informations utiles.

Tokyo.

Monts Yatsugatake

Les monts Yatsugatake sont une chaîne de montagnes entre Nagano et Yamanashi, appréciée pour ses treks panoramiques, ses sommets relativement accessibles et ses paysages alpins qui rappellent les Alpes européennes. Pendant ma visite, cependant, il y avait encore beaucoup de neige en altitude, donc j’ai préféré continuer vers Matsumoto. En particulier, on m’avait conseillé l’ascension du mont Akadake (Google Maps), à la fois un ami et un gars du coin rencontré le long du Kumano Kodo. Cependant, le tronçon final est plutôt technique, avec des chaînes et des passages exposés : début mai, avec de la neige et de la glace encore présentes, j’ai préféré éviter. Le parcours le plus populaire semble être celui qui passe aussi par le sommet du mont Yokodake et le mont Iodake, comme décrit sur cette page (All Trails). Tu pourrais aussi passer la nuit à Yatsugatake Honzawa Hot Spring (Google Maps) qui, à 2 150 mètres, sont les sources chaudes naturelles les plus hautes du Japon.

Comment aller aux monts Yatsugatake ?

En transports en commun, le point de passage est la gare de Chino (Google Maps) ; de là, il y a des bus directs jusqu’au parking où commence le sentier décrit plus haut (Google Maps).

La voie du Nakasendō.

Matsumoto

Matsumoto est une ville historique célèbre pour son splendide château noir, l’un des mieux conservés du Japon, et pour son atmosphère tranquille avec vue sur les Alpes japonaises.

Que faire et que voir à Matsumoto

Comme je l’ai dit, l’attraction numéro un à Matsumoto même est son château (Google Maps), il y a des visites guidées gratuites du château de 10:00 à 15:00. Ils ne veulent absolument pas d’argent, il est écrit expressément qu’ils n’acceptent pas de pourboires. Moi, je me suis contenté de faire le tour du château à l’extérieur, parce que j’avais littéralement les minutes comptées, mais ça peut sûrement être une belle façon de passer quelques heures. Une autre attraction pas très loin, souvent conseillée, est le sanctuaire Yōhashira-jinja (Google Maps). Cela dit, la ville fait aussi une excellente base pour explorer à la fois les Alpes japonaises (Kamikōchi) et la vallée du Kiso.

Le château de Matsumoto.

Vallée du Kiso

La vallée du Kiso a été l’une de mes destinations préférées au Japon. C’est une vallée historique traversée par l’ancienne voie du Nakasendō, célèbre pour ses villages-étapes parfaitement conservés qui recréent l’atmosphère du Japon de l’époque Edo. Moi, je l’ai visitée dans la journée en partant de Matsumoto, mais on peut aussi y dormir. Comme je l’ai évoqué plus haut dans le guide, la vallée du Kiso peut aussi être rejointe depuis Nagoya et, selon l’itinéraire, ça peut être la solution la plus pratique d’un point de vue logistique, surtout si tu dois ensuite rentrer à Tokyo pour le vol retour.

Magome.

Que faire et que voir dans la vallée du Kiso

En partant de Matsumoto et en visitant la vallée du Kiso dans la journée, je te conseille de t’organiser comme ça : prendre le premier train disponible direct pour la gare de Nagiso (Google Maps). Au moment où j’écris, c’est le train de 7:42 avec arrivée à 10:02. La gare routière (Google Maps) se trouve littéralement à côté de la gare ferroviaire et de là part un minibus pour Magome à 10:10 (Google Maps). Attention : ni à la gare de Nagiso ni dans le minibus il n’est possible de payer avec une IC card, donc assure-toi d’avoir assez de liquide sur toi.

Bon, une fois arrivé à Magome, je te conseille de marcher jusqu’à Tsumago, en suivant le parcours décrit sur cette page (All Trails), une portion de l’ancienne voie du Nakasendō ; moi, j’ai déjeuné dans ce restaurant qui se trouve à peu près à mi-chemin (Google Maps), d’où le sentier descend vers le village de Tsumago Juku (Google Maps), considéré par beaucoup comme le mieux préservé de la vallée. De là, j’ai continué à pied jusqu’à la gare de Nagiso (sinon tu peux prendre un bus) et j’ai ensuite pris le premier train direct pour Narai (Google Maps), un autre village-étape de la vallée du Kiso.

Je suis arrivé en fin d’après-midi, quand les rues étaient pratiquement vides : l’atmosphère était extrêmement envoûtante et la visite vaut absolument la peine. Si tu veux, tu pourrais dîner ici, mais il est essentiel de vérifier à l’avance les horaires des trains pour le retour à Matsumoto. En général, tu peux adapter l’itinéraire de façon très flexible : par exemple sauter Narai, prendre le bus de Magome à Tsumago au lieu de faire le sentier à pied. Une autre option est de dormir dans la vallée et de rentrer à Matsumoto le lendemain. En bref, dans la vallée du Kiso, tu peux construire l’itinéraire que tu préfères : celui que j’ai suivi représente simplement un bon compromis entre temps et variété.

Narai.

Kamikōchi

Kamikōchi est une spectaculaire vallée des Alpes japonaises, l’une des meilleures destinations du pays pour les amateurs de trek immergés entre montagnes et nature préservée. Comme je l’ai dit, je traiterai Kamikōchi comme une destination à visiter en prenant Matsumoto comme base. Il existe toutefois d’autres options : tu peux dormir directement à Kamikōchi ou t’arrêter dans le village voisin d’Okuhida Onsengo Hirayu, célèbre pour ses sources chaudes. D’un point de vue logistique, cette seconde solution peut être particulièrement sensée si tu comptes continuer ton voyage vers Takayama.

D’après mes recherches, à Kamikōchi les options les moins chères sont le Nishi-Itoya Mountain Lodge (Site officiel) et le Konashidaira Campground (site officiel) où, si tu veux, on peut même camper et où les emplacements coûtent seulement 1 500 JPY. La plupart des établissements ne sont pas présents sur des sites comme booking.com, c’est pourquoi je t’invite à consulter le site officiel de Kamikōchi. Quant à Okuhida Onsengo Hirayu, un ami m’a conseillé le Hirayu no Mori (Google Maps) (site officiel).

Kamikōchi.

Que faire et que voir à Kamikōchi

Commençons par dire qu’à cause de la neige, l’accès à la vallée est normalement interdit du 15 novembre au 16 avril et que certains sentiers restent officiellement fermés encore plus longtemps. J’y suis allé le 10 mai et au-dessus de 2 300 mètres il y avait encore plein de neige. Cela dit, il y a tellement d’excursions possibles qu’au lieu de toutes les énumérer, je te renvoie au classique All Trails, au site officiel ou à ce site où tu trouves plein de propositions, de courtes randonnées sans trop de dénivelé au fond de la vallée aux montagnes à faire dans la journée et aux treks de plusieurs jours avec nuits en refuge.

Personnellement, j’ai réussi à monter dans la journée jusqu’au sommet du mont Chogatake (Google Maps), en suivant cette boucle (All Trails), en plus du tronçon d’approche depuis le parking des bus. Le sommet est considéré comme l’un des meilleurs points de vue sur les Alpes du Nord japonaises. La neige m’a sûrement ralenti mais je ne me suis pratiquement jamais arrêté : j’ai mis environ quatre heures entre le moment où je suis descendu du bus et le refuge au sommet. Au retour, j’ai dû pratiquement courir pour réussir à prendre le dernier bus de 17:30. En général, le faire dans la journée est clairement possible, mais pour beaucoup ça pourrait être un programme trop ambitieux. Une solution plus accessible est de le répartir sur deux jours, en passant la nuit en refuge (Google Maps). Si tu cherches une option très easy au fond de la vallée, tu pourrais faire ce circuit (All Trails). Pour le reste, je te renvoie aux sites mentionnés plus haut.

Mont Chogatake.

Comment aller à Kamikōchi ?

En gros, en partant de Matsumoto, il y a deux options : le train de Matsumoto à Shinshimashima Station (Google Maps), sur cette ligne on ne peut pas utiliser l’IC card, le billet doit être acheté aux distributeurs automatiques de la gare de Matsumoto. Depuis Shinshimashima Station, il y a ensuite des bus directs vers Kamikōchi. L’alternative est le bus direct Matsumoto – Kamikōchi, qui se réserve en ligne sur le site officiel. Comme je l’ai dit plus haut, si tu continues ton voyage vers Takayama, que tu veux optimiser les déplacements et économiser aussi un peu d’argent, tu peux aller à Kamikōchi avec tous tes bagages, laisser ce que tu as à laisser dans les consignes du centre d’accueil des visiteurs, faire ton trek et puis prendre le bus direct pour Takayama en fin de journée, ou peut-être pour Okuhida Onsengo. Dans tous les cas, tu trouves toutes les informations utiles sur le site officiel de Kamikōchi.

Où dormir à Matsumoto ?

Moi, j’ai dormi à la Minka House, sans plus, excellent emplacement pas très loin à la fois de la gare et du château.

Comment aller à Matsumoto ?

En arrivant de la région des cinq lacs, tu peux prendre le bus depuis la gare de Kawaguchiko (Google Maps) jusqu’à la gare de Kofu (Google Maps) ; de là, il y a ensuite des trains directs vers la gare de Matsumoto (Google Maps). Dans la section « comment se déplacer au Japon », tu trouves plein d’autres informations utiles.

Alpes du Nord japonaises.

Takayama

Takayama conserve un charme traditionnel rare parmi les villes japonaises, surtout dans son centre historique parfaitement préservé. C’est une destination très appréciée de ceux qui veulent ajouter une dimension plus rurale à leur itinéraire dans le centre du Japon. La ville est particulièrement animée pendant le Takayama Matsuri, considéré comme l’un des festivals les plus spectaculaires du Japon, célèbre pour ses chars décorés (yatai) finement sculptés et pour ses défilés traditionnels. Si tu visites la ville à une autre période, une alternative valable est le Matsuri no Mori Museum (Google Maps), entièrement consacré au festival.

Takayama.

Que faire et que voir à Takayama

Takayama est plutôt compacte, j’y ai passé une journée et je l’ai trouvée plus que suffisante. En plus de te promener dans le centre historique (Google Maps), je te conseille de faire un saut au Takayama Jinya (Google Maps), qui fut le siège des bureaux du shogunat d’Edo de 1692 à 1868. Seul bâtiment de ce type encore existant, il est reconnu comme site historique d’importance nationale. L’entrée coûte 500 yens. Il y avait un spectacle de musique live de 10:00 à 12:00 ; j’y suis allé un dimanche, donc j’ai tendance à penser que c’était un événement spécial.

Spectacle de musique live.

Si tu as envie de marcher quelques heures, tu pourrais suivre cette trace GPS (All Trails) qui comprend le « Higashiyama Walking Course », un parcours avec une douzaine de temples et de sanctuaires et les ruines de l’ancien château de Takayama, où il n’y a pas grand-chose à voir mais où il y a en compensation un beau panorama sur les Alpes centrales. Pour finir, je n’y suis pas allé, mais si tu veux tu pourrais visiter l’Hida Folk Village (Google Maps), un musée en plein air qui rassemble des maisons traditionnelles de style gasshō-zukuri (semblables à celles de Shirakawa-go). Personnellement, j’ai préféré le sauter, mais ça reste quand même une option valable.

Où dormir à Takayama ?

Moi, j’ai dormi à l’Hostel Miyagawa by Murasaki Ryokan, une bonne auberge dans un bâtiment historique en centre-ville et pas loin de la gare.

Comment aller à Takayama ?

Depuis la gare routière de Matsumoto (Google Maps), il y a plusieurs liaisons directes par jour ; tu peux réserver en ligne sur ce site. Comme je l’ai dit plus haut, il y a aussi des bus directs depuis Kamikōchi et Okuhida Onsengo (le village des sources chaudes), voici le site officiel.

Panorama depuis les ruines de l’ancien château de Takayama.

Kanazawa

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Kanazawa fut l’une des principales villes japonaises (avec Kyoto) à échapper en grande partie à la destruction des raids aériens. En conséquence, certaines zones de l’ancienne ville ont survécu dans un état relativement bon.

Que faire et que voir à Kanazawa

Même si Kanazawa est beaucoup plus grande que Takayama, une journée entière me semble plus que suffisante pour visiter les principales attractions.

Kanazawa Castle Park

Je te conseille de commencer par le Kanazawa Castle Park (Google Maps) : c’est un endroit très agréable pour se promener. On peut visiter gratuitement une bonne partie des jardins intérieurs et les portes du château. Si on veut entrer dans le bâtiment principal (Google Maps), il faut payer 320 yens. Ce n’est pas beaucoup, mais c’était le week-end et il y avait un peu de queue. En plus, d’après les avis, comme souvent avec les châteaux, il n’y a pas grand-chose à voir à l’intérieur. À toi de voir. Cela dit, il y a une jolie visite virtuelle gratuite dans l’espace de repos qui fait office de centre d’accueil des visiteurs (Google Maps).

Kanazawa Castle Park.

Parc Kenroku-en

Depuis le Kanazawa Castle Park, continue vers le parc Kenroku-en (Google Maps) qui est considéré comme l’un des « trois plus beaux jardins paysagers du Japon ». Ce vaste parc était autrefois le jardin extérieur du château de Kanazawa et fut construit par la famille régnante en l’espace de presque deux siècles. Le Kenrokuen se caractérise par une variété d’arbres à fleurs qui donnent au jardin un aspect différent à chaque saison. Personnellement, je ne l’ai pas trouvé si impressionnant par rapport à d’autres jardins typiques visités au cours de mon voyage, mais évidemment je te conseille de le visiter. L’entrée coûte 320 yens.

Parc Kenroku-en.

Quartier Higashi Chaya (quartier des geishas)

Termine la journée à l’Higashi Chaya (Google Maps), le plus grand des trois quartiers historiques des « maisons de thé » de Kanazawa. Fondé en 1820, c’était le lieu où les geiko (le terme local pour désigner les geishas) divertissaient les riches marchands avec de la musique, de la danse et des jeux. Les bâtiments traditionnels en bois et les fenêtres caractéristiques conservent encore aujourd’hui l’atmosphère d’il y a plus de 200 ans. Personnellement, je l’ai trouvé très fascinant.

Pour finir, deux autres attractions conseillées où je ne suis toutefois pas allé sont le Myouryuji Temple, connu aussi comme le « temple Ninja » (Google Maps). La visite guidée n’est disponible qu’en japonais et les avis sont plutôt mitigés, donc j’ai préféré me consacrer à autre chose, mais ça reste quand même une option intéressante. Par ailleurs, une amie m’a dit beaucoup de bien du 21st Century Museum of Contemporary Art (Google Maps), qui apparemment mérite absolument une visite pour les passionnés.

Quartier Higashi Chaya.

Shirakawa-go (Ogimachi) et Ainokura

N.B. Si tu veux être efficace dans tes déplacements, le bus direct pour Kanazawa depuis Takayama est le même que celui qui dessert aussi Shirakawa-go. Comme ça, tu peux prendre un bus le matin, visiter le village et ensuite continuer vers Kanazawa l’après-midi ou en soirée. À la gare routière, il y a des consignes où laisser les bagages.

Ogimachi et Ainokura sont deux villages de montagne classés à l’UNESCO, célèbres pour leurs maisons traditionnelles gasshō-zukuri aux toits de chaume, plongés dans des paysages ruraux très envoûtants et particulièrement spectaculaires en hiver sous la neige. J’ai décidé de visiter les villages dans la journée en partant de Kanazawa ; le seul véritable avantage par rapport à ce que j’ai suggéré plus haut, c’est que de cette façon il est possible de visiter plus facilement aussi quelques-uns des autres villages (moi j’ai choisi Ainokura mais il y a aussi Suganuma et Kaminashi, si tu veux), même si les visiter tous dans la journée en transports en commun devient « compliqué » parce que les bus ne sont pas très fréquents. Cela dit, si tu veux faire pareil, prends le bus de Kanazawa vers Jōhana Station (Google Maps). De là part le World Heritage Bus (site officiel). Les départs sont aussi indiqués sur Google Maps et tu peux payer directement avec n’importe quelle carte, il n’y a même pas besoin d’une IC Card. Selon ce que tu veux faire, ça peut avoir du sens d’acheter le Hop on/off pass.

Ainokura.

Descends à cet arrêt (Google Maps) et continue à pied vers Ainokura (Google Maps). Le village est très compact, donc ne compte pas y passer trop de temps, en particulier si tu ne visites aucun des musées ou ateliers proposés. Moi, je me suis contenté de me promener dans le village et de monter au point de vue, que je te conseille (Google Maps). La visite terminée, retourne sur la route et reprends le World Heritage Bus. Si tu veux, tu pourrais t’arrêter aussi à Suganuma (Google Maps), mais moi je suis resté à bord jusqu’à Shirakawa-go. Ce dernier n’est pas seulement nettement le plus grand des villages traditionnels, mais aussi le plus touristique. Ici aussi, personnellement, je me suis contenté de me promener dans le village, mais il y a des maisons-musées qu’on peut visiter, des ateliers et tout le reste. Je te conseille sans hésiter l’emblématique point de vue (Google Maps). Une fois la visite terminée, prends le bus direct pour Kanazawa. Je te conseille vivement de réserver en ligne pour éviter de rester bloqué. Cette liaison est relativement populaire.

Shirakawa-go.

Où dormir à Kanazawa ?

Moi, j’ai dormi au Blue Hour Kanazawa, un établissement très accueillant à deux pas de la gare. Conseillé.

Comment aller à Kanazawa ?

Depuis la gare de Takayama (Google Maps), il y a des liaisons fréquentes en train avec changement à Toyama. Kanazawa est en outre reliée directement à Tokyo par le Shinkansen, avec un temps de trajet d’à peine deux heures et demie. Il y a aussi un highway bus qui relie directement Kanazawa à Nagoya ; selon l’itinéraire que tu as en tête, ça pourrait être une option intéressante, tu peux réserver chez Willer. Dans la section « comment se déplacer au Japon », tu trouves plein d’autres informations utiles.

Shirakawa-go.

Tateyama et Nagano

Moi, de Kanazawa, je suis allé directement à Sendai, mais il y a au moins deux autres étapes intéressantes entre les deux. D’abord la caldeira de Tateyama, qui offre certains des décors alpins les plus spectaculaires du Japon, facilement accessibles grâce à la fascinante Tateyama-Kurobe Alpine Route. C’est considéré comme un lieu spécial. Le Tateyama, ou simplement Tate, est en effet l’une des trois montagnes les plus sacrées du Japon, avec le Fuji et le Hakusan. Malheureusement, à 3 015 mètres d’altitude, à la mi-mai il y avait encore trop de neige pour en faire un simple trek, mais plus tard dans la saison je pense que ça peut être une étape vraiment intéressante pour les passionnés de montagne et pas seulement. Ici tu trouves toutes les informations utiles pour le transport. J’avais repéré ce court circuit (All Trails) mais évidemment les options ne manquent pas.

Une autre étape intéressante pourrait être Nagano, où, à environ deux heures de la ville, se trouve l’emblématique Jigokudani Monkey Park (Google Maps) où vivent les macaques japonais, devenus célèbres parce qu’en hiver ils s’immergent dans les sources chaudes pour se réchauffer. On m’a aussi conseillé le lac Kagami (Google Maps), particulièrement envoûtant en automne avec les couleurs du feuillage.

Festival Sendai Aoba Matsuri.

Sendai

Sendai est une excellente étape pour couper le voyage vers le nord, et aussi l’une de mes destinations préférées de tout le voyage au Japon, grâce à un énorme coup de chance : je n’avais pas la moindre idée que ça avait lieu à ce moment-là, mais je me suis retrouvé en ville pendant l’annuel festival Sendai Aoba Matsuri (site officiel).

Que faire et que voir à Sendai

Centre de Sendai

Je te conseille de commencer la journée par la visite de l’Ōsaki Hachimangū (Google Maps), un sanctuaire shintoïste de 1607, construit à la demande du puissant seigneur féodal Date Masamune et aujourd’hui reconnu comme Trésor national du Japon pour son architecture extraordinaire richement décorée. L’entrée est gratuite. De là, tu pourrais marcher vers le temple Rinnoji (Google Maps), un temple bouddhiste tranquille connu surtout pour son splendide jardin japonais avec étang et pour son atmosphère de paix. L’entrée du jardin coûte 300 yens.

Temple Rinnoji.

Un autre lieu souvent conseillé est le Zuihōden, c’est-à-dire le mausolée de Date Masamune (Google Maps), le puissant seigneur féodal qui fonda Sendai. Je n’y suis pas allé, donc je ne me prononce pas, mais j’imagine que ça peut être un lieu fascinant. L’entrée coûte 570 yens. Pas très loin, il y a aussi le musée du château d’Aoba (Google Maps) ; du château, il ne reste pas grand-chose voire rien, et apparemment toute l’exposition est exclusivement en japonais, donc je l’ai évité, mais je pense que ça vaut la peine de le mentionner vu aussi la proximité avec le mausolée. Pour finir la journée, monte sur la plateforme panoramique du centre commercial AER (Google Maps). L’entrée est entièrement gratuite. Il suffit de monter à l’étage « 31F » en ascenseur.

Plateforme panoramique du centre commercial AER.

Matsushima

Matsushima est de loin l’escapade la plus populaire, célèbre pour sa baie parsemée de centaines de petites îles couvertes de pins et pour les nombreux temples et sanctuaires qui ponctuent la côte. Je te conseille de commencer la journée en prenant le train pour Matsushimakaigan Station (Google Maps). De là, je suis monté au Saigyo Modoshi no Matsu Park (Google Maps), rien d’exceptionnel, mais il y a au moins deux ou trois très beaux aperçus sur la baie. Au cas où ça t’intéresserait, il y a aussi un bar avec une terrasse panoramique ; je ne suis pas entré, mais j’imagine que c’est l’endroit idéal pour boire quelque chose et profiter du panorama. Cela dit, je suis certain que pendant la floraison des cerisiers c’est un lieu beaucoup plus envoûtant, le parc étant en effet célèbre justement pour ses quelque 250 cerisiers.

Saigyo Modoshi no Matsu Park.

Depuis le parc, je te conseille de descendre vers le temple Zuigan-ji (Google Maps), qui est l’un des plus importants temples zen de la région, fondé au IXe siècle et reconstruit à l’époque Edo, célèbre pour ses élégants bâtiments en bois, ses splendides intérieurs décorés et ses grottes creusées dans la roche. L’entrée coûte 1 000 yens. Si tu veux, tu pourrais visiter aussi le temple Entsūin tout proche (Google Maps), où l’entrée coûte 500 yens. Je n’y suis pas allé, mais on conseille aussi souvent la Kanrantei Tea House toute proche (Google Maps), dont le bâtiment a environ 400 ans : elle fut construite au début de l’époque Edo par les seigneurs féodaux de Sendai, qui l’utilisaient comme lieu de détente et pour accueillir des invités importants.

Temple Zuigan-ji.

Continue ensuite vers l’île de Fukuurajima (Google Maps) ; ils demandent 200 yens pour traverser le pont mais l’île est mignonne, on peut facilement en faire le tour à pied en une demi-heure et elle offre quelques aperçus intéressants sur la baie. Termine la journée avec l’emblématique croisière dans la baie ; je conseille la « Basho Cruise » pour descendre au port de Shiogama (Google Maps) et monter dans le premier train de retour pour Sendai depuis la gare toute proche (Google Maps). J’ai payé 1 500 yens pour la croisière. Pour les réservations en ligne, il y a une réduction de 10 %, ici tu trouves les différents itinéraires, les horaires de la « Basho Cruise » et le lien pour réserver.

Basho Cruise.

Où dormir à Sendai ?

Moi, j’ai dormi au 9h nine hours Sendai, un établissement moderne et propre, bien situé au centre. Dans l’ensemble, je le conseille.

Comment aller à Sendai ?

Si, comme moi, tu arrives de Kanazawa, le moyen le plus rapide de loin consiste à prendre le Shinkansen vers Tokyo, faire un changement et monter dans celui qui va directement à Sendai : comme ça, ça fait environ 4 heures de trajet. Mais si tu veux économiser, tu peux faire comme moi : prendre l’highway bus de Kanazawa à Niigata, réservable en ligne sur Willer. J’y ai passé la nuit au Bandai Silver Hotel, pratiquement à côté de la gare routière, et le lendemain matin j’ai pris le bus vers Koriyama, que là aussi tu peux réserver sur Willer. De là, selon les correspondances, tu peux continuer en train plus bus vers Sendai, avec changement à Fukushima, ou vice versa : le coût est pratiquement le même. Jette un œil à Google Maps en utilisant l’option « Coût le plus bas ». Dans la section « comment se déplacer au Japon », tu trouves plein d’autres informations utiles.

Festival Sendai Aoba Matsuri.

Hirosaki

Hirosaki est une ville historique du Tōhoku célèbre surtout pour son château et son spectaculaire parc, considéré comme l’un des plus beaux endroits du Japon pour admirer les cerisiers en fleurs.

Que faire et que voir à Hirosaki

Moi, je suis allé à Hirosaki alors que la floraison des cerisiers était déjà terminée et je dois dire que même si ça a été une journée dans l’ensemble agréable, si tu as les jours comptés, je filerais probablement tout droit vers Aomori.

Cela dit, en une demi-journée tu peux tranquillement visiter le château avec son parc (Google Maps), les jardins botaniques (Google Maps) et les jardins Fujita (Google Maps). Le château a été littéralement déplacé de son emplacement d’origine en 2015 pour des travaux de restauration des murs sur lesquels il reposait, il n’est pas particulièrement envoûtant. Cela reste quand même un endroit agréable, tout comme le parc et les jardins botaniques, tandis que les jardins Fujita sont très soignés et méritent absolument la visite. Le billet combiné pour les trois attractions coûte 520 yens.

Le château de Hirosaki.

Où dormir à Hirosaki ?

Moi, j’ai dormi au Tabist Hirosaki Touei Hotel, qui était l’option la moins chère pendant ma visite. Rien d’exceptionnel, mais je n’ai pas non plus de quoi me plaindre.

Comment aller à Hirosaki ?

En arrivant de Sendai, tu pourrais prendre le Shinkansen, mais si, comme moi, tu préfères dépenser moitié moins, il y a plusieurs départs par jour avec l’highway bus depuis le Miyagi Kotsu Sendai Highway Bus Center (Google Maps) jusqu’au Hirosaki Bus Terminal (Google Maps), que tu peux réserver sur cette page. Les horaires sont aussi disponibles sur Google Maps. Dans la section « comment se déplacer au Japon », tu trouves plein d’autres informations utiles.

Jardins Fujita.

Aomori

Cette ville portuaire était autrefois le principal point de départ pour rejoindre Hokkaido en ferry. Bien qu’elle reste un port de ferries important, l’ouverture du tunnel ferroviaire sous-marin Seikan en 1988 et l’arrivée des vols low cost ont réduit le nombre de passagers.

De nos jours, Aomori est connue surtout pour le vivant Nebuta Matsuri (site officiel), l’un des festivals d’été les plus spectaculaires du Japon, célèbre pour ses énormes lanternes illuminées représentant des figures historiques, des guerriers et des personnages mythologiques, qui défilent dans les rues accompagnées de musique et de danses traditionnelles.

Nebuta Museum WA RASSE.

Que faire et que voir à Aomori

Au-delà du festival, la ville n’a pas grand-chose à offrir au touriste de passage. Encore une fois, si tu as les jours comptés, j’irais probablement directement à Hokkaido, en particulier si tu es prêt à prendre le Shinkansen. Sinon, tu pourrais y passer une demi-journée et ensuite prendre le ferry vers Hakodate le matin.

Cela dit, si tu as quelques heures à passer en ville, je te conseille de visiter le Nebuta Museum WA RASSE (Google Maps), le musée consacré au festival Nebuta Matsuri où l’on peut admirer quelques-unes des énormes lanternes illuminées utilisées lors des festivals passés. Un audioguide gratuit est proposé, apporte tes écouteurs. L’entrée coûte 620 yens. Si tu veux, tu peux acheter le billet combiné qui comprend la visite du musée naval (Google Maps) et l’accès à la plateforme panoramique de l’office du tourisme (Google Maps). Ce billet devrait coûter 1 300 yens. Je suis entré seulement au musée Nebuta WA RASSE parce qu’il était déjà tard, mais si tu as quelques heures de plus, je pense vraiment que ça vaut la peine de payer le billet combiné. Pour finir, tu pourrais visiter le marché aux poissons Aomori Gyosai (Google Maps). Ce qui rend ce marché aux poissons spécial, c’est un système qui permet aux visiteurs de composer leur propre donburi de fruits de mer (appelé nokkedon) avec les produits locaux vendus au marché même.

Où dormir à Aomori ?

Moi, j’ai dormi à l’Iroha Ryokan, c’était de loin l’option la moins chère pendant ma visite. Établissement propre et excellent emplacement, propriétaire très gentille et cordiale. Conseillé.

Comment aller à Aomori ?

Depuis Hirosaki Station (Google Maps), tu peux simplement prendre le train sur la Ou Line en direction d’Aomori Station (Google Maps), les départs sont très fréquents. Dans la section « comment se déplacer au Japon », tu trouves plein d’autres informations utiles.

Nebuta Museum WA RASSE.

HOKKAIDŌ

Hokkaidō est l’île la plus septentrionale du Japon et l’une des plus aimées des passionnés de nature et de paysages préservés. Moins urbanisée que Honshū, elle offre de vastes espaces ouverts, des montagnes, des lacs et des parcs nationaux qui changent de visage à chaque saison : des champs de lavande estivaux de Furano aux spectaculaires chutes de neige hivernales de Sapporo et Niseko. L’île est réputée aussi pour sa cuisine, en particulier le poisson frais, les crustacés et les produits laitiers. Hokkaidō est la destination idéale pour qui cherche un Japon plus authentique et plus tranquille, loin des grandes villes, mais tout de même bien relié au reste du pays.

Hakodate

Hakodate, avec son port, a été pendant des années le principal carrefour pour quiconque voulait rejoindre Hokkaidō. La ville a toutefois perdu une partie de son importance avec l’ouverture du tunnel ferroviaire sous-marin et l’arrivée des vols low cost, exactement comme Aomori de l’autre côté du détroit.

Hakodate Morning Market Square.

Que faire et que voir à Hakodate

Je te conseille de commencer la journée par l’Hakodate Morning Market Square (Google Maps), très touristique mais qui vaut quand même la peine d’y faire un tour et peut-être d’y manger quelque chose, les prix ne sont pas exagérés. De là, tu pourrais te diriger vers la Goryokaku Tower (Google Maps), excellente vue sur le fort Goryōkaku avec sa forme d’étoile emblématique et sur la ville, l’entrée coûte 1 200 yens. Si ton budget est limité, je ne pense pas que ce soit un must-see, à moins que le parc en contrebas, avec ses quelque 1 500 cerisiers, ne soit en fleurs : dans ce cas, je pense vraiment que ça vaut la peine de monter. Le pic de floraison a généralement lieu début mai. Je te conseille ensuite de te promener dans le parc proprement dit (le fort a été transformé en parc public au début du XXe siècle) ; à l’intérieur, il y a aussi l’Hakodate Magistrate’s Office (Google Maps), qui est une reconstitution de l’ancien siège du gouvernement du shogunat à Hakodate ; je n’y suis pas entré, donc je ne me prononce pas. L’entrée coûte 500 yens.

Vue depuis la Goryokaku Tower.

L’après-midi, je te conseille de te promener dans le quartier Motomachi (Google Maps). Hakodate fut l’un des premiers ports japonais à s’ouvrir au commerce international, en 1859. En conséquence, de nombreux commerçants et entrepreneurs venus de Russie, de Chine et des pays occidentaux s’installèrent en ville, et Motomachi devint l’une des zones où se concentrèrent les nouveaux résidents étrangers. Aujourd’hui encore, le quartier conserve de nombreux bâtiments et lieux de culte qui témoignent de cette rencontre entre cultures japonaise et occidentale. Parmi les plus célèbres figurent l’église orthodoxe russe (Google Maps), l’ancien consulat britannique (Google Maps), l’ancien siège du gouvernement préfectoral (Google Maps) et l’ancienne salle publique de Hakodate (Google Maps).

Termine la journée avec le coucher de soleil depuis le sommet du mont Hakodate (Google Maps). Pour monter à pied, je te conseille le sentier kyutozando qui part du parking à cet endroit (Google Maps). Il est facile à suivre, tu le trouves tracé sur Organic Maps et, si tu veux, aussi sur AllTrails. Si tu n’as pas envie de marcher, tu peux simplement prendre le téléphérique (Google Maps). Dans tous les cas, même si la vue est fascinante, même en semaine, fin mai, au coucher du soleil c’était un désastre niveau monde : littéralement des flottes de touristes. Si tu cherches un peu de tranquillité, tu peux redescendre en direction de la batterie d’artillerie datant de la Seconde Guerre mondiale (Google Maps). La vue n’est pas aussi belle, mais il y a quand même plus de deux ou trois aperçus intéressants et, du moins dans mon cas, il n’y avait personne d’autre dans les environs.

Mont Hakodate.

Onuma Quasi-National Park

Le parc quasi national d’Ōnuma (Google Maps) est une zone naturelle au pied du mont Komagatake, caractérisée par des lacs, des îlots, des forêts et des sentiers panoramiques, particulièrement envoûtante en automne quand la végétation se teinte de rouge et de jaune. Comme son nom l’indique, il ne s’agit pas d’un véritable parc national mais cela reste quand même une zone d’un grand intérêt naturel. Je n’y suis pas allé parce que mon itinéraire à Hokkaidō était déjà bien trop chargé, mais je suis certain que ça peut être une belle excursion à faire dans la journée en partant de Hakodate, puisqu’il se trouve à seulement une demi-heure de train. Depuis la gare, on peut faire de courts sentiers à pied ou bien louer un vélo. Pour ne pas se tromper, tu peux toujours faire un saut au centre d’accueil des visiteurs (Google Maps).

Où dormir à Hakodate ?

Moi, j’ai dormi au GUEST HOUSE HAKODATE BAY, je crois que c’était l’option la moins chère disponible pendant ma visite. Sans plus, bien situé.

Comment aller à Hakodate ?

Comme je l’ai dit, en arrivant d’Aomori, l’option la moins chère pour rejoindre Hakodate est le ferry. Il y a deux compagnies qui desservent la ligne : Tsugaru Kaikyō Ferry (site officiel) et Seikan Ferry (site officiel). La traversée dure environ 4 heures. J’ai voyagé avec Tsugaru Kaikyō Ferry, en payant 2 860 yens fin mai, donc encore en basse saison. Le billet peut être réservé en ligne, même si moi je suis allé directement au port et le ferry était pratiquement vide. De plus, le billet standard n’attribue pas de place assise mais des salles où l’on peut s’allonger. Si en revanche tu veux un vrai fauteuil, alors ça peut avoir du sens de réserver à l’avance. Du port de Hakodate partent ensuite des bus directs vers le centre, avec des horaires coordonnés avec les arrivées des ferries. L’alternative est de prendre le Shinkansen, qui traverse le tunnel ferroviaire sous-marin. Cette option coûte toutefois plus du double par rapport au ferry, tout en faisant gagner environ deux heures de trajet. Dans la section « comment se déplacer au Japon », tu trouves plein d’autres informations utiles.

Lac Toya

Le lac Toya est un lac volcanique envoûtant, célèbre pour ses eaux limpides, ses nombreuses sources chaudes et ses panoramas sur le volcan Usu et sur le mont Yōtei.

Que faire et que voir au lac Toya

Je te conseille de commencer la visite par le Toyako Visitor Center (Google Maps), où tu trouveras une belle exposition, entièrement gratuite, consacrée à la flore, à la faune et à l’histoire géologique de la région. C’est un excellent point de départ pour mieux comprendre le parc national Shikotsu-Tōya et l’environnement naturel particulier qui entoure le lac. Il y a en outre un musée attenant où je ne suis toutefois pas entré, donc je ne me prononce pas. L’entrée coûte 600 yens. Depuis le centre d’accueil partent plusieurs excursions. Personnellement, je voulais monter sur le cratère du mont Usu (Google Maps), mais pendant ma visite il était fermé au public parce que le volcan était particulièrement actif à cette période. Officiellement, le sentier pour atteindre le cratère part du téléphérique (Google Maps). Tu peux donc l’utiliser pour monter ou descendre et t’épargner une grande partie du dénivelé : une fois arrivé au cratère, tu peux simplement suivre le sentier panoramique le long du bord, que tu trouves aussi sur AllTrails.

Lac Toya.

Si tu veux, il semble y avoir aussi un sentier sur le versant nord, tracé sur Organic Maps, qui rejoint le parcours du cratère plus ou moins à cet endroit (Google Maps). Je ne l’ai pas fait personnellement, donc je ne peux pas te dire s’il est vraiment praticable. Comme le cratère était fermé, j’ai fini par monter un peu au hasard jusqu’à cet endroit (Google Maps), d’où l’on profite d’une très belle vue sur le lac. Une alternative plus courte est le Kompira Crater Walking Trail (Google Maps), qui permet de voir de près les dégâts provoqués par l’éruption de 2000. Tu peux ensuite continuer au moins jusqu’au cratère Yu-kun (Google Maps).

Une autre possibilité est de faire un tour en bateau sur le lac : les départs sont fréquents depuis l’embarcadère à cet endroit (Google Maps). Si tu veux, tu peux aussi descendre sur l’île de Nakajima (Google Maps) et l’explorer à pied en suivant le sentier indiqué sur AllTrails. Je n’y suis pas allé, mais je pense que ça peut être une belle façon de passer une journée. Pour les passionnés de cyclisme, en revanche, il est possible de faire le tour complet du lac à vélo. Enfin, pendant l’été, tous les soirs à 20:45, des feux d’artifice sont organisés sur le lac. Je te conseille donc de rejoindre les rives du lac Tōya et de profiter du spectacle !

Feux d’artifice sur le lac.

Où dormir au lac Toya ?

Moi, j’ai dormi à la Toyako Guest House Ponkotan, une auberge très soignée, propre et confortable. Conseillée.

Comment aller au lac Toya ?

Prends le train de Hakodate Station (Google Maps) à Tōya Station (Google Maps). De là, il y a ensuite des correspondances fréquentes en bus vers le Toyako Onsen Bus Terminal (Google Maps). Dans la section « comment se déplacer au Japon », tu trouves plein d’autres informations utiles.

Noboribetsu

Noboribetsu est l’une des stations thermales les plus célèbres de Hokkaidō, connue surtout pour Jigokudani, l’envoûtante « Vallée de l’Enfer » avec ses fumerolles, ses sources sulfureuses et ses paysages volcaniques.

Que faire et que voir à Noboribetsu

Si tu loges à Noboribetsu même, prends le bus vers Noboribetsu Onsen (Google Maps). De là, je te conseille cet itinéraire à pied : rejoins d’abord la Vallée de l’Enfer (Google Maps), profite du paysage surréaliste et continue ensuite vers le lac Oyunuma (Google Maps). Moi, en réalité, j’ai d’abord fait un détour le long de la route jusqu’au lac Kuttara (Google Maps), mais je ne suis pas convaincu que ça vaille particulièrement la peine, surtout si tu n’as pas envie de trop marcher. Je te conseille en revanche vivement de tremper les pieds dans le bain de pieds naturel de la rivière Oyunuma (Google Maps) : en fin d’après-midi il n’y avait pratiquement personne et j’en ai énormément profité. Avant ou après tout ça, si ça t’intéresse, tu peux prendre le téléphérique (Google Maps) et monter au Noboribetsu Bear Park (Google Maps), qui abrite de nombreux ours bruns de Hokkaidō. Apparemment, il y a aussi de beaux points de vue avec vue sur le lac Kuttara. Je n’y suis pas allé, donc je ne peux pas me prononcer personnellement.

Vallée de l’Enfer.

Même chose pour le Noboribetsu Date Jidai Village (Google Maps), un parc à thème qui recrée un village de l’époque Edo, avec des bâtiments traditionnels, des spectacles de samouraïs et de ninjas et diverses activités à thème. Personnellement, ce genre d’attractions me donne une certaine impression de factice que je n’apprécie pas particulièrement, mais je le signale parce que ça pourrait quand même intéresser quelqu’un. Tu pourrais enfin terminer la journée au Dai-ichi Takimotokan (Google Maps), qui abrite le plus grand complexe thermal de Hokkaidō. D’après ce qu’on m’a dit, il est possible d’acheter un pass journalier et d’accéder aux onsen même sans séjourner à l’hôtel. Sinon, il y a de nombreux autres onsen dans le village.

Lac Oyunuma.

Musée national aïnou (Upopoy)

Le Musée national aïnou (Google Maps) est le principal musée national du Japon consacré à l’histoire, à la langue et à la culture des Aïnous, la population indigène de Hokkaidō. Je l’ai trouvé vraiment sympa et intéressant : le complexe est divisé en plusieurs zones et comprend aussi la reproduction d’un village traditionnel. Il y a ensuite le centre culturel, où sont organisés chaque jour de nombreux spectacles, de la musique traditionnelle à la danse, ainsi que des documentaires, des ateliers et d’autres activités. Bref, il y a vraiment un peu de tout. L’entrée coûte 1 200 yens. Moi, je l’ai visité en partant de Noboribetsu dans la journée, mais si tu veux, tu peux aussi laisser tes bagages dans les consignes de la gare de Shiraoi (Google Maps), visiter le musée et ensuite continuer directement vers Sapporo.

Musée national aïnou (Upopoy).

Où dormir à Noboribetsu ?

Moi, j’ai dormi à la Noboribetsu Guest House AKA & AO et je la recommande. Excellente auberge à deux pas de la gare.

Comment aller à Noboribetsu ?

En arrivant de Hakodate ou de Tōya, prends n’importe quel train direct pour Noboribetsu Station (Google Maps). Dans la section « comment se déplacer au Japon », tu trouves plein d’autres informations utiles.

Sapporo

Sapporo est la capitale de Hokkaido et la cinquième plus grande ville du Japon. C’est aussi l’une des villes les plus jeunes du pays : en 1869, quand le développement de la ville a officiellement commencé, elle comptait à peine sept habitants ! Sapporo est devenue célèbre dans le monde entier en 1972, quand elle a accueilli les Jeux olympiques d’hiver. Aujourd’hui, la ville est connue surtout pour ses ramen, sa bière et l’annuel Festival de la neige, qui se tient chaque année en février.

Que faire et que voir à Sapporo

Par rapport aux autres grandes villes du Japon, à mon avis Sapporo, même si elle est agréable, n’a pas énormément à offrir au touriste, surtout parce que c’est une ville relativement récente d’un point de vue historique. Cela dit, on peut tranquillement y passer deux jours, d’autant que c’est de fait une étape obligée pour la plupart des déplacements vers et depuis Hokkaidō. La plupart des attractions se trouvent hors de la ville, mais je te conseille de faire au moins une petite balade en centre-ville autour de l’Odori Park (Google Maps) et de l’emblématique tour de l’horloge (Google Maps).

Moerenuma Park.

Moerenuma Park

Le Moerenuma Park (Google Maps) est un grand parc artistique aux portes de Sapporo, conçu par l’artiste et architecte Isamu Noguchi, où de vastes espaces verts, des installations et des structures géométriques se fondent en un seul paysage. Je l’ai trouvé vraiment agréable, parfait pour se promener et passer quelques heures. La fontaine offre plusieurs spectacles au cours de la journée. Rien d’exceptionnel, mais ça peut être utile de jeter un œil aux horaires avant la visite. Ici tu trouves une photo avec le programme.

À l’entrée du parc, il est aussi possible de louer des vélos (Google Maps). Moi, cependant, je l’ai visité entièrement à pied sans problème. Il y a aussi énormément de cerisiers, donc j’imagine que pendant la floraison le parc devient encore plus envoûtant.

Moerenuma Park.

Hill of the Buddha

Hill of the Buddha (Google Maps) est un envoûtant complexe bouddhiste aux portes de Sapporo, conçu par l’architecte Tadao Andō. Le point fort est la monumentale statue du Bouddha, qui émerge d’une colline couverte de lavande et crée, quand les fleurs sont en pleine floraison, un paysage vraiment spectaculaire.

J’y suis allé quand la lavande n’avait pas encore fleuri, donc l’atmosphère était probablement moins spectaculaire, mais j’ai quand même trouvé la visite agréable. Cela dit, ne t’attends pas à une attraction particulièrement riche : à part la statue du Bouddha et quelques monolithes qui rappellent ceux de l’île de Pâques, il n’y a pas grand-chose d’autre à voir et, si tu veux, la visite peut tranquillement se terminer en une dizaine de minutes. Bref, ça dépend de combien ce genre de lieu t’intéresse. J‘ai payé 300 yens pour l’entrée. En face de l’entrée, il y a un arrêt de bus (Google Maps), mais les passages ne sont pas particulièrement fréquents, donc vérifie les horaires et organise-toi en conséquence.

Hill of the Buddha.

Mount Moiwa

Le Mount Moiwa (Google Maps) est l’une des montagnes les plus célèbres de Sapporo, accessible aussi en téléphérique et célèbre surtout pour sa vue spectaculaire sur la ville, particulièrement envoûtante au coucher du soleil et de nuit. Comme toujours, je suis monté à pied : le sentier le plus court part de cet endroit (Google Maps) et il est vraiment facile à suivre. Ça fait environ 3 km avec 500 mètres de dénivelé, donc rien de particulièrement exigeant. Sinon, tu peux prendre le téléphérique (Google Maps).

Mount Moiwa.

Le Village historique de Hokkaido et le musée

Le Musée de Hokkaidō (Google Maps) raconte l’histoire et la nature de Hokkaidō et se trouve à environ dix minutes à pied du musée en plein air voisin. L’exposition est organisée autour de cinq grands thèmes, dont la culture aïnoue, l’histoire de l’île et sa faune sauvage. Ayant déjà visité le Musée national aïnou (Upopoy), j’ai préféré consacrer mon temps à autre chose, même s’il faut souligner que ce musée offre un panorama beaucoup plus large, en se concentrant sur toute l’histoire de Hokkaidō et pas seulement sur les Aïnous. Si tu décides de venir jusqu’ici, beaucoup conseillent de visiter aussi le Village historique de Hokkaidō tout proche (Google Maps). Le musée en plein air comprend environ 60 bâtiments provenant de différentes zones de l’île, datant principalement des ères Meiji et Taishō (1868-1926), quand le développement de Hokkaidō fut mené à grande échelle. Le village est divisé en quatre zones : une ville, un village de pêcheurs, un village agricole et un village de montagne. Si tu décides de visiter les deux attractions, il vaut mieux acheter le billet combiné.

Shiroi Koibito Park

Le Shiroi Koibito Park (Google Maps) est un parc à thème consacré au célèbre chocolat Shiroi Koibito, où l’on peut visiter l’usine, découvrir l’histoire de la marque et se promener parmi des bâtiments et des jardins de style européen. Je suis arrivé trop tard pour la visite de l’usine : la dernière entrée est à 16:30, donc je me suis contenté de me promener dans les jardins extérieurs. Jolis, mais rien d’exceptionnel. J’imagine cependant que, si la visite de l’usine et le processus de production t’intéressent, l’expérience est nettement plus complète. Tu trouves toutes les informations, y compris les horaires et les prix, sur le site officiel, où tu peux aussi acheter les billets à l’avance.

Shiroi Koibito Park.

Festival de la neige

Le Festival de la neige de Sapporo se tient chaque année en février, pendant environ une semaine. C’est l’un des événements hivernaux les plus populaires du Japon. Le festival est né en 1950, quand des lycéens ont construit des statues de neige dans le parc Odori. Depuis, il est devenu un énorme événement international, célèbre pour ses spectaculaires sculptures de neige et de glace qui attirent chaque année des millions de visiteurs. Si tu visites Hokkaidō à cette période, je pense que ça vaut absolument la peine d’y faire un saut !

Otaru

Otaru (Google Maps) est une pittoresque ville portuaire à environ une heure de train de Sapporo, célèbre pour son canal historique (Google Maps), son horloge à vapeur (Google Maps) et ses bâtiments de style occidental. Par manque de temps, je n’y suis pas allé, mais ça semble être une destination assez populaire à visiter dans la journée en prenant Sapporo comme base. Pour les amateurs de whisky, on peut aussi visiter la distillerie Nikka Whiskey Yoichi (Google Maps). Tu pourrais en outre monter au sommet du mont Tenguyama (Google Maps) d’où l’on a d’excellentes vues sur la ville avec l’océan en arrière-plan. Évidemment, comme souvent au Japon, il existe la possibilité de prendre le téléphérique (Google Maps). Enfin, si tu visites la région en février, jette un œil aux dates de l’Otaru Snow Light Festival. Pendant le festival, le centre d’Otaru s’illumine de milliers de bougies et de lanternes.

Hill of the Buddha.

Où dormir à Sapporo ?

J’ai séjourné dans trois auberges différentes pendant mes deux passages à Sapporo :HELIO HOSTEL SAPPORO est probablement ma préférée, ambiance moderne et propre, excellent emplacement très central, EZO Run Sapporo même si elle est moins soignée offre une atmosphère plus détendue, on a presque l’impression d’être invité chez quelqu’un, The Stay Sapporo même si c’est une bonne auberge, c’est celle qui m’a le moins plu.

Comment aller à Sapporo ?

Sapporo fait office de hub de transport en commun pour toute l’île de Hokkaido ; d’ici, il y a en gros des liaisons directes en train et en bus vers toutes les principales destinations du pays. De plus, l’aéroport de New Chitose (Google Maps) a plusieurs liaisons par jour vers toutes les principales villes du pays et aussi plein de destinations internationales. Pour le rejoindre depuis le centre, si tu veux économiser un peu, je te conseille de prendre le New Chitose Airport Limousine Bus (on peut payer avec une IC card à bord) plutôt que le train. Tu trouves les horaires aussi sur Google Maps. Dans la section « comment se déplacer au Japon », tu trouves plein d’autres informations utiles.

Mount Moiwa.

Furano

Furano est une petite ville de Hokkaidō entourée de collines et de campagne, célèbre surtout pour ses vastes champs de lavande et ses splendides paysages ruraux, qui en été atteignent leur maximum de splendeur avec la floraison de la lavande et des autres fleurs.

Que faire et que voir à Furano

Dans le centre-ville, il n’y a pas exactement grand-chose à faire. Pour que les déplacements soient efficaces, j’ai fait ce qui suit en emportant mon sac à dos avec moi et en visitant en gros les différentes attractions tout en me dirigeant vers Asahikawa. Si tu veux, tu pourrais faire pareil en utilisant les consignes de la gare, ou sinon, retourne simplement à Furano en fin de journée. Depuis la gare de Furano, prends le train direct pour Naka-Furano Station (Google Maps). Il y a aussi des consignes ici, mais tu devras marcher environ 2 km pour rejoindre la Farm Tomita (Google Maps). En haute saison, en revanche, le train s’arrête aussi à la Lavender-Farm Station (Google Maps), juste devant la pépinière. Attention cependant : il n’y a pas de consignes ici.

Farm Tomita.

La Farm Tomita est l’une des attractions les plus célèbres de Furano, connue surtout pour ses spectaculaires champs de lavande qui en été se transforment en véritable mer de couleurs et de parfums. Même fin mai, il y avait quand même plusieurs autres fleurs en fleurs et j’ai trouvé l’endroit sympa à visiter. Du moins pendant ma visite, l’entrée était gratuite. Garde un œil sur les horaires des trains et essaie de t’organiser pour retourner à la gare afin de prendre un train direct pour Bibaushi Station (Google Maps). À titre d’information, je ne crois pas qu’il y avait de consignes ici.

Depuis la gare, j’ai ensuite marché jusqu’à Shikisai-no-oka (Google Maps), un vaste parc floral célèbre pour ses champs de fleurs très colorés disposés sur de douces collines, qui en été créent l’un des paysages les plus emblématiques de Hokkaidō. L’entrée n’est payante que de juillet à septembre. Une alternative légèrement plus proche de la gare est la Kanno Farm (Google Maps). Je n’y suis pas allé, mais je pense que ça peut être une expérience assez similaire. De là, j’ai ensuite pris le premier train direct pour Asahikawa Station (Google Maps).

Si tu veux, entre les deux il y a aussi le lac Shirogane (Google Maps), accessible en transports en commun, mais d’un point de vue logistique ça devient plutôt compliqué. Moi, j’ai laissé tomber, mais surtout si tu as une voiture, ça pourrait valoir la peine de le prendre en considération. Restons dans le thème des randonnées : tu pourrais aussi envisager le circuit Mount Tokachi–Mount Biei (AllTrails). Ça a l’air d’être vraiment une belle randonnée, mais, comme je viens de le dire, avec les seuls transports en commun ce n’est pas facilement faisable.

Shikisai-no-oka.

Où dormir à Furano ?

Moi, j’ai dormi à l’Hostel Tomar, probablement l’une des meilleures auberges de tout mon voyage au Japon. Intérieurs très soignés et propres. Vivement conseillée.

Comment aller à Furano ?

En arrivant de Sapporo, je te conseille de prendre le bus Highway Furano Go. Il fait deux ou trois arrêts en ville et, si tu es au centre, le plus pratique est probablement l’Hokkaido Chuo Bus Sapporo Terminal (Google Maps). Si tu veux, tu peux payer directement à bord avec une IC card. Le bus apparaît aussi sur Google Maps en utilisant la fonction transports en commun. Dans la section « comment se déplacer au Japon », tu trouves plein d’autres informations utiles.

Furano.

Asahikawa et parc national Daisetsuzan

Asahikawa est la deuxième plus grande ville de Hokkaidō et une excellente base pour explorer le centre de l’île, en particulier le parc national Daisetsuzan tout proche.

Que faire et que voir à Asahikawa

Moi, je me suis contenté de visiter le parc national, mais si tu cherches quelque chose à faire en ville, le zoo est souvent conseillé (Google Maps).

Parc national Daisetsuzan

Le parc national Daisetsuzan est le plus grand parc national du Japon : une immense zone sauvage faite de montagnes volcaniques, de forêts et de paysages alpins. Ça a été l’un de mes endroits préférés de tout le voyage. Je te conseille de prendre le premier bus du matin, qui pendant ma visite partait vers 7:00, selon l’arrêt où tu montes. Les horaires apparaissent aussi sur Google Maps et la destination finale est l’Asahidake Visitor Center (Google Maps). Du moins pendant ma visite, on ne pouvait payer qu’en liquide.

Mont Asahidake.

Une fois arrivé au centre d’accueil des visiteurs, tu as plusieurs options. La plus simple consiste à prendre le téléphérique (Google Maps). Depuis la station d’arrivée, tu peux rejoindre le sommet du mont Asahidake (Google Maps) avec environ 700 mètres de dénivelé. Le sentier est vraiment facile à suivre, mais tu trouves aussi la trace sur AllTrails. Si même ça te semble trop exigeant, tu peux simplement te promener autour de la station du téléphérique, où tu trouveras quelques petits étangs et plusieurs points de vue.

Si en revanche tu décides de monter au sommet du mont Asahidake, je te conseille de ne pas revenir par le même sentier et de faire le circuit décrit sur AllTrails. Je l’ai trouvé vraiment agréable : vues fantastiques, très peu de monde et même des sources chaudes naturelles où tremper les pieds. Attention toutefois aux conditions du sentier. Pendant ma visite, début juin, surtout sur le versant nord du mont Asahidake, il y avait encore pas mal de neige. Je n’ai pas trouvé de tronçons particulièrement dangereux ou exposés, mais c’est sûrement quelque chose à prendre en considération et à vérifier avant de partir.

Parc national Daisetsuzan.

Enfin, si comme moi tu refuses de prendre le téléphérique, tu peux monter à pied depuis le centre d’accueil des visiteurs. Le sentier est clairement tracé sur Organic Maps et il est facile à suivre, mais il ajoute environ 500 mètres de dénivelé en plus. En montant et en descendant à pied, en plus de faire le circuit décrit plus haut, la journée devient toutefois plutôt exigeante. Moi, je suis rentré juste à temps pour prendre le dernier bus de la journée, qui pendant ma visite partait à 15:40.

Où dormir à Asahikawa ?

Moi, j’ai dormi à l’Asahikawa Ride, même si l’établissement n’est pas exactement moderne, l’auberge est très confortable et bien placée par rapport à la gare. Le propriétaire est vraiment amical et gentil. Conseillée.

Comment aller à Asahikawa ?

Si tu arrives de Furano, tu peux simplement prendre le train direct pour Asahikawa Station (Google Maps) comme décrit plus haut ; si en revanche tu arrives directement de Sapporo, l’Highway bus, même s’il est un peu plus lent, te coûte environ moitié moins. Si tu es au centre, l’arrêt le plus pratique est probablement l’Hokkaido Chuo Bus Sapporo Terminal (Google Maps).

Je tiens aussi à signaler que l’Asahikawa Airport (Google Maps) a des vols directs vers Tokyo, Nagoya et Osaka à des prix très compétitifs ; selon ton itinéraire, ça vaut la peine de le prendre en considération comme point d’entrée ou de sortie de l’île. Dans la section « comment se déplacer au Japon », tu trouves plein d’autres informations utiles.

Mont Asahidake.

Utoro Onsen et parc national Shiretoko

Utoro Onsen est un petit village thermal qui sert de porte d’entrée au parc national Shiretoko et à la péninsule du même nom, où forêts, montagnes et côtes préservées abritent l’une des zones au monde ayant la plus forte concentration d’ours bruns.

Que faire et que voir à Utoro Onsen et dans le parc national Shiretoko

À Utoro Onsen même, il n’y a pas grand-chose à faire, la seule chose que je conseille est d’aller voir le coucher de soleil depuis l’Oronko Rock (Google Maps). On atteint le sommet au bout d’un court sentier. Pour le reste, profite du bain dans les onsen.

Parc national Shiretoko

Peut-être que j’avais de grandes attentes et qu’il était donc facile d’être déçu, peut-être que je n’ai même pas vu un seul ours, peut-être qu’en altitude il y avait encore beaucoup de neige, ou peut-être simplement que visiter le parc en transports en commun est assez limitant. Toujours est-il que ma visite n’a pas été particulièrement mémorable. Si on ajoute que c’est littéralement au bout du monde et qu’il faut plusieurs heures de trajet pour y arriver, honnêtement ce n’est pas une destination que je me sens de conseiller vivement. La visite a quand même été agréable, mais vu le temps et l’effort nécessaires pour y arriver, je pense qu’il y a d’autres endroits au Japon qui méritent davantage la priorité.

Bon, commençons par dire que sur cette page tu trouves le tableau des horaires des bus directs pour le parc. Dans tous les cas, une fois arrivé à Utoro Onsen, il est assez facile de récupérer toutes les informations nécessaires. Je te conseille de commencer la visite en prenant le bus pour Shiretoko Goko (Google Maps). Tu y trouves un parcours d’environ 2 km sur une passerelle surélevée, que tu peux faire en totale autonomie. Avec un peu de chance, tu pourrais même réussir à apercevoir quelques ours. La passerelle est équipée d’une clôture électrique tout le long du parcours pour empêcher les ours bruns d’y accéder.

Passerelle surélevée

Si tu veux, il y a aussi des parcours plus longs qui offrent de meilleures chances d’observer la faune, mais pendant la période de pleine activité des ours, du 10 mai au 31 juillet, il est obligatoire de participer à un tour organisé. Le parcours long, d’une durée d’environ 3 heures, coûte 6 000 yens, tandis que le court, d’environ une heure et demie, coûte 3 600 yens. Moi, j’ai laissé tomber. Dans tous les cas, voici le site officiel, où tu trouves toutes les informations à jour.

Une fois la visite terminée, prends le premier bus de retour vers le Shiretoko National Park Nature Center (Google Maps). Il y a ici une petite mais intéressante exposition consacrée au parc national, utile pour en savoir un peu plus avant de continuer. Depuis le centre part aussi un court sentier vers la cascade Furepe (Google Maps) : le long du parcours, j’ai vu plus d’un cerf. Si tu arrives à bien combiner les horaires des bus, tu pourrais aussi rejoindre le lac Rausu (Google Maps). L’arrêt de bus est celui-ci (Google Maps) et de là, c’est environ 3 km à pied jusqu’au lac. Le sentier est tracé sur Organic Maps, mais apparemment il peut y avoir pas mal de boue, donc organise-toi en conséquence. Si tu as une autre journée à disposition, d’Utoro Onsen partent aussi plusieurs croisières en bateau qui pourraient être intéressantes.

Cascade Furepe.

Moi, en revanche, j’ai tenté l’ascension du mont Rausu (Google Maps), mais malheureusement j’ai dû faire demi-tour à quelques kilomètres du sommet parce qu’il y avait encore vraiment trop de neige. D’après ce qu’on m’a dit, des conditions similaires peuvent se prolonger jusqu’à la mi-juillet, donc vérifie bien la situation avant de partir. Le sentier est celui décrit sur AllTrails. L’arrêt de bus le plus proche est celui-ci (Google Maps), mais de là il faut quand même marcher quelques kilomètres le long de la route. J’ai fait le trajet à pied, mais pas mal de voitures sont passées, donc j’imagine qu’avec un peu de patience on peut aussi tenter l’auto-stop. Près du début du sentier, il y a en outre des sources chaudes naturelles vraiment sympas (Google Maps), où je te conseille absolument de t’arrêter au retour.

Où dormir à Utoro Onsen ?

Moi, j’ai dormi au Shiretoko Village, un établissement très traditionnel dans le vrai style japonais avec onsen à l’intérieur. J’ai pris une chambre privée pour me faire plaisir à la fin du voyage, mais si tu veux, ils ont aussi des dortoirs. Pas loin de la gare routière. Conseillé.

Comment aller à Utoro Onsen ?

Du moins pendant ma visite, il était possible de rejoindre Utoro Onsen dans la journée en partant d’Asahikawa, mais pour ça tu dois forcément prendre le premier Limited Express du matin en direction d’Abashiri Station (Google Maps). De là, tu dois prendre le train local pour Shiretokoshari Station (Google Maps). De l’autre côté de la route se trouve la gare routière (Google Maps), d’où partent les bus directs pour Utoro Onsen. Les horaires sont disponibles sur cette page.

Si tu arrives directement de Sapporo, ou si tu dois y retourner après avoir visité le parc national, il existe aussi un bus direct quotidien qui roule de nuit de Sapporo à Utoro Onsen et de jour dans la direction opposée. Tu peux le réserver en ligne sur ce site. Comme destination, sélectionne « Shiretoko », même si de fait le bus arrive à la gare routière d’Utoro Onsen. Dans la section « comment se déplacer au Japon », tu trouves plein d’autres informations utiles.

Parc national Shiretoko.

OKINAWA

Nicola, tu as complètement oublié Okinawa ! En réalité, j’ai choisi consciemment de ne pas visiter l’archipel pendant ce voyage. J’aurais dû y aller à la fin de l’hiver, quand le climat n’est pas encore particulièrement favorable pour profiter de la mer, et plusieurs amis qui y sont allés m’ont en outre découragé, surtout à cause des coûts assez élevés nécessaires pour rejoindre et visiter les plus belles îles.

Okinawa reste quand même une destination qui m’intrigue, surtout pour sa mer et pour la culture des îles Ryūkyū, très différente de celle du Japon continental. Tout simplement, vu la période de mon voyage et le budget à disposition, j’ai préféré donner la priorité à d’autres zones du pays. D’ailleurs, si l’objectif est surtout de trouver des plages tropicales et des îles paradisiaques, en Asie il existe de nombreuses alternatives tout aussi belles et nettement moins chères.

Ce sont, bien sûr, des considérations basées sur mon expérience indirecte et sur les conseils reçus : n’ayant pas visité Okinawa, je ne me sens pas de donner un avis personnel sur l’archipel. Si tu décides de l’inclure dans ton itinéraire, ici tu trouves un guide intéressant qui peut t’aider à organiser le voyage.

Le château de Himeji.

Idées d’itinéraires au Japon

Voici quelques itinéraires possibles de 2, 3 et 4 semaines. Évidemment, il n’existe pas d’itinéraire parfait pour une durée donnée, donc prends ce qui suit comme simple inspiration et adapte-le selon tes intérêts et ton budget, en tenant compte de ce que tu as lu jusqu’ici. Si ton objectif est de traverser tout le pays du nord au sud, comme je l’ai fait, sans sauter continuellement d’une destination à l’autre tous les deux jours, je conseille au moins deux mois, idéalement même plus.

Itinéraire de deux semaines au Japon

Pour le voyageur moyen avec deux semaines au Japon, je pense que ça vaut la peine de se concentrer exclusivement sur le Japon central ; c’est clairement aussi la partie la plus touristique, mais elle garantit de voir tous les highlights comme Tokyo, Kyoto, le mont Fuji, Nara etc.

Tokyo (4 nuits)

Jour 1 :

Visite le nord de Tokyo.

Jour 2 :

Visite le centre de Tokyo.

Jour 3 :

Visite l’ouest de Tokyo.

Jour 4 :

Visite le sud de Tokyo.

La région des cinq lacs (1 nuit)

Jour 5 :

Bus depuis Tokyo le matin. Mont Ashiwada et point de vue Sankodai, c’est ce que je ferais personnellement, mais les options ne manquent pas.

Kyoto (3 nuits)

Jour 6 :

Aube à la pagode Chureito plus Fujiyoshida Street. Train pour Kyoto en fin de matinée. Le chemin de la philosophie et le quartier de Higashiyama l’après-midi.

Jour 7 :

Forêt de bambous d’Arashiyama tôt le matin. Temples variés.

Jour 8 :

Le sanctuaire Fushimi Inari-Taisha tôt le matin. Temples variés.

Nara (2 nuits)

Jour 9 :

Train Kyoto – Nara. Explore le centre de Nara.

Jour 10 :

Explore les environs de Nara : le sentier Yamanobe-no-michi, Yoshino et quelques temples moins connus sont tous d’excellentes options.

Himeji (1 nuit)

Jour 11 :

Train de Nara à Himeji. Visite le château puis le temple Shoshazan Engyoji.

Hiroshima (2 nuits)

Jour 12 :

Train depuis Himeji. Parc du Mémorial de la paix de Hiroshima, château de Hiroshima et jardins Shukkeien.

Jour 13 :

Île d’Itsukushima. Si tu pars tôt le matin, tu peux sûrement inclure aussi une courte visite à Iwakuni.

Jour 14 :

Retour à Tokyo.

Itinéraire de trois semaines au Japon

Avec une semaine de plus à disposition, à mon avis tu as en gros deux options. La première est d’utiliser l’itinéraire de deux semaines décrit plus haut comme base et d’ajouter quelques destinations moins fréquentées le long du parcours. Par exemple, après la région des cinq lacs, tu pourrais traverser la vallée du Kiso, continuer vers Nagoya et de là rejoindre Kyoto, où tu pourrais ensuite suivre l’itinéraire de deux semaines décrit plus haut. Sinon, tu pourrais pousser vers Takayama et Kanazawa. Avant même de quitter Tokyo, tu pourrais rester une nuit de plus dans la capitale et consacrer une journée à Nikkō, Kamakura ou Hakone. Une autre possibilité est d’inclure le Kumano Kodo ou de passer une nuit à Onomichi, en coupant ainsi le trajet entre Himeji et Hiroshima.

En gros, j’utiliserais l’itinéraire de deux semaines comme trame et j’ajouterais quelques étapes selon tes intérêts, sans chercher forcément à remplir chaque jour. La seconde option est en revanche de consacrer toute la semaine à une autre île. Hokkaidō ou Shikoku, par exemple, sont toutes les deux assez grandes pour justifier une semaine entière et peuvent offrir une expérience très différente du Japon que l’on rencontre sur le classique itinéraire Tokyo–Kyoto–Hiroshima.

Nara.

Itinéraire de quatre semaines au Japon

Avec un mois ou plus à disposition, tu peux commencer à penser à couvrir une bonne partie du pays, à condition d’être prêt à te déplacer fréquemment et à utiliser quelques Shinkansen ou, éventuellement, un vol intérieur. Comme itinéraire de base, tu peux simplement suivre le guide dans l’ordre où il a été écrit. L’ordre des destinations est en effet pensé pour traverser le pays du sud au nord, en essayant d’optimiser les déplacements le plus possible. Clairement, avec un seul mois à disposition, tu ne peux pas penser visiter chaque destination mentionnée dans le guide, mais tu peux sûrement t’en approcher. Pour simplifier, tu pourrais te limiter à explorer l’île de Honshū et ajouter Shikoku et Hokkaidō seulement si tu as au moins cinq ou six semaines à disposition.

Jardins Hamarikyu, Tokyo.

Comment se déplacer au Japon

Le Japon peut se vanter d’avoir l’un des meilleurs systèmes de transports en commun que j’aie jamais utilisés. En particulier, le réseau ferroviaire est excellent : dense, efficace et capable de relier pratiquement toutes les principales villes et destinations touristiques. De plus, une grande partie du système de transports en commun est parfaitement intégrée à Google Maps, ce qui rend très simple la planification des trajets. Cela dit, même si sur certaines lignes il est possible de payer directement avec une carte sans contact normale ou via Apple Pay et Google Pay, pour la plupart des voyageurs je conseille quand même d’utiliser une IC Card. C’est une carte prépayée qui permet de payer rapidement les trajets sur la plupart des trains, métros, tramways et bus compatibles, en plus de pouvoir être utilisée pour de petits achats dans de nombreux magasins, restaurants et pratiquement tous les principaux convenience stores.

Il existe plusieurs IC Cards, dont Suica, PASMO et ICOCA. Elles ont été émises par différentes compagnies de transport, mais du point de vue du voyageur elles sont en grande partie interchangeables et peuvent être utilisées sur les réseaux qui adhèrent au système d’interopérabilité national. Si tu as un iPhone, je conseille personnellement la Suica numérique, que tu peux ajouter directement à l’app Wallet et recharger via Apple Pay sans avoir à acheter une carte physique. La procédure prend moins d’une minute : ouvre Wallet, appuie sur « + », sélectionne « Carte de transport » et choisis Suica. Je te conseille aussi d’activer le Mode Express, qui permet d’utiliser la carte sans avoir à déverrouiller le téléphone ou ouvrir Wallet : il suffit d’approcher l’iPhone du lecteur.

Sur Android, en revanche, la situation est plus compliquée : la version mobile des IC Cards japonaises dépend du support matériel de l’appareil et, en pratique, pour les téléphones achetés à l’étranger ce n’est généralement pas une option fiable. Si tu utilises Android, la solution la plus simple est donc d’acheter une IC Card physique. Pour les visiteurs étrangers, il existe en outre des versions spécifiques comme la Welcome Suica et la TOURIST PASMO, pensées pour les séjours courts. Toutes les deux sont valables 28 jours et ne prévoient pas de caution remboursable ; le crédit restant, en revanche, n’est pas remboursé à l’expiration. La Welcome Suica est disponible sans caution, tandis que la TOURIST PASMO a été introduite en 2026 et est elle aussi sans caution.

Le sanctuaire Fushimi Inari-Taisha.

La Welcome Suica peut être achetée à différents endroits, surtout dans les aéroports et les principales gares de Tokyo. La TOURIST PASMO, elle, est disponible dans les aéroports de Narita et de Haneda. Pour recharger une IC Card physique, tu dois normalement utiliser du liquide : dans les principales gares, tu trouves des bornes de rechargement dédiées, et il est aussi possible de faire le top-up dans de nombreux convenience stores. Avec les cartes physiques, cherche les bornes compatibles avec le symbole de ta IC Card. Cela dit, surtout dans les zones rurales du Japon, il y a quelques lignes de bus et de train sur lesquelles il n’est possible de payer avec aucun moyen électronique. Dans ces cas-là, à l’entrée du véhicule tu trouves une petite machine où tu dois prendre un petit ticket avec un numéro. Ce numéro indique l’arrêt ou la gare où tu es monté et sert à calculer le tarif à payer au moment de descendre. En général, il y a aussi un écran qui affiche en temps réel le prix correspondant à chaque numéro.

Au moment de descendre, il suffit normalement d’insérer le petit ticket dans la machine prévue et de payer le tarif en liquide. Assure-toi donc d’avoir sur toi des billets de 1 000 yens et quelques pièces : même si la machine peut rendre la monnaie, en général il n’est pas possible de changer des billets de plus grosse valeur, comme ceux de 5 000 yens. Deux ou trois fois, il m’est même arrivé d’entrer dans une gare avec ma IC Card puis de descendre dans une petite gare perdue sans aucun terminal pour enregistrer la sortie. Dans ces cas-là, il ne se passe rien de grave : s’il y a du personnel, il suffit d’expliquer ce qui s’est passé et ils te feront payer le trajet en liquide. Une fois, en revanche, il n’y avait littéralement personne et, même si ce n’était pas intentionnel, j’ai fini par ne pas payer du tout. Attention cependant, parce que ça bloque la IC Card : le système enregistre en effet l’entrée, mais pas la sortie, ce qui laisse le trajet ouvert. Pour pouvoir l’utiliser de nouveau, il faut s’adresser au personnel d’une gare, qui devra régler manuellement la transaction. Ça m’est arrivé deux ou trois fois et c’est sûrement une chose à garder en tête, parce que sans cette procédure, ta IC Card devient pratiquement inutilisable.

Le château de Hiroshima.

Les trains au Japon

En gros, au Japon il existe trois types de trains. Il y a d’abord les trains « normaux », équivalents des trains régionaux, qui s’arrêtent pratiquement à chaque gare de la ligne. Dans la plupart des cas, pour ces trains il suffit d’utiliser sa IC Card : tu la passes sur le lecteur quand tu entres en gare et de nouveau quand tu sors, exactement comme tu le ferais avec le métro. Il y a ensuite les Limited Express, que tu peux considérer comme des régionaux rapides : ils font moins d’arrêts et demandent un supplément par rapport au tarif de base. C’est justement là que le système peut devenir un peu moins intuitif. En gros, pour prendre un Limited Express, il faut deux composantes de voyage : le tarif de base et le supplément Limited Express, qui comprend la place assise. Si tu as une IC Card, le tarif de base est simplement débité de la carte ; tu dois en revanche acheter séparément le billet pour le Limited Express. Si en revanche tu n’utilises pas de IC Card, tu dois acheter les deux.

Je n’ai pris un Limited Express que deux ou trois fois et j’ai toujours acheté le billet directement au guichet, donc je ne parle pas par expérience directe en ce qui concerne les distributeurs. Apparemment, sur les lignes qui utilisent ce système, tu trouves des distributeurs dédiés pour le Limited Express, en général près de la gare ou sur le quai même d’où part le train. Quand tu achètes le billet pour la place, assure-toi de sélectionner Reserved Seat puis la place que tu préfères. La machine imprimera un billet avec le numéro de la voiture et le numéro de la place. Il existe aussi l’option Non-Reserved Seat, qui peut être utilisée quand toutes les places réservées sont épuisées mais que tu veux quand même monter dans le train. Dans ce cas, tu peux occuper seulement les places disponibles indiquées comme libres. Si, pendant le trajet, la place que tu as choisie est réservée par un autre passager, tu devras la laisser et te déplacer.

Sentier Yamanobe-no-michi.

Il y a enfin les fameux Shinkansen, les soi-disant « trains-bulles », de fait l’équivalent japonais de la grande vitesse ferroviaire. Ça va te sembler absurde, mais au cours de mon voyage au Japon je n’en ai jamais pris un seul. La raison est assez simple : sur les principaux trajets où il aurait du sens d’utiliser la grande vitesse, il existe aussi les fameux highway bus, dont je parlerai plus loin, qui dans de nombreux cas coûtent littéralement la moitié, voire un tiers. Évidemment, ils sont aussi beaucoup plus lents, mais pour qui, comme moi, n’est pas particulièrement limité par le temps et préfère économiser, le choix a été pratiquement toujours évident.

Bien sûr, je ne m’attends pas à ce que ce soit pareil pour tout le monde : j’imagine que pour certains, prendre au moins un Shinkansen fait partie intégrante de l’expérience de voyage au Japon. Dans ce cas, voici quelques informations utiles. Tout d’abord, tu peux réserver les billets directement en ligne via le site officiel. De plus, tu n’as pas trop à t’inquiéter pour les bagages : dans les Shinkansen, tu peux tranquillement emporter même des valises assez grandes. Si la somme de la hauteur, de la largeur et de la profondeur du bagage ne dépasse pas 160 cm, aucune réservation spéciale n’est nécessaire. Pour les bagages dont les dimensions totales sont comprises entre 160 et 250 cm, en revanche, il faut réserver une place avec un espace dédié aux bagages encombrants.

Dazaifu.

Si tu voyages avec pas mal de bagages et que tu préfères éviter de les traîner d’une ville à l’autre, tu peux en outre utiliser l’un des nombreux services de transfert de bagages disponibles au Japon comme celui-ci. Ils expédient les valises directement d’un établissement à l’autre, ce qui te permet de voyager beaucoup plus confortablement, et ils peuvent être particulièrement utiles pendant les déplacements en train. Je tiens aussi à signaler que, dans certains cas, les Shinkansen roulent en gros en parallèle des lignes ferroviaires traditionnelles. Ces dernières sont évidemment beaucoup plus lentes, mais aussi nettement moins chères. Le problème, c’est que Google Maps a tendance à afficher en premier les options les plus rapides, qui incluent presque toujours le Shinkansen. Pour y remédier, quand tu cherches un trajet, trie les résultats par coût le plus bas : de cette façon, tu peux repérer facilement d’éventuelles alternatives moins chères.

Pour finir, tu as peut-être entendu parler du JR Pass, un pass qui permet de voyager de façon illimitée pendant une période déterminée sur la plupart des lignes gérées par Japan Railways. Il n’est toutefois pas valable sur les lignes ferroviaires privées et il y a quelques exceptions aussi à l’intérieur du réseau JR, donc il est important de toujours vérifier ce qui est effectivement inclus. Tu pourrais donc te demander s’il vaut la peine de l’acheter. Dans le passé, pour beaucoup de voyageurs, la réponse était assez évidente, mais ces dernières années le prix a considérablement augmenté et aujourd’hui il n’est plus forcément avantageux. À moins d’avoir prévu un véritable tour de force, avec de nombreux et longs trajets en train, payer les trajets individuellement revient souvent moins cher. Heureusement, comprendre laquelle des deux options est la plus avantageuse est assez simple, surtout si tu as déjà un itinéraire bien défini :utilise le calculateur officiel du JR Pass, saisis tous les trajets que tu prévois de faire et compare le coût total des trajets individuels avec celui du pass. De cette façon, tu peux savoir avec une bonne certitude quelle solution est la plus avantageuse dans ton cas.

Le château de Matsumoto.

Les bus au Japon

En général, il y a deux types de bus. Les premiers sont ceux du transport urbain, qui, d’après mon expérience, sont parfaitement intégrés à Google Maps et, dans les grandes villes, peuvent normalement être payés avec une IC Card. Cela dit, surtout dans les zones rurales du Japon, le fameux « système de petit ticket » dont j’ai parlé plus haut peut aussi apparaître.

Dans les bus urbains, comme dans les tramways, le système est extrêmement méthodique : normalement, on monte par la porte arrière et on descend par la porte avant. Les fameux Highway Bus, eux, c’est une tout autre histoire. Ils partent généralement de véritables gares, parcourent de longues distances et font relativement peu d’arrêts. Pour les trajets plus longs, une pause dans une aire de service est souvent prévue, tandis qu’à bord tu trouves généralement le Wi-Fi et des sièges confortables. Bref, le voyage est confortable, dans le plus pur style japonais.

Comme je l’ai dit, les Highway Bus sont presque toujours le moyen le plus économique de couvrir des distances moyennes et longues au Japon. Selon le trajet, le prix peut être même la moitié, voire moins, par rapport au train, surtout si on le compare aux Shinkansen. Pour qui voyage avec un budget réduit, il y a en outre un autre avantage important : certains Highway Bus font le trajet pendant la nuit, ce qui te permet d’économiser aussi une nuit d’hébergement.

Itsukushima.

Malheureusement, ces bus ne sont pas toujours intégrés à Google Maps. Il existe donc plusieurs plateformes pour chercher et réserver les billets, dont certains des principaux opérateurs nationaux comme Willer Express, Japan Bus Online et Highwaybus, en plus de nombreux opérateurs régionaux. J’ai essayé de mettre dans le guide tous les liens les plus utiles, mais le message principal que je veux faire passer est simple : ne te fie pas aveuglément à Google Maps quand tu dois organiser tes déplacements en bus au Japon. Surtout en dehors des grandes villes, il est très facile qu’il existe des liaisons ou des alternatives que Google Maps ne montre tout simplement pas.

Louer une voiture au Japon

Moi, je me suis déplacé exclusivement en transports en commun, mais personne ne t’interdit de faire un road trip au Japon. Louer une voiture est en effet une option envisagée par certains voyageurs, grâce aux distances relativement contenues, aux routes généralement en excellent état et à la circulation souvent fluide. Personnellement, cependant, je pense que la voiture a surtout du sens à l’échelle régionale, plus que pour traverser tout le pays. Elle peut être particulièrement pratique pour rejoindre des attractions, des temples et des randonnées moins accessibles en transports en commun. Si ton itinéraire se concentre sur les grandes villes et les destinations les mieux reliées, je continuerais à préférer les transports en commun. Si en revanche tu veux explorer des recoins plus reculés du pays, la location de voiture peut vraiment faire la différence. Si ça t’intéresse, tu peux jeter un œil à des sites comme Discover Cars pour comparer les différentes options. N.b. Le Japon exige le permis de conduire international. Si tu es déjà à l’étranger ou si tu veux simplement obtenir le permis international en ligne, tu peux le faire sur ce site.

Tokyo.

Voyage au Japon : les coûts

Au cours de mes 89 jours de voyage exacts, j’ai dépensé 5 090,03 € tout compris, à l’exception de l’assurance voyage et des vols aller et retour pour le Japon. J’ai en revanche inclus le vol intérieur de Hokkaidō à Tokyo. En gros, avec un peu moins de 60 € par jour, j’ai couvert tous les déplacements à l’intérieur du pays, la nourriture, l’hébergement et les activités diverses. Mon style de voyage a été plutôt économique : j’ai dormi presque exclusivement en auberge de jeunesse, je n’ai jamais pris le Shinkansen, je ne bois pas et je ne fume pas et je crois avoir rarement dépensé plus de 10 € pour un seul repas. En même temps, cependant, je ne me suis privé de rien : j’ai visité tout ce que je voulais voir, je n’ai pas fait de bénévolat, d’auto-stop ou d’autres expédients pour réduire les dépenses au maximum et je me suis pas mal déplacé, en traversant littéralement le pays du nord au sud. Bref, si 60 € par jour peuvent sembler peu, il est tout aussi vrai que le Japon peut se visiter en dépensant encore moins. Mon budget ne représente donc pas forcément le minimum indispensable, mais plutôt ce que j’ai dépensé en voyageant de façon très économique, sans pour autant renoncer aux expériences et aux lieux qui m’intéressaient vraiment.

Coût du logement au Japon

Les principales destinations touristiques offrent un large choix d’auberges de jeunesse, très populaires aussi auprès des voyageurs japonais, qui représentent souvent la majorité des clients, surtout en dehors des destinations les plus fréquentées par les étrangers. Contrairement à d’autres destinations, comme l’Asie du Sud-Est, les tarifs le week-end ont tendance à être plus élevés justement parce que le tourisme intérieur représente une composante importante de la demande. La forte concurrence entre les établissements garantit quand même un excellent rapport qualité-prix, avec des standards généralement élevés. Cela dit, un lit en dortoir dans une bonne auberge coûte normalement 20-30 € la nuit, selon la destination, et pendant la haute saison, comme la période de floraison des cerisiers, les prix peuvent tranquillement doubler. Les cerisiers sont peut-être beaux à voir, mais si le budget est une priorité, j’y réfléchirais à deux fois avant d’organiser un voyage au Japon justement à cette période : entre les vols, l’hébergement et les transports, la haute saison peut faire grimper sensiblement le coût global du voyage. Attention aussi à la Golden Week, un ensemble de quatre jours fériés nationaux concentrés entre la fin avril et le début mai. C’est l’une des périodes de plus forte affluence touristique de l’année en raison des déplacements des Japonais, un peu comme la période du 15 août en Italie. Par conséquent, là aussi, il vaut mieux réserver largement à l’avance et s’attendre à des prix plus élevés.

Coût des transports au Japon

Comme je l’ai évoqué plus haut, les transports en commun au Japon sont parmi les meilleurs que j’aie jamais eu l’occasion d’utiliser, mais malheureusement ils ne sont pas exactement bon marché, surtout pour les déplacements interurbains de moyenne et longue distance. Pour qui voyage de façon itinérante et veut traverser plusieurs zones du pays, il est donc très probable que les transports représentent le poste le plus lourd du budget, même en voyageant à petit budget.

Le temple Hase-dera.

Coût de la nourriture au Japon

La cuisine japonaise n’est pas seulement délicieuse, mais aussi relativement économique. Évidemment, le coût dépend du type de restaurant que tu choisis, mais si tu n’es pas trop exigeant, il n’est pas difficile de dépenser moins de 10 € pour un repas. Pour ceux qui font particulièrement attention au budget, les différents convenience stores, comme 7-Eleven, FamilyMart et Lawson, proposent une bonne sélection de plats préemballés qui, dans l’ensemble, ne sont pas mauvais du tout. Dans les supermarchés aussi, on peut trouver de bons sushis frais à des prix tout à fait raisonnables. Je conseille en outre les chaînes de « fast food » japonais, qui offrent un excellent rapport qualité-prix. Parmi mes préférées, il y a Sukiya, Matsuya, Nakau et Yoshinoya, mais il y en a beaucoup d’autres. Dans ces établissements, tu peux tranquillement t’asseoir et manger un repas copieux et de bonne qualité en dépensant bien moins de 10 €.

Autres frais (retraits et cartes SIM)

Commençons par les frais de retrait, qui en utilisant les meilleures cartes pour voyager peuvent être ramenés à zéro. Les distributeurs présents pratiquement dans chaque 7-Eleven permettent de retirer sans frais avec une Mastercard. Même avec une Visa, les frais restent plutôt contenus :110 yens pour les retraits inférieurs à 10 000 yens et 220 yens pour les montants supérieurs. J’ai retiré presque toujours ici. Cela dit, les distributeurs de Japan Post Bank (JP Bank) et d’AEON Bank devraient eux aussi permettre de retirer gratuitement avec de nombreuses cartes internationales.

Le temple Yakushiji.

Pour ce qui est des cartes SIM, au Japon les principaux réseaux mobiles sont au, NTT docomo, Rakuten Mobile et SoftBank. Si tu te contentes de visiter les grandes villes, l’un vaut à peu près l’autre, mais quand tu commences à t’aventurer dans des zones reculées, NTT docomo a tendance à avoir la couverture la plus dense, raison pour laquelle je le préfère pour un voyage qui inclut aussi des zones rurales et de montagne. Le problème, c’est que, du moins pendant ma visite, les forfaits téléphoniques normaux des opérateurs japonais étaient en gros réservés aux résidents ou en tout cas à ceux qui disposaient d’un visa de longue durée. J’ai aussi essayé d’activer en ligne une eSIM avec Ahamo, un opérateur virtuel qui utilise le réseau NTT docomo, sans toutefois y arriver. Même en me rendant directement dans quelques boutiques, j’ai été systématiquement orienté vers les différentes cartes SIM prépayées pensées pour les touristes.

À la fin, j’ai opté pour une eSIM d’Ubigi, qui utilise justement le réseau NTT docomo au Japon. Du moins pendant mon voyage, ses forfaits m’ont semblé plus avantageux que les cartes SIM prépayées classiques pour touristes, en plus d’être nettement plus pratiques : tu peux simplement acheter et installer l’eSIM en ligne avant le départ sans perdre de temps une fois arrivé. Cela dit, le marché est en constante évolution et, quand tu liras ce guide, l’accès aux forfaits téléphoniques normaux pourrait être devenu plus simple aussi pour les touristes.

Les jardins Yoshikien.

Voyage au Japon : sécurité

Le Japon, avec Singapour, Taïwan et Hong Kong, est l’un des pays où je me suis senti le plus en sécurité pendant tous mes voyages. Soyons clairs, ici aussi la criminalité existe, mais ce sont des phénomènes relativement rares et, dans l’ensemble, le Japon est sans aucun doute une destination très sûre, y compris pour ceux qui voyagent avec des enfants. Comme partout ailleurs dans le monde, il est quand même toujours bon d’user de bon sens, mais, pour parler d’expérience personnelle, la sécurité est vraiment l’une des dernières choses qui m’inquiéterait pendant un voyage au Japon.

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